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Posted: 8.3.2010 - 7 comment(s) [ Comment ] - 0 trackback(s) [ Trackback ]
Category: Disruptions et évolutions

 [NB : merci à Vincent Berthelot qui m'a aidé à finaliser cet article par ses suggestions et les modifications éclairées qu'il y a lui-même intégrées]

 

Vous aviez jusqu'ici le Social Media d'une part, avec son tissu complexe de technologies et d'influences croisées, et d'autre part le Rich media qui depuis un peu plus de 10 ans fait référence aux sites web enrichis avec de la vidéo, scénarisés de façon plus ou moins complexe en fonction de leur degré de synchronisation.

En mariant les deux approches vous obtenez le "Social Rich Media".

De même que les interfaces sont devenues des "interfaces riches", que les plateformes e-commerce ont évolué vers une composante "rich commerce", de même le Social Media s'est enrichi pour donner le "Social Rich Media" (c'est du moins notre proposition).

Quelle pertinence y a-t-il à pointer cette nuance conceptuelle ?
Tout d'abord, elle nous projette dans une nouvelle dimension : la scénarisation collective.

Cette démarche n'affecte en rien ce qui fait la force du média social, à savoir l'alchimie communautaire qui permet à chacun de poser sa brique participative. Elle encourage en le structurant un peu plus ce que nous appellerons l'engouement collectif spontané. Elle repose enfin sur la production d'intelligence (collective) qui surgit de la friction et des frottement des points de vue - qui permet d'ailleurs de parler d'apprentissages informels croisés.

L'enrichissement du "média social" permet d'accentuer ce qui constitue la force des communautés, Facebook l’a parfaitement compris avec un usage intensif de l’image et de la vidéo, Twitter si ascétique n’y échappe pas non plus et permet de durer au-delà de l'engouement initial des premiers enthousiastes.

Plusieurs expériences récentes sur lesquelles nous reviendrons dans d'autres billets suivant celui-ci (et en fonction de votre intérêt pour le sujet), démontrent que le partage d'un objectif commun matérialisé spécifiquement dans la cocréation d'une vidéo (qui exige un minimum de scénarisation - ou du moins une trame), est un levier, ou prétexte, à susciter de la légitimité tout autant communautaire, par l’implication des membres sur un livrable objectif (un plateau webtv, une vidéo) qu'éditoriale - en s’appuyant sur l’intelligence collective pour améliorer la qualité de la production.

Le Social Rich Media se révèle donc un dispositif intellectuellement stimulant : c'est une opportunité pour concrétiser collectivement le traitement d’un sujet, ou un message mieux formalisé que ce que l'habituelle spontanéité inhérente aux réseaux sociaux laisse présager, dans une vidéo préparée par plusieurs intervenants. Parmi eux, les plus légitimes sont garants des bonnes fins, une intermédiation qualitative, voire un leadership s'imposent d'eux-mêmes parce qu'ils sont justifiés par l'atteinte d'un résultat audiovisuel dont la communauté souhaite sanctionner la réussite. Wikipedia est un media collaboratif par excellence, mais il a pour finalité la production d'un contenu encyclopédique patrimonial qui justifie par essence l'intervention d'un filtre qualitatif assuré par une police de conformité (les power users). Dans le Social Rich Media, le mécanisme vue de très haut est le même mais l'objectif est de créer et diffuser à l'arrivée un contenu rich media - et dont l'impact réputationnel, et par conséquent engageant, est beaucoup tangible.

On ne peut néanmoins pas dire par exemple que YouTube soit un support "collaboratif" : c'est un support communautaire dédié à une diffusion de contenus créés par des utilisateurs individuels. Par contre une web-tv dite "collaborative" mobilise sa communauté pour la cocréation du contenu vidéo en question : celui-ci est discuté en amont, et sa diffusion en aval nourrit la réflexion sur les sujets des épisodes suivants - et, plus important encore, l'ensemble est rendu possible par l'usage d'un véritable ERP (organisation des ressources participatives), autrement dit un backoffice pour incarner le workflow communautaire.

Cette interaction devient concomitante du concept de Real Time Web, où l'on influence en temps réel le scénario d'échange par les échanges avec les internautes qui peuvent demander aux intervenants de préciser un point particulier, de répondre à une objection ou toute autre réaction de feedback d’ajustement - ce qui va le plus souvent jusqu'à infléchir la ligne éditoriale de l'ensemble.

Enrichir le média social de cette logique peut être un excellent levier pour motiver la formalisation et la structuration d'un objectif éditorial commun.

Ce concept étant au stade de la réflexion expérimentale, dites-nous si vous souhaitez que nous allions plus avant dans sa formalisation, avec votre aide et vos propres retours d'expérience si le cœur vous en dit ?

 

 

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