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Posted: 6.3.2010 - 7 comment(s) [ Comment ] - 0 trackback(s) [ Trackback ]
Category: Disruptions et évolutions

Dans le droit fil d' une réflexion que je propose sur le concept - méticuleusement éprouvé dans le contexte du fantastique laboratoire expérimental que représente à cet égard techtoc.tv, ici même et avec vous -  de "Social Rich Learning".

(le Social Rich Learning, c'est un dispositif d'apprentissage collaboratif, reposant sur le mariage méthodique d'un service de réseau social modéré par des gestionnaires de conversations, avec une plateforme rich media pour stimuler la cocréation collective. Cette approche originale de la formation est fondée sur le partage d'un objectif éditorial commun concentré dans la production de supports vidéo, dans les échanges critiques qu'elles impliquent, pendant leur préparation en amont, et dans les réactions de la communauté en aval).

 
Voici un retour d'expérience dont l'ironie extrême ne devrait pas vous échapper.
Et qui pointe encore les profondes faiblesses d'une écosphère en quête de repères intellectuels et dans laquelle, si l'on y prend garde, Monsieur Bisounours 2.0 va tout tenter - épreuve de force réputationnelle, dialectique éristique, mauvaise foi, flatterie - pour tenter de s'accaparer, que dis-je, confisquer (et c'est là ce qui m'alarme) la pensée et les concepts du web social pour créer une "orthodoxie 2.0" : là où, concrètement, on est encore dans les sables mouvants d'une pensée émergente, là où, plus qu'ailleurs peut-être, il faut laisser tout le monde faire acte de dissidence décontractée face aux Ayatollahs auto-proclamés du 2.0 - dont vous allez comprendre dans ce qui suit pourquoi ils me tapent sur les nerfs à juste titre. D'où la petite histoire.
 
Je propose donc tout récemment et en tout innocence d'utiliser des vocables dont j'ai, personne ne pourra m'en nier la légitimité, un usage systématique depuis des années (je fais du rich media depuis 1999, j'ai produit des dizaines de contenus à vocation e-learning et j'ai bossé pendant trois ans à l'élaboration de cette plateforme sociale combinant collaboratif et vidéo) : bref, j'arrive de façon logique au terme de Social Rich Learning.
 
La vraie source d'inspiration se situe d'ailleurs ici, dans les commentaires de bas de page figurant dans ce qui n'était à l'origine qu'une annonce pour faire retranscrire les plateaux TV : 
on y voir naître une chouette conversation sur la pertinence de cette combinaison vidéo + texte + liens sociaux.
 
J'étais persuadé qu'un débat passionnant, et mutuellement enrichissant allait jaillir et nous faire échanger avec les personnes qui "portent" en France le concept de "Social Learning".
 
Et voici le constat amusant : ils nous boudent.
 
Vincent en a même perdus comme followers dans son compte twitter, moi ils refusent de réagir à ce que j'ai écrit. Une pathétique, affligeante tentative d'ostracisme 2.0 : on aura décidément tout vu dans l'esprit du web, parfois aussi chevaleresque qu'une asperge en quête de béchamel (vous le savez, je le dis souvent, je suis sans pitié avec les gens qui n'ont pas les cojones supposées accompagner l'éthique qu'ils défendent). Tentative d'autant plus affligeante que des marques de premier plan (je vais revenir très vite là-dessus) et des observateurs crédibles soutiennent activement, et pas que par des hochements de tête mondains, je dis bien "activement", le concept auquel ils confèrent une légitimité pragmatique. En somme, les autres s'isolent en croyant nous isoler : un vieux classique de l'insuffisance cérébrale.
 
Pourquoi est-ce particulièrement et prodigieusement amusant dans le cas présent ?
 
Mais de par la définition même du Social Learning, pardi !
 
Quel paradoxe plus vil que celui de pseudos intellectuels qui se qualifient comme tels après avoir été recalés sur d'autres thèmes, qui n'appliquent pas les préceptes édictés par la théorie qu'ils défendent si doctement.
Eh oui, ne leur en déplaise, exactement comme dans le "Social Learning" l'apprentissage surgit de la friction, des pensées dissidentes, des détails qui font la différence.
Qu'ils défendent un concept est tout à leur honneur. Nous, nous défendons un dispositif. Nous aurions pu marier les deux. Eux, ils inventent une surcouche de concept 2.0 : la social-bouderie-ware.
 
Le Social Learning permet de donner une autre dimension à tout ce que l'on savait déjà des apports de l'Entreprise 2.0.
Le Social Rich Learning met l'accent sur la combinaison vidéo + éditorialisation textuelle + media social collaboratif. (pour les non-avertis, il faut entendre "Rich"  comme l'on dit "interfaces riches", "rich commerce" ou encore bien sûr : "rich media", par référence aux pages d'un site web qui sont enrichies de vidéo).
 
Je suis d'ailleurs tombé par hasard sur cette expression en la recherchant sur Internet, persuadé que le concept devait déjà exister. Elle brillait par son absence.
J'ai utilisé les termes pour en faire une marque de fabrique. Bientôt, les 3 grandes sociétés qui utilisent depuis plusieurs mois déjà ce dispositif vont en faire un témoignage en plateau TV pour en acter les retours gratifiants et l'efficacité : j'ai donc prouvé que ça "marchait". Je me la pète grave, je sais : mais du moins ne peut-on pas me reprocher un pet foireux d'intello imbus dans la tempête. J'ai bossé dans le concret pour ça et je n'ai pas joué aux rats des salons virtuels mondains pour essayer de faire croire à tout le monde que j'avais inventé l'eau chaude.
 
Alors là je me durcis et voici comment je livrerais ma pensée : maintenant cette posture d'experts-2.0-à-la-mord-moi-le-mulot commencent sérieusement à me gonfler.
Ils confondent tout : buzz word et dispositif concret, débat et confiscation de concepts. Parce qu'ils ont pensé comme des gamins dans un bac à sable qu'il suffisait de dire "Preum's"  pour squatter un concept maintenant ils exposent leur lancinante jalousie. De façon générale ce réflexe issu d'un autre monde et d'une autre époque doit être cassé dans l'oeuf. Que je m'y emploie un peu.
 
Vincent et moi-même n'étions pas d'accord sur le terme à choisir : heureusement que n'avons pas fait sécession de tout échange sous prétexte que les vues étaient divergentes. Bon sang. Vous n'avez donc pas compris que nos petits positionnements conceptuels tenaient dans un mouchoir de poche ? Vous n'avez pas compris que l'idée grandit dans le partage, qu'elle se développe comme une gerbe d'étincelles dans plusieurs directions si on accepte le débat ?
 
Aujourd'hui j'en suis au constat de ce paradoxe navrant : que les personnes qui m'ont fait, il fut un temps, penser et croire qu'elles avaient une carrure inspirationnelle sont finalement les plus médiocres plumitifs de l'écosphère bien-pensante où règne le bisounours vaseux, crevard, en quête de reconnaissance et du premier client tant attendu : obsédé par la propriété d'un concept dont il est le dernier des derniers à appliquer les implications logiques : eh oui, le "Social Learning" c'est aussi cela, un Fred Bascu et un Vince Berthelot qui dans la discussion décident d'un affirmer une nuance : juste une nuance bordel ! 
 
Et que font-ils ? Ils snobent la conversation, drapés d'une aura de suffisance mondaine, à court d'arguments.
 
Pourtant, ils nous ont bien mangé sur le dos, ils se sont fait voir chez nous, grâce à nous. Bien contents qu'on les invite en plateau pour se pavaner avec des concepts qui les positionnent comme intellos du Social-ware-de-mes-deux-points-zéro.
 
(l'ironie dans ce dossier est un puits sans fond puisque c'est en définitive grâce au concept que nous éprouvions en direct live avec eux qu'une visibilité qualitative a pu leur être offerte - laissez-moi me répandre en "lol" juvéniles)
 
Donc, pendant ce temps-là, nous trouvions des applications concrètes, et nous construisions une "communauté apprenante" - ce qui semble les faire enrager, murés dans un silence désapprobateur dont je suis d'ailleurs là, tout à m'en faire l'écho, non pas pour leur rendre service, mais parce que de tous temps et dans toutes les disciplines intellectuelles ou pseudo-intellectuelles de la planète il s'est trouvé des "experts" et autres Ayatollahs pour lever les bras au ciel et nous confisquer nos sources d'émotion et de curiosité : putain, ne touchez pas à mon écosystème 2.0 !!
 
Jusqu'ici, il semblait résister à cette forme d'incoercible idiosyncrasie élitiste. En refusant le débat et en essayant de contrer l'éclosion d'une idée, ils sont avant tout les flics d'une conformité naissante et certainement pas dépositaires des bonnes valeurs du web social : celles qu'ils prétendent promouvoir mais dont ils ont besoin de glaner, présupposer, mimer la primeur dans un réflexe lucratif : pour tenter de nous signifier qu'ils l'ont confisqué.
 
Alors oui, tant pis si je pisse dans un violon et que le débat ne prend pas encore avec eux : mais qu'un porteur de ce concept ose encore plastronner devant moi tout en n'assumant pas les conséquences de ce qu'il prétend défendre (de façon Ô combien ironique dans le contexte du Social Learning dont c'est précisément la vocation, quelle poilade et quel sens de la contradiction propédeutique chers amis !), qu'il ose se qualifier de "praticien" quand il n'est tout au plus qu'à lui-même un cul-serré de ses propres théories, qu'il ose la ramener en me faisant croire qu'il a une quelconque légitimité alors qu'il refuse tout débat, eh bien je lui dirais tout simplement : 
 
"il faut être digne de porter les idées que vous défendez".

 

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