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Posted: 1.12.2010 - 10 comment(s) [ Comment ] - 0 trackback(s) [ Trackback ]
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 1er décembre. Sortant de 5 heures plateaux sur la solidarité, le partage, les réseaux sociaux, le marketing, les communautés, le changement du monde, accumulés à quelques autres, je suis frappé  par l'appartion en creux de toutes les discussions, quels que soient les sujets traités de ce constat commun d'un épuisement des anciens modèles et la   volonté  (nécessité ?) commune de changement exprimée.

Entre la crispation sur les anciens modèles éprouvés mais aux limites démontrées et l'inconnue des nouveaux modèles, cristallisés par Internet, nous sommes dans une sorte d'entre-deux où le changement de dimension, de modèle, de temps, d'échelle et de comportement n'est pas encore intégrée par les décideurs et tout un chacun. Il faudra sans doute du temps pour que la transition s'effectue et que les organisations ( mais pas seulement) trouvent et migrent vers un nouveau modèle que l'on  pressent obscurément comme sine qua non d'un futur autre que le présent desespérant. Le web et les réseaux sociaux -et tous leurs avatars-,  ne semblent être qu'une cristallisation de cette nécessaire et inéluctable évolution tout comme le vecteur de ces changements espérés...

Mais, finalement, nous avons la chance de voir se produire sous nos yeux un point d'inflexion majeur dans l'histoire. Nous sommes incapables d'en prédire l'issue, acculés que nous sommes à conjecturer et, au mieux, tentés d'accompagner ce mouvement qui nous dépasse. Nous avons de la chance et en même temps nous en sommes frustrés.. 
Comme l'évoquent de nombreux commentaires sur la plateforme TTTV, l'humain est l'alpha et l'omega de cette dynamique, mais l'humain et largué et ne peut, au mieux, qu'être opportuniste et agir dans la mesure de ces moyens, à l'aveugle en quelque sorte. Nous vivons une époque de transition, donc difficile, mais fascinante :-))
 
Je ne savais pas trop ou publier ces pensées du soir, qui ne valent que dans l'instant de l'écriture, mais ce lieu me semble pas mal. Ami lecteur, n'hésite pas à me contredire ou enrichir cette rapide reflexion.

 

Posted: 21.9.2010 - 1 comment(s) [ Comment ] - 0 trackback(s) [ Trackback ]
Category: RH 2.0

 En rédigeant une note pour TechtocTV sur le télétravail, ce terme de « pervasive worker » m’est apparu comme une révélation. Pervasif : emprunté à l’anglais, dérivé du latin pervasus qui est le participe passé de pervadere, « aller de toute part, s'insinuer, se propager, se pénétrer dans, s'étendre, imprégner, se répandre, faire répandre, envahir » (source Wikipedia). La première fois que j’ai entendu ce terme, c’était il y a plus de 10 ans à propos du « pervasive computing », où la faculté grâce aux technologies réseaux d’accéder et de disséminer l’information en tout lieu, partant d’être présent de la même façon, d’où le terme d’ « ubiquitous computing ». La source est sans doute le MIT ou IBM.  

Community manager : pervasive worker par excellence

Chacun le constate, l’économie de l’immatériel prend le pas sur l’économie liée au produit manufacturé. En France, la part de l’industrie de ces derniers ne représente plus que 14% du PIB et ce chiffre décroît chaque année. A cette économie s’est substituée peu à peu celle de l’intangible, liée à l’innovation et aux services. Une économie en croissance exponentielle car couplée à celle du développement du numérique. Pour illustrer l’intangible dans cette économie quel meilleur exemple que le « community manager ». Ce gestionnaire de communauté, couteau suisse de la relation client, est le « pervasive worker » par excellence. Présent en tout lieu du réseau, sa création de valeur repose sur sa capacité à tisser du lien. Une valeur encore difficile à estimer en ROI, une valeur intangible pour l’entreprise, mais nécessaire à sa communication.

Pour l’entreprise, ce créateur de liens peut de plus travailler de n’importe où.  Ses multiples possibilité d’accès au réseau rendent caduque une obligation de présence dans l’entreprise. Etre partout lui permet de n’être nulle part sinon en expansion sur le réseau.

L’exemple du community manager, ses modalités de travail, préfigure-t-il celui du travailleur du futur proche ? On pourrait le penser. L’irruption de « l’entreprise 2.0 », autre mot pour évoquer la création de valeur reposant sur le travail intellectuel issu d’un travail collaboratif, instancie doucement cette nouvelle modalité de travail, ou ce n’est plus tant le lieu qui est important que la création et maintien du lien. Le télétravail, la téléprésence, l’intranet 2.0 et autres artefacts techniques augurent de cette distanciation physique du travailleur d’avec son entreprise. L’entreprise est sur le réseau, le réseau est l’entreprise : elle devient virtuelle au sens premier du mot.

Créer des télécentres pour juxatposer  des forces de productions solitaires dans des « cubicle » répond peut-être au double besoin grégaire de l’homme, et au souci d’économie d’échelles dans les infrastructures physiques et un souci de contraintes légales pour l’entreprise employeuse. Au souci aussi pour tout un chacun d’être répéré à l’heure de la dislocation topographique. Comment interpréter autrement cette volonté farouche de s’auto-géolocaliser en s’autoproclamant maire d’une boulangerie dont tout le monde se fout via Foursquare ou signaler ses lieux et rencontres (tout aussi peu intéressant pour l’autre) via twitter. L’égo-géolocalisation est le dernier rempart du réel du pervasive worker, navigateur au port d'attache incertain.

Mais la difficulté à assumer cette « ubiquité réticulaire » durera encore des années ?

Dans l'hypothèse affirmative, quelle réponse apporter à ce nouveau modèle ?

 

 

 

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