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Je réagis à l'article de mon camarade Jean-Philippe CUNNIET que je remercie profondément d'avoir recadré le terme de "Transformation", pointant par là, je ne sais s'il l'a fait exprès mais ce fut l'un de mes prismes de lecture en tout cas, le charlatanisme sous-jacent à toutes les expressions et contextes business qui abusent du terme sans retenue. Son article est excellent : mais je suis un peu excédé de façon générale, et en particulier au travers de certains commentaires, par la récupération naïve que n'importe quelle profession opportuniste peut faire du terme, sous prétexte que oui, ce qu'il fait est source de "Transformation". J'ai même mis une image (en vignette ci-contre sur la présente page) qui synthétise pour moi à la perfection la parfaite crétinerie de cette vue de l'esprit qu'on nous vend souvent comme si un  wanabee decision-maker qui se prend pour un maître du monde se contentait d'appuyer sur un bouton avec écrit "transformation" dessus - juste pour la déclencher... (et je passe sur la banalité lancinante de cette iconographie omniprésente, vous savez, le gars avec son doigt qui clique sur un truc, voir cette image partout me donne à la longue de l'urticaire) La "solutionnisme numérique" est passé par là... et jusqu'aux concepts les plus nobles s'en trouvent galvaudés, gadgétisés. (pour ceux qui ne connaîtraient pas encore l'expression, je l'emprunte à l'excellent historien des sciences Evgeny Morozov qui déboulonne ainsi la vision que porte la Silicon Valley)
Et toc, voici mon feedback :
Je trouve cet article...




Infos diverses
Lieu : Dans les studios de Webcastory
Format : Article
Traitement : Billet d'humeur
Notes
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Et si je sponsorisais ce sujet ?
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Je réagis à l'article de mon camarade Jean-Philippe CUNNIET que je remercie profondément d'avoir recadré le terme de "Transformation", pointant par là, je ne sais s'il l'a fait exprès mais ce fut l'un de mes prismes de lecture en tout cas, le charlatanisme sous-jacent à toutes les expressions et contextes business qui abusent du terme sans retenue.

Son article est excellent : mais je suis un peu excédé de façon générale, et en particulier au travers de certains commentaires, par la récupération naïve que n'importe quelle profession opportuniste peut faire du terme, sous prétexte que oui, ce qu'il fait est source de "Transformation".

J'ai même mis une image (en vignette ci-contre sur la présente page) qui synthétise pour moi à la perfection la parfaite crétinerie de cette vue de l'esprit qu'on nous vend souvent comme si un wanabee decision-maker qui se prend pour un maître du monde se contentait d'appuyer sur un bouton avec écrit "transformation" dessus - juste pour la déclencher... (et je passe sur la banalité lancinante de cette iconographie omniprésente, vous savez, le gars avec son doigt qui clique sur un truc, voir cette image partout me donne à la longue de l'urticaire)

La "solutionnisme numérique" est passé par là... et jusqu'aux concepts les plus nobles s'en trouvent galvaudés, gadgétisés.

(pour ceux qui ne connaîtraient pas encore l'expression, je l'emprunte à l'excellent historien des sciences Evgeny Morozov qui déboulonne ainsi la vision que porte la Silicon Valley)

Bref, je rapellerais juste que, dans Transformation il y a... formation.

(et ça prend du temps)

Mais tiens donc, réfléchissons avec les mots-clés / synonymes du dictionnaire :

➙ Changement, métamorphose, modification.
➙ Altération; métamorphisme
➙ Développement, différenciation.
➙ Métamorphose.
➙ Adaptation, évolution
➙ Élaboration.
➙ Renouvellement.

Une distinction serait même la bienvenue entre :

La "Transformation lente" : ➙ Transition,
La "Transformation brutale" : ➙ Révolution.

Les technologies ne sont que des outils : vous pouvez les imposer à tout-va, elles ne provoqueront de Transformation que si celle-ci est voulue, mûrie, collectivement validée et qu'elle irrigue d'une volonté forte toutes les branches de l'entreprise.

Je ne vois pas d'autre moyen que la pédagogie, sponsorisée par le Top management. Il faut inscrire la Transformation dans un roadmap conséquent.... Un peu comme... la conduite du changement...

Ah mais, au fait, ne cherchons-nous pas, involontairement, à mettre en avant le vocable de Transformation pour éviter celui de Changement, qui implique un corpus de notions managériales mieux installées dans le Landernau du consulting ? - Va savoir.

JP Cunniet a en tout cas raison de bien rappeler la dimension collective de la Transformation : la technologie dans ce contexte n'apporte généralement qu'un gadget "incrémental" (merci pour le terme, bravo) qui n'a guère plus d'impact qu'une augmentation de la température quand elle ne s'insère pas dans une stratégie globale, comprise par tous, et à tous les échelons.


La Transformation appelle une réflexion systémique : il faut vous le dire comment ?

Par exemple, au chapitre des insupportable gadgets trendy qui tentent de nous faire croire qu'ils accouchent tous seuls d'un "Transformation", vous trouverez le "Social Selling".

Un indigent miroir aux alouettes qui rassure, paradoxalement, ceux qui se sentent trop paresseux ou incapables pour assumer la réflexion sur les enjeux (notamment RH) qui doivent nécessairement engager l'entreprise.

Ce type de tendance n'est tout au plus valide que pour les aider à "singer" le changement. En donner une vague illusion trendy-cool.

(ah, le solutionnisme numérique, on s'y vautre encore et cette fois c'est dans le B2B : "cliquez ici et tous vos problèmes disparaîtront", équivaut ici à ce genre de promesse :  "nous allons ajouter 3000 contacts au réseau linkedin de vos commerciaux sans qu'ils aient à le faire eux-mêmes" : la dimension humaniste et morale de cette approche est des plus édifiantes)

Le Titanic coule et quelques crétins opportunistes proposent de vernir les parquets.

L'énorme iceberg de la transformation numérique suscite beaucoup de jolis discours, mais seules les entreprises qui comprennent la portée du choc ont entamé leur métamorphose.

Le Social Selling est un patch flatteur, présenté comme une fin en soi, un "fantastique outil au service de cette Transformation", je parle bien sûr ici des Ventes mais j'imagine que comme moi vous en mesurez l'importance et l'enjeu pour la survie même des entreprises : alors qu'il n'en est qu'une modeste brique, certes à ne pas négliger, mais probablement la plus instable.

Bref. Mon coup de gueule du jour.

Merci JP pour cet article qui nous incite à prendre ce thème de réflexion au sérieux -

 

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Commentaire de Frédéric BASCUNANA : Réflexion en lien avec ce article et la dynamique du moment (notre volonté de faire bouger les lignes sur la Vente) , suite à mon autre article connexe :http://cafeine.tv/event/7827/pourquoi-creer-une-association-pour-la-transformation-des-ventes Commentaire de Dominique Rabeuf : «Transformation» ou «Transformisme» ?Je pencherais pour le second terme dans ce contexte.Cela évoque une théorie caduque de l'évolution et surtout un exercice de prestidigitation.C'est en fait de la «Presto Digitalisation».Pour le «Social Selling» pas de consultant trois étoiles mais des «Strategic planners» robotisés ou lobotomisés qui encombrent les réseaux avec leur MacDo Marketing.Et pour ceux qui s'intéressent aux effets de transformation sur le WebCSS Transforms Module Level 1Plus sérieux, vraiment moderne, réellement attractif. Commentaire de Frédéric BASCUNANA : Dominique, tu es un génie - non seulement tu me fais rire mais tu as les cojones d'aller plus loin que la plupart d'entre nous et tu appuies avec une justesse sarcastique là où ça fait mal : si seulement en France les pros ne craignaient pas le débat nous pourrions de surcroît en acceptant tes / mes propos provocateurs aller plus loin dans le progrès commun ;-) Commentaire de Frédéric BASCUNANA : Commentaire de Olivier Iteanu : Bravo pour ce coup de gueule ! Un autre mot pour ma part me faire hurler, celui de disruption. C'est de la même veine.