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Actus, tendances et trouvailles (NEW)
A propos de nous
Posted: 7.4.2014 - 4 comment(s) [ Comment ] - 0 trackback(s) [ Trackback ]

Vous le savez, notre approche, notre style, nos gènes, c'est la web-tv collaborative.

Demain, et pendant 3 jours, techtoc.tv (qui fait désormais partie intégrante du bouquet cafeine.tv, en phase beta), sera présent avec son studio mobile sur le salon Stratégie Client, couplé d'ailleurs avec le salon eMarketing que nous couvrons aussi.

Pour voir le dispositif jettez un coup d'oeil c'est ici : http://techtoc.tv/scem 
60 créneaux d'enregistrements ont été ouverts pour vous permettre de maîtriser sur le bout des doigts cet vécosystème de la Relation Client qui, dans son ensemble, est digitalisé ou propose la bonne manière de réussir cette transformation numérique.

Comme tout ce qui est collaboratif, ça ne s'est pas fait sans douleur : c'est pour nous une opération qui doit conserver sa dimension fun et pédagogique, pour laisser la parole à des pros visionnaires, smart, et engageant, mais elle a parfois généré son lot de complexités, notamment par le départ d'un sponsor qui a nous a obligés à revoir le modèle économique, pour éviter d'annuler l'opération, et notamment l'organisation : en somme, les personnes interviewées en plateau peuvent toujours intervenir, mais il leur faudra débloquer un budget de 500€ pour que le montage et la diffusion puissent être générés par la suite (s'ils sont du moins satisfaits du résultat en sortant du plateau). Un tarif symbolique qui se révèle d'ailleurs booster d'engagement pour les plus motivés.

Je tenais à partager un signe intéressant : la façon dont les sujets, et cette page notamment, commencent déjà à buzzer avant même que les enregsitrements aient eu lieu. 

Je vous livre donc, sans autre forme de procès, la répartition des audiences liées aux visiteurs de la notre réseau, venus visiter la page, c'est très encourageant voyez vous-mêmes : 
(au moment où je publie ces lignes, cette page http://techtoc.tv/scem listant ses sujets associés ont été consultés 4.168 fois ! Plutôt pas mal sur un sujet pointu n'ayant pas fait l'objet d'un emailing ni d'une stratégie de diffusion : ce n'est que du trafic organique)


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Posted: 26.8.2013 - 2 comment(s) [ Comment ] - 0 trackback(s) [ Trackback ]

::::: START-UP RECHERCHE SON FUTUR DIRECTEUR COMMERCIAL ! :::::

Webcastory développe une offre de plateforme sociale / communautaire ayant cette année commencé à faire ses preuves : techtoc.tv en est à la fois l'emblême (ligne éditoriale dédidée à l'IT) et l'incubateur, car nous lui avons appliqué les codes de l'innovation ouverte. Dès avril 2009 nous avons en effet intégré les interactions avec nos premiers membres (ils sont aujourd'hui 25.500+) pour en améliorer les fonctionnalités et les capacités.

Notre startup a ainsi achevé d'implémenter sa R&D depuis la fin de l'année dernière : 3 années de développements acharnés avec une équipe visionnaire de développeurs pointus.

Aujourd'hui la reconnaissance est proche : nos concepts rencontrent une amorce de succès, des benchmarkeurs professionnels considèrent que nos développements ont une avance considérable, et de prestigieuses sociétés sont satisfaites de l'offre "web-TV collaborative" que nous avons créée. Elle sert à stimuler l'engagement des collaborateurs en interne et pour les directions marketing, c'est un outil puissant de génération de leads. Justement, techtoc.tv en est une illustration  : avec plus de 3000 talkshows produits à ce jour, nous pourrions être intégrés dans une nouvelle section du Guiness dédiée à la production collaborative ;-)

Dans notre approche, des communautés professionnelles d'internautes experts émergent, exploitent notre outil, et s'emparent des sujets qui sont coproduits et cofinancés par les marques participantes.

Cette démarche est sur le point de se développer plus en profondeur et monter en gamme pour la rentrée, nombreuses surprises et nouvelle gamme de produits à l'appui, avec de nouveaux clients et une nouvelle stratégie de "go to market" comme disent les anglos-saxons.

Nous évoluons dans un environnement créatif : un studio TV est à la disposition des participants et des clients, nous avons acquis une culture de la création éditoriale qui nous permet d'intervenir auprès de prestigieuses directions marketing.

Le dispositif est gratifiant pour ses collaborateurs : on ne s'ennuit jamais !  

En effet :

  • Le processus de cocréation génère un stimulant intellectuel permanent,
  • Le réseau professionnel dans lequel nous évoluons nous propulse dans un networking intensif,
  • Notre maîtrise du "social rich media" (notre invention) est une constante opportunité pour être en pointe sur la conception web.

Si vous souhaitez vous épanouir et apprendre dans une start-up qui a passé le cap de la survie initiale (on peut dire qu'elle approche la puberté, qui sera aussi un âge à gérer avec des pincettes ;-) ), qui propose au travers de ses moyens de (co)production une manière d'art de vie pour les vrais passionnés, alors cette offre vous concerne.

Nous recherchons :

  • deux business developers seniors ;
  • deux contrats pros pour les former aussi. 

Ce qui retiendra notre attention dans vos profils :

  • Désireux d'apprendre et de progresser (car nous évoluons dans une sphère de nouveauté et d'innovation),
  • De l'ambition,
  • Un système éthique élaboré : la fidélité à nos valeurs fondatrices est cruciale pour la suite,
  • De la combatitvité et un engagement solide.

Vous trouverez chez Webcastory un employeur qui se soucie de vous propulser, qui souhaite vous rendre responsables de vos créations et initiatives, et qui saura les reconnaître au point de vous intéresser à son capital si vous savez vous approprier son objectif de croissance.

Soyez préparés : ne postulez pour cette offre que si vous ressentez le feu sacré de ceux qui veulent entreprendre et grandir vite !

Âmes sensibles s'abstenir : nous ne recherchons que de fortes personnalités, qui sauront donner un sens éthique profond aux valeurs que nous portons aussi, car ce n'est pas qu'un job : solidarité envers l'équipe, honnêteté intellectuelle et volontarisme caractérisent notre philosophie.

Webcastory a d'ailleurs intégré ces attentes, particulières sur ce marché et en provenance de ses clients : chaque jour nous faisons l'impossible et nous adaptons aux imprévus.

Ici, ça dépote !

Play hard, work hard !

Pour postuler : jobs [at] webcastory [point] com

Posted: 20.6.2013 - 0 comment(s) [ Comment ] - 0 trackback(s) [ Trackback ]

Si vous souhaitez apprendre dans une petite structure qui dispose d'un studio TV complet, cette offre vous concerne.

Nous recherchons de jeunes stagiaires et contrats pros (cadreur, monteur...) désireux d'apprendre, progresser, et qui le fassent avec ambition.

L'ambition notamment de trouver un employeur qui les inspire pour un job en fin de stage ou mission, un employeur qui se soucie de vous propulser, qui souhaite vous rendre responsables de vos créations : c'est Webcastory, une jeune société éditrice de plusieurs web-TV (exemple : http://techtoc.tv ), qui crée des solutions rich media pour de prestigieuses entreprises.

Pour nous, ce n'est qu'un commencement : dans une entreprise cela se traduit par un engagement intense.

Soyez préparés : ne postulez pour cette offre que si vous ressentez le feu sacré de ceux qui veulent apprendre, progresser, entreprendre.

Âmes sensibles s'abstenir : nous ne recherchons que de fortes personnalités, qui sauront donner un sens éthique profond aux valeurs que nous portons aussi, car ce n'est pas qu'un job : solidarité envers l'équipe, honnêteté intellectuelle et volontarisme caractérisent notre philosophie.

Chez Webcastory, vous devrez être polyvalents :

  • Réalisation de plateaux TV / talkshows (images du studio ici)
  • Montage / postproduction : curiosité intellectuelle requise car les outils évoluent vite
  • Organisation : ne rêvez pas, dans la prod, il faut avoir un oeil sur tout, seuls les plus volontaires se frayent une magnifique carrière, quand ils se sentent concernés par tous les aspects de la production. 

Nous cherchons donc des jeunes ayant la capacité de s'impliquer dans tous les aspects de l'organisation.
Aucun studio de création audiovisuelle / rich media qui se respecte ne vous donnera un job avec une vision limitée à 5 degrés : c'est toujours bien au-delà qu'il faut savoir s'investir, dans ce métier qui par définition évolue vite et qui nécessite que nous soyons tous polyvalents. 

Webcastory a intégré ces attentes en provenance de ses clients : chaque jour nous faisons l'impossible et nous adaptons aux imprévus.

C'est ce qui caractérise ce métier !

Aussi est-ce encore plus intense chez nous : un jeune professionnel s'ouvrira à 360 degrés et comprendra tout du métier.

Ici, ça dépote !

Posted: 18.4.2013 - 3 comment(s) [ Comment ] - 0 trackback(s) [ Trackback ]

Oui j'ai tort merci je suis au courant - inutile de me le rappeler : ne JAMAIS écrire à chaud après un clash.

Mais ce blog c'est le bac à sable caché de mes cathartiques rencontres avec des imbéciles (ou l'inverse).

Et c'est toujours instructif de s'enquérir de la relation névrotique qui peut s'improviser entre une maman au bord de la crise de nerfs, son fiston qui se prend déjà pour le Zuckerberg français alors qu'il n'a pas son bac, et un blogueur un peu fatigué faut dire.

Je restitue donc ici un échange dont le caractère anecdotique sera ridiculement inintéressant pour la plupart de mes lecteurs. 

Mais un billet qui en dira long sur les déconvenues poisseuses, à ce stade encore inavouables - à la limite du tabou -, que secrètent les médias sociaux dont nous ne faisons que commencer à découvrir les impacts subtils et autres stimulants égomaniaques. 

Bien sûr, leur apport n’est plus à démontrer : il y a notamment bien, aujourd'hui, plus de 3000 vidéos sur ce site qui en attestent, et nous ne serions pas aussi passionnés par l’idée de ce partage, nous ne produirions pas autant de vidéos gratuites, sans pub invasive, pour parler des initiatives des autres, si nous n’étions sincèrement militants de la cause 2.0. 

Seulement, dans le contexte de cette coproduction, de cette cocréation, de cette fascination pour le participatif, le discursif, les publications, qu’elles soient amateures ou pros, diffusées dans les médias sociaux gratuitement, il y a une exposition qui réduit l’énergie du partage à sa portion congrue.

Avec le temps, une sorte d’entropie qui nous épuise, et qui tient aux agressions quotidiennes que tous les blogueurs connaissent.

Ces agressions ont ceci de triste, qu’elles sont le fruit d’un acharnement assez étrange contre ceux-là même qui prennent le risque de s’exposer, de partager, non sans une certaine générosité, quand bien même serait-elle imprégnée d’objectifs secondaires (comme le soin apporté à son réputationnel) : mais tout de même, cela reste de la générosité dans ce que la démarche a de mutuellement constructif. 

L’agressivité d'une partie de la foule, l’impression trompeuse que tout est « dû », crée une souffrance insoupçonnée, et en complète disproportion avec le caractère léger, bénévole et le plus souvent anecdotique de la démarche. Et elle nous ôte illico l'envie de nous extasier sur ce qu'on croyait être au commencement de miraculeuses "foules intelligentes". 

Une frange considérable de la population française est profondément, jusqu'au fin fond de son système limbique, acculturée par le Welfare state et l’accès aux prestations gratuites : n'y changeons rien, mais prenons juste la mesure de l’impact de ces impressions erronées. J’ai naguère été insulté par des internautes qui ne comprenaient pas que l’accès aux vidéos du site était conditionné par l’inscription au réseau social. J’aurais juré être un des directeurs de France Télévision, face à un téléspectateur déchaîné, estimant détenir le droit de m’insulter, sous prétexte qu’il paye sa redevance annuelle. 

Mais je ne suis pas le plus à plaindre : démunis, privés des moyens d’appliquer le principe du droit à l’oubli, beaucoup d’internautes subissent des humiliations bien pires. 

Ayant pourtant enfoncé la porte ouverte de ma dolente petite existence égotique, que puis-je dire ici ? Dans quel but ? 

ce n'est peut-être qu'un fantasme, au mieux une impression, mais il me semble bien que je dois persévérer dans ce choix, qui est le mien depuis le début de techtoc.tv, de poursuivre l’effort pédagogique. 

Chose surprenante, donc, j'ai dû m'habituer à cette drôlatique expérience existentielle : recevoir des coups dans la gueule de la part de ceux-là même ue j'ai invités de bon coeur, intellectuellement ouvert et stimulé, par une partie non négligeable de ceux-là mêmes que j'invitais sur mes plateaux TV. Ils n'ont certes pas réussi à m'en décourager tant l'esprit positif des autres domine fort heureusement la mélée, mais l'aggravation de ces attitudes m'exposent à une petite phase de morosité anti-démocratique.

Depuis le début, je tiens absolument à valoriser les autres, je m’efface, je produis, tous les lundis, des talks & interviews gratuitement, dans le but, assumé comme tel, et tant pis si l’on me traite de complet bisounours, de rencontrer des personnalités à haut potentiel. Vivre des coups de foudre. Et je leur prête mon studio, je leur donne mon temps, je disparais derrière la caméra quand il s'agit d'interviews, je les abreuve de conseils en communication par la vidéo qui sont le fruit d’une longue expérience. 

La plupart, que dis-je, la très grande majorité des gens, me remercient chaleureusement et je me contente de ce petit salaire psychologique : vous savez, la petite tape dans le dos et les yeux qui pétillent de gratitude (sachant qu'un twitt au passage fait toujours plaisir, hein). 

techtoc.tv commence à trouver son rythme de croisière et je suis ravi d’être en accord avec mon système de valeurs : j’estime avoir une minuscule responsabilité, mais une responsabilité quand même, dans l’écosystème : lui rendre un peu du bien qu’il m’a fait. 

Et puis parfois, je tombe sur des divas névrosées. Ouch.

Les divas vous traitent en cloportes : vous les invitez à s’exprimer face caméra, vous pensiez faire une belle rencontre de plus.

La diva va tout faire pour que vous preniez la mesure de son urgence : elle vous fait ressentir votre insondable inanité. Vous êtes un marchepied, tout au plus avez-vous le droit de dépêcher votre affabilité. Vous avez la chance de m’avoir chez vous, prenez-en la mesure, et ne me faites pas perdre mon temps. Et cela va même plus loin : la vidéo enregistrée génère une impatience forcenée : jusqu’à l’insulte. Jusqu’au pseudo bad buzz. Jusqu’à passer pour le salaud de service parce qu’on ne délivre pas assez vite la postproduction. Même si c'est réalisé gratuitement.

En toute diva sommeille un Troll énervé.

J’ai une fois laissé mon studio, entre les mains d’une chouette nana, qui a animé toute une journée des plateaux, plateaux dans lesquels est intervenue une société qui l’a recrutée dans la foulée. Cette personne ne m’a jamais remercié : au contraire, elle voulait me facturer son service. En 4 ans ce fut mon expérience la plus cuisante.

 Mais là, tout récemment, j’ai encore dépassé le record de l’ubuesque ingratitude.

 Pourtant je suis super positif ! J’adore vous rencontrer en interview : un lien délicat et précieux s’établit.

 Je suis d’ailleurs tellement prédisposé à prendre du plaisir que je pêche, je l’avoue, par excès d’enthousiasme.

Mais l’enthousiasme, c’est la vie non ? C’est une sève aussi précieuse par les temps qui courent, que le nectar d’ambroisie. Et je m’y abandonne volontiers.

Comme je l’ai fait lorsque j’ai reçu un communiqué de presse à propos d’un site de dating d’un genre intéressant (celui derrière lequl était embusquée ma dernière diva).

Bien que le branding ne m’ait pas semblé particiulièrement digeste, que le design du site m’ait semble encore rudimentaire, le potentiel m’a interpelé : amusant et astucieux. Néanmoins, ce qui m’a encore plus interpelé, c’est l’âge du créateur : 16 ans ! Oh putain.

J’ai voulu percer son secret, je m’attendais à rencontrer un jeune disert et partageur.

Et je ne souhaite pas l’accabler ni juger ici de sa prestation, je dirais juste qu’il était au contraire très économe, à l’extrême, de ses mots. Ce qui ne fut pas le cas de sa maman, omniprésente. Une diva dans toute sa mesure : splendide spécimen. La mère de Leonardo Di Caprio est d'une excessive modestie envers les succès de son fils en comparaison.

Cette maman, extrêmement séduisante et sympathique de prime abord, je dois l'avouer, restera à jamais gravée dans mon parcours, comme l’emblème de l’arrogance poussée à un niveau tel, qu’en quelques échanges elle a failli me dégoutter de mon travail. Ou du moins de cette partie de mon activité, dans laquelle j’ai choisi de beaucoup donner.

Je me suis trouvé littéralement harcelé d’appels et de messages parce que je n’étais pas suffisamment rapide dans la publication de la vidéo réalisée avec le moufflet - en fin de compte molasson - enregistrée quelques jours plus tôt.

Au n-ième message de relance (messages vocaux, appels entrants assez flippants dans leur caractère ostensiblement répétitif, SMS, mails…) - j’ai perdu patience et souhaité recadrer. J’ai voulu le recadrage assez froid dans l'espoir de susciter un découragement, et cesser de me sentir spammé, j’ai donc écrit :

"Je ne travaille pas pour vous.

Je suis débordé.

Vous me harcelez.

Je représente un média indépendant et fauché - et dois-je le rappeler, bénévole.

Je ne suis donc pas un prestataire, et j'ai autre chose à faire pour mon écologie personnelle que rassurer tous les interviewés.

Je livre les sujets selon l’agenda du site : ses équilibres, son dosage, nos envies.

Notre ligne éditoriale, notre motivation.

Merci  donc de ne plus m’écrire, ni mail ni texto.

C’est extrêmement pénible et déplacé. je reviebdrai vers vous au mieux de mes possibilités.

Frédéric"

 

ET voici la réponse : 

"c'est moi qui suis déplacée ? 

Vous nous avez demandé de monter, 1000 euros... et vous zappez le sujet de Vincent.

Pourquoi ce revirement ?

Ce n'est pas professionnel du tout ça... Je vous souhaite une bonne continuation !

De toute façon en lien avec de nombreux journalistes, personne ne connait Webcastory... Je comprends maintenant !

Nous vous avions pourtant trouvé sympathique, nous nous sommes trompés.

Notre première arnaque de l'aventure !

C'est bien d'être un révolté de la société, encore faut il être en accord avec soi même ! Vous n'êtes pas une si belle personne que ça ....

Bonne chance"

Là, je vous l'avoue tout net : elle passe en un message du statut de diva pénible à celui de méga super connasse névrosée.

Nota Bene  : elle fait référence aux mille euros que lui aurait coûté son voyage, et non pas une quelconque prestation, puisque j'insiste sur ce point : tout ceci n'est au départ qu'un partage enthousisate. Et je ne l'ai absolument pas incitée à quitter sa province natale pour faire ce voyage si anecdotique, bien au contraire.

Dans la foulée, la maman surprotectrice et surmotivée m’envoie même un SMS, vers 9h30 du mat, je suis en plein rush, je n’ai pas vu le mail à ce moment-là, mais le message tombe mal, je suis débordé, sous pression, et je lis sonn efonçage de clou : 

"Quelle arnaque !"

Et alors... comment vous dire : je fatigue et commence à me demander comment blacklister ses appels entrants etc. - chose dont je ne suis certes pas coutumier.

Et je suis si agacé, si blessé faut dire, aussi, d’une telle accusation, qu'après avoir tant éprouvé de sympathie pour le fiston, le projet et même la maman, après leur avoir offert mon temps, que sous le coup de la fatigue, coincé dans les embouteillages, je commets l’irréparable erreur de lui répondre. Je l’insulte à ma manière, tentant dans ce processus de lui exprimer mon désarroi, mais je l’exprime sans élégance, durement. Eh oui, j'ai le sang chaud quand on m'agresse.

Et je ne parviens pas à m’en vouloir, même si c’est indigne.

Pourquoi ? – Parce que, parce que c'est comme ça, je suis un peu blessé et je manque alors de recul, merde à la fin.

Car je produis des contenus de bon cœur, je donne un peu d’amour, je ne facture RIEN sur ces interviews. Je suis heureux de le faire : mais si on me traite d’arnaqueur : là je me transforme en monster vert. Faut pas pousser mémé dans les orties.

Pourquoi est-ce important d’en parler ? 

Parce que cet écosystème 2.0 est aussi pourvoyeur de souffrances poisseuses et sans gloire - pathétiques et indignes d'être narrées. et que c'est justement pour ça que je m'y colle.

De même que le mal-être a été exploré en RH, que le harcèlement psychologique a été reconnu il y a quelques années, il est des environnements où, là aussi, une seule personne peut d’un coup de fil, d’une remarque, créer du découragement.

Alors j’ai besoin de consigner ici mon désarroi, mon sentiment d’horreur : parce que tout ceci dénote d’un manque absolu d’humanisme, voire d'humanité, d'une complète absence de souci de l’autre.

Parce que, malgré un fantastique capital sympathie de départ, une personne peut se révéler un despote, simplement parce que vous avez eu la faiblesse de vouloir lui offrir un peu de visibilité.

Ma souffrance, ayant mené à ce qu’on appelle tous entre nous, fort prosaïquement, un « pétage de plombs » de ma part, est encore plus absurde que celle d’un salarié : pourquoi, parce que dans cette mini production, j’ai poussé un sujet somme toute indigent, par pure et simple sympathie pour un jeune qui entreprend, et que je ne suis ni rémunéré, ni même potentiellement fournisseur de ces gens-là. Je suis juste un passionné d'innovation web facile à influencer.

Et ils n’ont strictement jamais, et c’est là le point commun avec la démarche des pervers narcissiques qui opèrent dans certains milieux professionnels, jamais disais-je, strictement jamais, amorcé un commencement de début d’autocritique, quant à la brutalité de leur récriminations.

Or quelsue chose m'interpelle et me dit que nous ne sommes qu'au début de l'histoire : le semblant de visibilité qu'offre la désintermédiation médiatique du web deux, va faire surgir un nombre croissant de monstres, persuadés de détenir un pouvoir dans leur maigres chantages à la réputation.

Alors j’ai fait, comme le font à échelle tellement plus douloureuse certains salariés, exploser mon ras-le-bol en insultant vertement cette femme en réponse à son agression.

En filigrane, le débat est le suivant : suis-je un esclave de cette société de la surinformation ?

Ne suis-je rien d’autre qu’un misérable cloporte, à tout le moins un marchepied, pour ces gens qui ont l’absolue certitude d’avoir donné naissance au Zuckerberg français ?

Alors voilà, for the record, j’explose mais je souhaite aussi, pour moi, pour vous, pour les autres, consigner cette souffrance-là : car aussi inepte, aussi négligeable, aussi triviale qu’elle puisse paraître, une souffrance est toujours digne d’être consignée.

Cela me permet de la contingenter, cela me permet d’inférer un système de pensée adapté au contexte de cet écosystème 2.0 : cela me permet de conscientiser mon propre travail, mon équipe, mes proches, d’intégrer dans la démarche une mise en garde.

Oui, on en prend plein la gueule à partir du simple moment où l’on s’attèle à publier, produire du contenu, même en B2B : nous avons énormément de chemin à parcourir pour apprendre à vivre ensemble dans ces sphères encore abstraites. Comme sur le marché du travail, certaines humiliations passaient longtemps inaperçues. Dans tant d’autres univers, la transparence fera progressivement son chemin.

Et peut-être apprendrons-nous à nous respecter.

Posted: 6.12.2011 - 16 comment(s) [ Comment ] - 0 trackback(s) [ Trackback ]
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En hommage à mon camarade Fred Poulet et à son salutaire premier pavé dans la marre, dont je pousse le bouchon désormais volontairement trop loin.

Le concept d'entreprise 2.0 est à obsolescence incorporée, c'était un bon contrepoids, il fut même salutaire, pour contrebalancer la sclérose programmée par les ERP psychorigides.

Une fois l'évangélisation réussie, il se passe la même chose que dans toute explosion d'énergie : une inévitable dilution de la dynamique de départ.

C'était une énergie centrifuge : vous avez, cette force d'inertie qui sous l'effet d'une rotation a tendance à pousser les corps vers l'extérieur.

Oui, il fallait un peu remuer le tambour de la machine, réveiller les bonnes volontés, ou plutôt les redécouvrir.

Mais l'entreprise doit se recentrer sur son business, et c'est à bon escient que je devrais dire son "core business", qui comme la notion l'indique, nécessite une force centripète. La force du management sera de ne pas céder aux sirènes alarmistes des vierges 2.0 effarouchées qui se croyaient portées par un vent d'idéalisme romantico-business compatible. On est là pour faire du business, sauver nos entreprises, pas pour discuter des heures en ligne des bénéfices de Yammer ou de ce que Bluekiwi apporte à l'innovation quand il faudrait déjà que beaucoup de monde se donnent un bon coup de pied au popotin et apprennent à franchir le pas de la porte du collègue d'à côté quand il en a vraiment besoin.

Le culte de l'indépendance et de la diversité etc. (La Sagesse des Foules, James Surowiecky) tout ceci relève un peu de la bisounourserie la plus invétérée malgré tout, même posée par le rois des penseurs de la gouvernance 2.0.

Confrontée à l'adversité et la mutation environnante, l'entreprise a plutôt besoin de fanatiques: il va à nouveau falloir des employés soudés, bornés, capables de s'acharner sur un objectif de survie immédiat. Focused.

L'agilité est un miroir aux alouettes : les plus agiles sont souvent une bande de petits malins qui en sortant des grandes écoles tentent de se construire autour d'eux un diagramme de Peter, networkent avec brio (c'est là tout l'enseignement franco-français des grandes écoles), et finalement détournent ce que le concept d'entreprise communicante avait de sain pour le mettre à leur profit : diluer l'info, se montrer partout tout en ne faisant pas grand chose (ça, c'est ce qui m'exaspère le plus), sous couvert d'évangélisation, saupoudrer un peu de "bon esprit" de ci de là (donneur de leçon 2.0), élaborer un tissu complexe d'influences dans l'entreprise même, et valoriser cette importance improductive. Et je ne parle pas des ayatollah du 2.0 qui déploient une fantastique énergie à faire beaucoup de bruit pour rien.

En France, où le syndrome des grands diplômés est particulièrement endémique et nous prodigue une palanquée d'édiles infatuées, la conséquence culturellement inévitable (quel pléonasme) est l'enlisement du quotidien dans le politique.

Je ne vous ferais pas l'insulte de vous demander, chers professionnels, si votre vécu en entreprise a été suffisamment dense pour vous confronter, quand un projet échoue à la fameuse réponse de circonstance : "cherche pas à comprendre c'est politique". Dites-moi en quoi l'entreprise 2.0 a changé quoi que ce soit.

Nos intellectuels du management, épris de fulgurances "collaboratives", s'isolent à vrai dire dans ce chiche discours, et laissent plus subrepticement que jamais le bas peuple faire le sale boulot, les framework collaboratifs sont mis en au service de l’esbroufe 2.0, des effets de manche et autres terminologies décoiffantes comme la sérendipité (j'ai testé le mot plein de fois en rendez-vous : c'est fou ce qu'il en impose quand je le sors d'un air détaché devant quelques paires d'yeux ébahis par ma culture 2.0 - je sais je suis pervers et contradictoire).

L'entreprise 2.0 est ainsi trop souvent devenue le lieu de la mondanité 2.0 et personne n'est là pour reparler sérieusement de la compétitivité de nos entreprises françaises et de notre incapacité chronique à résoudre nos problèmes de balance du commerce extérieur.

Je provoque bien sûr, parce que là où ce que je préfère appeler l'entreprise numérique a réussi, il y a conciliation des process avec le collaboratif.

Les process d'ailleurs, n'ont pas attendu le concept 2.0 pour être conçus dans une optique collaborative. C'est leur raison d'être : les opposer artificiellement au mythe du merveilleux 2.0 c'est vraiment prendre les gens pour des lucioles.

En gros l'entreprise qui a bien négocié le virage des temps modernes et intégré les outils les plus pertinents, c'est celle qui les as construits autour de ses process existants pour les perfectionner à dose homéopathique.

Les autres, les plus idéalistes, ont intégré cette fabuleuse énergie.

Mais comme je le disais plus haut, elle est source d'entropie : faire reposer certaines manières de faire sur de l'énergie positive, optimiste, gonflée aux hormones des digitalk natives est une erreur fondamentale. J'ai coutume de dire à mes collaborateurs : "les gars, les process c'est ce qui reste de solide quand on fatigué et démotivé, et c'est ce qui doit nous survivre."

Alors voilà, je paraphrase Fred Poulet et l'auteur qu'il cite :

- Indépendance des participants : on s'en fout, on veut des gens "interdépendants", soudés comme une bande vikings acharnés au combat, prêts à déchiqueter les bisounours et sans démagogie interne : merde, des types et des femmes qui soient capables de s'arracher sans attendre que la management leur mette à disposition des outils propices aux élucubrations littéraires de quelques digital native en rut ;

- Diversité : encore faudrait-il s'appeler Virgin et vendre de tout. Une entreprise a un profil, ses produits impliquent une culture, ceux qui n'adhère pas dégagent, là aussi arrêtons de dire des conneries s'il vous plait ;

- Objectif très précis : le plus grave problème à mon sens c'est que les réseaux sociaux deviennent une fin en soi, et pointless dans de trop nombreux cas de figure sous prétexte qu'on fait de la comm RH. Quand j'entends sur certains intranets ces gentilles exhortations au communautarisme 2.0, quand je visualise ces visages souriants tout droit sortis de Fotolia sous-titrant "construisez ou rejoignez votre communauté" j'ai l'impression d'entendre la pub qui disait naguère "va chercher bonheur", l'auto-dérision en moins. Encore une fois, le seul objectif servi c'est celui d'un petit groupe déconnecté du monde réel, auto-infusé dans ses prises de position sincères, qui veut oublier que dans ses murs des gens se suicident en s'écriant : "regardez, il y a une communauté de flûtistes sur mon réseau intranet, c'est beau, on a gommé les processus métier et créé du lien social". Le même séducteur est une arapède carriériste et tout le monde est bluffé : ça ne dure néanmoins qu'un temps.

Heureusement.

Vous comprendrez maintenant pourquoi je parle de plus en plus de Cloud ici. Il y est au moins question de gouvernance des S.I., les KPI sont explicites, le discours ROiste. Je l'avoue : ça fait du bien.

Revenons si vous le voulez bien sur l'entreprise 2.0 pour la déconstruire et poser des bases plus solides : soyons ambitieux. Détruisons ce concept et posons l'entreprise numérique sur de meilleures bases, arrêtons le suivisme. L'entreprise 2.0 avait libéré quelques énergies, c'était un fantastique jalon anti-sclérose. Le concept suivant doit toujours nous éviter la calcification dans celui qui le précède, c'est la vie et tout le monde le sait, question de cycle. Mais ce que l'entreprise 2.0 a de très dangereux, c'est qu'elle nous fait croire qu'elle est la vie, qu'elle la fraîcheur, qu'elle intègre des réalités organiques : elle est sournoisement confortable.

Je propose un atelier d'une journée entière pour y arriver et enfin parler sérieusement en mettant autour d'une table des DSI, des DRH et des... community managers. Your call.

Posted: 29.11.2011 - 2 comment(s) [ Comment ] - 0 trackback(s) [ Trackback ]

Full disclaimer. L'objet de ce billet est le suivant : je suis en quête d'entrepreneurs et professionnels (TPE) pour les questionner en interview vidéo et/ou plateau TV sur un thème que je pourrais résumer ainsi : « Quel usage faites-vous du web pour promouvoir et gérer votre business ? ». Je suis mandaté par Orange pour le faire, qui souhaite promouvoir les usages du cloud chez les pros, et a lancé récemment lecloudpro.fr avec son propre bouquet de services, mais j'explique ci-dessous pourquoi je crois en cette approche.

 

Bonjour à vous, 

Ceci est un message personnel de Frédéric Bascuñana, fondateur et rédac chef de ce site, qui s'adresse à l'attention des pros qui prennent régulièrement le temps de nous écouter sur cette web-tv dès que nous avons quelque chose d'utile à partager avec eux. Pros qui souvent s'investissent en proposant leurs propres sujets de plateaux, je les en remercie chaleureusement, pour faire avancer et progresser la logique collaborative, le système ouvert dont nous assurons la promotion soutenue. Avec, en filigrane, l'espoir un peu geek et idéaliste d'un monde meilleur !

Si vous avez un compte sur ce site c'est que vous partagez peut-être avec nous ce souhait : améliorer la façon dont nous collaborons, partageons nos expertises et nos connaissances, en utilisant le potentiel du web social notamment.

Si vous avez un compte sur ce site c'est que vous partagez peut-être aussi nos valeurs, et connaissez notre goût pour la transparence et la sincérité, surtout quand elles s'imposent comme une méthode gagnante dans la cocréation et l'innovation ouverte.  

Alors peut-être comprendrez-vous que je me sois personnellement mobilisé, et toute l'équipe techtoc.tv, pour promouvoir une opération exemplaire portée par Luc Bretones et Béatrice Marcelin, qui acceptent avec un volontarisme hors du commun selon nous de jouer la carte du collaboratif, avec le courage et la conviction qui conviennent.

Ils ont récemment lancé lecloupro.fr - sous la marque Orange.

Et ils ont décidé de créer la première offre du marché fondée sur un modèle complètement discursif : par l'analyse de vos attentes, en animant une communauté d'usagers et d'entrepreneurs dont ils s'engagent à intégrer les idées, la créativité et les besoins concrets.

Mon enthousiasme n'est pas une feinte, je suis fidèle à mes principes et ceux parmi vous qui me connaissent le mieux me savent tous capables de la transparence que je prône, aussi bien du côté des coups de gueule que des élans d'enthousiasme. On ne m'a donc ni inspiré ni dicté ce billet.

Je milite tellement, et ce depuis des années, pour voir des professionnels faire, dans de grandes entreprises, ce que Luc et Béatrice ont décidé de lancer, que je ne puis que vous inviter à rester avec moi encore quelques secondes car je puis vous garantir que ce n'est pas qu'une posture et qu'ils vont vraiment développer quelque chose de nouveau, avec un très fort ADN collaboratif, voilà pourquoi ils faut les encourager.

Que je vous explique où je veux en venir.

Parce que si on ne les soutient pas : comment rester crédibles quand nous autres consommateurs éternellement insatisfaits nous réclamons toujours plus d'écoute ? Quand nous exigeons de voir des offres réellement construites autour d'un système transparent et ouvert ?

Eh bien voilà, l'opportunité se présente de montrer la voie pardi !

Ne souhaitez-vous pas que vos partenaires vous offrent une tribune libre, audible, visible, connectée, pour recueillir vos idées, vos retours d’expériences ?

Ne pensez-vous pas que le service le plus performant c’est celui qui se construit autour de vos usages ?

Vos usages !

Voilà : c'est ce qui va s'amorcer dans nos studios : j'ai besoin de vous pour venir en parler !

Concrètement, je vous invite pour ce qu'il convient d'appeler un vidéo training, fun et gratuit, ce vendredi 16 décembre : c'est toute la journée, et c'est réservé aux patrons de sociétés de 0 à 50 employés qui postulent sur ce lien :

http://techtoc.tv/lounge-cloudpro1 (en appuyant sur le gros bouton "je m'inscris")

Transmettez-le à vos amis entrepreneurs si vous n'êtes pas dans la cible, hein.

Nous réaliserons ensemble :

  • des talkshows en mode débat comme vous les connaissez déjà sur techtoc.tv, 
  • et des interviews pour ne parler que de votre business. 

Et nous vous les livrerons de sorte que vous puissiez les intégrer dans votre site web.

Au passage, de la promo gratuite ! De la vidéo HD en studio ! Du franc-parler entre pros ! C'est bien non ?

Posted: 17.2.2011 - 5 comment(s) [ Comment ] - 0 trackback(s) [ Trackback ]
Category: Disruptions et évolutions

Une première journée de rencontres en compagnie des professionnels de l'écosystème RH, dans le but assumé de structurer un discours et un appel communs.

Ne nous voilons pas la face : en dépit de discours lénifiants et politiquement corrects qui soulignent si ardemment le contraire, il est incontestable que les RH ont encore beaucoup de mal à peser dans les décisions de l'entreprise - tout au plus doivent-elles les appliquer en prise direct avec l'exécutif et sa vision stratégique long terme. La littérature mondiale abonde en propos insinuant la frustration et le malaise dans ces fonctions qui voudraient être, et mériteraient d'être plus entendues.

Non pas qu'il faille se complaire dans la vision navrante d'un tableau tout en noir : les nuances de gris d'une société à l'autre sont d'une rare complexité et il faut se garder de tomber dans l'écueil d'une généralisation racoleuse.

Mais si les RH avaient un rôle décisionnel incontestablement puissant, et solidement ancré, cela se saurait.

Il n'existerait pas autant de conférences, de séminaires, de keynotes plus ou moins bien documentés ces derniers temps pour nous faire régulièrement entendre la complainte de DRH en quête d'une légitimité, jusqu'ici proche de l'illusoire, en passe de devenir tangible grâce à l'émergence des outils qu'on l'on regroupe par abus langagier sous le vocable de "2.0".

Comme si le 2.0 cristallisait tous les espoirs de reconnaissance d'une profession qui identifie là un argument massue pour être enfin entendue.

Parce que malgré les freins en présence, les résistances exprimées en interne avec plus ou moins de bonne foi, il se produit en ce moment ce qu'il est de bon ton dans les salons B2B mondains d'appeler un changement de paradigme...

Oui, le 2.0 joue là un rôle moteur.
Les usages, pas les outils. Attention, ceci est un autre débat mais il a un impact sur la légitimité du postulat. Car il ne s'agit pas d'un coup de baguette magique provoqué par quelques plateformes géniales : ce sont ces plateformes d'un nouvel âge qui se sont mises au service d'un besoin qui s'est parfois exprimé dans la douleur, pas l'inverse : elles n'ont rien provoqué, ce ne sont que des porte-voix - et c'est pourtant déjà beaucoup puisqu'elles ont ensuite largement amplifié le phénomène.

Les usages ainsi pointés sont déjà considérés comme une donnée élémentaire pour définir l'activité et les attentes des jeunes générations chez qui tout indique qu'ils soient plus naturels, et de ce fait moteurs dans le changement ; mais qui contrairement à une idée reçue qui a la peau dure, ces usages explosent peut-être plus encore fortement chez les cadres seniors qui trouvent là une zone de liberté et surtout de reconnaissance dont ils désespéraient jusqu'ici - ce qui expliquent qu'ils s'en soient emparés avec peut-être plus encore d'espoir (ou d'énergie du désespoir) et de volontarisme que les jeunes de la fameuse génération Y qui tient ces outils pour acquis.

Il s'agit donc, à l'occasion de quelques plateaux TV (en mode talkshow, sur un ton amical et entre pairs, mais qui ne craindront pas la polémique et refuseront toute langue de bois), et d'une rencontre informelle dans le contexte d'une journée que nous avons baptisée "lounge TV", parce qu'un espace lounge annexe permettra aux visiteurs d'échanger sur des thèmes plus sensibles dans le contexte informel d'un open space, il s'agit donc disais-je de confronter nos visions.

Ces visions feront-elles de nous de simples passionnés pêchant peut-être par idéalisme, ou au contraire vont-elles nous positionner parmi les réalistes, ceux qui ont compris avant les autres ?

Le goût des ressources humaines nous prédispose-t-il à une vision du monde si sincèrement humaniste qu'elle en perd toute prise avec le cynisme ambiant et nous campe en doux rêveurs ? Ou au contraire les RH sont-ils acculés à être autant sinon plus fatalistes que ne le sont leurs élistes dirigeantes, forcément tournées, l'inquiétude en plus, vers des problématiques de survie dans un environnement mondialisé qui les contraint à faire fi de considérations humanistes aujourd'hui plus sensibles que jamais sur des thèmes aussi variés que :

  • la gestion des risques pshysociologiques,
  • la responsabilité sociale,
  • l'égalité des chances,
  • la diversité,
  • l'exigence de transparence
  • la poids de la marque employeur
  • ...et j'en passe tant d'autres encore ?

Il sera question donc, ce jour-là, de poser les jalons en termes de questionnements utiles sur l'avenir des RH qui disposent aujourd'hui d'une arme puissante : le 2.0 - qui n'est pas juste un package bien outillé en gadjets interactifs, mais une déferlante et, à ce titre, une fatalité qu'il faut prendre en compte pour ne pas perdre la confiance des collaborateurs dont les attentes ne sont pas forcément plus fortes qu'elles ne l'ont été naguère : elles sont juste incomparablement plus audibles et impossible à ignorer.

Rien de grand ne s'est jamais négocié en ce bas monde sans chantage : le 2.0 est plus puissant qu'un chantage, c'est aussi un prétexte que les plus éclairés d'entre les managers sauront actionner au sein des gourvernances pour faire entendre raison aux plus rétifs.

"Si vous ne prêtez pas attention à cette exigence de transparence, votre capital confiance va s'écrouler".

"Vous y perdrez beaucoup si vous ne commencez pas à embrasser de suite les conversations qui sont portées par vos collaborateurs, tant en interne qu'en externe le plus souvent sous couvert d'anonymat".

Voilà ce qu'on pourraient aisément les entendre s'écrier.

De tels propos sont impossibles à ignorer.
Parce qu'ils ont un impact inconstable sur la réputation de ces entreprises sur le public, parce qu'ils ont un impact sur la création de valeur. Les dirigeants commencent alors à le saisir sous l'impulsion de crises grandissantes, et parce qu'ils sentent balancer au-dessus de leurs têtes une épée de Damoclès dont il ne parviennent pas encore pleinement à saisir les implications et la réalité : plus ou moins  confusément, plus ou moins habilement, ils ont donc décidé d'écouter ces visions RH d'un âge nouveau.

A nous maintenant de contribuer. Saurons-nous porter là un message salutaire ?

A n'en point douter : si tant est qu'il existe un lieu où puissent être corrigés, même tout doucement, et même imperceptiblement, les excès du capitalisme et ses dommages collatéraux humains, c'est bien sous l'égide d'un soft power 2.0. Si tant est que nous devions modestement contribuer à changer le monde des entreprises, et peut-être le monde tout court, ce sera dans l'effervescence intellectuelle et sociale que les médias sociaux rendent plus perceptibles que jamais et dont ils étendent et amplifient l'influence.

La question est de savoir si nous saurons être collectivement à la hauteur : structurer nos propres conversations et notre écosystème professionnel, pour donner plus de poids à nos arguments.

ça vous dit d'en être ?

Posted: 8.1.2011 - 66 comment(s) [ Comment ] - 0 trackback(s) [ Trackback ]
Category: Disruptions et évolutions
Nous n'avons jamais géré de communauté. Le community management n'existe pas.
Pour la bonne et simple raison  qu'on ne "gère" pas une communauté.
C'est une notion que nous avons inventée, le plus souvent pour nous rassurer, parfois aussi pour étoffer des offres de prestation, crédibiliser les dispositifs de communication via les médias sociaux qui prolifèrent. Et passons sur la tentation idiote qui consiste à confondre le score d'une fan page avec la notion même de communauté.
Dans ce concept de "gestion de communauté" il y a du  déni : un déni de la marque, confrontée à la réalité de son impuissance, et qui tout au plus, quand elle occulte le terme de "gestion" va au moins cristalliser quelque fol espoir sur celui d' "influence". Communities Dominate Brands (Tomi T. Ahonen & Alan Moore)
La marque, et ses promoteurs, ont désespérément besoin de rentrer dans le cadre d'un raisonnement pragmatique, rationalisé, factorisable, avec de possibles indicateurs de résultats - des résultats qui pourront toujours faire l'objet d'un discours soporifique et consensuel auprès de la hiérarchie, pour justifier que quelque chose "se passe", sensationnalisme des chiffres à l'appui.
Justifier, avant tout, que ce quelque chose est maîtrisable, puisqu'on le gère. Où le choix d'un terme n'a rien d'innocent - et révèle une propension à l'illusoire contrôle.
Je veux certes bien gérer tout ce que vous voudrez, du moment qu'on se penche sérieusement sur la bonne méthode. Mais il faut choisir de gérer ce qui s'y prête. L'empereur Marc-Aurèle lui-même pratiquait le lâcher-prise et ne se confrontait qu'à ce qu'il pouvait contrôler - pour le reste, il lui a bien fallu se forger le socle d'une sagesse dont la doctrine est d'ailleurs la plus puissante des philosophies depuis 5000 ans.
Quoiqu'il en soit, et pour en revenir à nos médias sociaux des années 2010, on se trompe si l'on croit "gérer une communauté" : parce que la seule chose que l'on n'ait jamais eu à gérer tant que bien que mal, c'est la confiance dont on peut éventuellement faire l'objet. Non pas qu'elle soit totalement contrôlable, loin s'en faut, les paramètres sont d'une complexité et d'une profondeur inouïes, mais toujours est-il que je peux la construire, c'est le matériau intellectuel brut dont je peux toujours essayer de me porter le garant.
À plus forte raison parce que la confiance n'existe pas sans son objet.
Cet objet, je peux encore décider de lui donner du corps, d'y insuffler des valeurs, sans me contenter de l'affubler de vagues alibis moralisateurs et autre oripeaux démagogiques enfonçant les portes ouvertes de quelques positions éthiques consensuelles. Je peux travailler un socle solide, celui de la confiance dont je peux me rendre digne. Cela ne signifie pas là non plus que j'obtiendrai mécaniquement le succès, et la confiance que j'escompte, mais aussi sophistiquée que soit la démarche de construction de la confiance, elle est encore "gérable": il ne tient qu'à moi d'en avoir une approche qualitative et approfondie, en revisant l'Insight et l'ADN de mon entreprise au besoin.
Même si j'avais tort sur ce qui précède, je pourrais néanmoins faire ce constat lucide : vous ne gèrerez plus jamais de communautés.
Ce propos n'est ni gonflé, ni simplificateur, ni enclin à la figure de style ou à une forme refoulée de coquetterie - il s'agit simplement de ne pas nier l'évidence - d'ailleurs : essayez juste de gérer une communauté qui n'a plus confiance en vous. Vous verrez.
Si tant est que la gestion d'une communauté existe par excès de langage, et que nous puissions tolérer ce dernier, c'est bien parce que la confiance la rend possible. D'où mon postulat : le seul capital sur lequel vous ayez libre champ de vous appuyer c'est votre capital confiance. Il se gagne et s'entretient.
Aujourd'hui, ce sont une poignée d'acteurs et d'internautes puissants, implantés dans un écosystème plus complexe que jamais, et mieux organisés que les autres, qui "gèrent", tantôt par cynisme, tantôt par militantisme jusqu'au-boutiste, ou tout simplement parce qu'ils sont stimulés par leurs massives interconnexions, l'avenir d'une poignée de marques qui se savent sur la sellette. Et certainement pas l'inverse.
Le concept profondément disruptif de la "fuite comme service" ("Leak as a Service"), inauguré par Wikileaks, n'a été appréhendé dans ses conséquences multiples que par une minuscule poignée d'intellectuels et de lobbyistes lucides. Bientôt, les marques vont devoir tout faire pour s'acclimater à cet environnement surprenant où force est de constater qu'elles ne "gèrent" plus rien - et certainement pas les communautés dont l'enthousiasme peut à tout instant s'effriter, jusqu'à s'avérer totalement perverti par un sentiment de défiance. Et la défiance peut à son tour mener à une sourde colère.
L'épée de Damoclès que les marques ont désormais au-dessus de leurs logos est fondée sur un chiffre affolant : 15% des administrateurs réseaux des grandes entreprises US ont admis être prêts à faire fuiter de l'information ou des documents compromettants pour leur employeur, moyennant rémunération. On ne parle ici que de ceux qui ont osé le dire aux enquêteurs, rassurés sur leur anonymat. Plus drôle encore pour illustrer cette nouvelle donne, et probablement devenir un cas d'école pour des observateurs dans mon genre, la fuite orchestrée sur un mémorandum envoyé par Washington à tous les directeurs d'agences de renseignement : un document dont la finalité était de se prémunir des risques de fuites en tentant d'évaluer, au besoin avec l'aide de psychiatres et de sociologues, le niveau de confiance accordé par 3 millions d'employés - directs et indirects - au sein de toutes les agences de renseignement US. Le lecteur sera seul juge du degré d'ironie intense suscité par cette mésaventure. Mais plus importante et fascinante se trouve être l'incapacité à gérer une communauté pourtant assermentée. Parce que si la défiance prend le dessus, même les agences de renseignements les plus puissantes au monde n'y peuvent plus rien : leurs tentatives de contrôle ressemblent à une farce ubuesque, une parodie d'autorité.
Ce qui nous amène inévitablement à la question suivante : peut-on même employer le terme de "management" ou "gestion" de la confiance si ce n'est par un autre abus de langage dont le dessein était certes, d'atténuer les dégâts du premier ? - A vrai dire cette réflexion n'en est qu'à ses débuts et Vincent Berthelot me rappelle que la confiance se gagne, s'entretient, et se trahit - et que ce qu'on recherche c'est avant tout l'engagement qu'elle autorise. Je conserverai néanmoins le terme, ici mieux employé qu'à l'égard d'une prétendue communauté. Parce qu'après tout, la confiance fait l'objet d'un capital confiance, et qu'un capital dont je suis le principal créateur est encore ce que je peux le mieux contrôler.
Une communauté n'est pas en soi un capital, même si on tente de vous le faire croire de temps à autre, elle constitue éventuellement le dividende à un instant "t" d'une série de bonnes décisions parmi d'autres, elle est alors un signal nous renseignant sur la solidité d'un capital confiance qui a bien mûri à date.
Mais la meilleure façon de commencer à trahir une communauté, c'est de la tenir comme acquise.
Personne n'a encore formalisé le concept de "Trust Management", parce que c'est bien plus compliqué de définir une doctrine de management intégrant celle, éthiquement, sociologiquement, plus complexe que celle de communauté agrégée un peu bêtement autour d'un centre d'intérêt partagé : à savoir celle de la "confiance". Il faudra du temps pour définir cette notion de "confiance", ramenée au contexte de la marque, notion faussement amicale, et dont l'apparente évidence est elle-même fallacieuse à tant d'égards.
Tant qu'on s'extasie sur 800.000 fans agglutinés sur une fan page dédiée aux mérites d'un gentil chocolat bien emballé, on ne fait de mal à personne. On peut toujours faire croire qu'on a su avec brio découvrir la bonne équation pour attirer, et gérer "sa" communauté. On peut toujours plastronner en conférence ou dans tout autre contexte mondain, et faire preuve d'un fantastique culot en faisant croire à quelques marketeux bon chic bon genre qu'on a saisi tout seul les arcanes du Community Management. Et nous l'avons dit plus haut : c'est si rassurant.
On confond malheureusement le succès ergonomique de Facebook, qui a su coller aux usages, et inventer le stimuli compulsif du bouton "j'aime", avec la notion de gestion de communauté, totalement illusoire. Quand les mêmes "fans" apprendront que la marque concernée utilise de l'huile de palme en contribuant outrageusement à la déforestation, le capital confiance aura du plomb dans l'aile. La communauté ne sera plus jamais aussi facile à "gérer" qu'auparavant. D'ailleurs, ce n'est plus ladite communauté qu'il faut gérer : vous l'aurez compris, il n'existe pas de formule magique 2.0 pour ça. Il faudra retravailler le fond, ne plus se contenter de la forme, mériter la confiance de ses pairs en commençant ainsi par ne plus les prendre pour un club de Panurge.
Cela passera toujours par une communication transparente, un travail éditorial qui dépasse slogan et design habiles pour se confronter aux terres instables du dialogue et du soin apporté aux doctrines et à la vision du monde que l'on défend. Les marques ne pourront plus se contenter d'avoir un discours - ne tireront leur épingle de ce jeu dangereux que celles qui ont eu des convictions qu'elles se sont donné les moyens d'assumer. Prédominera, espérons-le alors, cette idée toute simple, pour le coup, qu'il faut juste arrêter de croire qu'on peut "gérer" sa communauté, comme s'il s'agissait d'une entité prévisible et parce qu'on a mis le bon visuel et le bon bouton "j'aime" au bon endroit dans un code html.
Les xleaks vont permettre au dialogue entre marques et consommateurs de passer à ce que l'on analysera peut-être plus tard, avec le recul, non pas comme un "changement de paradigme" (il faut reconnaître que ça sonne bien en séminaire), mais tout bêtement comme un passage de ce dialogue-là à une ère plus adulte, le début d'une forme de maturité. Un peu comme les parents réalisent un jour ou l'autre que leurs enfants seront bientôt en âge de les juger, et qu'il faudra bien cesser de passer par la case de l'affectif pour l'emporter, les marques qui naguère nous maternaient en nous faisant boire le petit lait de leurs gentilles bisounourseries, vont devoir accepter l'échange d'égal à égal. Elles vont devoir se justifier et se montrer plus convaincantes que jamais - parce que oui, n'en déplaisent à certains d'entre nous, le consommateur est déjà prêt à payer le prix de cette transparence - il en fait explicitement la demande, et il ne craint plus de le faire à ses frais pour faire entendre sa colère.
C'est bien la preuve que l'engagement existe.
 
Posted: 6.8.2010 - 4 comment(s) [ Comment ] - 0 trackback(s) [ Trackback ]
Category: Just for fun

En période de vacances, je peux rester à peu près connecté intellectuellement, et même sur le web et mes réseaux, mais sous certaines conditions : 

  • je navigue là où je veux et quand je veux ;
  • j'évite épidermiquement les sujets qui me rappellent mon travail ;
  • je ne recherche que ce qui me passionne, je zappe vite au besoin et je savoure chaque sourire ;
  • j'en profite pour re-découvrir le pur plaisir de twitter et naviguer dans les autres réseaux ;
  • je me fiche de ma e-réputation et je m'amuse !

Mais dans cet état d'esprit, qui me fait oublier mon statut d'éditeur web et me replace en simple spectateur béat, j'ai ressenti un manque :

twitter n'offre pas assez d'occasions de sourire, or cela ne nuirait en rien à l'usage que nous en faisons.

Une blagounette, surtout quand elle est un peu naze, a toujours quelque chose de sympathique, et c'est juste une seconde ou deux, le temps d'un regard posé sur la timeline sur l'intrus, pour se décontracter de nos crispations perfectionnistes dans l'usage que nous en faisons (beaucoup d'entre nous ayant de forts louables scrupules quant à la qualité de l'information relayée).

Qui plus est, beaucoup d'entre nous apprécie aussi dans twitter ce talent particulier qu'ont certains pour faire tenir une aphorisme ou une annonce complexe en moins de 140 caractères: c'est aussi cela qui est après tout fun en soi, et stimulant dans cet outil.

Alors comme je suis dans cet état d'esprit totalement décontracté, et que j'ai pour bonne excuse d'avoir laissé mon cerveau frire sur la plage, entre parties de pêche matinales et beach volley après la sieste (vous avez vu comme je suis malin pour désamorcer les critiques, hein), je propose qu'on lance un hashtag : #twittjoke : ce seraient les blagues spécifiquement conçues pour tenir en moins de 140 caractères ( un peu moins, certes, avec le hashtag). Exemple (débile, le mien, datant d'hier et qui m'a donné envie de poursuivre) : "Je conseille AlQuaïda Beverages: une boisson saine riche en anti-occident. Désolé."

Et puis vous savez quoi ?

Je propose même plusieurs autres choses dans la foulée :

  • à la rentrée je lancerai le site web twittjoke.com dans lequel remonteront toutes les blagounettes hashtagguées
  • on va bien trouver parmi nos contributeurs un chic type pour mettre à contribution son entreprise et nous trouver des lots pour un concours
  • on va trouver un modèle économique pour que... mais non là je m'égare - non Fred tu es en vacances, arrête !

On ne se refait pas...

Posted: 28.4.2010 - 12 comment(s) [ Comment ] - 0 trackback(s) [ Trackback ]
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Lors de la conférence F8 Mark Zuckerberg a présenté le successeur de facebook connect qui permet d'interagir aisément avec des sites externes à facebook via le bouton "like" en contextualisant le contenu mis en avant et en lui conférant du sens. Facebook nous offre donc une belle avancée vers le web sémantique qui soulève de nombreuses questions tant sur le point du changement de la consommation des contenus et des répercussions sur le trafic que sur les données personnelles données volontairement à Facebook.

 

Bon, tout cela est bien joli, bien propret. Et très ennuyeux. 

On se pâme, on s'extasie, on nous bassine avec les avancées de Facebook et trop peu d'observateurs sont suffisamment aguerris aux tactiques digitales pour comprendre le caractère à la fois grotesque, ubuesque et inquiétant de cette hégémonie d'un seul réseau.
Est-ce que vous réalisez aussi que tant de bruit va finir par tuer toute liberté d'expression ? je ne pourrais plus aller sur un site sans savoir qu'untel a aimé la même page que moi : oui certes, et alors : on s'en fout bon sang.
Franchement, est-ce vous regardez déjà attentivement les mille et un "like" de vos consoeurs ? Est-ce que vous allez leur donner tant d'importance que ça quand il y a en aura des dizaines qui se manifesteront à la moindre page visitée ?
Que dalle !
Rien que d'y penser je suis nauséeux, le cerveau transpercé par les perspectives cinglantes de cette infobésité soi-disant compensée par la qualité de son nano-ciblage
 
 - Oui oui oui je sais : "Avec un tel système, il sera possible pour Renault de proposer ses pubs à ceux qui ont montré de l’intérêt récemment pour un modèle particulier de la concurrence, pour peu que ces derniers soit situés à proximité d’une concession, cette publicité pourrait tout a fait prendre la forme d’une proposition de rendez vous pour un essai, tout en vous suggérant d’en parler à une sélection d’amis, fans de la marque. Vendre un livre ou un film se ferait sur un mode tout aussi personnalisé, le renouveau apporté par cette technologie au monde de la publicité est totalement disruptif, tout comme l’a été en son temps celui proposé par Google."
 
Certes.
 
Et puis tant qu'à faire dès que je avoir des gaz on va me proposer d'acheter une cornemuse. 
 
Tout ceci est infantilisant, transforme comme l'eût dit un grand philosophe ce qui va nous rester d'intelligence autonome en volonté ramollie par une overdose de stimuli externes qui vont constamment penser pour moi. Le règne du suivisme et du prêt-à-penser pointe le bout de son nez.
 
J'ai une fois tenté de "dépositionner" pour raisons de protection de ma vie privée mon statut amoureux sur Facebook, que j'avais au début rempli distraitement, hypnotisé par mon immersion ludique sur le site. Depuis je suis envahi de grosses paires de nichons sur toute la navbar droite, à raison de 3 ou 4 photos par page, sous prétexte que leur algorithme génial avait déterminé que j'avais probablement besoin d'une partie de jambes en l'air avec une "fille facile dans votre région" pour noyer mon chagrin ou du moins répondre aux exigences de mon célibat consumériste.
 
Facebook est la quintessence de l'outil d'aliénation des masses, le marché est non seulement partout, mais il est en passe de devenir omniscient.
 
Ce que d'aucuns se rassurent en ergotant que ces algo sont puissants et vont finir par nous rendre de vrais services, moi je n'y vois qu'un mode de navigation hétéronome, pollué, où l'on finit par confondre "viralité" et "infection", "pertinence" et "contagion".
 
Ce web-là a tué toute la "poiesis" de la sérendipité.
 
Plus que jamais fourbasse, il consomme le glissement sémantique entre ce qui naguère nous "stimulait" encore intellectuellement (tant la recherche est plus instructive que la trouvaille comme chacun sait), et le rabaisse sous la ceinture au rang de "stimuli" sans surprise, où l'on se borne à réinventer de façon plus sophistiquée que jamais ce dont rêvaient les premiers promoteurs imbéciles-zélés de la bannière invasive : l'impulsion d'achat, l'instinct du clic, le prurit visuel.
 
 
Non seulement je suis exaspéré par ce ridicule suivisme généralisé l'échelle de la planète (nous serions donc si pusillanimes que nous aurions constamment besoin de nous rassurer sur les centres d'intérêts partagés de nos "amis"), par la médiocrité officialisée dans ce langage binaire à la limite du grognement primal (le fameux "like", à peine plus élaboré que les "glop" / "pas glop" du marsupilami) mais mon ulcère grandit en proportion de la bêtise du discours servi aux marques à qui l'on présente cette usine à gaz comme la machine publicitaire la plus visionnaire de tous les temps.
 
Jusqu'ici pour moi Facebook était une immense poubelle, maintenant j'ai l'impression que ces détritus vont se balader comme autant d'infections un peu partout où je mettrai les pieds.
 
Mais je serais heureux qu'un contributeur éclairé me donne tort en plateau TV - des amateurs ?
Posted: 23.3.2010 - 5 comment(s) [ Comment ] - 0 trackback(s) [ Trackback ]

En toute modestie je serais très heureux d'avoir vos ressentis sur ce débat de fond qui commence à s'affirmer avec une force grandissante autour de la Neutralité du Net.

Nous avions déjà poussé ce débat sur la "Net Neutrality" avec Sandrine Bélier, vous pouvez voir la plateau en cliquant ICI.

Ce mercredi le président du Nouveau Centre et ministre de la Défense Hervé Morin sera sur notre plateau pour en parler.

J'ai besoin de vous de sorte que je puisse citer à l'attention du Ministre vos ressentis sur ce que vous estimez être les risques encourus pour vos libertés numériques (s'il y a lieu);

Le sujet a été tardivement livré ici (à l'instant !) :

Tournage planifié le 24.3.2010 à 16h30 : Il est grand temps de parler Neutralité du Net avec un ministre, non ?

Tout semble indiquer que cette problématique de la Neutralité du net est encore réservée à une population de geeks de l'écosystème, mais qu'il est de notre devoir de faire un immense effort de pédagogie en la matière, car ce que le Web pourrait un jour devenir peut parfaitement influer sur notre vie démocratique. 

Or, cela semble se jouer à moyen et peut-être même court terme.

Posted: 16.3.2010 - 15 comment(s) [ Comment ] - 0 trackback(s) [ Trackback ]
Category: Disruptions et évolutions

C'est avec émotion que je suis revenu sur cette page après une journée un peu folle qui m'a clairement privé du plaisir de répondre à chacun de vos billets en temps réel.

Je vis cet échange - car là aucun doute, le terme n'est pas poussif, c'est un véritable échange - comme une sorte de catharsis professionnelle collective absolument salutaire.

Je ne veux néanmoins pas m'apitoyer sur notre sort et je vais le prouver.

Ma conception du nouveau média dit "bidirectionnel" sur lequel nous sommes positionnés c'est qu'il doit aussi permettre occasionnellement, car cela doit certes rester rare, de laisser exulter nos humaines faiblesses : je ne veux évidemment plus, j’en suis presque malade, de ces contenus cellophanés habilement recouverts d'un discours consensuel et froid sous prétexte que c'est du B2B : les limites doivent bouger. La désespérance est telle dans le monde des entreprises d'aujourd'hui que je ne trouve pas de meilleur moyen pour poser ma brique dans cette mare de bile angoissée que celui d'inciter tout le monde à laisser sortir ce qu'il a sur la patate comme je l’ai fait. Je savoure d'ailleurs d'un plaisir hautement coupable ma propre liberté de ton : égoïste, je ne serais qu'un conard de plus qui vous ferait subir ses états d'âmes ; égotiste (cruciale nuance orthographique), j'érige modestement mon exemple poisseux au rang de laboratoire utile à quelques-uns et roboratif pour notre équipe.

Aussi n'ai-je jamais eu d'autre intention que de marquer d'une pierre blanche l'instant de mon petit coming out avec l'espoir que ce jalon symbolique puisse se révéler productif d'idées pour et avec d'autres.

J'ai eu le sentiment de prendre un risque démesuré je le confesse : celui d'être haïssable dans mon propos. Un je-ne-sais-quoi d'alchimie lumineuse m'a épargné pour cette fois : et cela je vous le dois totalement... Je vous le dois totalement !

Vos réactions indiquent que ce fut donc un cri probablement profitable, peut-être même relativement sain - et ce, au-delà de mes espérances. En tout cas, une improbable propédeutique au débat le plus urgent à mener pour les professionnels que nous sommes : à savoir « euh, de quoi allons vivre ? » « Selon quel modèle économique ? » - Qu'à cela ne tienne : en ce qui me concerne l'exhibition assumée de la réflexion à blog ouvert est définitivement décomplexée.

Et fera l'objet de plusieurs émissions en vos compagnies.

Je ne peux donc qu'en assumer les bonnes conséquences désormais. Puisque ce sont vos feedbacks qui en constituent objectivement la substance énergétique.

 

J'ai donc tenté une méthode de monétisation facultative et polie ? Puisque j'ai échoué, j'en explore maintenant une autre, plus rigoriste mais non moins pédagogue. Vous allez vite comprendre pourquoi dans les ébauches de propositions qui vont suivre, elle ne peut fonctionner sans votre assentiment.

Je reviens ainsi vers vous avec une offre structurante : le modèle de fonctionnement que je rumine après tout depuis quelques temps dans un coin immergé de mon subconscient marécageux.

En voici un aperçu (le reste avant la fin de ma semaine dans un nouveau billet) :

 

- les visiteurs de ce site ne doivent jamais rien avoir à payer (c'était déjà clair mais je le reprécise, j'ai l'impression que toute la discussion du précédent épisode et mon propre billet ont laissé planer un léger doute sur ce qui aurait pu être une infâme tentation de notre part : mais cela n'a jamais été le cas) ;

- les blogueurs et les "contributeurs" éditoriaux de ce site doivent pouvoir apporter leur expertise et être invités sans rien avoir à payer cela va aussi de soi ;

- néanmoins, il n’est plus aucun plateau qui ne saurait exister sans un financement extérieur en provenance de sociétés, citées ou non sur nos pages, ayant quant à elles les moyens de se construire un plan de comm' pertinent. La qualité des visites dont vous êtes la preuve vivante sur cette même page est incontestable : un contenu marketant subrepticement mixé avec les plateaux habituels n'est pas non plus une option. On pourra toujours néanmoins « brander » un contenu à part : j'appelle cela de « l'infomercial » (on peut comparer ça aux "ateliers" dans les salons et autres événements B2B où la promotion quand elle est bien conçue est aussi une information utile pour le visiteur en goguette) ;

- dernier aperçu, et c'est là que je compte assumer et porter la dimension plus innovante de mon modèle : les "chaînes" thématiques présentes sur cette web-tv sont déjà quelques-unes à présenter du contenu récurrent. Désormais, je souhaite que nous reversions 25% du chiffre d'affaire réalisé sur le sponsoring annuel de chaque chaîne en faveur de la personne (ou de l'équipe) qui co-animera & co-organisera les plateaux et autres tournages qui en découlent. Je ne le proposerai jamais sur des plateaux ponctuels, où cela reposera toujours sur des rencontres bienveillantes et improvisées entre experts intéressants.

Par contre, et j'y tiens, si par exemple un blogueur souhaite développer sur une base régulière (mettons au moins une fois par mois sur au moins un semestre, mais ça peut tout aussi bien être une fois par semaine pendant 2 ans)  un concept de plateaux (en cohérence avec la ligne éditoriale cela va de soi), qui soit "sponsorisable" par une marque, eh bien, que la marque en question soit un contrat apporté par lui ou par nous, quoiqu'il arrive nous reverserons très concrètement 25% du CA réalisé à la seule condition expresse, je le réécris, que cette personne porte, co-anime et co-organise les tournages et ce, sur l'année. Point de salut sans récurrence.

De facto, quelques contributeurs très réguliers, qui nous offrent déjà quelques heures de leur temps chaque mois, et qui se reconnaissent peut-être déjà ici, pourront continuer à s'impliquer de façon tout aussi régulière, à ceci près que le cadre sera un tout petit peu plus structurant. Cela ne nuira pas plus qu’avant à leurs activités principales, et cela n’en restera pas moins un bon investissement « réputationnel ».

Et voilà c'est dit et ce sera assumé : je ne développerai pas de modèle économique sans le penser sur le mode d'un revenue sharing poussé.

Je ne peux pas me départir d'une manière de penser que je revendique avec force : ne pas l'appliquer moi-même dans les grandes lignes serait la pire des impostures.

Et je ne souhaite pas non plus le faire de façon hypocrite en prétextant que c'est le symbole qui compte et en ne reversant qu'une commission dérisoire. 25% sur le CA me semble cohérent avec les moyens et l'énergie apportés de part et d'autre, et très motivants pour ceux qui produisent déjà du contenu. Je ne veux d'ailleurs pas non plus de pigistes (bien que je n’aie rien contre eux) : je recherche des quasi entrepreneurs qui percevront soit dit en passant la dimension ludique du dispositif.

 

A ce stade, vous avez le droit de me dire si c'est une bonne piste ou une énorme connerie.

Pour ma part ça fait longtemps que j'y pense et pour X raisons sophistiquées on m'a déjà répondu que je risquais de créer une usine à gaz.

Un grand homme a dit de la démocratie, immense usine à gaz s'il en est : "C'est le pire des systèmes, mais je n'en connais pas de meilleur".

Je crois que ce positionnement 2.0-là est en effet de facto le moins pire, mais aussi le plus excitant. Pour ceux qui me reprocheront une posture démago détrompez-vous : je ne recherche qu'une seule chose : assumer intellectuellement le concept participatif jusqu’au bout de ses conséquences logiques. Au demeurant un machin qui peut fonctionner dans tous les sens.

 

Quand voulez, on se fait une bouffe et on en parle passionnément pour faire de la maïeutique de modèle économique.

Posted: 14.3.2010 - 92 comment(s) [ Comment ] - 0 trackback(s) [ Trackback ]

Disons-le d'emblée : bien sûr que produire une web-tv par passion est quelque chose de gratifiant.

Je n'ai pas beaucoup de temps aujourd'hui pour me lancer dans une réflexion élaborée sur ce billet : mais quand bien même vais-je l'écrire d'une traite avant de sortir taper la balle pour évacuer une semaine de surcharge de travail, sachez que ces lignes sont en constante rumination dans ma tête depuis des mois. Ce qui explique leur écriture spontanée.

J'ai eu envie d'écrire ces lignes pour deux raisons :

  1. parce que je me prépare à accoucher d'un changement majeur dans le fonctionnement de cette web-tv collaborative (dont je n'exclue pas la fermeture définitive si l'annonce est mal perçue -pour des raisons d'écologie personnelle que les lignes suivantes vont permettre de comprendre) ;
  2. parce qu'un bloggeur très sympa du nom de Boris Perchat - le genre de personne honnête intellectuellement qui vous rappelle pourquoi vous faites ce métier simplement par sa gentillesse et ses encouragements - m'a envoyé un mail qui a provoqué la petite étincelle et l'envie d'écrire du jour en me disant  :

"ton service a de l'avenir et fait du bien à l'écosysteme"

et je dois dire que les bloggeurs qui partagent notre passion pour l'avenir du web dans nos vies nous donnent de vraies raisons de continuer de par la qualité des échanges que nous entretenons avec eux. Cette web-tv est un hommage très clair à leur dévotion et nous sommes toujours motivés par les mettre en valeur sur nos plateaux, leur permettre de sortir un peu de l'ombre et partager leurs vues éclairées. Il n'est pas question d'eux dans ce billet mais des sociétés qui viennent présenter indirectement leurs offres sur les plateaux.

Car la phrase de Boris m'a fait penser que l'écosystème ne nous faisait quant à lui aucun bien et qu'il s'agit là du fruit d'une idiosyncrasie culturelle franco-française qui me décourage parfois.

Tout d'abord pourquoi suis-je en mesure de faire un constat accablant sur nos mentalités : parce que j'ai une expérience business de gestion d'opération similaire sur 14 pays et que cela m'autorise à faire des comparaisons objectives. Après avoir revendu ma première société à Monster WorldWide en 1999 (un job board) j'ai eu la responsabilité très excitante de développer / coordonner le lancement de plusieurs produits web à échelle européenne, j'étais basé à Londres et j'ai cessé pendant 4 ans de tout voir par le prisme parisien : j'étais posté sur un fantastique promontoire pour observer ce qui pouvait bien se passer d'un pays à l'autre quand on lançait une opération. Donc mon amertume ne date pas d'aujourd'hui car j'ai pu déjà ouvrir les yeux sur nos mentalités dans le business.

Je ne peux néanmoins pas m'attarder là-dessus, ce serait trop long mais j'y reviendrai avec plaisir si on me questionne : je suis intarissable sur ce sujet qui m'a beaucoup fasciné. Voici plutôt ce sur quoi je voulais m'exprimer dans ce billet.

"L'écosystème", disais-je, nous rend très mal le bien que nous lui faisons. Là aussi, je pense qu'il s'agit d'une réalité objectivement défendable (je parle du fait que nous lui fassions du bien, je sais, ça a l'air prétentieux mais dans l'immédiat je me fous de la fausse modestie de rigueur dans le blogo-politiquement correct) - puisqu'il suffit de lire mon billet sur les statistiques du site et en ce qui me concerne de constater les relations professionnelles qui se nouent sur son réseau embarqué ou les players vidéos exportés qui créent du contenu à coût zéro pour les invités sur leurs sites. Là aussi, je vais un peu vite mais je pourrais développer à la demande.

 

Je suis donc dans une phase de relatif dégoût, je le dis comme à mon habitude en toute transparence et sans stratégie réfléchie.
Je ne sais donc si je suis très motivé pour continuer car l’écosystème nous rend en effet très mal les efforts que nous faisons. Explications.

Les sociétés qui ont des revenus convenables viennent se comporter ici comme d’authentiques crevards - ici comme ailleurs cela va sans dire.
Beaucoup de professionnels viennent ici consommer / prendre de la visibilité et se cassent sans dire merci – aucun renvoi d’ascenseur derrière. Le bisounours 2.0 est omniprésent.

Un simple calcul : nous avons reçu 600 sociétés au total en un an.

Jusqu’ici nous n’avons imposé aucun achat, aucune condition.
Mais nous avons juste proposé aux participants d’acheter pour nous remercier leur dvd à 100 ou 200 euros - en pointant bien le caractère symbolique de la chose : une manière de cotiser librement pour encourager la suite. (là je ne comptabilise pas les simples blogueurs : je parle bien de sociétés pour qui 100 ou 200 euros c’est une note de frais acceptable, à la limite du dérisoire).

Devinez combien ont acheté une source vidéo, histoire de dire "merci" : trois en six mois.

Je parlais de mon expérience de gestionnaire de projets européens: je puis vous assurer qu'ils m'ont donné la mauvaise habitude de croire dans les renvois d'ascenseur informels, entre professionnels qui savent se dire merci cordialement par de petites preuves de solidarités.
Des opérations similaires à Londres, Dublin, Francfort, Barcelone etc. se révélaient toujours gratifiantes et encourageantes.

Trop de français sont encore vraiment d’authentiques petites enflures en business : toujours dans la suspicion et le mépris pour ceux qui gagnent leur croûte. Toujours à rechercher la petite bête, toujours prêts à se déclarer choqués dès qu'il faut participer même symboliquement aux frais d'une opération. Rassurez-vous j'ai prévu de retourner vivre à Londres, ce pays me donne envie de vomir et mes actions seront cohérentes avec ce que j'écris ici de façon lapidaire je le concède - mais encore une fois, je me donnerai le temps d'argumenter et développer ma vision car je veux que ça serve à quelque chose. Il n'est d'ailleurs guère surprenant que de plus en plus de français se cassent vivre aux US ou ailleurs où les entrepreneurs sont mieux soutenus, ne serait-ce que par la psychologie collective environnante.

Une majeure partie des conférenciers français sont tellement arrogants et persuadés d’être de fantastiques orateurs que, quand tu les invites sur un plateau ou dans une conf, ils estiment, c’est culturel et systématique, que c’est eux qui te rendent un service ou te font une immense faveur. J'ai même eu un mega conard une fois qui a suggéré qu'il aurait dû nous envoyer une facture pour le temps qu'il nous a offert (qui plus est sa société, totalement à la ramasse, donnait un caractère d'autant plus surréaliste à son attitude) : sa vidéo a été immédiatement supprimée. Des professeurs en  provenance d'une grand Ecole dont les cours et certaines recherches portaient - ironie suprême - sur l'éthique et le business ont été parmi les pires impostures que j'ai pu observer.

Complexité des invitations : il suffit de voir comme une personne sur trois se fait désirer quand on l’invite sur le plateau : c’est une tannée en termes de relances etc.

Nous en avons même qui annulent à la dernière minute au mépris du setup coûteux qui est mis en place avec d'autres invités.

Jamais je n'ai vu une chose pareille avec les anglo-saxons. Dès que vous leur mettez à disposition un media structurant, et qui plus est gratuit, leur attitude est très proactive et stimulante. ils travaillent à vous laisser une bonne impression parce qu'ils savent que le monde est petit et qu'en affaires, il n'y pas d'amour, mais que des preuves d'amour (aussi). L'échange de bons procédés fera donc hurler les habituels curés du pseudo purisme 2.0, mais oui, ne nous voilons pas la face, même à l'échelle de Dame Nature, la notion d'écosystème ne tient la route que parce que les échanges de bons procédés existent et cimentent l'ensemble.

Je pourrais passer des heures à argumenter, et certains vont me dire que c'est moi l'abruti d'écrire ceci sans ambages ; il y en aura même pour tenter de me dépeindre comme un frustré etc. parce que je me mets à déblatérer sur ce marché. Ma société est à l'équilibre, tout va bien. Je n'écris ceci que parce que je suis désabusé par l'attitude d'un grand nombre de professionnels que je trouve inconséquents, prétentieux, et hypocrites. et que personne n'a les couilles de le dire tout haut, puisqu'en effet l'argument est en permanence retourné contre ceux qui le profèrent : "tu parles ainsi parce que c'est toi qui échoue etc." Eh bien non, je n'échoue pas, et j'ai déjà roulé ma bosse à l'étranger, alors je peux dire les choses en face. J'ai deux armes terribles : 1) je me m'en fous, je n'ai rien à me prouver, et 2) j'ai comparé avec d'autres pays dans des circonstances très similaires.

Je me moque donc des qualités personnelles de ceux que je montre aujourd'hui du doigt : je ne me permets pas de juger sans connaître. Je parle du manque de feedback professionnel.
Je parle de cette ambiance insupportable d'arrogance.
Je parle de ceux qui nous font une vie impossible après un tournage pour obtenir toutes sortes de petites faveurs (livrer plus vite, changer le texte associé, donner une copie de la source vidéo, faire une coupe dans la vidéo pour les mettre en valeur à tel ou tel moment, etc.) : alors que nous dynamisons un réseau en leur offrant du 100% gratuit.
Je parle de ceux qui nous traitent comme si nous étions leurs fournisseurs ou, pire, un service public que l'on peut insulter parce qu'on estime que c'est payé avec leurs impôts : sauf que là, nous ne percevons aucune subvention.

L'écosphère 2.0 française est un microcosme de professionnels qui confondent "2.0" avec "pique-assiette", qui vivent dans le mythe ou le fantasme permanent qui consiste à croire que l'on est tellement intelligent qu'on fait une faveur à quiconque nous invite - et que, chouette alors, le 2.0 c'est trop cool on peut devenir une starlette et se faire une visibilité en ne déboursant jamais rien. A vrai dire sincèrement, ce billet que j'écris sans fioriture et probablement très mal parce que je suis pressé et en colère est l'occasion d'exprimer mon sincère écoeurement : d'être toujours soumis à des questionnements et à des attitudes profondément immatures.

Les français - et je ne sais pas dans quelle proportion exacte et je m'en fous, c'est juste un feeling très dominant - sont très immatures en business et ne savent pas se renvoyer l'ascenseur.

Un type d'une cinquantaine d'année, cofondateur d'une société de premier plan qui oeuvre sur "l'Entreprise 2.0" (sic!) m'a dit récemment en lisant notre accord de diffusion - pour le droit à l'image : " les conditions sont inacceptables ! " (pour info, on ne peut rien diffuser sans accord signé, et je déteste l'idée de devoir bosser pour rien si je m'aperçois quelques semaines plus tard qu'un affreux Jojo veut qu'on retire sa vidéo du site sur un caprice, ce qui nous est déjà arrivé). Le type, furieux, en lisant cet accord standard que tout le monde signe quand il passe sur une émission de télé, nous dit : "les vidéos de TED sont d'une toute autre qualité, nettement meilleures que les vôtres, je ne sais pas pour qui vous vous prenez !  Vous devriez payer ma participation pour que je signe une telle autorisation !" (je signale que le type avait le cul sur sa chaise d'intervenant à quelque secondes du lancement du tournage, et qu'en gros, il voulait bien prendre la parole, être visible et faire le malin avec sa marque aussi, mais ne pas signer officiellement le droit de le diffuser...).

Pour qui se prend-on ?

Eh bien, les conférences TED remplissent des salles dont les sièges sont facturés à un prix moyen de 10.000 US Dollars.

Quant aux tables rondes en studio chez nous : elles gratuites pour tous.

Ce genre de feedback stupide et désespérant n'est évidemment pas la règle, mais son côté caricatural est symptomatique car je reçois d'autres commentaires, plus subtils et sur la masse, infiniment plus pervers et plus déprimants.

 

Les organisateurs de conférences IRL  (In Real Life) vous demandent de vous créer des badges sur leurs sites web avant de pouvoir venir assister à des conférences parfois même très chères ; ici, pour des contenus similaires et souvent supérieurs en qualité (j'assume mon manque de modestie),  nous ne demandons qu'à établir un dialogue d'égal à égal avec des gens clairement connectés et identifiés sur le site : là aussi je récupère des insultes chaque semaine.

Pourtant, les mêmes trolls sont bien obligés de se connecter, sur LinkedIn, Facebook et consoeurs avant de voir ou d'accéder à quelque contenu que ce soit, texte ou vidéo.  Mais non, chez nous, ils préfèrent s'acharner et critiquer. Voire insulter. "putain d'enculé de formulaire de merde" ai-je trouvé écrit par un utilisateur qui s'est créé un compte que nous avons bien sûr effacé. Le "putain d'enculé de conard de merde" en question évidemment consommé une douzaine de vidéo sur le site. Je vous rassure, ce genre de comportement est rare : mais voici mon point : quand j'organise une fête je suis en droit de savoir qui vient chez moi. Surtout quand j'offre la conso.

Et de façon générale et dans des contextes certes moins passionnels que l'exemple extrême ci-dessus, le critiquacouillard français a la dent dure.Il adore s'acharner sur ce qu'il ne paye pas, surtout si c'est une initiative fragile, naissante, et somme toute pleine de bonne volonté disons-le. Parce qu'il se demande "mais où est l'entube ?". Ce qui l'effraye, le fascine et l'insupporte, c'est que, contrairement à Mère Térésa, nous puissions quant à nous  avoir des objectifs secondaires et avoir quelque chose à gagner là-dedans.

 

Je reste persuadé après cette année entière d'observation attentive que la sphère 2.0 franco-française est vérolée par une masse assez exceptionnelle de râleurs qui nous pourrissent la vie et pourrissent le concept même de 2.0.

Je reste non moins persuadé qu'il y a là un vrai problème d'e-maturité si je puis dire, mais qu'il faudra trop de temps aux sociétés participantes pour réaliser que leurs propres comportements de crevards - pique-assiettes sont professionnellement irresponsables. Entre-temps, les gens comme moi vont de plus en plus se raidir et changer leurs conditions de travail.

A commencer par ne plus offrir de prises de parole à des éditeurs et ce n'est qu'un exemple.

Sans rien perdre de ma transparence intempestive habituelle (je sais, je suis un très mauvais communiquant mais la e-reputation c'est souvent un tissu sur-dramatisé d'arguments bon marché et vous m'aurez vite oublié), je vous confie donc sans stratégie ni misérabilisme, mais avec toute la sincérité dont je suis capable, mon exaspération. Pour ceux que ça intéresse et sans autre prétention.

Si tant est que le concept de web-tv collaborative vaille le coup et qu'il puisse continuer, il faudra désormais montrer patte blanche et un système de péage sera instauré. Je me fous totalement que l'impopularité de la chose puisse mettre un terme à l'aventure, je ne me cache pas : grand bien m'en fasse, je pourrais passer à des opérations plus rémunératrices et "l'écosystème 2.0" devra se contenter de la pensée dominante financée à 100% par des grandes sociétés qui vont pouvoir enfin revenir sur le devant de la scène et squatter le concept.

Mais si donc nous avions une chance de continuer, il faut juste savoir que le système bisounours, c'est terminé.

Les plateaux ne se poursuivront que s'ils sont financés de façon équilibrée par les éditeurs qui en profitent pour faire connaître leur offre. Je me porte garant du maintien de notre indépendance éditoriale - oui je sais beaucoup vont enfoncer la porte ouverte habituelle : "mais oh, comme c'est laid, il va y avoir des financeurs et il faudra leur faire plaisir", "ce clientélisme va vous obliger à changer de ligne éditoriale" etc.
Eh bien non. Nous ne sommes pas stupides ni manipulables.
Je pense coupler, comme le font les organisateurs de salons, les prises de parole gratuites dans les plateaux, avec le même ton décontracté et la même honnêteté intellectuelle critique que d'habitude, avec des pages payantes achetées par les entreprises participantes dans un annuaire qui leur sera dédié, et accessible depuis d'autres pages pour ne pas créer de confusion, comme dans n'importe quel support-média, ou n'importe quel salon B2B aussi, entre le contenu pub et le contenu éditorial légitime. Je n'inviterai plus d'éditeurs qui se prennent pour des divas sans qu'ils ne se soient affranchis d'un geste an faveur de cette web-tv. Ceux qui seront choqués par la chose n'ont qu'à continuer ce qu'ils faisaient jusqu'ici.

Et moi je file merci de votre attention.

 

Posted: 8.3.2010 - 7 comment(s) [ Comment ] - 0 trackback(s) [ Trackback ]
Category: Disruptions et évolutions

 [NB : merci à Vincent Berthelot qui m'a aidé à finaliser cet article par ses suggestions et les modifications éclairées qu'il y a lui-même intégrées]

 

Vous aviez jusqu'ici le Social Media d'une part, avec son tissu complexe de technologies et d'influences croisées, et d'autre part le Rich media qui depuis un peu plus de 10 ans fait référence aux sites web enrichis avec de la vidéo, scénarisés de façon plus ou moins complexe en fonction de leur degré de synchronisation.

En mariant les deux approches vous obtenez le "Social Rich Media".

De même que les interfaces sont devenues des "interfaces riches", que les plateformes e-commerce ont évolué vers une composante "rich commerce", de même le Social Media s'est enrichi pour donner le "Social Rich Media" (c'est du moins notre proposition).

Quelle pertinence y a-t-il à pointer cette nuance conceptuelle ?
Tout d'abord, elle nous projette dans une nouvelle dimension : la scénarisation collective.

Cette démarche n'affecte en rien ce qui fait la force du média social, à savoir l'alchimie communautaire qui permet à chacun de poser sa brique participative. Elle encourage en le structurant un peu plus ce que nous appellerons l'engouement collectif spontané. Elle repose enfin sur la production d'intelligence (collective) qui surgit de la friction et des frottement des points de vue - qui permet d'ailleurs de parler d'apprentissages informels croisés.

L'enrichissement du "média social" permet d'accentuer ce qui constitue la force des communautés, Facebook l’a parfaitement compris avec un usage intensif de l’image et de la vidéo, Twitter si ascétique n’y échappe pas non plus et permet de durer au-delà de l'engouement initial des premiers enthousiastes.

Plusieurs expériences récentes sur lesquelles nous reviendrons dans d'autres billets suivant celui-ci (et en fonction de votre intérêt pour le sujet), démontrent que le partage d'un objectif commun matérialisé spécifiquement dans la cocréation d'une vidéo (qui exige un minimum de scénarisation - ou du moins une trame), est un levier, ou prétexte, à susciter de la légitimité tout autant communautaire, par l’implication des membres sur un livrable objectif (un plateau webtv, une vidéo) qu'éditoriale - en s’appuyant sur l’intelligence collective pour améliorer la qualité de la production.

Le Social Rich Media se révèle donc un dispositif intellectuellement stimulant : c'est une opportunité pour concrétiser collectivement le traitement d’un sujet, ou un message mieux formalisé que ce que l'habituelle spontanéité inhérente aux réseaux sociaux laisse présager, dans une vidéo préparée par plusieurs intervenants. Parmi eux, les plus légitimes sont garants des bonnes fins, une intermédiation qualitative, voire un leadership s'imposent d'eux-mêmes parce qu'ils sont justifiés par l'atteinte d'un résultat audiovisuel dont la communauté souhaite sanctionner la réussite. Wikipedia est un media collaboratif par excellence, mais il a pour finalité la production d'un contenu encyclopédique patrimonial qui justifie par essence l'intervention d'un filtre qualitatif assuré par une police de conformité (les power users). Dans le Social Rich Media, le mécanisme vue de très haut est le même mais l'objectif est de créer et diffuser à l'arrivée un contenu rich media - et dont l'impact réputationnel, et par conséquent engageant, est beaucoup tangible.

On ne peut néanmoins pas dire par exemple que YouTube soit un support "collaboratif" : c'est un support communautaire dédié à une diffusion de contenus créés par des utilisateurs individuels. Par contre une web-tv dite "collaborative" mobilise sa communauté pour la cocréation du contenu vidéo en question : celui-ci est discuté en amont, et sa diffusion en aval nourrit la réflexion sur les sujets des épisodes suivants - et, plus important encore, l'ensemble est rendu possible par l'usage d'un véritable ERP (organisation des ressources participatives), autrement dit un backoffice pour incarner le workflow communautaire.

Cette interaction devient concomitante du concept de Real Time Web, où l'on influence en temps réel le scénario d'échange par les échanges avec les internautes qui peuvent demander aux intervenants de préciser un point particulier, de répondre à une objection ou toute autre réaction de feedback d’ajustement - ce qui va le plus souvent jusqu'à infléchir la ligne éditoriale de l'ensemble.

Enrichir le média social de cette logique peut être un excellent levier pour motiver la formalisation et la structuration d'un objectif éditorial commun.

Ce concept étant au stade de la réflexion expérimentale, dites-nous si vous souhaitez que nous allions plus avant dans sa formalisation, avec votre aide et vos propres retours d'expérience si le cœur vous en dit ?

 

 

Posted: 6.3.2010 - 7 comment(s) [ Comment ] - 0 trackback(s) [ Trackback ]
Category: Disruptions et évolutions

Dans le droit fil d' une réflexion que je propose sur le concept - méticuleusement éprouvé dans le contexte du fantastique laboratoire expérimental que représente à cet égard techtoc.tv, ici même et avec vous -  de "Social Rich Learning".

(le Social Rich Learning, c'est un dispositif d'apprentissage collaboratif, reposant sur le mariage méthodique d'un service de réseau social modéré par des gestionnaires de conversations, avec une plateforme rich media pour stimuler la cocréation collective. Cette approche originale de la formation est fondée sur le partage d'un objectif éditorial commun concentré dans la production de supports vidéo, dans les échanges critiques qu'elles impliquent, pendant leur préparation en amont, et dans les réactions de la communauté en aval).

 
Voici un retour d'expérience dont l'ironie extrême ne devrait pas vous échapper.
Et qui pointe encore les profondes faiblesses d'une écosphère en quête de repères intellectuels et dans laquelle, si l'on y prend garde, Monsieur Bisounours 2.0 va tout tenter - épreuve de force réputationnelle, dialectique éristique, mauvaise foi, flatterie - pour tenter de s'accaparer, que dis-je, confisquer (et c'est là ce qui m'alarme) la pensée et les concepts du web social pour créer une "orthodoxie 2.0" : là où, concrètement, on est encore dans les sables mouvants d'une pensée émergente, là où, plus qu'ailleurs peut-être, il faut laisser tout le monde faire acte de dissidence décontractée face aux Ayatollahs auto-proclamés du 2.0 - dont vous allez comprendre dans ce qui suit pourquoi ils me tapent sur les nerfs à juste titre. D'où la petite histoire.
 
Je propose donc tout récemment et en tout innocence d'utiliser des vocables dont j'ai, personne ne pourra m'en nier la légitimité, un usage systématique depuis des années (je fais du rich media depuis 1999, j'ai produit des dizaines de contenus à vocation e-learning et j'ai bossé pendant trois ans à l'élaboration de cette plateforme sociale combinant collaboratif et vidéo) : bref, j'arrive de façon logique au terme de Social Rich Learning.
 
La vraie source d'inspiration se situe d'ailleurs ici, dans les commentaires de bas de page figurant dans ce qui n'était à l'origine qu'une annonce pour faire retranscrire les plateaux TV : 
on y voir naître une chouette conversation sur la pertinence de cette combinaison vidéo + texte + liens sociaux.
 
J'étais persuadé qu'un débat passionnant, et mutuellement enrichissant allait jaillir et nous faire échanger avec les personnes qui "portent" en France le concept de "Social Learning".
 
Et voici le constat amusant : ils nous boudent.
 
Vincent en a même perdus comme followers dans son compte twitter, moi ils refusent de réagir à ce que j'ai écrit. Une pathétique, affligeante tentative d'ostracisme 2.0 : on aura décidément tout vu dans l'esprit du web, parfois aussi chevaleresque qu'une asperge en quête de béchamel (vous le savez, je le dis souvent, je suis sans pitié avec les gens qui n'ont pas les cojones supposées accompagner l'éthique qu'ils défendent). Tentative d'autant plus affligeante que des marques de premier plan (je vais revenir très vite là-dessus) et des observateurs crédibles soutiennent activement, et pas que par des hochements de tête mondains, je dis bien "activement", le concept auquel ils confèrent une légitimité pragmatique. En somme, les autres s'isolent en croyant nous isoler : un vieux classique de l'insuffisance cérébrale.
 
Pourquoi est-ce particulièrement et prodigieusement amusant dans le cas présent ?
 
Mais de par la définition même du Social Learning, pardi !
 
Quel paradoxe plus vil que celui de pseudos intellectuels qui se qualifient comme tels après avoir été recalés sur d'autres thèmes, qui n'appliquent pas les préceptes édictés par la théorie qu'ils défendent si doctement.
Eh oui, ne leur en déplaise, exactement comme dans le "Social Learning" l'apprentissage surgit de la friction, des pensées dissidentes, des détails qui font la différence.
Qu'ils défendent un concept est tout à leur honneur. Nous, nous défendons un dispositif. Nous aurions pu marier les deux. Eux, ils inventent une surcouche de concept 2.0 : la social-bouderie-ware.
 
Le Social Learning permet de donner une autre dimension à tout ce que l'on savait déjà des apports de l'Entreprise 2.0.
Le Social Rich Learning met l'accent sur la combinaison vidéo + éditorialisation textuelle + media social collaboratif. (pour les non-avertis, il faut entendre "Rich"  comme l'on dit "interfaces riches", "rich commerce" ou encore bien sûr : "rich media", par référence aux pages d'un site web qui sont enrichies de vidéo).
 
Je suis d'ailleurs tombé par hasard sur cette expression en la recherchant sur Internet, persuadé que le concept devait déjà exister. Elle brillait par son absence.
J'ai utilisé les termes pour en faire une marque de fabrique. Bientôt, les 3 grandes sociétés qui utilisent depuis plusieurs mois déjà ce dispositif vont en faire un témoignage en plateau TV pour en acter les retours gratifiants et l'efficacité : j'ai donc prouvé que ça "marchait". Je me la pète grave, je sais : mais du moins ne peut-on pas me reprocher un pet foireux d'intello imbus dans la tempête. J'ai bossé dans le concret pour ça et je n'ai pas joué aux rats des salons virtuels mondains pour essayer de faire croire à tout le monde que j'avais inventé l'eau chaude.
 
Alors là je me durcis et voici comment je livrerais ma pensée : maintenant cette posture d'experts-2.0-à-la-mord-moi-le-mulot commencent sérieusement à me gonfler.
Ils confondent tout : buzz word et dispositif concret, débat et confiscation de concepts. Parce qu'ils ont pensé comme des gamins dans un bac à sable qu'il suffisait de dire "Preum's"  pour squatter un concept maintenant ils exposent leur lancinante jalousie. De façon générale ce réflexe issu d'un autre monde et d'une autre époque doit être cassé dans l'oeuf. Que je m'y emploie un peu.
 
Vincent et moi-même n'étions pas d'accord sur le terme à choisir : heureusement que n'avons pas fait sécession de tout échange sous prétexte que les vues étaient divergentes. Bon sang. Vous n'avez donc pas compris que nos petits positionnements conceptuels tenaient dans un mouchoir de poche ? Vous n'avez pas compris que l'idée grandit dans le partage, qu'elle se développe comme une gerbe d'étincelles dans plusieurs directions si on accepte le débat ?
 
Aujourd'hui j'en suis au constat de ce paradoxe navrant : que les personnes qui m'ont fait, il fut un temps, penser et croire qu'elles avaient une carrure inspirationnelle sont finalement les plus médiocres plumitifs de l'écosphère bien-pensante où règne le bisounours vaseux, crevard, en quête de reconnaissance et du premier client tant attendu : obsédé par la propriété d'un concept dont il est le dernier des derniers à appliquer les implications logiques : eh oui, le "Social Learning" c'est aussi cela, un Fred Bascu et un Vince Berthelot qui dans la discussion décident d'un affirmer une nuance : juste une nuance bordel ! 
 
Et que font-ils ? Ils snobent la conversation, drapés d'une aura de suffisance mondaine, à court d'arguments.
 
Pourtant, ils nous ont bien mangé sur le dos, ils se sont fait voir chez nous, grâce à nous. Bien contents qu'on les invite en plateau pour se pavaner avec des concepts qui les positionnent comme intellos du Social-ware-de-mes-deux-points-zéro.
 
(l'ironie dans ce dossier est un puits sans fond puisque c'est en définitive grâce au concept que nous éprouvions en direct live avec eux qu'une visibilité qualitative a pu leur être offerte - laissez-moi me répandre en "lol" juvéniles)
 
Donc, pendant ce temps-là, nous trouvions des applications concrètes, et nous construisions une "communauté apprenante" - ce qui semble les faire enrager, murés dans un silence désapprobateur dont je suis d'ailleurs là, tout à m'en faire l'écho, non pas pour leur rendre service, mais parce que de tous temps et dans toutes les disciplines intellectuelles ou pseudo-intellectuelles de la planète il s'est trouvé des "experts" et autres Ayatollahs pour lever les bras au ciel et nous confisquer nos sources d'émotion et de curiosité : putain, ne touchez pas à mon écosystème 2.0 !!
 
Jusqu'ici, il semblait résister à cette forme d'incoercible idiosyncrasie élitiste. En refusant le débat et en essayant de contrer l'éclosion d'une idée, ils sont avant tout les flics d'une conformité naissante et certainement pas dépositaires des bonnes valeurs du web social : celles qu'ils prétendent promouvoir mais dont ils ont besoin de glaner, présupposer, mimer la primeur dans un réflexe lucratif : pour tenter de nous signifier qu'ils l'ont confisqué.
 
Alors oui, tant pis si je pisse dans un violon et que le débat ne prend pas encore avec eux : mais qu'un porteur de ce concept ose encore plastronner devant moi tout en n'assumant pas les conséquences de ce qu'il prétend défendre (de façon Ô combien ironique dans le contexte du Social Learning dont c'est précisément la vocation, quelle poilade et quel sens de la contradiction propédeutique chers amis !), qu'il ose se qualifier de "praticien" quand il n'est tout au plus qu'à lui-même un cul-serré de ses propres théories, qu'il ose la ramener en me faisant croire qu'il a une quelconque légitimité alors qu'il refuse tout débat, eh bien je lui dirais tout simplement : 
 
"il faut être digne de porter les idées que vous défendez".

 

Posted: 27.2.2010 - 47 comment(s) [ Comment ] - 0 trackback(s) [ Trackback ]

A l'origine, la proposition était simple : bénéficier d'une partie de l'espace loué par Jérémy Dumont à l'occasion de la manifestation Paris 2.0 pour organiser un plateau TV autour de thèmes qui nous sont chers comme l'innovation sociale par les technologies. Avouons-le d'emblée : les sujets étaient séduisants et notre seul objectif est d'accompagner les professionnels de cette écosphère quand ils ont de bons débats à développer en perspective.

 
Nous devions pour cela nous charger - comme pour n'importe quelle émission de techtoc.tv - de l'installlation d'un plateau TV, de son animation, du community management qui va avec sur le site où les sujets sont annoncés. Qu'est-ce qu'implique le fait de déplacer le plateau techtoc.tv (caméras, plateau, lumières, régie...) afin de réaliser l'émission à l'extérieur : ceci est dans nos gènes, nous le faisons sur de nombreux événements B2B, après nous être préalablement assurés que dans le contenu à enregistrer il y a aura une dominante "éditoriale" et non exclusivement commerciale - question de pertinence du contenu. Qui plus est l'espace Kiron nous a semblé un lieu sympathique pour aller à la rencontre de la communauté techtoc.tv.
 
techtoc.tv s'engageait à filmer et à co-animer les conférences organisées par Paris 2.0, à les monter et les chapitrer, puis à les mettre en ligne sur sa plateforme de diffusion, prenant à sa charge tous les frais liés à cette opération qui, rappelons-le, dure 5 jours pleins.
 
Malgré la pertinence des sujets, l'élément perturbateur se situe dans un autre contexte particulièrement alarmant : celui de la campagne de communication orchestrée autour de Paris 2.0 par ses promoteurs. Et dont les retombées sont pour le moins paradoxales, le bruit négatif n'allant qu'en s'amplifiant sur la blogosphère et la twittosphère. L'actuelle exaspération de nombre d'intervenants qui dans l'écosystème continuent de pointer certaines pratiques répréhensibles va croissant. Nous avions quelque espoir, avec le temps du moins, qu'elles seraient corrigées par leur auteur. Ces pratiques néfastes pour l'image de Paris 2.0 n'ont pas cessé malgré de nombreuses mises en garde, au départ fort bienveillantes, puis évidemment, en fin de parcours, infiniment plus comminatoires étant donnée la persistance des méthodes employées.
 
techtoc.tv est une webTV participative, elle n'a pas de raison d'être sans la communauté qui l'entoure et qui fait non seulement sa ligne éditoriale, mais également ses programmes. Quand les membres de la communauté se retrouvent sur un plateau, invités à partager leurs expertises, ils l'ont fait consciemment, et en toute transparence : le processus est constamment affiché en temps réel sur la page des plateaux en préparation. 
 
La confiance n'est pas une simple valeur de marque, c'est un moteur sans lequel il nous serait impossible d'avancer, et le fait de jouer avec autant de légèreté avec les marques d'un certain nombre de partenaires, voire d'intervenants, est pour nous inacceptable.
 
Devant cela, nous avons décidé de nous retirer de l'évènement Paris 2.0 afin de ne pas être assimilés aux pratiques mises en place par son organisateur. Nous avons réussi en moins d'un an à installer une relation de confiance entre des professionnels clés du secteur et notre média, et nous tenons à préserver cette confiance, quel qu'en soit le prix.
 
Nous déplorons l'annulation de ces plateaux, et nous conserverons un contact aussi privilégié que possible avec celles et ceux qui se sont investis dans leur préparation. Nous espérons de la sorte ne pas fermer la porte aux personnes qui, au départ, n'avaient évidemment pas à pâtir des conséquences de ce bruit négatif, et avec qui il sera toujours possible de compenser la frustration aux travers d'autres tables rondes en plateau TV ou sur d'autres événements.
 
Posted: 21.2.2010 - 18 comment(s) [ Comment ] - 0 trackback(s) [ Trackback ]
Category: Disruptions et évolutions

    [UPDATE : lire aussi Le Social Rich Media : une nouvelle tendance ? ]

     

    J'ai récemment tapé dans Google ces trois mots : "social rich learning". Rien trouvé. Puis "Social rich media". Bon sang, toujours rien si ce n'est une seule et unique réponse utilisant exclusivement cette expression - mais dans un contexte ne convenant pas tout à fait à ce que à quoi je me serais attendu en toute logique (et dans un article daté du 31 janvier 2008 - puis plus rien ne comportant cette expression dont j'étais persuadé qu'elle véhiculerait de nombreuses opportunités). Si vous lisez ce billet avant fin février 2010, essayez, vous verrez.

    Non pas que j'aie été déçu de ne trouver qu'un article faisant référence à une solution d'éditeur (apparemment sympa au demeurant), mais j'ai été très surpris que personne n'ait intellectualisé la notion induite par l'expression.
    On parle pourtant bien d'interfaces riches, de rich commerce, de rich media; on parle bien d'un autre côté de Social learning et de Social media : comme je ne suis pas du côté de ceux qui font la course aux inventions jargonneuses et autres néologismes 2.0, je ne cherchais pas à réclamer la paternité d'un concept et ma recherche était dans un esprit de pure veille. Mais là, le vide observé m'anime d'intentions compulsivement propédeutiques.
    Pourquoi ? - parce que j'ai réalisé que l'expression a un véritable intérêt dans la mesure où, paradoxalement, elle s'est imposée à moi non pas comme le fruit d'un cheminement intellectuel, mais dans une situation de recherche du fait d'une évidente lacune. Par sérendipité purement cérébrale si j'ose dire.

    Cette fois je n'attendrais pas qu'on m'impose une vision au carré ou cubique du web (je l'avoue tout net : je n'y adhère pas encore), pour autant la course aux mondanités élitistes dans le microcosme des gourous 2.0 ne m'anime guère : juste une immense frustration : je suis en quête d'aspérités, de poignées, et si je ne me raccroche pas à un concept solide je vais tomber dans le vide ou me raccrocher à des branches qui ne supporteront pas le poids de mes besoins en formalisation de pensées et en précision sémantique. J'ai donc décidé de me saisir de cette notion tout simplement parce qu'une expression me manque à moi, personnellement, au quotidien, pour définir ce que j'ai involontairement inventé en développant une web-tv à l'origine purement expérimentale : techtoc.tv.

     

    Dans le billet qui va suivre je vais tout d'abord décrire en quelques mots le fruit de mes trouvailles involontaires du fait du tâtonnement rendu possible par techtoc.tv, la première web-tv à dimension véritablement collaborative (à ne pas confondre avec "communautaire", le terme ne décrivant qu'une étique partie de la réalité concernée). Je vous dirais ce que je pense du concept de Social Learning, crucial mais insuffisant pour mon besoin de formalisation.

    Enfin je ne sais pas encore comment je vais conclure, mais grosso modo je vais me débrouiller pour vous transmettre la passion et la sincérité avec lesquelles je suis tombé sur les notions de Social Rich Media, et de Social Rich Learning qui me semblent totalement indissociables et néanmoins distinctes (mon malicieux ami Vincent Berthelot avec qui je pérore de tout cela au quotidien a posé les termes de "Social Rich Media Learning" - il faudra que je l'invite à boire un coup pour le convaincre doucement de se ranger à ce que j'estime être ma nécessaire scission sémantique, ne serait-ce que pour des raisons de longueur d'expression).

    Dans la suite de mes billets, je vous livrerai le fruit de lectures scientifiques passionnantes qui viennent avaliser un certain nombre de théories, je vous parlerais de ce que j'estime être au fondement d'un Cerveau Global, ce qui m'inspire et me fait penser que le sujet est fondamental à échelle universelle. Mais cela sera le fruit d'autres approfondissements, le présent billet nécessite déjà forcément d'être long.

     

    Observations issues de l'expérience techtoc.tv :

    Le succès de techtoc.tv a été une énorme surprise, c'était au départ une expérimentation n'ayant d'autre prétention que de nous permettre de tester notre plateforme collaborative. A l'origine, une site vidéo communautaire nous semblait souffrir d'un déficit gênant : l'absence de couche sociale. Moralité : Dailymotion et YouTube affine leurs business model autour d'une éditorialisation croissante, de la pertinence du référencement ou encore de services aux annonceurs, mais il ne faut pas confondre "User Generated Content" et collaboratif. Les sujets livrés sur ces plateformes sont le fruit d'initiatives individuelles, et ces sites sont avant tout des diffuseurs, les conversations n'y sont pas constructives mais relèvent de l'épiphénomène.

    Dans l'initiative techtoc.tv l'idée c'était :
  • De recruter les intervenants avec qui nous souhaiterions discuter en table rondes en mode talkshow ;
  • De proposer les sujets en ligne avant même des enregistrer ;
  • D'infléchir la ligne éditoriale des sujets en fonction des premiers retours ;
  • De catalyser la conversation : ne pas la laisser livrée à elle-même mais s'y mêler, exposer les règles du jeu en filigrane et de facto permettre aux visiteurs et aux membres inscrits de percevoir la présence d'une intermédiation qualitative. En somme tout le monde est invité au comité éditorial, mais il y a des rédac chef.
  • De recruter des talents : sont accédés ensuite au statut de contributeurs, sans règle écrite, en privilégiant l'échange purement informel, les membres les plus actifs ayant accepté de jouer en toute transparence le jeu de l'échange.
 

     

    Premiers constats après 8 mois d'existence :

  • Ce qui aurait dû être une vingtaine de contributeurs (notre ambition initiale, sic) s'est révélé être 600 contributeurs actifs scindés en contributeurs très actifs (284 à ce jour) et plus de 300 autres membres ayant les statuts "d'intervenants occasionnels" ou "conférenciers". Je dois même ajouter que du fait de ces rencontres qualitatives c'est ainsi que notre société a recruté de façon inopinée quatre nouveaux collaborateurs, parmi les contributeurs actifs.
  • Le site est désormais sur un rythme de croisière de 600.000 pages vues pour un peu moins de 180.000 visiteurs uniques et une moyenne de 140.000 vidéos chargées chaque mois. Toutes ces vidéos étant réalisées exclusivement avec des techniques moyens internes, mais avec une logique éditoriale collaborative.
  • Nous avons dépassé il ya deux semaines le cap des 4000 inscrits ayant pris le soin de se créer un profil complet sur le site : un peu moins de 50% d'entre eux sont positionnés en mode public, le reste ce sont donc des gens qui ne sont pas forcément là pour s'exposer, mais pour dialoguer à visage découvert avec les membres du réseau avec qui ils échangent, ou pour pouvoir postuler sur les plateaux que nous organisons.
  • La plus grosse source d'étonnement est liée au temps de visionnage moyen d'une vidéo (sachant qu'elle dépassent toutes une heure de plateau TV) : si l'on exclue les clics ne donnant pas lieu à plus de 4 secondes de visionnage (durée du générique d'ouverture), les visiteurs regardent en moyenne 83,5% du temps total de chaque vidéo… J'y vois principalement la récompense d'un style direct, sans ambages, sans concession aux consensus mous quand ils ne s'imposent pas, des moments de questionnement et d'ignorance décomplexés : le snobisme et l'élitisme ont immédiatement été bannis, la langue de bois aussi. Les visiteurs ne se sentent pas "markétés" et ils ont raison.
  • Les commentaires n'ont jusqu'à aujourd'hui (je touche du bois, tiens, pourvu que ça dure), jamais nécessité la moindre modération : nous eussions attendu un ou deux trolls en goguette; mais apparemment, les contenus et l'initiative inspirent une sorte de respect, la communauté est en quelque sorte le fruit d'une autorégulation collective, il plane sur ce site une déférence mutuelle immédiatemebnt perceptible des nouveaux venus.

     

    La table ronde au cœur d'un cercle d'absorptions mutuelles et croisées :

    Enfin dernier constat : il est ressorti de cette expérience un surnom, celui dont les proches contributeurs m'on affublé, à savoir "Bob l'éponge".

    C'est de là que tout est parti et c'est ce qui explique cet exercice de formalisation que j'estime utile et même nécessaire. Parce qu'après tout je ne suis pas le seul à mériter ce surnom qui ne vient que d'une chose : à savoir que nous absorbions toutes nos connaissances mutuelles d'une façon qui n'a absolument rien à voir avec la façon dont on absorbe l'information reçue passivement face à un émetteur magistral.

     

    Nous sommes tous interconnectés et nos fluides intellectuels sont mixés non seulement dans les conversations générées en amont et en aval des tournages, mais au travers de ce que j'ai voulu être le symbole fondateur de nos web-tv : la table ronde qui est au centre des débats - je l'ai faite construire sur mesure pour qu'elle soit suffisamment grande et confortable pour un débat avec de nombreuses invités, jusqu'à 9 parfois.

    Symboliquement, les invités sont tous à équidistance du centre et une forme surprenante d'intelligence collaborative surgit de cette manière d'échanger sur un parfait pied d'égalité dont la référence remonte aux Chevaliers de la Table éponyme (rien à voir donc avec les fameuses "tables rondes" organisées dans les salons professionnels dans lesquelles les invités sont à vrai dire en rang d'oignon face à la salle, manquent de micros et sont invités à ne jamais s'interrompre pour ne pas troubler les exposés académiques ou commerciaux de leurs voisins) :

     

  • Ici le débat est encouragé avec franchise,
  • Le modérateur n'est pas un passe-plat, il prend une part critique à la conversation en cours et surtout encourage la prise de parole,
  • Liberté de ton et de parole cohabite avec un encadrement structurant,
  • En filigrane tous les invités savent qu'il faut donner le meilleur de soi-même puisque tout est filmé et rediffusé sans possibilité de s'y opposer après coup, ni de procéder à des retouches au montage (cette perception d'un environnement médiatique engageant a un impact sur la concentration de chacun).
 

     

    La nuance entre communautaire et collaboratif :

    Je ne sais pas si j'ai besoin dès lors de faire un long détour pour exposer les différences ou nuances qui existent entre "communautaire" et "collaboratif".

    On peut être dans sa communauté totalement livré à soi-même et ne pas collaborer : simplement déposer une information.

      

    Ici le collaboratif nait de la friction des questions, des réponses, du contexte médiatique qui engage et responsabilise, du fait qu'en vidéo, un visage bien filmé de face et en prise avec une conversation animée, a beaucoup plus de mal à embellir un point de vue insincère que ne peut le faire une plume propice aux tournures écrites qui dissimuleront mieux sophismes et argumentations captieuses : la réaction-punition est immédiate, l'incompréhension perceptible chez les autres participants est tout de suite visible et entraîne des questions dérangeantes.

      

    Heureusement, nous pouvons bien sûr éluder pour l'instant le piège de la maestria politique dont savent faire preuve nos édiles communicantes ; ici les jeux d'acteurs n'ont pas encore leur place, et quand bien même on observerait une tentative d'effet de manche, les émissions échappent au style minuté, préfabriqué des émissions habituelles et donnent toute la place au droit de réponse immédiat même s'il faut repousser la fin de l'enregistrement d'un quart d'heure. 

     

    L'argumentation et le désir de clarté relèvent d'un jusqu'au-boutisme assumé comme méthode de travail. 

       

    La surprise finale réside dans l'extraordinaire injection de connaissance en accéléré que représentent ces échanges filmés. 

      

    Immergés (ce qu'aiment les éponges) dans ces séances de mises à l'épreuve de leurs connaissances, dans un contexte qui ne laisse plus vraiment de place aux discours corporate policés, les membres participants me font presque toujours une remarque liée de près ou de loin au plaisir qu'ils ont eu de mesurer dans cette situation un peu nouvelle ce qu'ils avaient pu apprendre - et pas simplement ce qu'ils avaient pu exposer.  

     

    Au commencement était l'engouement participatif :

    L'engouement participatif est l'étincelle de départ : parce qu'une communauté a besoin de partager un but commun pour prendre une dimension collaborative, l'enregistrement d'un plateau devient le prétexte fondateur.

    L'immersion participative se révèle un levier idéal de connaissance, le plateau Tv se révèle un examen de passage intellectuellement stimulant qui oblige chaque participant à fouiller en soi-même et réunir mentalement les ressources de son exposé la veille du tournage, qui permet de concrétiser ce cheminement en lui donnant une finalité. 

     

    Comme toute personne normalement constituée, nous sommes en quête d'une gratification : ici c'est celle qui consiste à faire bonne impression auprès de son audience.

    Mais si n'était qu'un sympathique exercice de communication, vous imaginez bien que je j'en serais pas là : ici un apprentissage collectif émerge dans la friction participative.

      

    En thermodynamique, si j'y connaissais quelque chose je pourrais vous épater dans le détail mais pour les besoins de ma démonstration vous saisirez le raisonnement général, on sait que du frottement résulte une déperdition d'énergie : or quand on sait récupérer cette énergie, cette chaleur qui est le fruit des forces contraires qui entrent en collision, peut faire l'objet d'une récupération qui peut à son tour alimenter une dynamo et actionner une ampoule.

    La métaphore est parfaite puisque l'énergie lumineuse qui surgit de tous ces frottements c'est de la connaissance, et cette connaissance a d'autant plus de valeur pour les participants et leur audience qui s'implique dans la conversation ou suit le challenge par procuration, que c'est une connaissance fabriquée dans l'interaction entre tous les intéressés : c'est connu, on apprend mieux en s'impliquant ou même en enseignant aux autres ce qu'on découvre en l'enseignant comme le neveu de Rameau.

    En disant tout cela je pourrais avoir décrit ce que d'aucun ont découvert et considéré comme du "Social learning".

     

     

    Différences avec le Social learning :

    Le terme me dérange en ce qu'il se limite au constat de ce que depuis la nuit des temps les hommes font déjà informellement: ils apprennent ensemble dans un univers d'interdépendances complexes, le plus souvent informelles et qui même perdent en efficacité à mesure qu'on tente de les formaliser après coup. On fait un peu semblant là de s'émerveiller d'une découverte qui n'en est pas une, et puis on va vous vendre du conseil pour favoriser le fameux apprentissage informel.

    Reprendre à son compte une propension naturelle et universelle présente un intérêt :

    Celui de la formaliser.

    OK.

     

    Mais de sérieux désavantages en résultent : on tente d'injecter de l'informel pour favoriser le petit miracle.

    Et pour que cette injection fonctionne il faut en quelque sorte sortir avec recul du contexte de son émergence "innocente" (au sens philosophique du terme).

     

    Le Social learning est donc un concept crucial, je ne le conteste pas.

    Mais c'est plutôt un constat, qui ne fait pas état d'une formalisation utilitariste (car c'est bien ce qu'on lui demande).

     

    Tout l'intérêt de la démarche consiste à enrichir cet état de fait qui est le fruit de l'engouement instinctif que tout un chacun ressent quand il est immergé dans un environnement participatif stimulant. L'enrichir comment ? Par des outils appropriés : pour moi c'est le contexte que nous avons donc créé, sans avoir de prime abord complètement saisi sa portée, en créant techtoc.tv, dont je suis persuadé aujourd'hui que chaque élément joue un rôle scénique et stimulant fondamental :

    la table ronde, la plateforme collaborative, l'intermédiation éditoriale (avec son lot de risques), la sanction de l'enregistrement, l'acte final et hautement symbolique de cession de son droit à l'image etc.

     

     Je ne pars donc pas du principe que je suis là pour favoriser l'émergence du Social learning : "tu ne me chercherais point si tu ne m'avais déjà trouvé" nous rappellent les Evangiles.

    Cette composante énergétique est-elle là ou pas ? - là n'est pas mon affaire, je ne suis pas chargé de cette mission ardue qui consiste à faire croire que je pourrais favoriser l'alchimie collaborative : là est toute ma nuance. Je ne suis là que pour l'enrichir.

    Je pars donc du principe qu'elle peut exister mais je m'en lave les mains - ceci étant dit en toute franchise dans le but d'éviter les malentendus.

     

    Car ce que je chercherais trop à provoquer pourrait en dernière analyse créer un effet laboratoire : à trop vouloir quelque chose, on finit par le saboter.

    Philosophiquement le problème a été traité par d'autres : il est impossible d'être ce que l'on sait, ou de savoir ce qu'on l'on est.

     

    La petite distance, ce je-ne-sais-quoi ou presque-rien de conscience qui s'immisce entre la conscience et l'action signifie la perte de l'innocence dans l'intention. Chacun a pu l'expérimenter d'une façon ou d'une autre. Un acteur qui s'observe en train de jouer cesse de ressentir l'émotion précieuse. De même quiconque partirait du principe qu'il lui faut "inventer" le nouveau Twitter serait bien en peine d'en renouveler l'alchimie expérimentale, la découverte involontaire: la préméditation n'est paradoxalement pas compatible avec la découverte de génie. Nietzsche lui-même estimait que le cerveau pouvait produire au hasard 5 minutes de trouvailles géniales par jour grand maximum, mais que c'était le fruit d'un travail acharné inconscient de lui-même, au point qu'on ne sait qu'on a fait une belle découverte qu'avec le recul, ou quand c'est un regard extérieur qui vous confronte à la trouvaille.

 

     

     

    Le Social rich learning :

    En somme je m'abstrait totalement de cette alchimie qui ne me regarde pas.Mais si elle existe, et seulement dans ce cas de figure, le bon dispositif est là, qui entre scène.Et "enrichit" alors l'expérience constatée: au moment où elle est lancée, on instille des outils permettant de l'optimiser.

     

    Dans techtoc.tv nous avons donc involontairement soutenu une alchimie, nous ne l'avons pas favorisée, la nuance est importante : nous ne sommes pas dépositaires d'une quelconque trouvaille située dans coucou-les-nuages. Nous accompagnons les frictions et les instants de vérité.

     

    Pour exprimer cela je n'ai donc trouvé de meilleur expression outil de travail que les termes de :

     

  • Social rich learning
  • Social rich media

      

    Le Social media désigne un outil, un état de fait, presque au même titre que le Social learning, c'est le mixage des deux dont il surgit une nouvelle réalité, et là une méthodologie peut être appliquée . Là, on peut tenter de renouveler l'expérience, mais à, partie des ingrédients adéquats, pas en prétendant faire naître ces ingrédients. Quoiqu'on pourra toujours s'arroger le mérite de leur résurgence cyclique et inévitable (un jour ou l'autre) mais là n'est plus le débat.

     

     

    Enrichir le media social :

    Notre travail consiste à enrichir le media social, à enrichir l'impulsion implicite de la communauté apprenante désignée par ce vocable de Social Learning : celui-ci est une réalité donnée, fiable, objective. L'ajout d'un dispositif est quant à lui le fruit d'une méthodologie : en tant que telle elle ne promet aucun miracle, mais elle peut décupler l'effet avantageux de l'alchimie si elle existe en amont.

    Je ne suis pas en concurrence avec mes collègues penseurs du "Social learning", mais en complémentarité.

     

    Je ne me réclame à vrai dire que d'un aspect particulier de leur formalisation plus ambitieuse et plus large.

     

    Se disputer sur la paternité du concept ou se lancer dans une polémique à l'échelle de notre microcosme intellectuel sur la nuance que j'apporte serait aussi vain que si l'on avait pinaillé à la sortie du terme "rich media" quand "multimédia" existait déjà. L'introduction d'un nouveau concept doit avoir une valeur pratique, c'est le cas du Social rich learning, qui est un cas particulier du Social rich media - ou du moins sa variante la plus évidente et la plus stimulante pour en percevoir la portée.

     

    En ce qui me concerne un hasard expérimental m'a permis de mettre le doigt sur une notion qui comble désormais ce que j'estimais être un vide, une lacune jusqu'alors indicible.J'espère susciter une opportunité de débat et d'échanges pour que de ceux-ci, puisse naître une connaissance ascendante.

     

    J'avais besoin d'un repère et d'un point d'entrée pour matérialiser en quelque sorte ce premier jalon d'une réflexion que je compte mener et approfondir dans un premier temps avec mon ami et co-formalisateur Vincent Berthelot sur un blog à l'adresse socialrichmedia.com et sur socialrichlearning.com pour ses applications particulières au monde de la formation - sous forme d'une méthodologie que nous avons créée avec nos web-tv et que nous allons continuer de pousser.

     

    Et bien sûr, il va de soi que nous allons rapidement proposer des plateaux où d'autres experts viendront nous livrer leur ressenti.

     

    Cela devrait enrichir le processus d'apprentissage croisé...

     

    UPDATE du 10/03/2010 - une définition plus formelle :

    "le Social Rich Learning, c'est un dispositif d'apprentissage collaboratif, reposant sur le mariage méthodique d'un service de réseau social modéré par des gestionnaires de conversations, avec une plateforme rich media pour stimuler la cocréation collective. Cette approche originale de la formation est fondée sur le partage d'un objectif éditorial commun concentré dans la production de supports vidéo, dans les échanges critiques qu'elles impliquent, pendant leur préparation en amont, et dans les réactions de la communauté en aval)."

Posted: 16.2.2010 - 7 comment(s) [ Comment ] - 0 trackback(s) [ Trackback ]
Category: Disruptions et évolutions

J'écris ce billet en réponse à quelques remarques fort légitimes concernant le plateau livré ce matin sur les pôles de compétitivité et financé par Orange Business Services : techtoc.tv étant dans la préoccupation de faire maturer son modèle économique, nous tenons néanmoins à ne jamais faire de concession sur la légitimité éditoriale de nos contenus, leur complète indépendance étant notre priorité. Pour amorcer la démarche, nous avons trouvé innovante l'idée consistant à expliquer dans l'introduction du plateau quel était son sponsor et, si nous estimions que le contenu du plateau devait plutôt être lu dans le contexte du site dudit partenaire, alors le choix était donné à l'internaute de poursuivre la lecture du film dans l'autre site web.

 

A vrai dire, je n'avais personnellement encore trouvé encore aucun site web-tv décidant de renvoyer ses internautes vers le site d'un annonceur si le contenu d'une vidéo prenait une dimension publi-éditoriale : dans un esprit de curiosité expérimentale, c'est dans un pur et simple souci de ne pas trahir la confiance de ceux qui nous suivent, que nous nous sommes imposé cette règle : "dès le contenu revêt une dimension promotionnelle, ne pas traquenardiser nos membres dans un plateau réalisé sur commande et sans les avertir"

 
Qui plus est, c'est plus cohérent : après tout, le contenu en question, s'il a certes été initié dans le contexte de la ligne éditoriale de techtoc.tv, on peut en diffuser ici même l'introduction à titre informatif : et dès qu'on pénètre dans l'univers de pensée qui est propre à la marque, alors autant choisir ou non de lire son sujet dans le contexte de sa page. Si l'on est intéressé par le sujet, il y a aura probablement dans le contexte de la page de l'enseigne concernée un set d'informations qui n'ont pas à être sur techtoc.tv. ce qui peut sembler anecdotique ici me semble relever d'une réflexion de fond non seulement sur le mode de financement d'une web-tv, mais sur la façon dont on va affiner prochainement le positionnement des contenus que l'on qualifie de "brand content".
 
Dans cette expérience, nous avons eu l'impression que ce faisant nous avions initié un mode de diffusion plus transparent : le contenu 100% techtoc.tv, c'est sur techtoc.tv, le contenu à teneur publi-éditoriale, si c'est un sujet cohérent avec l'écosystème, ne doit rester sur techtoc.tv que tant qu'il donne une information utile : quand il évolue vers un  contenu directement issu de l'ADN d'un annonceur, nous avons pensé qu'il était fondamental d'en avertir nos membres de manière à leur donner le choix de partir ou rester. Pour la marque c'est aussi une façon plus pertinente de générer un trafic forcément qualifié.
 
Enfin, le player vient d'être amélioré de sorte que le lien vers le site orange-business.tv soit en fait proposé à la fin de notre vidéo d'introduction, dans lequel le présentateur explique pourquoi la suite du plateau doit faire l'objet d'un choix actif de la part du membre techtoc.
 
Bon, c'est le début, nous sommes totalement en phase avec toutes vos suggestions critiques, étant nous-mêmes en train d'affiner le concept ; grosso modo c'est cette idée générale de scénarisation de l'écoute qui nous plait : nos contenus publi-édito doivent faire l'objet d'un choix conscient, c'est une philosophie dont nous n'avons pas encore forcément trouvé le mode d'application idéale mais qui si elle vous plait, gagnerait selon nous à être promue pour la suite du développement.
 
N'hésitez pas à me remuer les cocotiers avec vos idées, je suis preneur, je sens qu'on va trouver la bonne façon de procéder si on en parle librement et qu'on accepte une toute petite phase de tâtonnements.
 
Posted: 7.1.2010 - 14 comment(s) [ Comment ] - 0 trackback(s) [ Trackback ]

Suite à ma lecture des commentaires et râleries habituelles que l'on trouve inévitablement associées aux prises de paroles d'un politique autour du web - en l'occurrence ici le feedback donné par les lecteurs de readwriteweb.fr suite à notre plateau en compagnie d'Hervé Morin autour du thème des Droits Fondamentaux Numériques ; comme je suis une feignasse d'auto-copiste, je vous livre ici ce que j'ai disposé dans les commentaires du blog tenu par Fabrice :

 

 

Chers amis,

Gardons bien à l’esprit qu’au lieu de relever les déficits chroniques de la part des politiques sur le web, en somme, se concentrer sur le verre vide comme souvent, il n’est pas totale­ment idiot de se réjouir que de premiers pas, certes petits et timides, mais probants et sin­cères, soient faits pour enclencher le débat.

Je sais bien qu’on attend toujours que les politiques prennent des initiatives.

Mais responsabilisons-nous : c’est à nous aussi de mettre à profit nos supports pour les interpeler et provoquer leur venue. 

Pour monter ce plateau il a suffi de passer quelques coups de fil et d’être un peu patients (sans trop souffrir ni trop attendre je vous le promets). Et aujourd’hui j’ai parlé à l’une des conseillères politiques d’HM, je la revois la semaine prochaine: clairement, au lendemain même de cet enregistrement, ils veulent continuer l’expérience.

Sommes-nous instrumentalisés dans un coup de pub ? Fabrice, Alban, dites-moi ce que vous en pensez, moi je n’en ai pas eu l’impression (si ce n’est qu’il y a par essence, toujours, un léger objectif secondaire mais c’est une composante indissociable de l’action politique, c’est normal) . J’ai vraiment ressenti qu’ils ne voulaient tout simplement pas passer à côté d’un sujet dont ils subodorent en toute modestie qu’ils n’en saisissent pas tous les tenants et aboutissants, et qu’ils leur faut écouter les experts pour avancer.

Non, vraiment, faites comme nous : provoquez la tribune, vous verrez, les choses avancent ! Et je ne suis pas connu pour avoir un caractère béatement optimiste loin s’en faut.

Venez même poser un sujet sur techtoc.tv : je ne fais pas de la pub (j’en ai pas besoin), je suis juste en train de vous interpeler à mon tour : c’est gratos, venez posez LA ques tion et le sujet qui va avec. Et vous verrez, ils viendront. Mais si.

Prenez votre e-democratie en mains les gars et arrêtez de râler sans proposer un dialogue concret dans la foulée : le dispositif est facilité par la diffusion web et vos visibilités respectives, vous le voyez bien, c’est accessible à tous les bosseurs. Perso, je suis totalement agnostique en politique, et j’avance pour tout dire dans la plus suspicieuse des postures — sans compter que j’ai tendance à avoir d’autres préoccupations plus terre-à-terre.
Mais Fabrice m’a mon tré un bel exemple : il va les chercher, les politiques. Tout simplement. Et ça marche. Ne vous arrêtez pas à de petits malentendus, je vous assure que le débat est ouvert.

Ils sont largués sur beaucoup d’aspects techniques, mais ils ont aujourd’hui une grande force : ils l’admettent. Et ils ont compris qu’ils ne se mêlent pas à la “foule intelligente” rien ne mar­chera. Pour moi ça veut dire qu’ils ont saisi l’essentiel.

En ce qui nous concerne on va continuer ces plateaux avec des politiques : participez avec nous.
Le signal donné par ce plateau c’est aussi notre absence de snobisme. On ne ne s’est pas “positionnés” pour faire les malins et se la péter “influents” ou que sais-je : la preuve en est que nous avons accepté sur le plateau tous les volontaires, sans restriction. On était juste inquiets, on voulait des réponses.

Voilà : on y est. ON Y EST ! Oui, les politiques ne sont peut-être pas totalement dans le coup, mais ils vont l’être bien tôt. Plus vite que beau coup ne le pensent. A nous aussi de faire un petit effort et de ne pas les laisser nous distancier !

 

Posted: 27.12.2009 - 3 comment(s) [ Comment ] - 0 trackback(s) [ Trackback ]

 

 
 
Vous l'avez peut-être déjà constaté, il y a pas mal de "e-conférences" présentées sur le site.
C'est un moyen efficace pour les professionnels de notre écosphère numérique de s'assurer que leurs événements sont correctement relayés et visibles.
 
Une fois de temps à autre, nous ne nous contentons pas de venir faire un reportage ou une petite interview, nous fournissons la prestation de captation complète d'une conférence, et ce, gratuitement. ce qui est loin d'être la règle puisque nous ne sommes ni subventionnés, ni riches, ni même sympathiques (non là-dessus je blague, mais il est vrai que n'être pas une association à but non lucratif, tout à coup, ça gomme le côté chic type).
 
J'ai écrit ce billet car les demandes sont (vraiment) très nombreuses, que j'adorerais avoir systématiquement le budget temps et hommes pour vous offrir un maximum de captations, alors voici en toute transparence la bonne marche à suivre pour que ça se passe.
 
Et nous vous vexez pas si en raison de la lourdeur de certaines captations il ne nous semblera pas propice de faire du gratuit, c'est qu'il faut nourrir l'équipe : mais c'est vrai, vous pouvez le constater au travers des nombreuses e-conférences présentes, beaucoup ont été offertes de bon coeur et par responsabilité vis-à-vis de l'écosystème dans lequel nous évoluons, nous aidons le plus souvent les événements réalisés avec peu de moyens par des personnalités dynamiques : parce qu'ils le méritent. (J'ai failli écrire "parce que vous le valez bien", mais j'ai peur d'un procès pour humour pas terrible).
 
 (C'est quoiqu'il en soit une rédaction directement inspirée de notre expérience en la matière sur 2009, et de nos bonnes résolutions pour l'année 2010 qui s'annonce déjà très, très chargée)
 
Voici donc les conditions techniques et organisationelles incontournables à prendre en compte pour que nous puissions déplacer notre barda.
 
  1. La disponibilité d'une équipe sur la date proposée : trop d'événement se tirent la bourre et sont parfois en concurrence en terme d'agenda, j'espère que 2010 sera moins catastrophique que 2009 en la matière ;


     
  2. Que l’on puisse s’assurer un peu de la qualité éditoriale de l’événement. Cela implique aussi que nous offrons une captation gratuite de préférence aux événements à la fois pertinents, légitimes et un peu fauchés : si vous avez un vrai big sponsor ou que la captation porte sur une présentation essentiellement commerciale, ne pas pousser mémé dans les orties ;

     
  3. Que l’on puisse jeter un coup d’œil sur le lieu de la captation : si ça risque de donner au final des images poisseuses, mal éclairées, alors on ne filme pas. Le lieu et la qualité des images à l'arrivée nous tiennent très à coeur. Si les organisateurs nous font le plaisir de nous demander notre avis sur la gestion de la lumière et la scénarisation des prises de parole pour optimiser la réussite du tournage : alors ils auront fait la moitié du boulot consistant à nous motiver. C'est vrai quoi : ce n'est pas Coppola ou Spielberg qui vont venir capter, mais ça reste de la vidéo et on fait ce métier dans l'espoir de pondre des images potables, parce qu'on aime ça.

     
  4. Que l’on soit 100% assurés que l’organisateur gère une sonorisation de qualité et nous fournisse un câble audio (XLR professionnel) qui rentre directement dans notre caméra parce que des confs inaudibles ont souvent détruit le boulot : en somme, ne pas lésiner comme c'est trop souvent le cas côté organisation et budgets (si je ne devais retenir qu'un seul et unique poste de coûts, ce serait celui-là) sur l'embauche d'une société capable de bien sonoriser tout ça (nous pouvons d'ailleurs fournir cette presta à prix coûtant si vous êtes vraiment à la rue : mais comme ce n'est pas facile, et que ça implique du matos, ça, on refuse de l'offrir : bon, généralement, les salles sont équipées mais il faut un ingé son) ;

     
  5. Que les personnes à filmer aient TOUTES sans exception, préalablement été averties qu’elles vont être filmées et qu'elles doivent signer un accord de cession de droit à l’image (il nous est arrivé trop souvent en 2009 d'enregistrer toute une conf pour "rendre service" de la sorte et de ne finalement pas pouvoir la diffuser parce qu'un empaffé franco-râleur est brusquement frappé de boursouflure d'ego et nous interdit toute diffusion... après avoir pourtant bien pu se rendre compte qu'il y a avait des caméras dans la salle... : et finalement il ou elle gâche l'attente de tous les autres speakers présents) ;


  6. Que les personnes filmées se soient préalablement créé un compte sur techtoc.tv : nous avons décidé de ne plus jamais filmer gratuitement d’événements pour lesquels les noms des intervenants ne sont pas faciles et immédiatement disponibles à mettre en vis-à-vis de chaque vidéo comme vous le savez (peut-être) dans notre concept : ce qui nous a beaucoup nuit en 2009 ce sont ces aspects chronophages et les gens injoignables : or c’est normal, si on veut une presta gratuite en mode win-win (nous sommes aussi très contents de créer du contenu qualitatif), de faire un mini effort.

    Je le rappelle : l'objectif c'est de créer de la cohérence éditoriale ; pour livrer de la merde, foutez n'importe comment vos vidéos sur YouTube. ici, c'est un minimum éditorialisé parce que les internautes veulent immédiatement identifier QUI prend la parole dans une vidéo.

    Au surplus, le seul intérêt de diffuser une vidéo, dans notre philosophie, c'est d'accepter par la suite une communication bidirectionnelle : si certaines personnes sont frappées du syndrome "je vous ai déjà fait beaucoup d'honneur en acceptant d'être filmé(e)", et estiment que les internautes vont religieusement les écouter et amoureusement les regarder parler (et qu'au passage les p'tits gars présents pour les enregistrer ne sont que des crevards) : ils se mettent le doigt dans l'oeil jusqu'à l'épaule. Dans cette écosphère, et dans ce concept de Web-TV collaborative, il est strictement impossible de refuser la conversation : si on est filmé, qu'on présente un truc (un service, une théorie, un avis etc.) : on s'expose à devoir répondre à ceux qui demandent des précisions ou veulent enchaîner sur un débat. Ceux qui ne comprennent pas cela ne nous intéressent pas plus qu'ils ne nous inspirent confiance. Bienvenue dans le monde de la communication birectionnelle et de la e-réputation temps réel. 
    Enfin, je précise que les inscrits dans la base ne font STRICTEMENT jamais l'objet d'un fichier cédé à des tiers en vue d'une rentabilisation commerciale : c'est pour échanger sur un pied d'égalité que cette inscription est incontournable, et éditorialiser un minimum le contexte de la vidéo à frais raisonnable. Qui plus est ceux qui ont su en profiter savent que notre site leur donne une visibilité réputationnelle tout à fait correcte.

     
  7. Que les gens comprennent aussi bien que nous ne sommes pas obligés de leur offrir des DVD gravés le lendemain de l'événement parce qu’ils nous ont fait l’honneur d’être filmés : c’est nous qui venons gratis - et donner de la visibilité. Et d'ailleurs graver un DVD c'est un job respectable : même quand un client veut un DVD c'est un service facturable et voici donc comment nous avons en toute transparence résolu ce problème sur cette web-tv. Tout le monde peut quoiqu'il en soit récupérer gratuitement un lecteur embarqué depuis techtoc.tv pour visualiser n'importe quelle vidéo et la mettre dans son site, mais l’acte d’amour consistant à nous remercier en téléchargeant son fichier source ou en commandant sa copie DVD est, comme tous les actes d’amour, absolument facultatif : il sera néanmoins reçu comme une manière réglo de dire « merci ».
    Et qui plus est, le tarif est parfaitement réglo lui aussi.
    Si à l'arrivée on en vend deux, ce qui est certes rare, on aura couvert les frais de déplacement et c'est normal.
    J'ai eu vent de quelques bouffons qui se sentaient choqués qu'on puisse "faire de l'argent sur leur dos", et j'ai encore un fantasme nocturne qui revient dans mes rêves : je leur mets des claques avec un DVD dans chaque main. Ceux-là, je les offrais en effet.
    Le marché français, pour moi qui ai vécu et travaillé plusieurs longues années entre Londres et les US, est fatiguant en ce qu'il y a une proportion non négligeable de professionnels qui ont encore un problème dramatique, puéril, et très jaloux dans leur rapport à l'argent. Mais c'est l'objet d'un autre débat (nous le filmerons sans aucun doute gratuitement, celui-là, vous pouvez y aller).

     
  8. Que les organisateurs aient tout de même la gentillesse de nous créditer parmi les partenaires gold premium infinite élite n'est pas indispensable, mais pèse évidemment dans la balance (au moins comme partenaire media visible sur leur site).
 
Sur techtoc.tv les plateaux "TOCShows" sont financés par nos soins et par les ressources de nos partenaires :
Ce contenu est au coeur de techtoc.tv et sera toujours gratuit pour tous.
 
Sur les "e-conférences", c'est un autre contexte : certaines captations sont donc offertes (surtout si elles sont pertinentes avec l'actu et les problématiques de fond de l'écosystème), d'autres sont tout simplement des prestations payantes (relire ci-dessus) : mais il y a une troisième voie.
 
Elle consiste, si les conférenciers estiment que le contenu a une forte valeur ajoutée mais qu'ils ne souhaitent pas en financer la captation, à vendre un accès à ladite e-conférence en pay-per-view. C'est déjà totalement banalisé dans les pays anglo-saxons, et pour nous c'est facile à activer : le modèle reste la gratuité à la captation, et le partage du revenu à l'arrivée en mode 50-50. Etudiez cette possibilité si vous pensez qu'elle est viable et justifiée. Les conditions de pertinence ci-dessus restent néanmoins entièrement valables.
 
Voici encore d'autres pistes que nous avons parfois su actionner :
 
- trouver un sponsor pour le financement de la captation ;
- l'établissement d'un tarif variable en fonction des niveaux d'audience.
 
Tout est ouvert. Vous le savez, nos modèles sont en constante gestation et nous ne nous en cachons pas.

Il faut juste discuter sans complexe de ces réalités et opportunités et nous contribuerons activement à l'évangélisation autour de l'écosystème numérique en composant adroitement sur les bons dispositifs "win-win".
 

 

Posted: 27.12.2009 - 2 comment(s) [ Comment ] - 0 trackback(s) [ Trackback ]

 

 
 
Je vous invite à lire ce qui suit car cette page me sert à vous dire à quel point notre démarche, pour être informelle et détendue, n'en est pas moins sincère dans sa vision collaborative - et que j'ai peut-être besoin de vous et vice-versa.
 
Qu'est-ce que techtoc.tv si vous ne le saviez pas encore ?
 
C'est une web-tv collaborative, construite et imbriquée dans un réseau social, qui permet à des professionnels de l'écosystème numérique d'échanger tout en partageant l'objectif commun suivant : lancer des sujets de plateaux TV qui laisseront une trace utile de leur expertise. Et ça marche, en voici un signe incontestable.
 
Généralement, si vous lisez ce texte, c'est que je vous ai personnellement invité(e) à y jeter un coup d'oeil après avoir trouvé votre profil sur twitter, facebook etc. ou le plus souvent sur un réseau professionnel : c'est que vous nous plaisez ;-) 
 
Et ce ne sont ni des balivernes, ni des flagorneries : vous allez quand même bosser un petit peu ;) mais en retirer énormément - vous pouvez d'ailleurs demander aux autres contributeurs ce qu'ils en pensent (jusqu'ici, ça se passe bien ;) )
 
Alors voilà :  vous allez peut-être vous positionner à l'origine d'un plateau TV ou d'un tournage financé par techtoc.tv et sa communauté de partenaires.
 
Si vous avez eu un peu de temps pour vous balader sur le site, vous y reconnaîtrez... 
 
Notre marque de fabrique : un travail artisanal de qualité qui revendique constamment son franc parler et son honnêteté intellectuelle.
 
Si vous avez donc un peu de temps, n'hésitez pas à cliquer ICI (en étant préalablement authentifié(e), c'est mieux, mais je vous promets que le fichier de nos inscrits ne fait l'objet d'aucune cession commerciale à qui que ce soit : c'est pour pouvoir bosser tous ensemble et valoriser votre expertise qu'on est en réseau) pour nous proposer vos idées de sujets : c'est promis, nous répondons vite d'une part, et nous savons contribuer à créer la dynamique nécessaire pour mettre le tournage en place, avec les bons intervenants et tout et tout.
 
Une fois sur cette page voici les consignes, fort simples : 
 
- Si vous avez une idée alors posez-là sans complexe : commencez par créer un titre… accrocheur ! (si possible)
 
- Définissez le périmètre du sujet : pensez en vous y collant (si jusqu'ici j'ai réussi à vous motiver un peu ;) pour aller plus avant), que ce petit paragraphe de description de votre idée, va nous permettre de vous créditer comme auteur(e) de cette proposition, et que c'est sur la foi de cette introduction audit sujet que nous allons ou non décider de le financer, et c'est aussi ce qui permettra aux internautes de savoir ce qu'ils pourront y trouver (en somme, il faut aussi les motiver !)
(NB : une description plus complète sera possible - et nécessaire - une fois le sujet validé - jetez un coup d'oeil sur les webcasts existants pour vous faire une idée du format général)
 
- Pensez à définir une date temporaire :  elle sera purement indicative, mais nous permettra de savoir à quel moment, idéalement, vous souhaiteriez que ce sujet soit tourné en fonction de vos propres disponibilités ;
 
- Généralement les tournages sur cette web-tv sont des plateaux tv en mode talkshow, mais vous pouvez nous proposer des tournages en extérieurs lors d'événements par exemple. Nous les étudierons aussi. Vous pouvez d'ailleurs voir en cliquant ICI que nous assurons des prestations pour de nombreuses couvertures d'événements en reportages et / ou captations - retransmissions de conférences ou colloques.
 
Voici enfin pour terminer deux ultimes conditions à remplir pour que votre projet de tournage ait toutes les chances d'être financé et assuré (je me répète : si jusqu'ici j'ai réussi à conserver votre attention, et peut-être même un peu de motivation à aller plus loin ;) ):
 
1) Vos suggestions d'intervenants (en dehors de vous-même) : 
Eviter qu'on soit puisse être perçus comme s'exprimant entre "professionnels de la profession" ;) donc essayer de suggérer ou même mieux : inviter des tierces parties de type entreprises (utilisatrices ou annonceurs) concernées par les sujets proposés. 
Vous n'avez pas pour obligation d'amener qui que ce soit, c'est à nous de nous débrouiller et nous savons faire ;) - Néanmoins si vous avez des interlocuteurs en tête remplissez le champ prévu à cet effet dans la page de soumission d'une idée de tournage, pour nous indiquer vos pistes possibles (ou simple suggestions) - plus vos suggestions sont précises et plus vous aurez de chance que nous bloquions des places sur les sujets auxquels vous pensez, pour les interlocuteurs qu'il vous tient à cœur d'avoir à vos côtés.
(petite astuce : c'est toujours un moyen sympa de faire bouger ses clients, de créer un lien convivial dans le contexte du talkshow - et ils le vivent comme une chouette proposition de valeur ;) ) 
 
2) Vos suggestions de "bonnes questions" à poser dans le cadre de ce sujet : 
Préparer, pour chaque plateau donné, une liste indicative d'une dizaine de questions (si possible) qui doivent selon vous être posées pendant le développement de votre idée de sujet, si possible des questions non académiques (entendre par là que nous n'avons certes pas besoin des questions de circonstance qui viendront naturellement pour introduire ou développer le sujet): des questions aussi polémiques et dérangeantes que possible pour éviter toute langue de bois : en tout cas, susceptibles de créer un "enjeu" et de susciter un débat (un vrai !). 
 
 
Pour rappel, une fois envoyé, votre sujet génèrera une alerte à l'attention de plusieurs personnes du comité éditorial.

S'il est retenu, vous ferez alors partie des membres "contributeurs" du site.
 
Si j'ai réussi à attier votre attention sur cette web-TV qui a pour originalité d'être le fruit d'un travail collectif, alors conservez ce lien et revenez nous voir quand vous aurez le temps : c'est que nous n'aurons, ni vous ni moi, perdu notre temps ;-)
 
A bientôt j'espère -
 

 

Posted: 27.12.2009 - 7 comment(s) [ Comment ] - 0 trackback(s) [ Trackback ]

 

 
Plusieurs d'entre vous ont tiré la sonnette d'alarme et ont exprimé leur désarroi lorsque dans la période du 19-20 décembre si mes souvenirs sont bons, nous avons eu un problème avec notre infogérence de mailing.
 
Certains nous ont fait part de leur légitime frustration : d'avoir reçu des douzaines de mails identiques en quelques heures, doublonnés sans qu'on sache pourquoi sur le moment.
 
10% environ des inscrits du site soit environ 370 personnes ont été touchées par ce bogue dont je reconnais aisément qu'il fut désagréable.
 
Nous ne savons que trop à quel point c'est parfois rageant - pourtant nous avons bel et bien découvert que c'était un service de serveur de mail totalement basique (et pas même notre techno) qui était à l’origine de ce souci. J'ai eu la faiblesse moi-même dans ma colère de nommer ce prestataire sur Twitter, en réponse à une interpellation, ce que je ne referai pas ici - inutile de les accabler, j'ai eu mon quart de mise au point. Quoiqu'il en soit, indépendamment de la plateforme, un simple serveur de mails a été en cause. Notre service génère énormément de messages (ce sont des alertes typiques d'un réseau social : quand un nouveau sujet est posté, quand on est invité, etc.). 
 
Et pourtant, devant le caractère incroyable de cette mauvaise manip, l’hypothèse de l’erreur humaine a d'abord été envisagée chez nous ; puis écartée quand nous avons identifié le source du bogue.
 
- Ledit prestataire infogérant a commis une erreur assez difficile à croire à et à imaginer (sachant que c'est là le coeur de son métier et tout ce qu'on lui demande de faire : aussi n'ai-je toujours pas même complètement écarté l'hypothèse d'une bêtise malveillante dans cet acte : je l'avoue tout net mais de façon désabusée, lasse et détachée) lors de l'administration de notre serveur de messagerie. Celui-ci a été remercié et le problème a d'ailleurs été corrigé par un autre prestataire
 
Je ne reviendrai pas sur la gravité du problème : une telle erreur peut coûter à un site web comme le nôtre un bad buzz et pourquoi pas, sa disparition si le problème se répète - et ce en totale abstraction de la qualité de tout ce qui a pu bien marcher, plaire, enthousiasmer jusqu'à aujourd'hui et amorcé d'en faire une destination à succès (dure réalité des new media). Je vous fais même grâce de la dimension anxiogène de la chose : je crois que l'équipe a eu besoin de trois jours après la résolution du problème pour cesser de perdre ses cheveux et cesser de voir ses mains trembler.
 
Comme à mon accoutumée, vous commencez peut-être à me connaître, je vais donc plutôt vous donner mon vrai sentiment sur cette affaire, avec mon absence de langue de bois toujours aussi suicidaire et obstinément honnête intellectuellement.
 
Oui, je suis responsable d'avoir choisi un prestataire infogérant dit "de base", avec service dit "standard".
 
Mais non, je n'ai pas eu le choix : je gère ce site du point de vue de son budget comme si c'était le porte-monnaie d'une ménagère, c'est-à-dire au mieux de ses ressources et en ne dépensant que ce que j'ai en poche. Nous ne sommes ni IBM ni Microsoft ni soutenu, encore pour le moment, par de gros VC : nous revendiquons systématiquement notre doctrine combinant artisanat et franc-parler. Et pourtant, nous avons des moyens très, très conséquents, voire énormes, il faut le dire, pour la partie studio TV et rédactionnelle (gestion des 467 contributeurs, 150 plateaux livrés en 6 mois, 180 conférences filmées gratuitement en extérieur - et pas la moindre bannière pub à l'horizon : c'est dire que nous ne prenons JAMAIS stupidement les gens pour des "temps de cerveau disponibles"). mais voilà : la faille est apparue dans ce que l'on pensait être le plus fiable et le plus basique: comme toujours, là où on ne l'attend pas.
 
Et je me dis : pour qu'une connerie pareille soit encore possible, c'est que nous vivons actuellement ce que nos enfants appellerons plus tard "la préhistoire du Net" avec un rire moqueur pour nos expressions prétentieuses comme... le "2.0".
 
Et voici ce qui étrangement m'arrive : je suis aujourd'hui presque reconnaissant de m'être pris une claque pareille.
 
Parce que si les pendules ont été remises à l'heure sur le caractère incertain de la technologie,
et la nécessité de l'encadrer d'une constante parano... 

...elles l'ont bien plus été quant à la réalité des relations humaines qui s'instaurent autour d'un réseau comme celui-ci.
 
Pour la plupart (il faut dire que ce bogue n'a touché que 10% inscrits du site je le rappelle), vous avez été non seulement sympathiques et indulgents, mais franchement adorables dans vos encouragements compréhensifs. Et je tenais vraiment à vous en remercier publiquement et chaleureusement.
 
Pour d'autres, ce fut une autre paire de manches. De quoi se dégoûter à vie de créer le moindre truc gratuit pour qui que ce soit, et de partager la moindre passion on line.
Le plus rageant de mon côté, c'est qu'il se trouve toujours dans ces cas-là un abruti, le genre de véritable bisounours (à l'origine), qui se transforme en furie et parle de "scandale" et de "spam": il passe brusquement du bisounours 2.0 au conard 3.0, trop heureux d'avoir quelque chose à reprocher de valable et de consistant à son prochain. Enfin, une bonne, bonne raison de pouvoir râler et déverser son petit torrent de fiel.
 
Cette propension naturelle de l'être humain-social à adorer culpabiliser quiconque est en faute (et jadis analysée avec brio par les plus grands philosophes, cf Nietzsche), est ici particulièrement cruelle quand deux ou trois personnes que vous avez invitées, qui vous ont fait moult courbettes pour venir se pavaner sous les projos sont les premières à vous insulter au premier bogue : on se serait cru dans La Petite Maison dans la Prairie : les gentils sont super, super gentils, mais les méchants sont vraiment super, super cons. Une caricature.
 
Alors voici pourquoi je suis finalement reconnaissant, en bon philosophe qui en fin de compte se fout totalement de continuer ou pas continuer, de passer à autre chose ou pas (d'autant qu'il y a beaucoup de sujets qui excitent ma curiosité ailleurs, comme tout le monde), c'est que j'ai définitivement décidé (tout en conservant mon franc-parler) de faire le tri, sans pitié, entre les abrutis à blacklister et les ceux qui ne se prennent pas la tête (heureusement très majoritaires dois-je le rappeler). D'habitude, je suis le genre de type sur le web (twitter, facebook etc) qui ne trie même pas ses "followers" ou ceux qu'il "follow" : vous ne me verrez jamais "unfollower" qui que ce soit. je m'en fous, je trouve qu'il y a mieux à faire pour gaspiller son temps. Une bonne branlette serait encore plus saine. (L'Onanisme ayant d'ailleurs toutes sortes de similitudes troublantes avec la pratique du 2.0 dois-je aussi le rappeler.)
 
Eh bien j'ai changé : je ne suis pas à l'abri de faire encore des erreurs. J'en ferai d'autres, probablement plus graves.
 
Mais je serai très prétentieux une fois de plus : parmi les gens dont l'intellect bien construit me passionne, et que j'invite en permanence sans arrière pensée, il y en a malheureusement qui en dépit de leur fluidité langagière et même de leurs fulgurance visionnaires, sont d'authentiques et insupportables râleurs.
 
Ce n'est certes pas nouveau : ce qui est nouveau, c'est qu'il m'est donné la possibilité de rappeler ici que, grâce à un bogue somme toute anodin (eh oui, la belle affaire, il a fallu supprimer des mails, ouhlala comme c'est vilain la vie parfois), j'ai repéré les sales cons et les harceleurs professionnels totalement accros aux écarts d'autrui
 
Ca me permet aujourd'hui d'identifier l'indulgence comme un des facteurs-clés de succès d'un Personnal Branling
 
Le monde est petit. Surtout sur la Toile.
Posted: 22.12.2009 - 35 comment(s) [ Comment ] - 0 trackback(s) [ Trackback ]

Nous cherchons toujours des étudiants si possible en lettres, ou des rédacteurs professionnels (c'est enfin de compte très ouvert et pas antinomique), pour jobs rémunérés de retranscription de nos plateaux TV.

Si vous recherchez de petites missions rédactionnelles susceptibles d'être gérées sur votre temps libre, alors cette annonce peut vous plaire.

Qui plus est, j'attire votre attention sur le fait que chez nous tous les auteurs sont crédités et que non seulement cette mission est rémunérée correctement, mais elle vous permettra d'assoir votre réputation auprès de cet écosystème.

Alors voici ce dont il s'agit concrètement : nous avons décidé de systématiser la retranscription fidèle en format écrit de tous nos plateaux TV.

Cela fonctionnera de la façon suivante :

  1. Retranscription fidèle du contenu pour validation par nos soins (en moyenne les plateaux durent une heure) ;
  2. Chapitrage desdits plateaux pour associer à chaque vidéo un lien hypertexte permettant à nos visiteurs de naviguer à l'intérieur des vidéos ;
  3. Soumission d'une liste de tags (forcément extraits du texte !) pour les associer à la vidéo pour son bon référencement ;
  4. Retravailler les textes de la retranscription pour les mettre en forme ; objectif : formaliser à partir des échanges en plateau Tv, mais aussi au travers des commentaires en vis-à-vis (qui sont parfois très quantitatifs),  un livre blanc sur le sujet concerné. Ce livre blanc sera alors associé à la vente du fichier source de nos vidéos tout en étant bien sûr offert aux intervenants ;
  5. Notre système permet d'ajouter des "infobulles" dynamiquement chargées dans le player vidéo : ces infobulles, que l'on positionne sur des "time codes" précis (entendre par là : à la seconde près) en fonction du contenu de la vidéo, sont par exemple des informations nominatives (faire apparaître à l'écran des noms/fonctions d'intervenants) ou des définitions de termes jargoneux : un peu comme les sous-titres dans n'importe quelle vidéo, mais ici on peut les créer online via notre backoffice pour faciliter la lisibilité de ce qui est parfois dit dans les conversations (autre exemple typique : quand un intervenant fait référence à un site web dont on a besoin de voir l'orthographe) ;
  6. Enfin, il se pourra parfois qu'il faille ajouter des slides en vis-à-vis des vidéos : il faudra les réaliser en toute dernière étape dans la mesure où la retranscription, le chapitrage et les infobulles auront en effet préparé et facilité cette dernière étape.

Ce job est aussi bien réalisable par des étudiants désireux de trouver un stage - dans la mesure où il permet d'apprendre beaucoup de choses : mais nous nous engageons alors à en faire un stage rémunéré.

Mais en fonction de la complexité des sujets, il se peut que nous préférions faire appel à des rédacteurs qualifiés.

Il est aussi très attractif pour celles ou ceux qui aiment les travaux littéraires (car oui, il y a de la mise en forme) - sans compter que notre environnement est dynamique, instructif, et sympa. De surcroît il s'agit bien d'un job évidemment ciblé pour le télétravail, avec tout ce que cela comporte d'aspects fort pratiques.

Rémunération : Ce n'est pas de la langue de bois, mais il n'y a pas de tarif type (je pense que la moyenne va être de l'ordre de 100 euros par retranscription), c'est lié à la quantité de travail et aux options ci-dessous. Quelqu'un qui bosse bien sera en outre forcément de mieux en mieux payé, pour la bonne et simple raison que nous valoriserons le travail de qualité (ou la qualité du travail : c'est comme vous voulez !).

Merci de nous écrire pour postuler sur jobs [at] webcastory [point] com.

Posted: 17.12.2009 - 5 comment(s) [ Comment ] - 0 trackback(s) [ Trackback ]

Sous-titre : ou quand il est indispensable d'apprendre à faire ce qu'aucun autre media ne saurait faire à même échelle - invalider une production, l'effacer, et en refaire une autre comme si la précédente n'avait jamais existée. Et ce, en mmode ultra réactif au moindre soupçon de blocage ou de prise de tête.

Sous-titre version brève : c'est très con, mais ça arrive et ça arrivera encore.

J'écris ce billet suite à la non diffusion d'un plateau, celui-ci en l'occurence.

Pour votre info, bien que monté et prêt à diffuser, ce plateau ne sera pas livré en ligne.

Certaines personnes ont cru me faire une immmmmmense faveur en faisant le déplacement... en oubliant au passage que c'est tout le contraire. Je dis bien : tout le contraire.

Ca ne me monte pas à la tête mais c'est un fait, simple et inaltérable - je ne fais tout ceci que tant que cela reste fluide, amusant, gratifiant. Et c'est pour le moment, faute d'avoir encore formalisé quoique ce soit, encore totalement et jusqu'à nouvel ordre à but non lucratif.

 

Enfin, il s'agit d'un "tournage" : un tournage ce sont des moyens audiovisuels, et ces moyens impliquent leurs lots de réglages, de dérapages et d'imprévus techniques, surtout quand on vous permet de faire du réputationnel gratuitement, et de rencontrer dans un but principalement de réseautage et/ou de convivialité d'autres professionnels de vos écosystèmes : je ne tolèrerai plus les plateaux dont les autorisations de droits à l'image (dont à titre indicatif les termes pour les contributeurs figurent dans les CGU de notre site, accessibles en permanence) ne sont pas intégralement signées, ni les plateaux dont l'issue est un coup de fil aussi idiot que celui que je viens de recevoir, et dont je protègerai par déontologie l'identité de son auteur - mais dont il n'est absolument plus question que je m'expose à la moindre, je dis bien la MOINDRE, pression psychologique d'aucune sorte qu'elle puisse être. Les commères : restez tranquillement chez vous et évitez de m'appeler pour m'exposer vos problèmes privés, vos disputes avec d'autres contributeurs, vos états d'âme quand il est manifeste que je ne sois ni votre ami ni votre confident et encore moins, cela va sans dire, votre psychothérapeute.

 

Pour les autres, je vous présente mes plus plates excuses que la diffusion ne puisse avoir lieu.

Mais voilà, si une personne se révèle poser problème, manquer de délicatesse et/ou refuser de comprendre nos contraintes et nos process, alors en effet je ne peux prendre le risque de diffuser son image ici même. Non seulement je ne puis le faire pour n'avoir pas à souffrir de répercussions administratives, ou traverser le moindre conflit anxiogène, mais je me l'interdis pour la bonne et simple raison que cela nous causerait, ici, un trop profond déplaisir.

Car je le répète souvent, le simple plaisir d'échanger et d'évangéliser autour de nos convictions professionnelles dans cet écosystème préside à nos choix et nous fait avancer.

J'ai d'ailleurs déjà écrit  ICI autour du piège des bisounours qui tentent évidemment, parfois, de nous manipuler en nous prenant pour des enfants -

 

Nous ne sommes pas parfaits : et nous le REVENDIQUONS car c'est la raison d'être d'un service gratuit de ce niveau.

Ceux qui veulent voyager en business first n'ont qu'à s'offrir les bons services. Nous pouvons commencer avec retard un tournage ou foirer une prise audio : nous fournissons un service gratuit : je ne dis pas que cela me sert d'alibi ou d'excuse, je le dis pour que l'on comprenne que je ne suis pas suicidaire et c'est une limite technique parfaitement compréhensible et acceptable pour quiconque est suffisamment mature pour le saisir. Cela ne donne en outre à strictement AUCUN intervenant le droit de faire preuve ne serait-ce que de la plus subtile forme d'indélicatesse - car c'est de cela qu'il est question ici, et que l'ADN d'un media d'un nouveau genre comme le nôtre ne peut qu'impliquer une certaine conception des limites qu'il nous serait insupportable d elaisser à quiconque la possibilité de franchir (je parle tout bonnement de ce face à quoi nous sommes en mesure et en droit d'exprimer notre indignation, faute d'être à la botte de qui que ce soit).

Même rémunéré d'ailleurs je ne laisserais pas pour autant la moindre pression perverse s'exercer sur moi, alors imaginez un peu comme je peux être furax dans le cas présent.

 

Je reste quoiqu'il en soit motivé, car statistiquement ce type de situation ne se produit que fort rarement : c'est en effet la deuxième fois en 7 mois d'existence que nous subissons une pression.

C'est donc un effet de bord jusqu'ici négligeable.

Nous sommes ouverts (d'autant que cela nous démange) à supprimer immédiatement tout plateau dans lequel est intervenu l'auteur de cette fort peu chevaleresque et très malhabile forme de chantage à rebours - cela nous semble tout aussi trivial et franchement sans importance. Vous n'avez qu'à vous manifester.

 

Pourquoi est-ce si peu important : parce que ce sera une occasion avec les autres intervenants de se retrouver pour renouveler la discussion en mode talkshow sous un autre angle - et de s'amuser encore plus je l'espère et même, n'en doute point.

Mais pour les autres : je suis quand même vraiment désolé qu'à cause d'une seule personne votre participation soit invalidée à la diffusion.

 

A bientôt.  

Posted: 5.12.2009 - 4 comment(s) [ Comment ] - 0 trackback(s) [ Trackback ]

 

 

Etant donné que l'on nous demande souvent la version DVD ou un fichier source des plateaux - et comme nous sommes trop débordés pour le gérer au cas par cas, nous avons mis en place une possibilité d'acheter le fichier original (en plus haute définition) dans le bouton (volontairement discret) qui figure tout en bas de la barre latérale gauche d'une page de webcast : en gros ça se situe un peu loin tout en bas en-dessous de la vidéo à gauche. 

schema position bouton achat source video techtoc

Ce n'est pas un bouton d'achat que nous souhaitons particulièrement mettre en valeur, d'où sa discrétion. Il faudrait pas que quiconque s'imagine qu'on espère faire vivre la web-tv de ce revenu-là, qui restera anecdotique - mais au moins les frais induits par les demandes d'archivages ne nous mettront pas un peu plus dans le rouge ! - Et c'est juste pour donner cette facilité aux intervenants qui parfois veulent avoir une archive de bonne qualité et à qui nous sommes forcés de dire non, parce que si le faisions pour tous, ce ne serait pas viable.

Etant donné que l'hébergement représente un coût, vous verrez que le fichier est en vente à 100 euros, le DVD à 120.

Cliquez ici pour connaître le premier plateau à bénéficier de ce dispositif (et sur les suivants ce sera donc désormais systématique).

Cela ne change rien à la consommation gratuite des vidéos sur le site bien entendu.

Comme vous le savez nous réfléchissons en mode transparent avec tout le monde au moyen de continuer à financer cette web-tv ce qui n'est pas une mince affaire et nous conduit parfois à nous poser des questions. On m'a parfois demandé de regarder ce que fait TED.com pour me remettre à ma place : mais l'accès à une conférence TED coûte 5000 dollars et c'est le marché US avec des intervenants prix Nobels.

Si vous souhaitez que cette web-tv continue, toutes vos idées sont les bienvenues, et le simple fait d'acheter ce petit service nous permettrait de couvrir une partie des coût - sans que cela ne soit bien évidemment une obligation.

Cela vous permettrait néanmoins de remettre cette vidéo (licence : une utilisation unique) - sur le site de votre société par exemple dans le format de votre choix on line.

 

Pour les intervenants ayant été filmés sur un lieu de conférence cela peut aussi avoir du sens de se dire : "je récupère ma vidéo pour l'utiliser sur mon site à 100 euros" - attention néanmoins à bien lire les CGV : cela n'implique pas que vous puissiez à votre tour la commercialiser ou l'offrir (on n'a pas fait une vidéo à 100 euros...). Mais au moins vous disposez d'un usage dédié à votre site et un archivage de qualité.

Pour ceux (certes forcément rares, mais sait-on jamais) - qui voudraient un "buy out price", c'est-à-dire acheter la vidéo, sa source, ses droits d'exploitations et de commercialisation exclusifs (à tel point que nous l'enlèverions de techtoc.tv à la demande de l'acheteur), le prix commencerait à 1500 euros par plateau ou e-conf : ce qui reste si vous y pensez bien extrêmement avantageux si vous souhaitez à votre tour exploiter commercialement ces contenus - sans avoir pris le risque de les créer en amont, et le tout pour un prix dérisoire eu égard au set up d'un strudio TV.

J'espère que vos commentaires nous encourageront dans ce premier petit pas vers un mini service utile pour maintenir la web-tv.

D'autres idées sont en cours de gestation et d'officialisation.

Merci de votre compréhension -

 

Posted: 29.11.2009 - 21 comment(s) [ Comment ] - 0 trackback(s) [ Trackback ]
Category: Disruptions et évolutions



Pris de convulsions atroces, le bisounours du 2.0 est en train de s'étrangler dans un dernier spasme d'orgueil... On est en train de l'assassiner, que dis-je, de le lyncher, parce qu'il faut bien reconnaître qu'on soigne le mal par le mal : ce sont les outils du 2.0 qui nous conduisent à le repérer d'autant plus vite qu'il est né des mêmes mondanités virtuelles qui seront demain sa fosse commune.

En bon fossoyeur je vous propose de cerner le personnage.

Qu'est-ce qu'un bisounours 2.0 ? Tout d'abord disons-le de manière brute, le bisounours 2.0 est le revival, ou pour être plus digital dans la façon de le dire, une "upgrade" du cloporte 1.0, connu aussi sous le nom de pique-assiette mondain - Voici quelques signes auxquels le reconnaître (ce sont plutôt des étapes à vrai dire) :

- tout d'abord il effeuille tendrement la marguerite et s'invite subrepticement dans votre petit réseau : il vous intègre dans ses #followfriday et envoie 4 ou 5 smileys associés à quelques RT bien sentis ; 

- ensuite, quand le contact est établi, ils vous sort la sacro-sainte figure de style (avec certes des variantes, mais c'est le principe) du bisounours malin à travers un "j'adore ce que vous faites" placé juste au bon moment, et là où ça flatte.

- jusque-là, il aurait pu être le commun des mortels et pourquoi pas, un vrai possible partenaire. Ce qui va faire de lui un gentils bisounours 2.0, c'est qu'il va révéler progressivement n'avoir rien d'autre à vendre qu'un échange de visibilité qui se révèlera vite à votre désavantage.

- le bisounours 2.0 a découvert le pouvoir magique des mots : il prononce deux-trois termes jargonneux, et là, vous tombez tout contre sa douce fourrure de bisounours dans une envolée de caresses mutuelles, parce qu'au départ, ses idées ont l'air d'être sur le point de générer un vrai business pour vous et pour lui.

- le bisounours 2.0 a découvert un levier formidable : le bénéfice du doute. Et puis il le combine adroitement avec l'alibi qui constitue la seconde partie de son nom : le "2.0". En résumé, quand vous le questionnez sur son modèle d'affaire, il s'épanche en circonvolutions complexes, en termes ultra sophistiqués sur les composantes du marché dans lequel il "croit", mais surtout, ce qui fait son génie, c'est qu'il élude les questions dangereuses en n'oubliant jamais de vous faire des p'tits bisous (c'est un bisounours, cqfd) : il vous redit tant de fois à quel point vus êtes gentils et merveilleux qu'en fin de compte, le point sur son modèle et ce qu'il vend et comment passe vite fait dans une conversation anodine. parce que c'est ça le 2.0 : c'est "o, verra plus tard".

- enfin, le bisounours 2.0,une fois qu'il a réussi à devenir votre pote, élargit son réseau de supporters de son projet mignon tout plein, et pas une ni deux, vous faites partie de ceux qui lui accordent du crédit... au sens figuré comme au sens propre. 

- Moralité, le bisounours 2.0 ayant un petit sexe, normal c'est une peluche virtuelle, vous ne sentrez pas que vous l'avez dans le derrière, ça peut même durer longtemps sans vous apercevoir que vous êtes engagés dans les échanges de bons procédés 2.0 (je parle de toi, tu parles de moi, tu m'avances une presta, je te paierai plus tard quand j'aurai trouvé mes premiers clients pour mon super projet 2.0, on s'fait une bouffe, mais mon but c'est de rencontrer le pote du ministre que tu connais etc.).


Dans mon cas, le bisounours 2.0 est généralement un cloporte décérébré qui me harcèlent littéralement parce que j'ai un plateau TV. Je n'ose imaginer à plus grande échelle ce que vivent les patrons des chaînes 1.0 carrément noyé dans l'Île aux enfants avec Casimir et tous les personnages de Walt Disney autour d'eux. Que d'amour.

J'essaye de leur faire comprendre que c'est juste un truc artisanal pour faire mumuse, que je suis juste un geek de la vidéo depuis que j'ai 8 ans et que la seule chose qui m'éclate dans une web-tv c'est de faire des sujets qui me plaisent. Rien à faire : bisounours 2.0 geint sur le pas de ma porte et me culpabilise de n'être pas un pote 2.0 - il recommence l'alternance bisous / circonvolutions / théorèmes foireux sur l'avenir du web, mais rien n'y fait : j'ai décidé de le laisser s'asphixier dans sa vanité parce qu'un truc étrange s'est produit : nous sommes plusieurs à avoir cessé de sucer notre pouce, on a grandi... et on n'accroche plus du tout aux peluches.
Posted: 29.11.2009 - 19 comment(s) [ Comment ] - 0 trackback(s) [ Trackback ]
Category: Show subjects

 Ah!!

Il m'est rarement donnée une occasion en or de montrer à quel point je suis un sale con capable de prendre une enclume pour écraser un moustique, mais avec la conviction que le micro problème venu m'asticoter est une opportunité d'affirmer ma doctrine, ou appelez ça comme vous voudrez, ma conviction, autour du métier totalement disparate et foireux qui est le mien.

Mais pour une fois, une personne gracieusement invitée sur un de mes plateaux s'est mise à m'écrire un email un peu poisseux lié à la gestion de son temps de parole, croyant peut-être, avec l'habitude d'entendre des âneries à la télé, que sur un pauvre plateau techtoc.tv fauché nous avions aussi des comptes à rendre auprès d'une sorte de "CSA des entrepreneurs" ou que sais-je, un machin implicite et occulte de cet ordre en mesure de créer des règles de gestion de l'équilibre des temps de paroles démocratiquement.

Je ne vais donc pas accabler la personne à qui j'ai répondu en la citant, mais je prends la liberté de livrer le contenu de son email, somme toute, en tout cas pour moi, peut-être pas pour vous, mais peu importe, je l'ai dit, je suis un sale con, somme toute disais-je assez drolatique - et bien sûr en dissimulant les noms et les marques :

"Bonjour Frédéric,

Je prends le temps de t'écrire cet email, à froid, car j'ai quelques remarques suite à XXX soir.

En fait j'en suis ressorti avec une certaine frustration, sur plusieurs plans :

 - tout d'abord, j'ai la désagréable impression de n'avoir que peu parler durant tout ce débat. Comme tu l'as toi-même dit à un moment donné du débat, mon temps de parole a été très faible.

Paradoxal quand l'emission a tenue plus de XXX minutes quand même...

 - Je ne remets pas en cause ton principe qui est qu'on ne peut pas couper, mais du coup, c'est à toi, je pense, de plus couper et de plus distribuer la parole et surtout de faire en sorte d'observer ceux qui ne parlent pas pour qu'ils puissent rebondir. Il y a plein de moments ou je souhaitais reagir, ne serait-ce qu'une minute, à ce qui a été dit par un autre, mais ce n'a pas été possible, ce qui a fait que cela a manqué d'intéractivité.

 - Globalement, XXXXX et toi avaient été ceux qui sont le plus intervenus (XXXX n'a lui aussi que peu parlé) ce qui est dommage, malgré tout l'intérêt que je porte aux dire de XXXXX et aux tiens.

 - Nous n'avons que très peu abordé que certains sujets, c'est à dire à la fin en speed comme par exemple le XXXXX, qui est quand même ce pour quoi je pouvais apporter le plus et justifier ma présence (à la différence des autres intervenants, je n'ai ainsi jamais eu l'occasion de parler des usages XXXX sur [MON SITE]...)

Pour venir sur ce panel, c'est 5h de mon temps qui sont immobilisées, donc tu comprendras que j'essaye de faire en sorte que cela soit mieux mis à profit... car Techtoc tv est un projet que j'aime bien et j'aimerais bien revenir.

J'espère que tu comprendras ma démarche avec cet email

Bien à toi"

Bon, c'est difficile d'en juger pour ceux qui ne font pas le lien avec le bon plateau, c'est-à-dire heureusement tout le monde, puisque je ne cafterai pas, mais pour plaider ma défense votre Honneur, je le jure, j'ai juste pô ma carte de presse et qui plus est, si le plateau a duré longtemps, c'était justement, je le jure, pour donner à chacun le temps de s'exprimer.

Une question somme toute fondamentale est posée ici : ma faillibilité. Comme la faillibilité de tout animateur soit dit passant (et Dieu que dans ce métier les spotlights finissent par vous griller les neurones, mon cerveau sent déjà l'roussi). Mais c'est vrai enfin dis donc : je me prends pour qui, moi, à distribuer les temps de parole comme ça, aux gens qui m'intéressent, et à laisser faire la tête à ceux qui s'ennuient ? 

Ben je n'ai qu'une phrase de parfait sale con à vous offrir : "j'aimerais bien vous y voir".

Et qui plus est, fort ironiquement, si j'avais, comme le précise ce jeune homme, soulevé pendant le plateau lui-même qu'il n'avait en effet pas suffisamment pu parler, ce n'est pas parce que j'ai eu la cruauté de le souligner, me délectant de cette censure ad hoc, c'était parce que je le croyais timide et qu'en constatant précisément le problème, je voulais à fort bon escient lui rendre le Saint Graal du temps de parole perdu et le sortir de ce que j'ai cru être, comme ça, dans le feu de l'action, sa timidité et, peut-être, son absence de quoique-ce-soit-à-dire face aux autres trop diserts.

D'ailleurs ces derniers temps je me suis éclipsé de la plupart des plateaux. Parce que c'est fatiguant, si si : autrui est une fatigue (grand scoop inconnu des psy). Surtout quand on anticipe les frustrations et les feedbacks disons, euh, "constructifs"... Nan je blague, j'adore ça. Mais franchement, j'ai déjà donné, et essayé : j'ai réparti les temps de parole. Ca ressemblait à une réunion filmée dans une exploitation agricole gérée collectivement  par les membres d'un parti unique.

Par contre, le talent est désordonné, égoïste, égocentré en tout cas, et quand je laisse tel un méchant apôtre darwiniste s'exprimer ceux qui ont la plus grande gueule, étrangement, une dynamique s'installe. Il y a alors ceux qui se ferment comme des huîtres, l'air de dire "ben si j'aurais su j'aurais pô v'nu", puis ceux que cela agace et qui prennent la parole à leur tour et incendient ceux qui la monopolisaient juste avant.

Eh oui, second scoop : je ne suis qu'un p'tit gars du Sud, moi, chez moi ça s'appelle s'imposer.

Troisième scoop : je suis très mauvais dans le genre "sécurité sociale". Vous savez, donner à chacun son tour, mais avec ce qui inévitablement avec : un ticket et une file d'attente. C'est laborieux mais c'est du sûr : chacun son tour.

Et quand on présente, on fait certes d'énormissimes erreurs, et autres fautes de goûts. Mais c'est pas parce que vous pénétrez dans un studio web-TV qu'il faut se prendre pour un ministre : ici, on fait avec des moyens qui sont, techniquement et mathématiquement et incontestablement et laveritésijement, 100 fois inférieurs à ceux d'une émission mainstream. Va falloir faire avec l'idée que je ne déchiffre pas instantanément les faces de grands timides en train de dissimuler leur rage et leur frustration face caméra, va falloir faire avec l'idée que ces cons-là, à la régie, ils m'ont pas acheté d'oreillette pour qu'une productrice maternelle me souffle de faire parler équitablement M. Machin-qui-doit-pouvoir-parler-de-son-entreprise-pour-pô-regretter-d'être-venu.

Bref, en effet, je suis faillible.
Alors pour une manière d'enfoncez-vous-bien-ça-dans-la-tête, je vous livre ma réponse au jeune homme en question, dans laquelle j'expose en long et en large toute ma cruauté maléfique :

"Cher XXXX,

Ne vois aucun mépris si je ne trouve le temps de répondre à ce message que maintenant, j'en reçois des centaines et j'avoue être parfois à la rue - d'autant que je privilégie moi-même mon business et me noie dans les règles de gestion de mes mails sous Outlook.

Je ne sais comment te répondre, car j'ai deux options  :

1) la réponse circonstanciée et polie qu'appelle ton message subtilement culpabilisant ? ("oh oui je suis désolé" etc.);

2) ou la réponse version grosse perte de temps mais plus franche et plus adulte ? (c'est bien plus beau quand c'est inutile disait l'autre);

Bon, étant moi-même très casse-couille et jusqu'auboutiste, je choisis l'option 2).

Quoique bon, c'est totalement contraire aux règles implicites de la gestion du temps de parole auxquelles tu dois probablement te référer. 

Honnêtement, ta réaction, comment écrire ça, est imprégnée d'une morgue des plus déplacées.

J'espère en te relisant que tu t'en rends compte : pourtant, je te rassure, je ne me sens aucunement piqué où que ce soit, ni à mon orgueil, ni dans ma mission ou que sais-je d'autre de mal placé : je réalise parfaitement que tu fais de ton mieux pour positionner raisonnablement ta frustration, avec diplomatie et suavité.

Mais en soi, le sous-entendu en filigrane qui consiste à geindre que tu nous as, somme toute, gratifié de ta présence et que je t'ai fait perdre ton temps précieux , est d'une fort juvénile arrogance - tout jugement mis à part de ce que je pense être clairement tes talents personnels sur lesquels je ne porte qu'un regard déférent crois-le bien, n'ayant probalement pas moi-même le quart du dixième de tes capacités - ce dont je me contrefous puisque je suis hors compétition, tu peux donc croire en la sincérité de mon respect pour toi, tout aussi limpide que ma moquerie du moment.

Ce qui me permet de dire ce que je pense - dis donc comme c'est pratique !

Vois-tu, je pense pouvoir te dire que ce problème, même exprimé avec un certain tact, me passe totalement au-dessus de la tête parce que :

1) dans la vie il y a ceux qui s'imposent et qui "donnent envie", et les autres : sur le plateau j'ai été quelque peu affligé de la vacuité de ton discours et de tes remarques initiales - sans pour autant que cela soit une perception réfléchie sur l'instant, ni même encore moins une analyse rationalisée (je t'ai prévenu j'avais choisi l'option 2)). Au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, il se peut que je recherche du regard et avec mes petites oreilles ceux qui me semblent "avoir un truc à dire", s'agiter sur leurs chaises et me faire les gros yeux pour prendre la parole : j'ai un scoop pour toi, c'est ce qui se passe sur tous les plateaux, et un peu d'autocritique quant à ta capacité d'éblouissement ne te ferait peut-être pas de mal ? (je t'avoue qu'il m'arrive constamment d'être moi-même le plus naze dans moult conférences où mon temps de parole n'excède pas les quelques secondes, sur d'autres par contre il m'arrive d'être en forme : mais je n'écris pas au présentateur par la suite pour philosopher sur la question) ;

2) Je ne peux qu'être le reflet de cette dynamique : je me préserve de l'horrible sensation de n'être que le passe-plat amical et consensuel auquel tes conférences ont dû t'habituer (conférences dans lesquelles je m'emmerde à mourir, entre nous: je parle de la plupart des confs B2B, pas de toi en particulier je te rassure - d'ailleurs là aussi je t'avoue en commettre des plus que médiocres moi-mêmes régulièrement : ça semble faire partie du truc, on n'est pas tous des prix Nobel invités chez Ted) -  et crois-moi, tes problématiques d'autopromotion et de temps perdu m'exaspèrent totalement à l'aune du temps et des ressources que j'investis moi-même pour vous faire une visibilité gratuite, non pas dans un objectif commercial tordu ou biaisé, mais comme un simple geek du 2.0 qui adore juste en parler (sinon je ferais des émission avec des pinups et je m'amuserais beaucoup plus tout en gagnant beaucoup de pognon) : alors le p'tit cadeau, vous en faites franchement ce que vous voulez : mais saisissez-le ! Et si je m'arroge le droit d'écrire une telle horreur : c'est que je l'ai pas volé, hein ;

3) Je suis très imparfait, très partial et je le revendique : je ne m'impose aucune règle, je ne travaille pas pour le service public, on peut penser ce qu'on veut de techtoc.tv je n'ai ni la grosse tête ni l'impression que ce soit autre chose qu'une initiative perso gratos et sans envergure et bourrée de mes inconsistances éditoriales; alors tu imagines bien que les plateaux, je les laisse se livrer à leur propre dynamique et que si un intervenant un peu plus orgueilleux que les autres a l'impression qua sa précieuse petite personne n'a pas été suffisamment mise en avant : cela tout au plus me fait sourire : surtout venant de toi qui a déjà eu, ton mail oublie de le préciser, ta petite interview en one-to-one qui a duré plus d'une demi-heure rien qu'avec toi, que pour toi, et que sur tes impressions, tes idées, ta super boîte etc. : ah mais tu avais oubié d'envoyer un email à cette époque pour nous remercier  ;

4) sur 408 contributeurs tu es le pemier à faire cette démarche. Bon. je donne ici même l'occasion à d'autres de se réveiller et de me faire parvenir leurs doléances. Mais quoiqu'il en soit, je combine pas mal de contradictions : j'ai un cerveau, un avis, je dis ce que je pense, mais je vous réinvite tous constamment, et grosso modo, vous pouvez tous venir défendre vos sujets et revenir les commenter et refaire encore d'autres plateaux. En tout cas, pour en revenir à ton message dolent, en terme d'autopromotion fait attention tout de même à t'habituer à une chose : il faut rester modeste, ne pas donner de leçons, faire son autocritique. C'est bien plus porteur.

5) Somme toute après visionnage du plateau je trouve avoir fait des efforts incommensurables pour me retourner régulièrement vers toi, te repasser la parole, chose que j'avoue n'avoir pu décider sur l'instant qu'avec une fraction de seconde accordée à mes neurones vieillissantes, mais il me semble avoir immédiatement perçu un intervenant flapi, plutôt disposé à enfoncer des portes ouvertes et à répondre à côté de la question par des "ben chez nous on offre ceci, cela, blabla": bref : les questions ne semblaient t'intéresser qu'à mesure qu'elle se ramenaient à toi, mais je ne pense pas t'avoir vendu un plateau en mode "branded content", si ? Vraiment ? Que je suis bête : je me suis pris pendant quelques minutes pour un apprenti journaleux ; 

 

Et néanmoins, maintenant que je t'ai dit tout cela, et que ça va certes mieux en le disant, sache que je serais heureux de t'inviter à nouveau.

Mon amitié est assujettie à une totale liberté de parole : si tu peux en faire un outil de travail, vas-y, tu pourrais être surpris de voir ce que ça fait d'avoir un camarade qui évite les phrases molles et consensuelles et qui, comme toi d'ailleurs, n'hésite pas à dire ce qu'il pense mais en plus direct : j'accepte d'ailleurs parfaitement, que dis-je, je me délecte de la réciproque car mes défauts et mes échecs m'enseignent infiniment plus de choses sur moi-même, et mon humaine nature, plus que mes glorioles et autres oripeaux tellement éphémères. 

Bref, si sur ces bases de complète transparence masochiste le dialogue te semble possible, tu es le bienvenu. 

Sinon, ne t'attends pas à ce que je puisse d'une façon ou d'une autre être ton obligé quand tu es invité sur un plateau.

Dis-toi bien que je suis un sale con superficiel : je laisse parler les gens qui me font un peu rêver. Et j'ai à ma décharge une très grande facilité pour m'intéresser aux autres : je n'échangerais pour rien au monde les contributeurs sympathiques qui portent avec sincérité leurs sujets d'intello du 2.0 en plateau, pas même contre une Angélina Jolie ou un président du monde. Moi, ce qui m'intéresse, c'est juste que le sujet soit traité. Je le jure !

D'ailleurs, les temps de parole tiennent à ce qu'un grand philosophe appelait des "je ne sais quoi ou presque rien", qui échappent totalement à mon contrôle."

 

 
Posted: 4.11.2009 - 16 comment(s) [ Comment ] - 0 trackback(s) [ Trackback ]

[NB, pour les updates et les chiffres récents, voir ce bas de page dans les commentaires]

Bon, je sais, quand on titre un billet de la sorte ça sent à plein nez l'espace promotionnel... 

Mais heureusement plusieurs contributeurs pourraient vous attester qu'en Mai et Juin 2009, quand le site démarrait, je déclarais à qui voulait l'entendre qu'à mon sens un bon site B2B comme le nôtre pouvait prétendre stabiliser une audience crédible autour des 30 et 50.000 pages vues. Oui M'sieur l'juge, je l'jure !

Voilà pourquoi je ne vais pas chercher à vous vendre quoique ce soit dans ce billet mais partager en toute modestie avec l'enthousiasme qui convient... un petit instant de bonheur.

 

Or aujourd'hui que constatons-nous :

  • tout simplement que nos chiffres de Septembre étaient extraordinaires comparativement à notre nombre effectif de pages accessibles sur le site (eh oui, le gros du travail, c'est la préparation du plateau TV en amont et avec les contributeurs impliqués, et a se passe sur ce que l'outil stats ne voit que comme une page unique, celle du webcast précisément). Nous ne créons pas artificiellement des pages intermédiaires pour forcer les gens à afficher plus de bannières pubs comme certains le font un peu trop au détriment de l'ergonomie. et d'ailleurs... il n'y a pas de bannières !
  • et qu'en Octobre, contre toute attente, ces chiffres ont grosso modo doublé !

Dois-je le redire : notre positionnement en terme de comm' n'est absolument pas quantitatif. Au contraire, nous eussions été parfaitement satisfaits de pouvoir annoncer une certaine indigence volumétrique pour nous targuer avec morgue et de subtiles nuances de snobisme que nos pages sont avant tout lues par les experts d'un écosystème bien ciblé.

Mais ce que ces chiffres révèlent, c'est la très réelle consommation des vidéos du site, et un engouement perceptible au travers par exemple des re-twitts et des billets de blogs pointant ou "embeddant" les vidéos, et ça, c'est avant tout une reconnaissance que nos chers amis contributeurs méritent tout particulièrement : pourquoi ? - Parce que tous ont joué le jeu absolument contraire aux soi-disant lois du marketing vidéo (enveloppées dans un consensus certes moribond aujourd'hui) qui disent qu'une vidéo sur le Net doit être courte : non, eux se sont engagés en creusant les thèmes de discussion de manière sincère, spontanée et honnête dans de longs talkshows. Et les visiteurs ne sont pas des imbéciles, je l'ai toujouirs dit et redit quand on me disait "Oh attention ! Votre projet de longs plateaux talkshow... humm... ça ne marchera jamais parce que les gens zappent très vite au-delà de 3 minutes..."

Eh bien non, tout faux  : quand un sujet est développé de façon sincère, et si son contenu vous intéresse, vous êtes nombreux à m'avoir averti que vous l'écoutiez en mode "radio" si je puis dire : vous diminuez la fenêtre de votre navigateur, et vous prêtez l'oreille au débat tout en faisant autre chose. Voilà un usage qu'il faudra étudier ! C'est un feedback très instructif.

Voici en tout cas les informations statistiques de consultation de TechTocTv telles que nous les diffusons désormais :

 

UPDATED le 20 décembre 2009 : TechTocTv en quelques faits et chiffres (arrêtés à date du 30 novembre 2009) :

o    TechTocTv est la première web-tv B2B dont les programmes sont co-créés par sa communauté, elle est dédiée à l’écosystème numérique et animée par les experts du réseau TechToc.Tv;

o    Un plateau TV haut de gamme situé porte de Clignancourt, des sujets traités en mode talkshow;

o    Près de 467 contributeurs actifs qui proposent et co-animent les plateaux et les conversations;

o    Parmi nos visiteurs : 3518 experts (à majorité des expérimentés et décisionnaires) ayant renseigné un profil complet dans le réseau social (vous y trouverez par vous-mêmes des membres de directions générales, des experts reconnus, des politiques et stars de la scène NTIC Française) ;

o    Fréquentations en forte croissance :

·   Septembre 2009 : 169.036 pages vues et 31.277 vidéos vues (temps de visionnage moyen – non lissé : 24.7% des durées totales des plateaux);

·   Octobre 2009 : 345.008 pages vues et 71.427 vidéos vues (temps de visionnage moyen – non lissé : 37.1% des durées totales des plateaux);

·   Novembre 2009 : 584.417 pages vues et 132.421 vidéos vues 
(temps de visionnage moyen – non lissé : 31.6% des durées totales des plateaux )
(temps de visionnage moyen – lissé par suppression des visionnages de moins de 5 secondes : 83.5% des durées totales des plateaux );

o    Plus d’une centaine de plateaux TV livrés depuis le 20 avril 2009 ; ainsi que plus de 200 e-conférences et 150 interviews qualitatives (nous refusons la course à la quantité, la sélection est plus importante) avec des experts de référence dans l'écosystème.

o    50 chaînes thématiques réparties dans les domaines suivants : Internet Usages, Collaborative technologies, e-Marketing, Aspects juridiques, Software Industry, Entrepreneurship, e-Business, OnLine Media, Financement, Mobile Business, Innovation, Infrastructures.

o    Les chaînes thématiques sont sponsorisées par des membres cotisants ayant accès à des barcamps mensuels, ainsi qu'à un nouveau cycle de conférences trimestrielles;

 

Au fait, il existe désormais un ensemble de services dédiés à notre club d'experts dont les profils figureront dès mars 2010 dans un guide (sorte de Who's who de l'économie numérique) distribué à 50.000 exemplaires sur tous les événements B2 B de l'écosystème et par voie postale à l'attention d'un panel d'entreprises cible. je v ous en parlerai dans un prochain billet et même en plateau TV pour ceux que ça intéresse ;)

 

 

 

Posted: 19.10.2009 - 57 comment(s) [ Comment ] - 0 trackback(s) [ Trackback ]

 

Moi qui me suis fait attaquer parce que TechTocTv n'offre certes pas gratuitement parfois un fichier vidéo pour lequel nous avons dépêché 3 cadreurs et loué un studio et bossé toute une journée à le faire monter, je me demande pourquoi personne ne s'énerve sur Viadeo, qui prend littéralement en otage les membres qui veulent pas s'abonner.

En effet je reçois aujourd'hui un email sur Viadeo d'un prospect qui me demande une information : je veux lui répondre et créer un lien avec cette personne dans mon réseau : après tout elle m'a bien écrit en direct, non ? - Et j'obtiens un message extrêmement énervant qui en somme m'oblige à acheter un abonnement Premium pour pouvoir être en contact direct avec cette personne (et donc échanger nos informations).

Je suis particulièrement ulcéré par la bêtise de cette démarche : je comprends parfaitement qu'il y ait un modèle économique derrière et des gens à rémunérer, mais pas en prenant en otage de simples échanges email bon sang !! c'est d'autant plus impardonnable qu'à l'aune de la concurrence existante il devraient réaliser que c'est une mauvaise idée. Je peux heureusement recevoir des messages sur LinkedIn sans que l'on prenne ma réponse en otage.

C'est du racket 2.0 !

Facturez-moi des contenus ou un service à valeur ajoutée : promis, je paierai. Et je paierai dans une attitude et avec une conviction militantes tant le mythe du tout gratuit parfois m'agace.

Mais m'indiquer la note pour simplement réseauter avec une personne qui m'écrit (et que par conséquent je ne risque pas de spammer!!) suite à un email reçu, ça c'est une très mauvaise idée.

 

UPDATE / RECTIF DU 07/03/2010 : ce billet ayant été édité et livré pour la première fois le 10 octobre 2009, il est important de souligner que depuis, plusieurs utilisateurs nous ont fait savoir que le service s'était grandement amélioré et que l'articulation gratuit / payant était désormais plus claire.

Posted: 28.9.2009 - 8 comment(s) [ Comment ] - 0 trackback(s) [ Trackback ]
Category: Show subjects

Le dos amoché par un faux mouvement (un coup de raquette de trop je crois), je me suis délecté ce dimanche en trouvant là une bonne excuse pour tester le surf depuis mon Iphone avec pour point de départ Twitterrific. A force de trop réfléchir au sujets qui touchent aux médias sociaux, j'avoue n'avoir plus, paradoxalement, l'œil neuf et désintéressé du simple internaute en goguette. Là, je l'avoue tout net, j'ai passé une chouette après-midi d'insouciance à vous lire tous, à cliquer sur les Twitts des uns et des autres, et à tout simplement me faire plaisir en laissant derrière moi, dans un seau humide, mon cerveau analytique. Qui plus est, le médecin m'a fait une bonne piqûre de morphine, j'étais particulièrement détendu et je réalise que c'est la première fois depuis belle lurette que je me balade sur les medias sociaux dans le simple but de passer un bon moment en complet spectateur. Alors sous influence, vous pensez bien que j'étais plutôt peace.

 

Là, je passe d'une alerte de geek à un buzz rigolo, d'une révélation sur Google à un pamphlet bien senti, etc. J'étais parti pour terminer le dernier Stephen King, un peu laborieux et décevant dois-je dire en passant, mais je suis resté collé sur mon minuscule écran et c'était vraiment gratifiant. Je me suis rappelé pourquoi nous faisions un excellent métier et la chance que nous avions de vivre de notre passion.

 

J'ai retrouvé mes titres de presse préférés et là, je tombe sur un article de Marianne2.fr qui m'interpelle :  "La pandémie de débatite nous guette". Article on ne peut mieux gaulé mais un brin donneur de leçon, qui m'amène à tapoter un commentaire à deux doigts depuis mon Iphone - un commentaire bien trop long pour ce terminal - mais je rappelle qu'étant plaqué au lit sur le ventre, j'étais condamné à faire preuve de patience.

 

Au lieu de paraphraser ce qui a été écrit de sympa autour de cet article, qui a donc suscité une très bonne conversation, je vous incite à le lire :

http://www.marianne2.fr/La-pandemie-de-debatite-nous-guette_a182195.html?com#comments 

 

...mais avant d'y aller, pour ceux qui ne l'auraient pas encore entrevu, je tenais à vous dire pourquoi je trouve important de partager cette lecture ici même : parce que c'est parfois, comme souvent dans ces medias sociaux, au détour d'une conversation anodine et dans le cœur de ses commentaires qu'on met le doigt sur quelque fulgurance.

 

En ce qui me concerne, voici l'idée qui m'a agité : étant abonné à Marianne, qui reste un des tout derniers bons bastions d'une presse satirique et indépendante en France, je me suis dit : "et si je faisais quelque chose de Bien ? - Je vais leur proposer notre studio et pour la beauté de la chose, donner tribune libre pendant 6 mois aux journalistes qui voudraient organiser des débats" : vous comprendrez pourquoi en lisant l'article il était vraiment si tentant de faire un tel geste (l'auteur du billet s'étant lancé dans une impitoyable diatribe sur ce qu'il estime être l'indigence des débats télévisés actuels, trop préformatés, prévisibles etc.). Ne pas le faire m'eût au contraire probablement laissé l'impression de n'être que trop mesquin : je ne pouvais pas ne pas transmettre cette proposition, comme si un petit engagement était ici impossible à refuser - quand bien même ma proposition fut-elle snobée. Il fallait essayer.

 

Mon point, et c'est ce que je voudrais partager avec vous, c'est que j'ai sincèrement, bien que maladroitement, voulu faire écho à la critique de l'auteur et lui tendre la perche pour qu'il trouve une solution pragmatique au problème qu'il soulève : puisque les débats mainstream à la télé c'est de la merde, que répondez-vous si je vous donne la possibilité d'en faire pendant 6 mois, autant que vous le voulez, gratuitement, dans un chouette studio TV - celui précisément que nous utilisons sans limite de temps ni censure pour nos débats de geeks TechTocquiens ?

 

Or voici le problème. Je suis perplexe. Car comme l'a très bien dit Vincent Berthelot dans les commentaires à ma suite (et après que je me sois fait attaquer pour suspicion de démarche publicitaire) : "...oui j'aimerais une réponse, construite, intelligente, drôle de votre journal et pas ce dédain mal placé de quelques commentateurs et encore plus vous voir sur un plateau nous expliquer dans un formidable paradoxe pourquoi les débats… c'est pas bien !"

 

Si vous nous suivez, j'imagine que c'est par curiosité ou pour nous encourager : j'ai souhaité partager ce petit épisode bloguesque pour connaître vos avis. Parce que cela nous mène à une réflexion sur le medium de demain. Dominique Rabeuf rappelle aussi dans son commentaire que "les personnes qui construisent le véritable Web du vingt et unième siècle ne sont pas journalistes pour la grande diffusion" : il n'a de cesse lui-même de tendre la perche pour qu'une légitimité puisse être explorée ici, en toute modestie, par les petits explorateurs que nous sommes. Emmanuel Gadenne m'a aussi fait plaisir en rappelant, remarque Ô combien salutaire face à l'hypocrite dénigrement de deux internautes inexplicablement amers face à mon petit plaisir d'offrir cette tribune (ah oui, c'était parce que bouhou, le vilain méchant capitaliste que je suis faisait un peu sa pub au passage), que la web-tv avait pour fondamentaux économiques un modèle quelque peu fragile… et qu'il lui fallait des financements qui avaient par exemple fait défaut à mobuzz.tv. Eh bien oui, c'est fragile, c'est dur, et nous faisons de notre côté des efforts scrupuleux pour assurer un développement à cette initiative.

 

Mais sans vous, elle ne trouvera guère d'écho.

 

C'est pourquoi je vous le demande : pensez-vous que nous aurions raison d'offrir une tribune aux journalistes de la presse écrite ? Seriez-vous prêt(e) à contribuer à diffuser cette information pour qu'enfin la presse la plus indépendante puisse laisser ses meilleurs journalistes prendre la parole loin des contraintes et des règles du show business usuel ?

 

Seriez-vous prêt(e) à nous aider à entretenir un "buzz" autour de cette offre ?

 

Je vais vous dire pourquoi le feedback m'intéresse. Parce que je suis fasciné. Je suis fasciné par la rapidité avec laquelle un projet un tout petit peu participatif et citoyen peut être parasité, voire noyé par les dénigrements par trop franchouillards qui vont parfois jusqu'à provoquer lassitude et découragement. Et parce que je suis aussi fasciné par la niaiserie des buzzs qui occupent le devant de la scène ces derniers jours. Je sais, je vais me faire traiter de gros con prétentieux : le raccourci facile habituel. Mais j'assume : des buzzs d'une niaiserie affligeante.

 

Et quand les gens demandent à ce qu'on ait des media "responsables", se doutent-ils qu'il y a en a parmi nous qui sont prêt à offrir les ressources qui permettront d'avancer dans cette direction ? Je suis encore fasciné parce que le journaliste de Marianne2.fr qui déplore la nullité des débats à la télé n'assume pas très courageusement ses propos : pour être pleinement cohérent, il ne fallait pas seulement qu'il se prépare de façon routinière aux critiques et autres trolls de passage sur son blog.

 

Il fallait aussi qu'il se prépare à savoir quoi dire à quiconque lui répondrait : "mais pas de problème, allez, venez, faisons ensemble la TV qui vous intéresse : je vous prête le matos, c'est gratuit, et je ne demande aucune contrepartie. Vous êtes libres !"

 

De quoi a-t-il peur : de sa propre liberté ?

Posted: 24.9.2009 - 9 comment(s) [ Comment ] - 0 trackback(s) [ Trackback ]

En fait sur la communauté on fait tous du bénévolat - mais on a une visibilité déjà très sympa - par exemple c'est nous qui couvrons les assises du numérique la semaine prochaine, certains barcamps, de nombreuses confs et salons, on a aussi travaillé pour NKM (ex: les séminaire #emprunt en exclu sur notre site) - on a déjà plus de 100 plateaux en mode talkshow avec le beau monde de l'écosystème et des douzaines d'interviews et webinars). Donc l'idée c'est de donner de plus en plus de visibilité aux contributeurs et de profiter sans vergogne de leur expertise ;-) !!!

Pour la partie admin de la page Facebook of course le but c'est de générer du trafic, mais aussi de faire la pub perso de ceux qui "animeront" la communauté des inscrits sur la page Facebook de TechTocTv - et bien sûr je pense essayer de faire un truc sympa en mode vidéo : du genre un sujet tous les mois en plateau TV chez nous pour parler de la meilleure façon de faire du marketing sur Facebook : c'est là que nos "admin" viennent faire un peu leur pub au passage en venant donner des conseils ! Qu'en pensez-vous ? Des conseils ? Des volontaires ?

Voici la page : http://www.facebook.com/pages/TechTocTv/95089228945?ref=nf 

 

Posted: 6.9.2009 - 8 comment(s) [ Comment ] - 0 trackback(s) [ Trackback ]

Etant donné qu'on nous le demande de plus en plus, parmi les évolutions souhaitable du site TechToc il va y avoir la mise à diposition d'un flux RSS.

Pour ceux qui passeraient dans le coin, y en a-t-il parmi vous qui auraient de quelconques considérations ou conseils à nous transmettre à ce sujet ?

 

Non pas que cela soit hors de portée techniquement, mais nous ne l'avons jamais fait, alors si vous êtes passé(e)s par là auparavant, ce serait sympa de nous permettre d'obliquer dans le bon sens s'il y a quoique ce soit que vous puissiez nous dire pour qu'on fasse ça bien ;-)

Posted: 30.7.2009 - 0 comment(s) [ Comment ] - 0 trackback(s) [ Trackback ]
Category: Partenariats

Le label "site recommandé" bien d'être attribué à TechTocTv. L'annuaire de sites professionnels créés par Orange Business est, au moment où nous écrivons ces lignes, en cours de finition et sera bientôt disponible à l'adresse :http://blogs.orange-business.com/fr/orangeb2blabel.html

 Il était temps que s'annonce un nouvel annuaire professionnel fondé sur une logique de cooptation purement qualitative et à la subjectivité assumée !

Les Flogs (faux blogs) et autres sites créés automatiquement pullulent littéralement sur la Toile et les sites de classements automatiques (type Wikio) ont certes une véritable utilité - mais disposer d'une référence fondée sur une sélection humaine et manuelle donne une information qu'aucun système automatique de pondération statistique ne peut offrir.

Sans compter avec les sites créés par des robots qui parfois remontent dans les résultats des annuaires automatiques à force d'en contourner les règles, ou avec les règles elles-mêmes de ces sites de classement qui parfois évoluent du tout au tout et dont les modifications dans leurs algorithmes provoquent de mini bouleversements intempestifs dans les ranfking dont la blogosphère se fait l'écho régulièrement.

Pour en savoir plus sur le classement : http://blogs.orange-business.com/fr/orangeb2blabel.html 

Posted: 23.7.2009 - 17 comment(s) [ Comment ] - 0 trackback(s) [ Trackback ]

Je viens d'avoir des échanges comme d'habitude intéressants avec Patricia Gallot-Lavallée, dynamique contributrice sur TTT, qui m'ont conduit à plusieurs réflexions.

Elle nous suggère de mieux chronométrer les plateaux : je suis évidemment d'accord, mais je pense que leur problème est avant-tout un problème de densité et de pertinence : il y a avant tout trop d'autocensure de la part des contributeurs (comme souvent dans un contexte professionnel), trop de bons sentiments mignons tout plein et une pointe d'autopromotion parfois maladroite.

De fait, je suis souvent conduit à laisser durer les plateaux pour la bonne et simple raison que, tout en les tournant, j'ai tout de même une petite idée de ce peut en constituer la substance attendue, et que j'ai besoin "qu'on y arrive" (lisez en filigrane : j'attends qu'ils abordent les vrais sujets intéressants pardi - et que quelque chose de vraiment instructif soit énoncé). Pour être encore plus clair : si je ne faisais que contraindre les invités à s'exprimer dans un temps clairement imparti, je pense en toute sincérité que cela aurait le plus souvent pour conséquence (et j'en ai la longue expérience comme vidéaste corporate) d'accentuer la vacuité de certains propos. Sous stress, un non-professionnel de l'image va forcément se raccrocher aux petites lapalissades rassurantes qu'il a l'habitude de pérorer lors des exercices de vidéo training ou de prise de parole en conférence.

On nous a parfois reproché nos objectifs secondaires : hé ben... bien sûr que, comme tout le monde, nous en avons ! Comme de nous faire reconnaître et de faire de TTT une vitrine si possible un jour rentable grâce à ses sponsors et à sa zone des webinars, de notre savoir-faire. Mais j'insiste : nous ne continuerons pas TTT si ça nous/vous ennuit, et pas même contre tous les sponsors du monde !

Tous les plateaux sont néanmoins enrichissants, je pense en particulier à nos contributeurs honnêtes et puissants dans leur raisonnements dans le contexte des sujets "entreprise 2.0", mais comme Patricia l'a souligné, globalement sur TTT beaucoup trop de plateaux manquent de rythme et nous pourrions être plus percutants. C'est néanmoins une questions de moyens, aussi (scripter les interviews, passer plus de temps au montage, éditorialiser des concepts mieux réfléchis...) : donc on est condamnés comme beaucoup d'émissions du PAF à compter sans complexes sur la magie du direct live et de l'impro.

Aussi la seule solution me semble-t-elle être la suivante : gagner en pertinence par la légitimité de questions beaucoup plus provocantes.

Le ton doit encore gagner en honnêteté intellectuelle - il y a déjà trop de contenus lisses, consensuels voire « gentis » sur Internet, l’autocensure est partout, à vrai dire… j’en ai assez, pas vous ? 

Je ne supporte plus d'être sous la pression de certaine agences RP qui nous les brisent littéralement avant chaque plateau et s'offusquent des questions que nous avons l'intention d eposer et que nous devons parfois censurer pour ne pas froisser la société machin ou la sensibilité du client X. Ayant maintenant gagné en légitimité et en audience, TTT va pouvoir commencer à se la jouer, qu'on se le tienne pour dit !

Heureusement d'ailleurs, j'en profite pour le dire au passage, qu’il existe des sites un peu décapants, comme readwriteweb qui reprend à mon sens le flambeau de l'impertinence constructive en France, laissé par Techcrunch qui a perdu de son mordant suite au départ d’Ouriel. Je pourrais en citer beaucoup d'autres mais là n'est pas l'objet de ce billet : je veux juste vous prévenir que j'ai fait mon autocritique et que je n'en peux plus de faire des choses qui trop souvent me donnent le sentiment de me mentir à moi-même sur ce que j'aurais vraiment voulu faire : je m'ennuie, j'ai besoin de poser ce que le personnage de Gérard Depardieu dans Rive droite, Rive gauche appelle "des putains de bonnes questions." Des questions sans langue de bois, c'est tout.

A commencer par valoriser les vôtres en direct live : à la rentrée, tous les plateaux seront initialement tournés en live avec adjonction concomittente de tchat live : cela me servira d'alibi pour passer des questions je l'espère encore plus légitimes et fondées à l'attention de mes invités quand j'aurais, ce sera encore possible, la faiblesse de me réfreiner sous l'influence de mes propres instincts mondains.

Je compte sur vous pour que ça dépote - en attendant, je ne pense qu'à une seule chose, m'éloigner de Paris au mois d'août pour digérer tout ça et revenir en forme pour nos prochains plateaux.

Vos suggestions sont comme à chaque fois les bienvenues - et vos questions les plus cruelles seront pardonnées...

Posted: 9.6.2009 - 0 comment(s) [ Comment ] - 0 trackback(s) [ Trackback ]

Voilà, on ne pourra pas me reprocher d'avoir dissimulé l'intention promotionnelle d ece billet.

Mais je le jure ! C'est pour la bonne cause !salon online 2009 partenariat techtoctv et plateaux TV sur conférences

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Car comme vous pouvez le voir dans cette simulation 3D, nous installons dans la grande salle de conférence plénière un véritable petit plateau Tv pour retranscrire plus tard le contenu des interventions !

Que cela nous vous empêche pas néanmoins d'y aller : rien ne vaut une poignée d emains entre professionnels.

Mais au moins une trace restera pour ceux qui voudraient reprendre des notes ou suivre les conférences auxquelles ils n'auraient pas pu assister.

Pour vous inscrire sur ONLINE 2009 c'est gratuit et c'est ici :

http://visiteurs.groupesolutions.fr/?n=33 

Votre humble serviteur y anime d'ailleurs les conférences suivantes, sur lesquelles vous pourrez retrouver des contributeurs stars habitués de nos plateaux TV, les voici :

 

TR5 - Vidéo sur Internet (1/2) 

17 juin 2009 - 12h00-14h00

En quoi la vidéo est-elle en train de contribuer à bouleverser les codes, les usages, les échanges autour desquels les marques construisent leur notoriété sur Internet ? Que peut-on encore nous apprendre sur la façon dont le webcasting et le rich media vont optimiser les taux de transformation si on les met correctement à profit ?

 

Animée par Frédéric Bascunana - TECHTOC.TV

 

Avec :

 

• Vincent Bataille, P-dg ViewOnTV -
• Patrick BONDUELLE, directeur des relations publiques, NOVARTIS 
• Frédéric Bellier, Dailymotion, Senior VP Global Media Sales
Philippe LABOUREIX, IBM Software Group, Directeur Marketing
Toufiq Lerari, Tequila Rapido, PDG
• Hervé NOUGIER, Mediatech (Streamlike), Président
• Franck Perrier, Idaos / Stratégies Internet et Nouveaux Medias, Blogueur et analyste TIC;
• Carole Tanguy,  ACCENTURE, Marketing & Communication Director France


 

Collé à partir de <http://www.online-expo.fr/conferences-salon-online.htm>

 

Et :

 

TR16 - Vidéo sur Internet (2/2) 

18 juin 2009
16H00 - 17H30

 

Web-tv et vente en ligne : un mariage réussi ?

A-t-on maintenant suffisamment de recul pour en juger ?

Quelles promesses les prochaines évolutions technologiques du webcasting et du rich media vont-elles nous aider à tenir ?

Un point sur les usages, méthodes et bonnes pratiques avec des experts chevronnés, concepteurs pour la plupart de solutions web-tv.
 

Animée par Frédéric Bascunana - TECHTOC.TV 

 

Avec :

 

• Damien COCARD, fondateur de WEB-TV PROD
• Olivier Heckmann, KEWEGO, PDG / Fondateur
• Christophe Bernard, Directeur conseil, LA HAUTE SOCIETE
• Guillaume Mikowski, Directeur Commercial, BRAINSONIC
• Raphael Micoud, Directeur Général, WEVOD
• Patrick Pecquet, Directeur Commercial, MEDIAMETRIE

• Yann GOURVENNEC, Head of Internet and Digital Media, Orange Business Services - et auteur de visionarymarketing.com

 

 

Collé à partir de <http://www.online-expo.fr/conferences-salon-online.htm>

 

 

TR18 - Demain, le web : collaboration, vente en ligne… Evolutions programmées ou révolution imminente ?
18 juin 2009
17H30 - 18H30

Parmi toutes les évolutions fantasmées et autres avancées technologiques sur le point d'éclore, quelles sont celles qui ne vous surprendront pas, mais que vous attendez impatiemment, et quelles sont celles dont on ne vous encore jamais parlé.

Perspectives et panorama des solutions qui vont bientôt achever de transformer votre entreprise, sa façon de vendre et… ses résultats.

 

Animée par Frédéric Bascunana - TECHTOC.TV 

 

Avec :
 

  • Yann GOURVENNEC, Head of Internet and Digital Media, Orange Business Services - et auteur de visionarymarketing.com
  • Philipe NIEUWBOURG, journaliste
  • Grégory Pouy, VANKSEN , Directeur Marketing Europe
  • Sebastien Petit, Microsoft, Digital Marketing Manager
  • Gilbert Réveillon, Strategic Marketing Director - en partic. en charge des Etudes prospective chez LaSer
  • Marc De Fouchécour, Professeur, écrivain, et co-auteur de nextmodernity.com
  • et deux invités surprises en direct du Québec !!

 

 

Posted: 15.5.2009 - 3 comment(s) [ Comment ] - 0 trackback(s) [ Trackback ]

 Il se peut, chers membres, que vous ayez un jour à devoir expliquer à d'autres collègues ou sur un blog ce qu'est TechTocTv. Rappel des fondamentaux.

Qu’est-ce que TechTocTV ?
TechTocTV est la première web-TV orientée B2B véritablement « collaborative » : ce mot est important, c’est lui qui fait toute la différence.
C'est un site co-administré par une communauté d'experts qui abordent sous forme de talkshows en plateau TV, d'interviews, de reportages et de webinars l’écosystème des technologies et médias online.

TechTocTv est un media social en même temps qu'une web-TV.
Y sont liés par les fonctionnalités d'une même plateforme des "contributeurs", dont l'expertise est à la source de la ligne éditoriale de chaque vidéo, et des "abonnés" : ce sont les visiteurs du site qui pour en visionner gratuitement le contenu ont créé un profil personnel sur Techtoctv.

Les différences entre contributeurs et abonnés :
Les contributeurs sont les membres qui animent le site du fait de leur support à la préparation et à la réalisation des sujets qui y sont traités en vidéo. Le plus souvent, ce sont des intervenants qui apparaissent sur les plateaux TV, talkshows, interviews.
Ils ont pour privilège de pouvoir lancer des sujets de tournage (visibles dans le menu « tournages prévus » ), et d’inviter d’autres contributeurs à animer ces tournages. Ils « créent » toutes les vidéos sur un mode véritablement « collaboratif », et les forum de discussion sur le site sont la mémoire de ces échanges.

Les abonnés quant à eux accèdent à la totalité du site sous la condition de s'y être créé un compte et ce et bien sûr, gratuitement.
Ils peuvent participer à toutes les discussions autour des thématiques de réflexion, des sujets de plateaux TV en préparation et de tous types de tournages prévus. Ils ont donc aussi la faculté d'influencer la ligne éditoriale et leurs avis sont consultables et visibles en ligne.
Leur seule restriction étant qu’ils ne peuvent pas initier de projet de tournage.
Pour cela il faudra qu’ils deviennent « contributeurs » à leur tour : mais leur seule motivation en la matière peut leur permettre d'être rapidement cooptés par le reste de la communauté.
 

Posted: 30.3.2009 - 3 comment(s) [ Comment ] - 0 trackback(s) [ Trackback ]

 

Nous serons présents sur les salons suivants avec un stand plateau TV :
- les journées de la communication et du marketing / porte de Versailles du 31 mars au 2 avril à la Porte de Versailles (événement anciennement plus connu sous le nom de MD EXPO) ;
- ad:tech, 7 et 8 avril à la Porte Maillot (un brillant salon à notre sens sur le marketing digital, porté par dmg world media dont le directeur marketing Europe, Christophe Asselin, nous a d'ailleurs fait l'honneur d'être présent parmi nos contributeurs ici même).

Nous y rencontrerons de nouveaux possibles contributeurs pour TechTocTv puisque nous organisons sur place des mini débats avec les principaux conférenciers - et vous êtes tous les bienvenus pour nous y rejoindre !

Webcastory et TechTocTv seront en effet présents sous la forme de stand web-TV.

Nous y sommes sur place pendant les trois jours en mode "tournage non stop" avec notre plateau dédié principalement à de mini débats en compagnie des conférenciers ou...de visiteurs de marque issus de la prestigieuse communauté TechTocTv ;-) :

Donc, chers membres qui pensez aller visiter le salon,

n'hésitez pas à m'envoyer un petit texto sur mon cellulaire (0664792424 : plus pratique si je suis en interview) quand vous pensez être sur le point d'arriver, vous aurez un accueil privilégié avec café et petits fours ;-)

.. et évidemment on pourrait faire un mini débat sur un thème lié aux outils du e-marketing et aux nouveaux modèles qui n'ont de cesse d'émerger dans ce domaine riche en rebondissements 2.0.

J'interview deux personnes en même temps (le mini plateau est très joli mais limité à 3 places) : idéalement des personnes aux points de vue complémentaires, voire en contradiction pour que les internautes assistent à un réel échange.

Nous livrerons ces vidéos sur TechTocTv (et bientôt conjointement sur une nouvelle chaîne surprise plus dédiée aux passionnés des tactiques e-marketing) - ainsi bien sûr que sur le site des organisateurs pour qui nous développerons une web-TV sur mesure.

La visibilité des interviews / mini débats sera excellente pour tous car ces salons sont organisés avec un grand professionnalisme et le souci d'être eux-mêmes le reflet des thèmes dont ils traitent (entre autres) : une communication on line réussie !

Au plaisir de vous y voir !!

FB

Posted: 19.3.2009 - 6 comment(s) [ Comment ] - 0 trackback(s) [ Trackback ]

Je suis heureux de vous inviter à voir le dernier plateau enregistré parVincent Berthelot et Xavier Aucompte :

http://www.techtoc.tv/2009/03/intranet_et_crise/ 

Pour préciser au passage :
- que ce plateau est le premier d'une série sur le rôle des Intranets ;
- que par conséquent vos remarques sont l'occasion de susciter les prochains plateaux : vous êtes cordialement invités à y prendre part activement : proposez le prochain sujet ou venez vous exprimer en studio ;
- qu'il y a quelques améliorations notables dans notre player comme le chapitrage dans la timeline, le slideshow en vis-à-vis, les infobulles, etc., etc. (voir en bas d'article).


En outre de nouveaux événements sont annoncé dans la TechTocTv community, je ne peux que vous inciter à influencer les programmes qui seront créés dans cette télé qui est bel et bien la vôtre ce n'est pas une légende ni une promesse en l'air !

Posted: 19.3.2009 - 0 comment(s) [ Comment ] - 0 trackback(s) [ Trackback ]

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Bienvenue !

 

Vous avez été coopté(e) sur la communauté TechTocTv en raison de votre champ d'expertise d'une part, et d'autre part parce que... vous êtes sympa.
Cette invitation, purement amicale, est sans le moindre sous-entendu commercial. En savoir plus sur la raison d'être de TechTocTv ICI.
 
Nous comptons d'ailleurs sur vous tous aussi pour préserver la précieuse alchimie de cette petite communauté dont les membres sont triés sur le volet.
 
En particulier, sa raison d'être étant la préparation des plateaux web-TV (dates à consulter dans EVENT) qui seront tournés puis développés sous forme de Talkshows (si possible récurrents) sur TechTocTv, nous ne demandons qu'une seule chose aux membres : préserver cet espace de toute démarche mercantile pour que tous, nous puissions nous concentrer sur une création éditoriale collective de qualité. Car savez-vous ce qui est le plus excitant ici ? - C'est que cette communauté soit une VRAIE communauté : nous n'avons pas rationalisé le dispositif, nous veillons à conserver ses précieuses zones de maladresses et d'improvisation, nous n'avons pas d'assistant(e) pour perfectionner les messages : tout est délicieusement fait selon les règles de l'enfance de l'art et vous ne serez jamais agressés par de la publicité ou dérangés par des spammeurs.

  

Ici, nous sommes d'ailleurs tous actifs :  vous avez tous pour point commun d'être des contributeurs potentiels sur TechTocTv, que ce soit sous forme d'intervention en plateau TV, ou sous forme de direction éditoriale (ou les deux !).

 

Ici seront discutés les lignes éditoriales dont nous aurons le plaisir quant à nous d'assurer le développement sous forme de plateaux TV sur TechToc.Tv.

Comment ça marche :

Dans l'onglet "Blog" (un vrai blog collectif puisque tout le monde peut y amorcer un fil de discussion) : un post = une piste de plateau TV. C'est là qu'il faut "jeter" quelques idées, sans que personne ne puisse vous reprocher de le faire au fil de l'eau et sans trop de chichi dans la mise en forme : c'est un brainstorming un point c'est tout !

Dans l'onglet "Event" sont suggérées puis validées des dates potentiellement souhaitables pour les prochains sujets : on peut aussi y discuter de tous aspects liés à la préparation ;
Dans l'onglet "Poll" nous gagnerons tous du temps en répondant à de petits sondages d'opinion.

Dans l'onglet "Groups", on retrouvera les catégories de sujets sous la forme du collectif de ceux qui souhaitent évangéliser sur le thème, et en discuter de façon globale.

 

Enfin, c'est dans "My Apps" que vous éditez à votre tour.

Ceci est expérimental et sans excessive prétention : si dans les deux prochaines semaines nous décidons que l'outil n'est pas suffisamment performant, nous migrerons vers un autre outil. Sondage permanent : ICI.

Merci à tous et bonne navigation !

FB

Posted: 20.2.2009 - 1 comment(s) [ Comment ] - 0 trackback(s) [ Trackback ]
Category: Show subjects

Dans le droit fil d'une rencontre prestigieuse organisée par l'AFDEL (Association des éditeurs de Logiciels) le 19 mars prochain, lors de laquelle Webcastory sera là pour réaliser un petit reportage, nous proposons de prolonger la réflexion sur TTT de façon à donner de la visibilité à cette thématique auprès de notre audience constituée en grande partie d'entrepreneur du web et du monde logiciel.

Je suggère donc d'initier la conversation ici, avec la complicité du dynamique DG adjoint de l'AFDEL, Loic Rivière (qui ne devrait plus tarder à se connecter !).

Vos suggestions sur ce thème sont les plus attendues !

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