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Posted: 28.4.2010 - 12 comment(s) [ Comment ] - 0 trackback(s) [ Trackback ]
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Lors de la conférence F8 Mark Zuckerberg a présenté le successeur de facebook connect qui permet d'interagir aisément avec des sites externes à facebook via le bouton "like" en contextualisant le contenu mis en avant et en lui conférant du sens. Facebook nous offre donc une belle avancée vers le web sémantique qui soulève de nombreuses questions tant sur le point du changement de la consommation des contenus et des répercussions sur le trafic que sur les données personnelles données volontairement à Facebook.

 

Bon, tout cela est bien joli, bien propret. Et très ennuyeux. 

On se pâme, on s'extasie, on nous bassine avec les avancées de Facebook et trop peu d'observateurs sont suffisamment aguerris aux tactiques digitales pour comprendre le caractère à la fois grotesque, ubuesque et inquiétant de cette hégémonie d'un seul réseau.
Est-ce que vous réalisez aussi que tant de bruit va finir par tuer toute liberté d'expression ? je ne pourrais plus aller sur un site sans savoir qu'untel a aimé la même page que moi : oui certes, et alors : on s'en fout bon sang.
Franchement, est-ce vous regardez déjà attentivement les mille et un "like" de vos consoeurs ? Est-ce que vous allez leur donner tant d'importance que ça quand il y a en aura des dizaines qui se manifesteront à la moindre page visitée ?
Que dalle !
Rien que d'y penser je suis nauséeux, le cerveau transpercé par les perspectives cinglantes de cette infobésité soi-disant compensée par la qualité de son nano-ciblage
 
 - Oui oui oui je sais : "Avec un tel système, il sera possible pour Renault de proposer ses pubs à ceux qui ont montré de l’intérêt récemment pour un modèle particulier de la concurrence, pour peu que ces derniers soit situés à proximité d’une concession, cette publicité pourrait tout a fait prendre la forme d’une proposition de rendez vous pour un essai, tout en vous suggérant d’en parler à une sélection d’amis, fans de la marque. Vendre un livre ou un film se ferait sur un mode tout aussi personnalisé, le renouveau apporté par cette technologie au monde de la publicité est totalement disruptif, tout comme l’a été en son temps celui proposé par Google."
 
Certes.
 
Et puis tant qu'à faire dès que je avoir des gaz on va me proposer d'acheter une cornemuse. 
 
Tout ceci est infantilisant, transforme comme l'eût dit un grand philosophe ce qui va nous rester d'intelligence autonome en volonté ramollie par une overdose de stimuli externes qui vont constamment penser pour moi. Le règne du suivisme et du prêt-à-penser pointe le bout de son nez.
 
J'ai une fois tenté de "dépositionner" pour raisons de protection de ma vie privée mon statut amoureux sur Facebook, que j'avais au début rempli distraitement, hypnotisé par mon immersion ludique sur le site. Depuis je suis envahi de grosses paires de nichons sur toute la navbar droite, à raison de 3 ou 4 photos par page, sous prétexte que leur algorithme génial avait déterminé que j'avais probablement besoin d'une partie de jambes en l'air avec une "fille facile dans votre région" pour noyer mon chagrin ou du moins répondre aux exigences de mon célibat consumériste.
 
Facebook est la quintessence de l'outil d'aliénation des masses, le marché est non seulement partout, mais il est en passe de devenir omniscient.
 
Ce que d'aucuns se rassurent en ergotant que ces algo sont puissants et vont finir par nous rendre de vrais services, moi je n'y vois qu'un mode de navigation hétéronome, pollué, où l'on finit par confondre "viralité" et "infection", "pertinence" et "contagion".
 
Ce web-là a tué toute la "poiesis" de la sérendipité.
 
Plus que jamais fourbasse, il consomme le glissement sémantique entre ce qui naguère nous "stimulait" encore intellectuellement (tant la recherche est plus instructive que la trouvaille comme chacun sait), et le rabaisse sous la ceinture au rang de "stimuli" sans surprise, où l'on se borne à réinventer de façon plus sophistiquée que jamais ce dont rêvaient les premiers promoteurs imbéciles-zélés de la bannière invasive : l'impulsion d'achat, l'instinct du clic, le prurit visuel.
 
 
Non seulement je suis exaspéré par ce ridicule suivisme généralisé l'échelle de la planète (nous serions donc si pusillanimes que nous aurions constamment besoin de nous rassurer sur les centres d'intérêts partagés de nos "amis"), par la médiocrité officialisée dans ce langage binaire à la limite du grognement primal (le fameux "like", à peine plus élaboré que les "glop" / "pas glop" du marsupilami) mais mon ulcère grandit en proportion de la bêtise du discours servi aux marques à qui l'on présente cette usine à gaz comme la machine publicitaire la plus visionnaire de tous les temps.
 
Jusqu'ici pour moi Facebook était une immense poubelle, maintenant j'ai l'impression que ces détritus vont se balader comme autant d'infections un peu partout où je mettrai les pieds.
 
Mais je serais heureux qu'un contributeur éclairé me donne tort en plateau TV - des amateurs ?
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