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Posted: 23.3.2010 - 5 comment(s) [ Comment ] - 0 trackback(s) [ Trackback ]

En toute modestie je serais très heureux d'avoir vos ressentis sur ce débat de fond qui commence à s'affirmer avec une force grandissante autour de la Neutralité du Net.

Nous avions déjà poussé ce débat sur la "Net Neutrality" avec Sandrine Bélier, vous pouvez voir la plateau en cliquant ICI.

Ce mercredi le président du Nouveau Centre et ministre de la Défense Hervé Morin sera sur notre plateau pour en parler.

J'ai besoin de vous de sorte que je puisse citer à l'attention du Ministre vos ressentis sur ce que vous estimez être les risques encourus pour vos libertés numériques (s'il y a lieu);

Le sujet a été tardivement livré ici (à l'instant !) :

Tournage planifié le 24.3.2010 à 16h30 : Il est grand temps de parler Neutralité du Net avec un ministre, non ?

Tout semble indiquer que cette problématique de la Neutralité du net est encore réservée à une population de geeks de l'écosystème, mais qu'il est de notre devoir de faire un immense effort de pédagogie en la matière, car ce que le Web pourrait un jour devenir peut parfaitement influer sur notre vie démocratique. 

Or, cela semble se jouer à moyen et peut-être même court terme.

Posted: 16.3.2010 - 15 comment(s) [ Comment ] - 0 trackback(s) [ Trackback ]
Category: Disruptions et évolutions

C'est avec émotion que je suis revenu sur cette page après une journée un peu folle qui m'a clairement privé du plaisir de répondre à chacun de vos billets en temps réel.

Je vis cet échange - car là aucun doute, le terme n'est pas poussif, c'est un véritable échange - comme une sorte de catharsis professionnelle collective absolument salutaire.

Je ne veux néanmoins pas m'apitoyer sur notre sort et je vais le prouver.

Ma conception du nouveau média dit "bidirectionnel" sur lequel nous sommes positionnés c'est qu'il doit aussi permettre occasionnellement, car cela doit certes rester rare, de laisser exulter nos humaines faiblesses : je ne veux évidemment plus, j’en suis presque malade, de ces contenus cellophanés habilement recouverts d'un discours consensuel et froid sous prétexte que c'est du B2B : les limites doivent bouger. La désespérance est telle dans le monde des entreprises d'aujourd'hui que je ne trouve pas de meilleur moyen pour poser ma brique dans cette mare de bile angoissée que celui d'inciter tout le monde à laisser sortir ce qu'il a sur la patate comme je l’ai fait. Je savoure d'ailleurs d'un plaisir hautement coupable ma propre liberté de ton : égoïste, je ne serais qu'un conard de plus qui vous ferait subir ses états d'âmes ; égotiste (cruciale nuance orthographique), j'érige modestement mon exemple poisseux au rang de laboratoire utile à quelques-uns et roboratif pour notre équipe.

Aussi n'ai-je jamais eu d'autre intention que de marquer d'une pierre blanche l'instant de mon petit coming out avec l'espoir que ce jalon symbolique puisse se révéler productif d'idées pour et avec d'autres.

J'ai eu le sentiment de prendre un risque démesuré je le confesse : celui d'être haïssable dans mon propos. Un je-ne-sais-quoi d'alchimie lumineuse m'a épargné pour cette fois : et cela je vous le dois totalement... Je vous le dois totalement !

Vos réactions indiquent que ce fut donc un cri probablement profitable, peut-être même relativement sain - et ce, au-delà de mes espérances. En tout cas, une improbable propédeutique au débat le plus urgent à mener pour les professionnels que nous sommes : à savoir « euh, de quoi allons vivre ? » « Selon quel modèle économique ? » - Qu'à cela ne tienne : en ce qui me concerne l'exhibition assumée de la réflexion à blog ouvert est définitivement décomplexée.

Et fera l'objet de plusieurs émissions en vos compagnies.

Je ne peux donc qu'en assumer les bonnes conséquences désormais. Puisque ce sont vos feedbacks qui en constituent objectivement la substance énergétique.

 

J'ai donc tenté une méthode de monétisation facultative et polie ? Puisque j'ai échoué, j'en explore maintenant une autre, plus rigoriste mais non moins pédagogue. Vous allez vite comprendre pourquoi dans les ébauches de propositions qui vont suivre, elle ne peut fonctionner sans votre assentiment.

Je reviens ainsi vers vous avec une offre structurante : le modèle de fonctionnement que je rumine après tout depuis quelques temps dans un coin immergé de mon subconscient marécageux.

En voici un aperçu (le reste avant la fin de ma semaine dans un nouveau billet) :

 

- les visiteurs de ce site ne doivent jamais rien avoir à payer (c'était déjà clair mais je le reprécise, j'ai l'impression que toute la discussion du précédent épisode et mon propre billet ont laissé planer un léger doute sur ce qui aurait pu être une infâme tentation de notre part : mais cela n'a jamais été le cas) ;

- les blogueurs et les "contributeurs" éditoriaux de ce site doivent pouvoir apporter leur expertise et être invités sans rien avoir à payer cela va aussi de soi ;

- néanmoins, il n’est plus aucun plateau qui ne saurait exister sans un financement extérieur en provenance de sociétés, citées ou non sur nos pages, ayant quant à elles les moyens de se construire un plan de comm' pertinent. La qualité des visites dont vous êtes la preuve vivante sur cette même page est incontestable : un contenu marketant subrepticement mixé avec les plateaux habituels n'est pas non plus une option. On pourra toujours néanmoins « brander » un contenu à part : j'appelle cela de « l'infomercial » (on peut comparer ça aux "ateliers" dans les salons et autres événements B2B où la promotion quand elle est bien conçue est aussi une information utile pour le visiteur en goguette) ;

- dernier aperçu, et c'est là que je compte assumer et porter la dimension plus innovante de mon modèle : les "chaînes" thématiques présentes sur cette web-tv sont déjà quelques-unes à présenter du contenu récurrent. Désormais, je souhaite que nous reversions 25% du chiffre d'affaire réalisé sur le sponsoring annuel de chaque chaîne en faveur de la personne (ou de l'équipe) qui co-animera & co-organisera les plateaux et autres tournages qui en découlent. Je ne le proposerai jamais sur des plateaux ponctuels, où cela reposera toujours sur des rencontres bienveillantes et improvisées entre experts intéressants.

Par contre, et j'y tiens, si par exemple un blogueur souhaite développer sur une base régulière (mettons au moins une fois par mois sur au moins un semestre, mais ça peut tout aussi bien être une fois par semaine pendant 2 ans)  un concept de plateaux (en cohérence avec la ligne éditoriale cela va de soi), qui soit "sponsorisable" par une marque, eh bien, que la marque en question soit un contrat apporté par lui ou par nous, quoiqu'il arrive nous reverserons très concrètement 25% du CA réalisé à la seule condition expresse, je le réécris, que cette personne porte, co-anime et co-organise les tournages et ce, sur l'année. Point de salut sans récurrence.

De facto, quelques contributeurs très réguliers, qui nous offrent déjà quelques heures de leur temps chaque mois, et qui se reconnaissent peut-être déjà ici, pourront continuer à s'impliquer de façon tout aussi régulière, à ceci près que le cadre sera un tout petit peu plus structurant. Cela ne nuira pas plus qu’avant à leurs activités principales, et cela n’en restera pas moins un bon investissement « réputationnel ».

Et voilà c'est dit et ce sera assumé : je ne développerai pas de modèle économique sans le penser sur le mode d'un revenue sharing poussé.

Je ne peux pas me départir d'une manière de penser que je revendique avec force : ne pas l'appliquer moi-même dans les grandes lignes serait la pire des impostures.

Et je ne souhaite pas non plus le faire de façon hypocrite en prétextant que c'est le symbole qui compte et en ne reversant qu'une commission dérisoire. 25% sur le CA me semble cohérent avec les moyens et l'énergie apportés de part et d'autre, et très motivants pour ceux qui produisent déjà du contenu. Je ne veux d'ailleurs pas non plus de pigistes (bien que je n’aie rien contre eux) : je recherche des quasi entrepreneurs qui percevront soit dit en passant la dimension ludique du dispositif.

 

A ce stade, vous avez le droit de me dire si c'est une bonne piste ou une énorme connerie.

Pour ma part ça fait longtemps que j'y pense et pour X raisons sophistiquées on m'a déjà répondu que je risquais de créer une usine à gaz.

Un grand homme a dit de la démocratie, immense usine à gaz s'il en est : "C'est le pire des systèmes, mais je n'en connais pas de meilleur".

Je crois que ce positionnement 2.0-là est en effet de facto le moins pire, mais aussi le plus excitant. Pour ceux qui me reprocheront une posture démago détrompez-vous : je ne recherche qu'une seule chose : assumer intellectuellement le concept participatif jusqu’au bout de ses conséquences logiques. Au demeurant un machin qui peut fonctionner dans tous les sens.

 

Quand voulez, on se fait une bouffe et on en parle passionnément pour faire de la maïeutique de modèle économique.

Posted: 14.3.2010 - 82 comment(s) [ Comment ] - 0 trackback(s) [ Trackback ]

Disons-le d'emblée : bien sûr que produire une web-tv par passion est quelque chose de gratifiant.

Je n'ai pas beaucoup de temps aujourd'hui pour me lancer dans une réflexion élaborée sur ce billet : mais quand bien même vais-je l'écrire d'une traite avant de sortir taper la balle pour évacuer une semaine de surcharge de travail, sachez que ces lignes sont en constante rumination dans ma tête depuis des mois. Ce qui explique leur écriture spontanée.

J'ai eu envie d'écrire ces lignes pour deux raisons :

  1. parce que je me prépare à accoucher d'un changement majeur dans le fonctionnement de cette web-tv collaborative (dont je n'exclue pas la fermeture définitive si l'annonce est mal perçue -pour des raisons d'écologie personnelle que les lignes suivantes vont permettre de comprendre) ;
  2. parce qu'un bloggeur très sympa du nom de Boris Perchat - le genre de personne honnête intellectuellement qui vous rappelle pourquoi vous faites ce métier simplement par sa gentillesse et ses encouragements - m'a envoyé un mail qui a provoqué la petite étincelle et l'envie d'écrire du jour en me disant  :

"ton service a de l'avenir et fait du bien à l'écosysteme"

et je dois dire que les bloggeurs qui partagent notre passion pour l'avenir du web dans nos vies nous donnent de vraies raisons de continuer de par la qualité des échanges que nous entretenons avec eux. Cette web-tv est un hommage très clair à leur dévotion et nous sommes toujours motivés par les mettre en valeur sur nos plateaux, leur permettre de sortir un peu de l'ombre et partager leurs vues éclairées. Il n'est pas question d'eux dans ce billet mais des sociétés qui viennent présenter indirectement leurs offres sur les plateaux.

Car la phrase de Boris m'a fait penser que l'écosystème ne nous faisait quant à lui aucun bien et qu'il s'agit là du fruit d'une idiosyncrasie culturelle franco-française qui me décourage parfois.

Tout d'abord pourquoi suis-je en mesure de faire un constat accablant sur nos mentalités : parce que j'ai une expérience business de gestion d'opération similaire sur 14 pays et que cela m'autorise à faire des comparaisons objectives. Après avoir revendu ma première société à Monster WorldWide en 1999 (un job board) j'ai eu la responsabilité très excitante de développer / coordonner le lancement de plusieurs produits web à échelle européenne, j'étais basé à Londres et j'ai cessé pendant 4 ans de tout voir par le prisme parisien : j'étais posté sur un fantastique promontoire pour observer ce qui pouvait bien se passer d'un pays à l'autre quand on lançait une opération. Donc mon amertume ne date pas d'aujourd'hui car j'ai pu déjà ouvrir les yeux sur nos mentalités dans le business.

Je ne peux néanmoins pas m'attarder là-dessus, ce serait trop long mais j'y reviendrai avec plaisir si on me questionne : je suis intarissable sur ce sujet qui m'a beaucoup fasciné. Voici plutôt ce sur quoi je voulais m'exprimer dans ce billet.

"L'écosystème", disais-je, nous rend très mal le bien que nous lui faisons. Là aussi, je pense qu'il s'agit d'une réalité objectivement défendable (je parle du fait que nous lui fassions du bien, je sais, ça a l'air prétentieux mais dans l'immédiat je me fous de la fausse modestie de rigueur dans le blogo-politiquement correct) - puisqu'il suffit de lire mon billet sur les statistiques du site et en ce qui me concerne de constater les relations professionnelles qui se nouent sur son réseau embarqué ou les players vidéos exportés qui créent du contenu à coût zéro pour les invités sur leurs sites. Là aussi, je vais un peu vite mais je pourrais développer à la demande.

 

Je suis donc dans une phase de relatif dégoût, je le dis comme à mon habitude en toute transparence et sans stratégie réfléchie.
Je ne sais donc si je suis très motivé pour continuer car l’écosystème nous rend en effet très mal les efforts que nous faisons. Explications.

Les sociétés qui ont des revenus convenables viennent se comporter ici comme d’authentiques crevards - ici comme ailleurs cela va sans dire.
Beaucoup de professionnels viennent ici consommer / prendre de la visibilité et se cassent sans dire merci – aucun renvoi d’ascenseur derrière. Le bisounours 2.0 est omniprésent.

Un simple calcul : nous avons reçu 600 sociétés au total en un an.

Jusqu’ici nous n’avons imposé aucun achat, aucune condition.
Mais nous avons juste proposé aux participants d’acheter pour nous remercier leur dvd à 100 ou 200 euros - en pointant bien le caractère symbolique de la chose : une manière de cotiser librement pour encourager la suite. (là je ne comptabilise pas les simples blogueurs : je parle bien de sociétés pour qui 100 ou 200 euros c’est une note de frais acceptable, à la limite du dérisoire).

Devinez combien ont acheté une source vidéo, histoire de dire "merci" : trois en six mois.

Je parlais de mon expérience de gestionnaire de projets européens: je puis vous assurer qu'ils m'ont donné la mauvaise habitude de croire dans les renvois d'ascenseur informels, entre professionnels qui savent se dire merci cordialement par de petites preuves de solidarités.
Des opérations similaires à Londres, Dublin, Francfort, Barcelone etc. se révélaient toujours gratifiantes et encourageantes.

Trop de français sont encore vraiment d’authentiques petites enflures en business : toujours dans la suspicion et le mépris pour ceux qui gagnent leur croûte. Toujours à rechercher la petite bête, toujours prêts à se déclarer choqués dès qu'il faut participer même symboliquement aux frais d'une opération. Rassurez-vous j'ai prévu de retourner vivre à Londres, ce pays me donne envie de vomir et mes actions seront cohérentes avec ce que j'écris ici de façon lapidaire je le concède - mais encore une fois, je me donnerai le temps d'argumenter et développer ma vision car je veux que ça serve à quelque chose. Il n'est d'ailleurs guère surprenant que de plus en plus de français se cassent vivre aux US ou ailleurs où les entrepreneurs sont mieux soutenus, ne serait-ce que par la psychologie collective environnante.

Une majeure partie des conférenciers français sont tellement arrogants et persuadés d’être de fantastiques orateurs que, quand tu les invites sur un plateau ou dans une conf, ils estiment, c’est culturel et systématique, que c’est eux qui te rendent un service ou te font une immense faveur. J'ai même eu un mega conard une fois qui a suggéré qu'il aurait dû nous envoyer une facture pour le temps qu'il nous a offert (qui plus est sa société, totalement à la ramasse, donnait un caractère d'autant plus surréaliste à son attitude) : sa vidéo a été immédiatement supprimée. Des professeurs en  provenance d'une grand Ecole dont les cours et certaines recherches portaient - ironie suprême - sur l'éthique et le business ont été parmi les pires impostures que j'ai pu observer.

Complexité des invitations : il suffit de voir comme une personne sur trois se fait désirer quand on l’invite sur le plateau : c’est une tannée en termes de relances etc.

Nous en avons même qui annulent à la dernière minute au mépris du setup coûteux qui est mis en place avec d'autres invités.

Jamais je n'ai vu une chose pareille avec les anglo-saxons. Dès que vous leur mettez à disposition un media structurant, et qui plus est gratuit, leur attitude est très proactive et stimulante. ils travaillent à vous laisser une bonne impression parce qu'ils savent que le monde est petit et qu'en affaires, il n'y pas d'amour, mais que des preuves d'amour (aussi). L'échange de bons procédés fera donc hurler les habituels curés du pseudo purisme 2.0, mais oui, ne nous voilons pas la face, même à l'échelle de Dame Nature, la notion d'écosystème ne tient la route que parce que les échanges de bons procédés existent et cimentent l'ensemble.

Je pourrais passer des heures à argumenter, et certains vont me dire que c'est moi l'abruti d'écrire ceci sans ambages ; il y en aura même pour tenter de me dépeindre comme un frustré etc. parce que je me mets à déblatérer sur ce marché. Ma société est à l'équilibre, tout va bien. Je n'écris ceci que parce que je suis désabusé par l'attitude d'un grand nombre de professionnels que je trouve inconséquents, prétentieux, et hypocrites. et que personne n'a les couilles de le dire tout haut, puisqu'en effet l'argument est en permanence retourné contre ceux qui le profèrent : "tu parles ainsi parce que c'est toi qui échoue etc." Eh bien non, je n'échoue pas, et j'ai déjà roulé ma bosse à l'étranger, alors je peux dire les choses en face. J'ai deux armes terribles : 1) je me m'en fous, je n'ai rien à me prouver, et 2) j'ai comparé avec d'autres pays dans des circonstances très similaires.

Je me moque donc des qualités personnelles de ceux que je montre aujourd'hui du doigt : je ne me permets pas de juger sans connaître. Je parle du manque de feedback professionnel.
Je parle de cette ambiance insupportable d'arrogance.
Je parle de ceux qui nous font une vie impossible après un tournage pour obtenir toutes sortes de petites faveurs (livrer plus vite, changer le texte associé, donner une copie de la source vidéo, faire une coupe dans la vidéo pour les mettre en valeur à tel ou tel moment, etc.) : alors que nous dynamisons un réseau en leur offrant du 100% gratuit.
Je parle de ceux qui nous traitent comme si nous étions leurs fournisseurs ou, pire, un service public que l'on peut insulter parce qu'on estime que c'est payé avec leurs impôts : sauf que là, nous ne percevons aucune subvention.

L'écosphère 2.0 française est un microcosme de professionnels qui confondent "2.0" avec "pique-assiette", qui vivent dans le mythe ou le fantasme permanent qui consiste à croire que l'on est tellement intelligent qu'on fait une faveur à quiconque nous invite - et que, chouette alors, le 2.0 c'est trop cool on peut devenir une starlette et se faire une visibilité en ne déboursant jamais rien. A vrai dire sincèrement, ce billet que j'écris sans fioriture et probablement très mal parce que je suis pressé et en colère est l'occasion d'exprimer mon sincère écoeurement : d'être toujours soumis à des questionnements et à des attitudes profondément immatures.

Les français - et je ne sais pas dans quelle proportion exacte et je m'en fous, c'est juste un feeling très dominant - sont très immatures en business et ne savent pas se renvoyer l'ascenseur.

Un type d'une cinquantaine d'année, cofondateur d'une société de premier plan qui oeuvre sur "l'Entreprise 2.0" (sic!) m'a dit récemment en lisant notre accord de diffusion - pour le droit à l'image : " les conditions sont inacceptables ! " (pour info, on ne peut rien diffuser sans accord signé, et je déteste l'idée de devoir bosser pour rien si je m'aperçois quelques semaines plus tard qu'un affreux Jojo veut qu'on retire sa vidéo du site sur un caprice, ce qui nous est déjà arrivé). Le type, furieux, en lisant cet accord standard que tout le monde signe quand il passe sur une émission de télé, nous dit : "les vidéos de TED sont d'une toute autre qualité, nettement meilleures que les vôtres, je ne sais pas pour qui vous vous prenez !  Vous devriez payer ma participation pour que je signe une telle autorisation !" (je signale que le type avait le cul sur sa chaise d'intervenant à quelque secondes du lancement du tournage, et qu'en gros, il voulait bien prendre la parole, être visible et faire le malin avec sa marque aussi, mais ne pas signer officiellement le droit de le diffuser...).

Pour qui se prend-on ?

Eh bien, les conférences TED remplissent des salles dont les sièges sont facturés à un prix moyen de 10.000 US Dollars.

Quant aux tables rondes en studio chez nous : elles gratuites pour tous.

Ce genre de feedback stupide et désespérant n'est évidemment pas la règle, mais son côté caricatural est symptomatique car je reçois d'autres commentaires, plus subtils et sur la masse, infiniment plus pervers et plus déprimants.

 

Les organisateurs de conférences IRL  (In Real Life) vous demandent de vous créer des badges sur leurs sites web avant de pouvoir venir assister à des conférences parfois même très chères ; ici, pour des contenus similaires et souvent supérieurs en qualité (j'assume mon manque de modestie),  nous ne demandons qu'à établir un dialogue d'égal à égal avec des gens clairement connectés et identifiés sur le site : là aussi je récupère des insultes chaque semaine.

Pourtant, les mêmes trolls sont bien obligés de se connecter, sur LinkedIn, Facebook et consoeurs avant de voir ou d'accéder à quelque contenu que ce soit, texte ou vidéo.  Mais non, chez nous, ils préfèrent s'acharner et critiquer. Voire insulter. "putain d'enculé de formulaire de merde" ai-je trouvé écrit par un utilisateur qui s'est créé un compte que nous avons bien sûr effacé. Le "putain d'enculé de conard de merde" en question évidemment consommé une douzaine de vidéo sur le site. Je vous rassure, ce genre de comportement est rare : mais voici mon point : quand j'organise une fête je suis en droit de savoir qui vient chez moi. Surtout quand j'offre la conso.

Et de façon générale et dans des contextes certes moins passionnels que l'exemple extrême ci-dessus, le critiquacouillard français a la dent dure.Il adore s'acharner sur ce qu'il ne paye pas, surtout si c'est une initiative fragile, naissante, et somme toute pleine de bonne volonté disons-le. Parce qu'il se demande "mais où est l'entube ?". Ce qui l'effraye, le fascine et l'insupporte, c'est que, contrairement à Mère Térésa, nous puissions quant à nous  avoir des objectifs secondaires et avoir quelque chose à gagner là-dedans.

 

Je reste persuadé après cette année entière d'observation attentive que la sphère 2.0 franco-française est vérolée par une masse assez exceptionnelle de râleurs qui nous pourrissent la vie et pourrissent le concept même de 2.0.

Je reste non moins persuadé qu'il y a là un vrai problème d'e-maturité si je puis dire, mais qu'il faudra trop de temps aux sociétés participantes pour réaliser que leurs propres comportements de crevards - pique-assiettes sont professionnellement irresponsables. Entre-temps, les gens comme moi vont de plus en plus se raidir et changer leurs conditions de travail.

A commencer par ne plus offrir de prises de parole à des éditeurs et ce n'est qu'un exemple.

Sans rien perdre de ma transparence intempestive habituelle (je sais, je suis un très mauvais communiquant mais la e-reputation c'est souvent un tissu sur-dramatisé d'arguments bon marché et vous m'aurez vite oublié), je vous confie donc sans stratégie ni misérabilisme, mais avec toute la sincérité dont je suis capable, mon exaspération. Pour ceux que ça intéresse et sans autre prétention.

Si tant est que le concept de web-tv collaborative vaille le coup et qu'il puisse continuer, il faudra désormais montrer patte blanche et un système de péage sera instauré. Je me fous totalement que l'impopularité de la chose puisse mettre un terme à l'aventure, je ne me cache pas : grand bien m'en fasse, je pourrais passer à des opérations plus rémunératrices et "l'écosystème 2.0" devra se contenter de la pensée dominante financée à 100% par des grandes sociétés qui vont pouvoir enfin revenir sur le devant de la scène et squatter le concept.

Mais si donc nous avions une chance de continuer, il faut juste savoir que le système bisounours, c'est terminé.

Les plateaux ne se poursuivront que s'ils sont financés de façon équilibrée par les éditeurs qui en profitent pour faire connaître leur offre. Je me porte garant du maintien de notre indépendance éditoriale - oui je sais beaucoup vont enfoncer la porte ouverte habituelle : "mais oh, comme c'est laid, il va y avoir des financeurs et il faudra leur faire plaisir", "ce clientélisme va vous obliger à changer de ligne éditoriale" etc.
Eh bien non. Nous ne sommes pas stupides ni manipulables.
Je pense coupler, comme le font les organisateurs de salons, les prises de parole gratuites dans les plateaux, avec le même ton décontracté et la même honnêteté intellectuelle critique que d'habitude, avec des pages payantes achetées par les entreprises participantes dans un annuaire qui leur sera dédié, et accessible depuis d'autres pages pour ne pas créer de confusion, comme dans n'importe quel support-média, ou n'importe quel salon B2B aussi, entre le contenu pub et le contenu éditorial légitime. Je n'inviterai plus d'éditeurs qui se prennent pour des divas sans qu'ils ne se soient affranchis d'un geste an faveur de cette web-tv. Ceux qui seront choqués par la chose n'ont qu'à continuer ce qu'ils faisaient jusqu'ici.

Et moi je file merci de votre attention.

 

Posted: 8.3.2010 - 7 comment(s) [ Comment ] - 0 trackback(s) [ Trackback ]
Category: Disruptions et évolutions

 [NB : merci à Vincent Berthelot qui m'a aidé à finaliser cet article par ses suggestions et les modifications éclairées qu'il y a lui-même intégrées]

 

Vous aviez jusqu'ici le Social Media d'une part, avec son tissu complexe de technologies et d'influences croisées, et d'autre part le Rich media qui depuis un peu plus de 10 ans fait référence aux sites web enrichis avec de la vidéo, scénarisés de façon plus ou moins complexe en fonction de leur degré de synchronisation.

En mariant les deux approches vous obtenez le "Social Rich Media".

De même que les interfaces sont devenues des "interfaces riches", que les plateformes e-commerce ont évolué vers une composante "rich commerce", de même le Social Media s'est enrichi pour donner le "Social Rich Media" (c'est du moins notre proposition).

Quelle pertinence y a-t-il à pointer cette nuance conceptuelle ?
Tout d'abord, elle nous projette dans une nouvelle dimension : la scénarisation collective.

Cette démarche n'affecte en rien ce qui fait la force du média social, à savoir l'alchimie communautaire qui permet à chacun de poser sa brique participative. Elle encourage en le structurant un peu plus ce que nous appellerons l'engouement collectif spontané. Elle repose enfin sur la production d'intelligence (collective) qui surgit de la friction et des frottement des points de vue - qui permet d'ailleurs de parler d'apprentissages informels croisés.

L'enrichissement du "média social" permet d'accentuer ce qui constitue la force des communautés, Facebook l’a parfaitement compris avec un usage intensif de l’image et de la vidéo, Twitter si ascétique n’y échappe pas non plus et permet de durer au-delà de l'engouement initial des premiers enthousiastes.

Plusieurs expériences récentes sur lesquelles nous reviendrons dans d'autres billets suivant celui-ci (et en fonction de votre intérêt pour le sujet), démontrent que le partage d'un objectif commun matérialisé spécifiquement dans la cocréation d'une vidéo (qui exige un minimum de scénarisation - ou du moins une trame), est un levier, ou prétexte, à susciter de la légitimité tout autant communautaire, par l’implication des membres sur un livrable objectif (un plateau webtv, une vidéo) qu'éditoriale - en s’appuyant sur l’intelligence collective pour améliorer la qualité de la production.

Le Social Rich Media se révèle donc un dispositif intellectuellement stimulant : c'est une opportunité pour concrétiser collectivement le traitement d’un sujet, ou un message mieux formalisé que ce que l'habituelle spontanéité inhérente aux réseaux sociaux laisse présager, dans une vidéo préparée par plusieurs intervenants. Parmi eux, les plus légitimes sont garants des bonnes fins, une intermédiation qualitative, voire un leadership s'imposent d'eux-mêmes parce qu'ils sont justifiés par l'atteinte d'un résultat audiovisuel dont la communauté souhaite sanctionner la réussite. Wikipedia est un media collaboratif par excellence, mais il a pour finalité la production d'un contenu encyclopédique patrimonial qui justifie par essence l'intervention d'un filtre qualitatif assuré par une police de conformité (les power users). Dans le Social Rich Media, le mécanisme vue de très haut est le même mais l'objectif est de créer et diffuser à l'arrivée un contenu rich media - et dont l'impact réputationnel, et par conséquent engageant, est beaucoup tangible.

On ne peut néanmoins pas dire par exemple que YouTube soit un support "collaboratif" : c'est un support communautaire dédié à une diffusion de contenus créés par des utilisateurs individuels. Par contre une web-tv dite "collaborative" mobilise sa communauté pour la cocréation du contenu vidéo en question : celui-ci est discuté en amont, et sa diffusion en aval nourrit la réflexion sur les sujets des épisodes suivants - et, plus important encore, l'ensemble est rendu possible par l'usage d'un véritable ERP (organisation des ressources participatives), autrement dit un backoffice pour incarner le workflow communautaire.

Cette interaction devient concomitante du concept de Real Time Web, où l'on influence en temps réel le scénario d'échange par les échanges avec les internautes qui peuvent demander aux intervenants de préciser un point particulier, de répondre à une objection ou toute autre réaction de feedback d’ajustement - ce qui va le plus souvent jusqu'à infléchir la ligne éditoriale de l'ensemble.

Enrichir le média social de cette logique peut être un excellent levier pour motiver la formalisation et la structuration d'un objectif éditorial commun.

Ce concept étant au stade de la réflexion expérimentale, dites-nous si vous souhaitez que nous allions plus avant dans sa formalisation, avec votre aide et vos propres retours d'expérience si le cœur vous en dit ?

 

 

Posted: 6.3.2010 - 7 comment(s) [ Comment ] - 0 trackback(s) [ Trackback ]
Category: Disruptions et évolutions

Dans le droit fil d' une réflexion que je propose sur le concept - méticuleusement éprouvé dans le contexte du fantastique laboratoire expérimental que représente à cet égard techtoc.tv, ici même et avec vous -  de "Social Rich Learning".

(le Social Rich Learning, c'est un dispositif d'apprentissage collaboratif, reposant sur le mariage méthodique d'un service de réseau social modéré par des gestionnaires de conversations, avec une plateforme rich media pour stimuler la cocréation collective. Cette approche originale de la formation est fondée sur le partage d'un objectif éditorial commun concentré dans la production de supports vidéo, dans les échanges critiques qu'elles impliquent, pendant leur préparation en amont, et dans les réactions de la communauté en aval).

 
Voici un retour d'expérience dont l'ironie extrême ne devrait pas vous échapper.
Et qui pointe encore les profondes faiblesses d'une écosphère en quête de repères intellectuels et dans laquelle, si l'on y prend garde, Monsieur Bisounours 2.0 va tout tenter - épreuve de force réputationnelle, dialectique éristique, mauvaise foi, flatterie - pour tenter de s'accaparer, que dis-je, confisquer (et c'est là ce qui m'alarme) la pensée et les concepts du web social pour créer une "orthodoxie 2.0" : là où, concrètement, on est encore dans les sables mouvants d'une pensée émergente, là où, plus qu'ailleurs peut-être, il faut laisser tout le monde faire acte de dissidence décontractée face aux Ayatollahs auto-proclamés du 2.0 - dont vous allez comprendre dans ce qui suit pourquoi ils me tapent sur les nerfs à juste titre. D'où la petite histoire.
 
Je propose donc tout récemment et en tout innocence d'utiliser des vocables dont j'ai, personne ne pourra m'en nier la légitimité, un usage systématique depuis des années (je fais du rich media depuis 1999, j'ai produit des dizaines de contenus à vocation e-learning et j'ai bossé pendant trois ans à l'élaboration de cette plateforme sociale combinant collaboratif et vidéo) : bref, j'arrive de façon logique au terme de Social Rich Learning.
 
La vraie source d'inspiration se situe d'ailleurs ici, dans les commentaires de bas de page figurant dans ce qui n'était à l'origine qu'une annonce pour faire retranscrire les plateaux TV : 
on y voir naître une chouette conversation sur la pertinence de cette combinaison vidéo + texte + liens sociaux.
 
J'étais persuadé qu'un débat passionnant, et mutuellement enrichissant allait jaillir et nous faire échanger avec les personnes qui "portent" en France le concept de "Social Learning".
 
Et voici le constat amusant : ils nous boudent.
 
Vincent en a même perdus comme followers dans son compte twitter, moi ils refusent de réagir à ce que j'ai écrit. Une pathétique, affligeante tentative d'ostracisme 2.0 : on aura décidément tout vu dans l'esprit du web, parfois aussi chevaleresque qu'une asperge en quête de béchamel (vous le savez, je le dis souvent, je suis sans pitié avec les gens qui n'ont pas les cojones supposées accompagner l'éthique qu'ils défendent). Tentative d'autant plus affligeante que des marques de premier plan (je vais revenir très vite là-dessus) et des observateurs crédibles soutiennent activement, et pas que par des hochements de tête mondains, je dis bien "activement", le concept auquel ils confèrent une légitimité pragmatique. En somme, les autres s'isolent en croyant nous isoler : un vieux classique de l'insuffisance cérébrale.
 
Pourquoi est-ce particulièrement et prodigieusement amusant dans le cas présent ?
 
Mais de par la définition même du Social Learning, pardi !
 
Quel paradoxe plus vil que celui de pseudos intellectuels qui se qualifient comme tels après avoir été recalés sur d'autres thèmes, qui n'appliquent pas les préceptes édictés par la théorie qu'ils défendent si doctement.
Eh oui, ne leur en déplaise, exactement comme dans le "Social Learning" l'apprentissage surgit de la friction, des pensées dissidentes, des détails qui font la différence.
Qu'ils défendent un concept est tout à leur honneur. Nous, nous défendons un dispositif. Nous aurions pu marier les deux. Eux, ils inventent une surcouche de concept 2.0 : la social-bouderie-ware.
 
Le Social Learning permet de donner une autre dimension à tout ce que l'on savait déjà des apports de l'Entreprise 2.0.
Le Social Rich Learning met l'accent sur la combinaison vidéo + éditorialisation textuelle + media social collaboratif. (pour les non-avertis, il faut entendre "Rich"  comme l'on dit "interfaces riches", "rich commerce" ou encore bien sûr : "rich media", par référence aux pages d'un site web qui sont enrichies de vidéo).
 
Je suis d'ailleurs tombé par hasard sur cette expression en la recherchant sur Internet, persuadé que le concept devait déjà exister. Elle brillait par son absence.
J'ai utilisé les termes pour en faire une marque de fabrique. Bientôt, les 3 grandes sociétés qui utilisent depuis plusieurs mois déjà ce dispositif vont en faire un témoignage en plateau TV pour en acter les retours gratifiants et l'efficacité : j'ai donc prouvé que ça "marchait". Je me la pète grave, je sais : mais du moins ne peut-on pas me reprocher un pet foireux d'intello imbus dans la tempête. J'ai bossé dans le concret pour ça et je n'ai pas joué aux rats des salons virtuels mondains pour essayer de faire croire à tout le monde que j'avais inventé l'eau chaude.
 
Alors là je me durcis et voici comment je livrerais ma pensée : maintenant cette posture d'experts-2.0-à-la-mord-moi-le-mulot commencent sérieusement à me gonfler.
Ils confondent tout : buzz word et dispositif concret, débat et confiscation de concepts. Parce qu'ils ont pensé comme des gamins dans un bac à sable qu'il suffisait de dire "Preum's"  pour squatter un concept maintenant ils exposent leur lancinante jalousie. De façon générale ce réflexe issu d'un autre monde et d'une autre époque doit être cassé dans l'oeuf. Que je m'y emploie un peu.
 
Vincent et moi-même n'étions pas d'accord sur le terme à choisir : heureusement que n'avons pas fait sécession de tout échange sous prétexte que les vues étaient divergentes. Bon sang. Vous n'avez donc pas compris que nos petits positionnements conceptuels tenaient dans un mouchoir de poche ? Vous n'avez pas compris que l'idée grandit dans le partage, qu'elle se développe comme une gerbe d'étincelles dans plusieurs directions si on accepte le débat ?
 
Aujourd'hui j'en suis au constat de ce paradoxe navrant : que les personnes qui m'ont fait, il fut un temps, penser et croire qu'elles avaient une carrure inspirationnelle sont finalement les plus médiocres plumitifs de l'écosphère bien-pensante où règne le bisounours vaseux, crevard, en quête de reconnaissance et du premier client tant attendu : obsédé par la propriété d'un concept dont il est le dernier des derniers à appliquer les implications logiques : eh oui, le "Social Learning" c'est aussi cela, un Fred Bascu et un Vince Berthelot qui dans la discussion décident d'un affirmer une nuance : juste une nuance bordel ! 
 
Et que font-ils ? Ils snobent la conversation, drapés d'une aura de suffisance mondaine, à court d'arguments.
 
Pourtant, ils nous ont bien mangé sur le dos, ils se sont fait voir chez nous, grâce à nous. Bien contents qu'on les invite en plateau pour se pavaner avec des concepts qui les positionnent comme intellos du Social-ware-de-mes-deux-points-zéro.
 
(l'ironie dans ce dossier est un puits sans fond puisque c'est en définitive grâce au concept que nous éprouvions en direct live avec eux qu'une visibilité qualitative a pu leur être offerte - laissez-moi me répandre en "lol" juvéniles)
 
Donc, pendant ce temps-là, nous trouvions des applications concrètes, et nous construisions une "communauté apprenante" - ce qui semble les faire enrager, murés dans un silence désapprobateur dont je suis d'ailleurs là, tout à m'en faire l'écho, non pas pour leur rendre service, mais parce que de tous temps et dans toutes les disciplines intellectuelles ou pseudo-intellectuelles de la planète il s'est trouvé des "experts" et autres Ayatollahs pour lever les bras au ciel et nous confisquer nos sources d'émotion et de curiosité : putain, ne touchez pas à mon écosystème 2.0 !!
 
Jusqu'ici, il semblait résister à cette forme d'incoercible idiosyncrasie élitiste. En refusant le débat et en essayant de contrer l'éclosion d'une idée, ils sont avant tout les flics d'une conformité naissante et certainement pas dépositaires des bonnes valeurs du web social : celles qu'ils prétendent promouvoir mais dont ils ont besoin de glaner, présupposer, mimer la primeur dans un réflexe lucratif : pour tenter de nous signifier qu'ils l'ont confisqué.
 
Alors oui, tant pis si je pisse dans un violon et que le débat ne prend pas encore avec eux : mais qu'un porteur de ce concept ose encore plastronner devant moi tout en n'assumant pas les conséquences de ce qu'il prétend défendre (de façon Ô combien ironique dans le contexte du Social Learning dont c'est précisément la vocation, quelle poilade et quel sens de la contradiction propédeutique chers amis !), qu'il ose se qualifier de "praticien" quand il n'est tout au plus qu'à lui-même un cul-serré de ses propres théories, qu'il ose la ramener en me faisant croire qu'il a une quelconque légitimité alors qu'il refuse tout débat, eh bien je lui dirais tout simplement : 
 
"il faut être digne de porter les idées que vous défendez".

 

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