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Il est temps de commencer à décrypter avec lucidité le positionnement des politiques sur le web avant qu'ils ne réussissent à nous enfumer en catimini.
Sous couvert de "nécessité d'un débat citoyen 2.0", combiné aux exigences acceptables du marketing politique, le discours de campagne commence à s'approprier, fort redoutablement, les tactiques digitales - évoluant des risibles maladresses passées vers la maestria des meilleurs consultants en e-réputation pour VIP non plus seulement télégéniques, mais aussi "réseaux-géniques" - si l'on peut dire. Ces tactiques entraînent l'extension du domaine de la communication politique vers les réseaux sociaux et, sans vergogne, les présidentiables vont probablement désormais tenter de s'approprier de faux-semblants collaboratifs et autres déclarations d'intentions bidirectionnelles.
Il est temps de commencer à décrypter avec lucidité le positionnement des politiques sur le web avant qu'ils ne réussissent à nous enfumer en catimini.
Encore une fois, techtoc.tv ne cherche aucunement à prendre position politiquement : ni parti pris ni flagornerie. Mais quand un membre du gouvernement prend position sur une thématique aussi étroitement liée à notre écosystème, il est élémentaire que nous puissions le questionner à ce propos - et vos remarques ou interrogations, si vous avez le temps de nous en déposer d'ici là , sont évidemment les bienvenues, chers membres, pour alimenter le débat.
Mercredi 24 Fevrier, Nathalie Kosciusko-Morizet lançait un débat national sur la neutralité du net en France. Si cette démarche semble louable sur le papier, il convient néanmoins de ne pas oublier que le gouvernement français est partie prenante dans d'autres initiatives allant à l'encontre de la neutralité du net.
La grande diversion avant la grande évasion ?
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