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Posted: 6.1.2011 - 0 comment(s) [ Comment ] - 0 trackback(s) [ Trackback ]
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Il est beaucoup question de curation, en ce début d’année,  issu du terme « curator » utilisé par les anglo-saxons.  Nouveau buzzword sur les réseaux sociaux, la curation peut être définie comme une assistance opérée dans la sélection de l’information  « par une personne ou un groupe de personnes sur un sujet dans un contexte spécifique», indique un article de Zdnet qui citait alors en exemple le site Techmeme. Mais on retrouve aussi le terme de « courtier en information » proposé par  François Nonnenmacher, ou encore de « médiation numérique »  suggéré par Bibliobsession... Une multiplication des appellations qui recouvrent  une fonction nécessaire pour pallier l’infobésité : le tri, la mise en contexte et le partage de l’information.

 Un besoin pressant qui n’a pas échappé à de nombreux entrepreneurs, prompts à proposer un service ad hoc pour ce faire. A l’image récemment de Scoop It proposé par Marc Rougier, fondateur de Goojet, un portail Web et mobile synchronisé : un service de tri, de suggestions et de partages d’applications mobiles.  De Goojet à Scoop It, il n’y avait qu’un pas vite franchi comme l’explique Marc Rougier, fondateur du service : « Goojet a atteint le million de téléchargement. Fort de cette dynamique, il y a six mois, nous avons pensé qu’il y avait certainement un service connexe à proposer, une offre plus thématisée. Une service de curation. »

 Un de plus ?  « D’un point de vue business, l’émergence d’une forte concurrence valide un besoin clairement identifié. La profusion ne doit pas empêcher de créer et de proposer un service.  En l’espèce, tout produit qui facilite l’accès à l’humain et à l’info va dans le bon sens. En termes de curation on est au tout début. La première façon c’était la taxinomie, ensuite le pull avec google et ensuite le média social (pas la forme ni le rangement mais la personne qui décide de le publier, le bruit de mon graphe social. Scoop It n’est pas une révolution,  mais une couche nouvelle, mix du pull et du push (graphe social) à laquelle je rajoute un filtre.»

 

Pour  se démarquer de la concurrence, Scoop IT s’appuie sur une « proposition de valeur » discriminante. « Beaucoup de personnes veulent s’exprimer, partager, mais n’ont pas forcément le temps ou la capacité pour écrire un article quotidien. Cette personne est experte ou passionnée dans un domaine, nous lui donnons l’occasion de créer un média de type magazine ou blog avec le meilleur du web. Nous sommes vraiment dans la définition étymologique du curateur, au sens de conservateur ou commissaire d’exposition : celui qui va chercher les meilleurs artefacts dans la réserve, mais aussi celui qui met l’œuvre ou les œuvres en perspective, qui met l’étiquette et qui signe l’exposition ». Souvent assimilé à Pearltree ou Tumblr,  la différence réside dans la mise en scène de l’information par son médiateur et un contrôle sur la présentation, contrairement par exemple à paper.li ou la sélection est algorithmique.  « Sur un sujet donné, je peux contrôler ce que je mets en Une du média, je peux modifier les photos, écrire un commentaire etc. C’est comme être l’éditeur ou le rédacteur en chef d’un magazine avec les possibilités de contrôler et hiérarchiser l’information transmise.  La curation devient passionnante quand il y a une mise en perspective, c’est que nous permettons de faire.» Et en tant que service,  le moteur de suggestion d’articles puisés dans twitter, Facebook ou Youtube apporte ce petit plus insiste le fondateur du service pour qui ce moteur permet de créer « un média beaucoup plus fin. »

 

Du côté du business-model, là aussi, Scoop It spécule sur l’évolution du discours de la marque sur les médias sociaux et de l’inflation du content marketing, « Sur le discours des marques nous en sommes au début en termes de marketing social. Que ce soit du brick and mortar ou autre, aujourd’hui elles ont une page facebook, un twitter entre autres et elles payent un content/community manager pour animer le tout. Mais les marques n’ont pas forcément quelque chose de pertinent à dire quotidiennement. Plutôt que de se concentrer sur ses messages corporate, une marque peut parler de sujets liée à son domaine d’intervention, le sport, la nourriture etc… Ce qu’on leur propose c’est de devenir des curateurs.  Cela leur permet de créer une affinité avec son domaine et en plus c’est un modèle vertueux : elles peuvent créer une image de marque à moindre coût en utilisant notre service premium proposé en SaaS…. »

 Encore en phase bêta, le service sera ouvert sous peu en Europe et aux Etats-Unis, et très vite une déclinaison sera proposée sur l’iPad

En attendant l’ouverture, quelques invitations sont disponibles ici pour les lecteurs de Balises.info et de Techtoctv.

 

À lire sur le sujet : 

- 4 outils de curation auxquels je rajoute Montage de Microsoft

Le curator est-il un veilleur

Curator un nouveau métier par @marilor 

 

 

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