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Posted: 29.11.2009 - 21 comment(s) [ Comment ] - 0 trackback(s) [ Trackback ]
Category: Disruptions et évolutions



Pris de convulsions atroces, le bisounours du 2.0 est en train de s'étrangler dans un dernier spasme d'orgueil... On est en train de l'assassiner, que dis-je, de le lyncher, parce qu'il faut bien reconnaître qu'on soigne le mal par le mal : ce sont les outils du 2.0 qui nous conduisent à le repérer d'autant plus vite qu'il est né des mêmes mondanités virtuelles qui seront demain sa fosse commune.

En bon fossoyeur je vous propose de cerner le personnage.

Qu'est-ce qu'un bisounours 2.0 ? Tout d'abord disons-le de manière brute, le bisounours 2.0 est le revival, ou pour être plus digital dans la façon de le dire, une "upgrade" du cloporte 1.0, connu aussi sous le nom de pique-assiette mondain - Voici quelques signes auxquels le reconnaître (ce sont plutôt des étapes à vrai dire) :

- tout d'abord il effeuille tendrement la marguerite et s'invite subrepticement dans votre petit réseau : il vous intègre dans ses #followfriday et envoie 4 ou 5 smileys associés à quelques RT bien sentis ; 

- ensuite, quand le contact est établi, ils vous sort la sacro-sainte figure de style (avec certes des variantes, mais c'est le principe) du bisounours malin à travers un "j'adore ce que vous faites" placé juste au bon moment, et là où ça flatte.

- jusque-là, il aurait pu être le commun des mortels et pourquoi pas, un vrai possible partenaire. Ce qui va faire de lui un gentils bisounours 2.0, c'est qu'il va révéler progressivement n'avoir rien d'autre à vendre qu'un échange de visibilité qui se révèlera vite à votre désavantage.

- le bisounours 2.0 a découvert le pouvoir magique des mots : il prononce deux-trois termes jargonneux, et là, vous tombez tout contre sa douce fourrure de bisounours dans une envolée de caresses mutuelles, parce qu'au départ, ses idées ont l'air d'être sur le point de générer un vrai business pour vous et pour lui.

- le bisounours 2.0 a découvert un levier formidable : le bénéfice du doute. Et puis il le combine adroitement avec l'alibi qui constitue la seconde partie de son nom : le "2.0". En résumé, quand vous le questionnez sur son modèle d'affaire, il s'épanche en circonvolutions complexes, en termes ultra sophistiqués sur les composantes du marché dans lequel il "croit", mais surtout, ce qui fait son génie, c'est qu'il élude les questions dangereuses en n'oubliant jamais de vous faire des p'tits bisous (c'est un bisounours, cqfd) : il vous redit tant de fois à quel point vus êtes gentils et merveilleux qu'en fin de compte, le point sur son modèle et ce qu'il vend et comment passe vite fait dans une conversation anodine. parce que c'est ça le 2.0 : c'est "o, verra plus tard".

- enfin, le bisounours 2.0,une fois qu'il a réussi à devenir votre pote, élargit son réseau de supporters de son projet mignon tout plein, et pas une ni deux, vous faites partie de ceux qui lui accordent du crédit... au sens figuré comme au sens propre. 

- Moralité, le bisounours 2.0 ayant un petit sexe, normal c'est une peluche virtuelle, vous ne sentrez pas que vous l'avez dans le derrière, ça peut même durer longtemps sans vous apercevoir que vous êtes engagés dans les échanges de bons procédés 2.0 (je parle de toi, tu parles de moi, tu m'avances une presta, je te paierai plus tard quand j'aurai trouvé mes premiers clients pour mon super projet 2.0, on s'fait une bouffe, mais mon but c'est de rencontrer le pote du ministre que tu connais etc.).


Dans mon cas, le bisounours 2.0 est généralement un cloporte décérébré qui me harcèlent littéralement parce que j'ai un plateau TV. Je n'ose imaginer à plus grande échelle ce que vivent les patrons des chaînes 1.0 carrément noyé dans l'Île aux enfants avec Casimir et tous les personnages de Walt Disney autour d'eux. Que d'amour.

J'essaye de leur faire comprendre que c'est juste un truc artisanal pour faire mumuse, que je suis juste un geek de la vidéo depuis que j'ai 8 ans et que la seule chose qui m'éclate dans une web-tv c'est de faire des sujets qui me plaisent. Rien à faire : bisounours 2.0 geint sur le pas de ma porte et me culpabilise de n'être pas un pote 2.0 - il recommence l'alternance bisous / circonvolutions / théorèmes foireux sur l'avenir du web, mais rien n'y fait : j'ai décidé de le laisser s'asphixier dans sa vanité parce qu'un truc étrange s'est produit : nous sommes plusieurs à avoir cessé de sucer notre pouce, on a grandi... et on n'accroche plus du tout aux peluches.
Posted: 29.11.2009 - 19 comment(s) [ Comment ] - 0 trackback(s) [ Trackback ]
Category: Show subjects

 Ah!!

Il m'est rarement donnée une occasion en or de montrer à quel point je suis un sale con capable de prendre une enclume pour écraser un moustique, mais avec la conviction que le micro problème venu m'asticoter est une opportunité d'affirmer ma doctrine, ou appelez ça comme vous voudrez, ma conviction, autour du métier totalement disparate et foireux qui est le mien.

Mais pour une fois, une personne gracieusement invitée sur un de mes plateaux s'est mise à m'écrire un email un peu poisseux lié à la gestion de son temps de parole, croyant peut-être, avec l'habitude d'entendre des âneries à la télé, que sur un pauvre plateau techtoc.tv fauché nous avions aussi des comptes à rendre auprès d'une sorte de "CSA des entrepreneurs" ou que sais-je, un machin implicite et occulte de cet ordre en mesure de créer des règles de gestion de l'équilibre des temps de paroles démocratiquement.

Je ne vais donc pas accabler la personne à qui j'ai répondu en la citant, mais je prends la liberté de livrer le contenu de son email, somme toute, en tout cas pour moi, peut-être pas pour vous, mais peu importe, je l'ai dit, je suis un sale con, somme toute disais-je assez drolatique - et bien sûr en dissimulant les noms et les marques :

"Bonjour Frédéric,

Je prends le temps de t'écrire cet email, à froid, car j'ai quelques remarques suite à XXX soir.

En fait j'en suis ressorti avec une certaine frustration, sur plusieurs plans :

 - tout d'abord, j'ai la désagréable impression de n'avoir que peu parler durant tout ce débat. Comme tu l'as toi-même dit à un moment donné du débat, mon temps de parole a été très faible.

Paradoxal quand l'emission a tenue plus de XXX minutes quand même...

 - Je ne remets pas en cause ton principe qui est qu'on ne peut pas couper, mais du coup, c'est à toi, je pense, de plus couper et de plus distribuer la parole et surtout de faire en sorte d'observer ceux qui ne parlent pas pour qu'ils puissent rebondir. Il y a plein de moments ou je souhaitais reagir, ne serait-ce qu'une minute, à ce qui a été dit par un autre, mais ce n'a pas été possible, ce qui a fait que cela a manqué d'intéractivité.

 - Globalement, XXXXX et toi avaient été ceux qui sont le plus intervenus (XXXX n'a lui aussi que peu parlé) ce qui est dommage, malgré tout l'intérêt que je porte aux dire de XXXXX et aux tiens.

 - Nous n'avons que très peu abordé que certains sujets, c'est à dire à la fin en speed comme par exemple le XXXXX, qui est quand même ce pour quoi je pouvais apporter le plus et justifier ma présence (à la différence des autres intervenants, je n'ai ainsi jamais eu l'occasion de parler des usages XXXX sur [MON SITE]...)

Pour venir sur ce panel, c'est 5h de mon temps qui sont immobilisées, donc tu comprendras que j'essaye de faire en sorte que cela soit mieux mis à profit... car Techtoc tv est un projet que j'aime bien et j'aimerais bien revenir.

J'espère que tu comprendras ma démarche avec cet email

Bien à toi"

Bon, c'est difficile d'en juger pour ceux qui ne font pas le lien avec le bon plateau, c'est-à-dire heureusement tout le monde, puisque je ne cafterai pas, mais pour plaider ma défense votre Honneur, je le jure, j'ai juste pô ma carte de presse et qui plus est, si le plateau a duré longtemps, c'était justement, je le jure, pour donner à chacun le temps de s'exprimer.

Une question somme toute fondamentale est posée ici : ma faillibilité. Comme la faillibilité de tout animateur soit dit passant (et Dieu que dans ce métier les spotlights finissent par vous griller les neurones, mon cerveau sent déjà l'roussi). Mais c'est vrai enfin dis donc : je me prends pour qui, moi, à distribuer les temps de parole comme ça, aux gens qui m'intéressent, et à laisser faire la tête à ceux qui s'ennuient ? 

Ben je n'ai qu'une phrase de parfait sale con à vous offrir : "j'aimerais bien vous y voir".

Et qui plus est, fort ironiquement, si j'avais, comme le précise ce jeune homme, soulevé pendant le plateau lui-même qu'il n'avait en effet pas suffisamment pu parler, ce n'est pas parce que j'ai eu la cruauté de le souligner, me délectant de cette censure ad hoc, c'était parce que je le croyais timide et qu'en constatant précisément le problème, je voulais à fort bon escient lui rendre le Saint Graal du temps de parole perdu et le sortir de ce que j'ai cru être, comme ça, dans le feu de l'action, sa timidité et, peut-être, son absence de quoique-ce-soit-à-dire face aux autres trop diserts.

D'ailleurs ces derniers temps je me suis éclipsé de la plupart des plateaux. Parce que c'est fatiguant, si si : autrui est une fatigue (grand scoop inconnu des psy). Surtout quand on anticipe les frustrations et les feedbacks disons, euh, "constructifs"... Nan je blague, j'adore ça. Mais franchement, j'ai déjà donné, et essayé : j'ai réparti les temps de parole. Ca ressemblait à une réunion filmée dans une exploitation agricole gérée collectivement  par les membres d'un parti unique.

Par contre, le talent est désordonné, égoïste, égocentré en tout cas, et quand je laisse tel un méchant apôtre darwiniste s'exprimer ceux qui ont la plus grande gueule, étrangement, une dynamique s'installe. Il y a alors ceux qui se ferment comme des huîtres, l'air de dire "ben si j'aurais su j'aurais pô v'nu", puis ceux que cela agace et qui prennent la parole à leur tour et incendient ceux qui la monopolisaient juste avant.

Eh oui, second scoop : je ne suis qu'un p'tit gars du Sud, moi, chez moi ça s'appelle s'imposer.

Troisième scoop : je suis très mauvais dans le genre "sécurité sociale". Vous savez, donner à chacun son tour, mais avec ce qui inévitablement avec : un ticket et une file d'attente. C'est laborieux mais c'est du sûr : chacun son tour.

Et quand on présente, on fait certes d'énormissimes erreurs, et autres fautes de goûts. Mais c'est pas parce que vous pénétrez dans un studio web-TV qu'il faut se prendre pour un ministre : ici, on fait avec des moyens qui sont, techniquement et mathématiquement et incontestablement et laveritésijement, 100 fois inférieurs à ceux d'une émission mainstream. Va falloir faire avec l'idée que je ne déchiffre pas instantanément les faces de grands timides en train de dissimuler leur rage et leur frustration face caméra, va falloir faire avec l'idée que ces cons-là, à la régie, ils m'ont pas acheté d'oreillette pour qu'une productrice maternelle me souffle de faire parler équitablement M. Machin-qui-doit-pouvoir-parler-de-son-entreprise-pour-pô-regretter-d'être-venu.

Bref, en effet, je suis faillible.
Alors pour une manière d'enfoncez-vous-bien-ça-dans-la-tête, je vous livre ma réponse au jeune homme en question, dans laquelle j'expose en long et en large toute ma cruauté maléfique :

"Cher XXXX,

Ne vois aucun mépris si je ne trouve le temps de répondre à ce message que maintenant, j'en reçois des centaines et j'avoue être parfois à la rue - d'autant que je privilégie moi-même mon business et me noie dans les règles de gestion de mes mails sous Outlook.

Je ne sais comment te répondre, car j'ai deux options  :

1) la réponse circonstanciée et polie qu'appelle ton message subtilement culpabilisant ? ("oh oui je suis désolé" etc.);

2) ou la réponse version grosse perte de temps mais plus franche et plus adulte ? (c'est bien plus beau quand c'est inutile disait l'autre);

Bon, étant moi-même très casse-couille et jusqu'auboutiste, je choisis l'option 2).

Quoique bon, c'est totalement contraire aux règles implicites de la gestion du temps de parole auxquelles tu dois probablement te référer. 

Honnêtement, ta réaction, comment écrire ça, est imprégnée d'une morgue des plus déplacées.

J'espère en te relisant que tu t'en rends compte : pourtant, je te rassure, je ne me sens aucunement piqué où que ce soit, ni à mon orgueil, ni dans ma mission ou que sais-je d'autre de mal placé : je réalise parfaitement que tu fais de ton mieux pour positionner raisonnablement ta frustration, avec diplomatie et suavité.

Mais en soi, le sous-entendu en filigrane qui consiste à geindre que tu nous as, somme toute, gratifié de ta présence et que je t'ai fait perdre ton temps précieux , est d'une fort juvénile arrogance - tout jugement mis à part de ce que je pense être clairement tes talents personnels sur lesquels je ne porte qu'un regard déférent crois-le bien, n'ayant probalement pas moi-même le quart du dixième de tes capacités - ce dont je me contrefous puisque je suis hors compétition, tu peux donc croire en la sincérité de mon respect pour toi, tout aussi limpide que ma moquerie du moment.

Ce qui me permet de dire ce que je pense - dis donc comme c'est pratique !

Vois-tu, je pense pouvoir te dire que ce problème, même exprimé avec un certain tact, me passe totalement au-dessus de la tête parce que :

1) dans la vie il y a ceux qui s'imposent et qui "donnent envie", et les autres : sur le plateau j'ai été quelque peu affligé de la vacuité de ton discours et de tes remarques initiales - sans pour autant que cela soit une perception réfléchie sur l'instant, ni même encore moins une analyse rationalisée (je t'ai prévenu j'avais choisi l'option 2)). Au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, il se peut que je recherche du regard et avec mes petites oreilles ceux qui me semblent "avoir un truc à dire", s'agiter sur leurs chaises et me faire les gros yeux pour prendre la parole : j'ai un scoop pour toi, c'est ce qui se passe sur tous les plateaux, et un peu d'autocritique quant à ta capacité d'éblouissement ne te ferait peut-être pas de mal ? (je t'avoue qu'il m'arrive constamment d'être moi-même le plus naze dans moult conférences où mon temps de parole n'excède pas les quelques secondes, sur d'autres par contre il m'arrive d'être en forme : mais je n'écris pas au présentateur par la suite pour philosopher sur la question) ;

2) Je ne peux qu'être le reflet de cette dynamique : je me préserve de l'horrible sensation de n'être que le passe-plat amical et consensuel auquel tes conférences ont dû t'habituer (conférences dans lesquelles je m'emmerde à mourir, entre nous: je parle de la plupart des confs B2B, pas de toi en particulier je te rassure - d'ailleurs là aussi je t'avoue en commettre des plus que médiocres moi-mêmes régulièrement : ça semble faire partie du truc, on n'est pas tous des prix Nobel invités chez Ted) -  et crois-moi, tes problématiques d'autopromotion et de temps perdu m'exaspèrent totalement à l'aune du temps et des ressources que j'investis moi-même pour vous faire une visibilité gratuite, non pas dans un objectif commercial tordu ou biaisé, mais comme un simple geek du 2.0 qui adore juste en parler (sinon je ferais des émission avec des pinups et je m'amuserais beaucoup plus tout en gagnant beaucoup de pognon) : alors le p'tit cadeau, vous en faites franchement ce que vous voulez : mais saisissez-le ! Et si je m'arroge le droit d'écrire une telle horreur : c'est que je l'ai pas volé, hein ;

3) Je suis très imparfait, très partial et je le revendique : je ne m'impose aucune règle, je ne travaille pas pour le service public, on peut penser ce qu'on veut de techtoc.tv je n'ai ni la grosse tête ni l'impression que ce soit autre chose qu'une initiative perso gratos et sans envergure et bourrée de mes inconsistances éditoriales; alors tu imagines bien que les plateaux, je les laisse se livrer à leur propre dynamique et que si un intervenant un peu plus orgueilleux que les autres a l'impression qua sa précieuse petite personne n'a pas été suffisamment mise en avant : cela tout au plus me fait sourire : surtout venant de toi qui a déjà eu, ton mail oublie de le préciser, ta petite interview en one-to-one qui a duré plus d'une demi-heure rien qu'avec toi, que pour toi, et que sur tes impressions, tes idées, ta super boîte etc. : ah mais tu avais oubié d'envoyer un email à cette époque pour nous remercier  ;

4) sur 408 contributeurs tu es le pemier à faire cette démarche. Bon. je donne ici même l'occasion à d'autres de se réveiller et de me faire parvenir leurs doléances. Mais quoiqu'il en soit, je combine pas mal de contradictions : j'ai un cerveau, un avis, je dis ce que je pense, mais je vous réinvite tous constamment, et grosso modo, vous pouvez tous venir défendre vos sujets et revenir les commenter et refaire encore d'autres plateaux. En tout cas, pour en revenir à ton message dolent, en terme d'autopromotion fait attention tout de même à t'habituer à une chose : il faut rester modeste, ne pas donner de leçons, faire son autocritique. C'est bien plus porteur.

5) Somme toute après visionnage du plateau je trouve avoir fait des efforts incommensurables pour me retourner régulièrement vers toi, te repasser la parole, chose que j'avoue n'avoir pu décider sur l'instant qu'avec une fraction de seconde accordée à mes neurones vieillissantes, mais il me semble avoir immédiatement perçu un intervenant flapi, plutôt disposé à enfoncer des portes ouvertes et à répondre à côté de la question par des "ben chez nous on offre ceci, cela, blabla": bref : les questions ne semblaient t'intéresser qu'à mesure qu'elle se ramenaient à toi, mais je ne pense pas t'avoir vendu un plateau en mode "branded content", si ? Vraiment ? Que je suis bête : je me suis pris pendant quelques minutes pour un apprenti journaleux ; 

 

Et néanmoins, maintenant que je t'ai dit tout cela, et que ça va certes mieux en le disant, sache que je serais heureux de t'inviter à nouveau.

Mon amitié est assujettie à une totale liberté de parole : si tu peux en faire un outil de travail, vas-y, tu pourrais être surpris de voir ce que ça fait d'avoir un camarade qui évite les phrases molles et consensuelles et qui, comme toi d'ailleurs, n'hésite pas à dire ce qu'il pense mais en plus direct : j'accepte d'ailleurs parfaitement, que dis-je, je me délecte de la réciproque car mes défauts et mes échecs m'enseignent infiniment plus de choses sur moi-même, et mon humaine nature, plus que mes glorioles et autres oripeaux tellement éphémères. 

Bref, si sur ces bases de complète transparence masochiste le dialogue te semble possible, tu es le bienvenu. 

Sinon, ne t'attends pas à ce que je puisse d'une façon ou d'une autre être ton obligé quand tu es invité sur un plateau.

Dis-toi bien que je suis un sale con superficiel : je laisse parler les gens qui me font un peu rêver. Et j'ai à ma décharge une très grande facilité pour m'intéresser aux autres : je n'échangerais pour rien au monde les contributeurs sympathiques qui portent avec sincérité leurs sujets d'intello du 2.0 en plateau, pas même contre une Angélina Jolie ou un président du monde. Moi, ce qui m'intéresse, c'est juste que le sujet soit traité. Je le jure !

D'ailleurs, les temps de parole tiennent à ce qu'un grand philosophe appelait des "je ne sais quoi ou presque rien", qui échappent totalement à mon contrôle."

 

 
Posted: 4.11.2009 - 16 comment(s) [ Comment ] - 0 trackback(s) [ Trackback ]

[NB, pour les updates et les chiffres récents, voir ce bas de page dans les commentaires]

Bon, je sais, quand on titre un billet de la sorte ça sent à plein nez l'espace promotionnel... 

Mais heureusement plusieurs contributeurs pourraient vous attester qu'en Mai et Juin 2009, quand le site démarrait, je déclarais à qui voulait l'entendre qu'à mon sens un bon site B2B comme le nôtre pouvait prétendre stabiliser une audience crédible autour des 30 et 50.000 pages vues. Oui M'sieur l'juge, je l'jure !

Voilà pourquoi je ne vais pas chercher à vous vendre quoique ce soit dans ce billet mais partager en toute modestie avec l'enthousiasme qui convient... un petit instant de bonheur.

 

Or aujourd'hui que constatons-nous :

  • tout simplement que nos chiffres de Septembre étaient extraordinaires comparativement à notre nombre effectif de pages accessibles sur le site (eh oui, le gros du travail, c'est la préparation du plateau TV en amont et avec les contributeurs impliqués, et a se passe sur ce que l'outil stats ne voit que comme une page unique, celle du webcast précisément). Nous ne créons pas artificiellement des pages intermédiaires pour forcer les gens à afficher plus de bannières pubs comme certains le font un peu trop au détriment de l'ergonomie. et d'ailleurs... il n'y a pas de bannières !
  • et qu'en Octobre, contre toute attente, ces chiffres ont grosso modo doublé !

Dois-je le redire : notre positionnement en terme de comm' n'est absolument pas quantitatif. Au contraire, nous eussions été parfaitement satisfaits de pouvoir annoncer une certaine indigence volumétrique pour nous targuer avec morgue et de subtiles nuances de snobisme que nos pages sont avant tout lues par les experts d'un écosystème bien ciblé.

Mais ce que ces chiffres révèlent, c'est la très réelle consommation des vidéos du site, et un engouement perceptible au travers par exemple des re-twitts et des billets de blogs pointant ou "embeddant" les vidéos, et ça, c'est avant tout une reconnaissance que nos chers amis contributeurs méritent tout particulièrement : pourquoi ? - Parce que tous ont joué le jeu absolument contraire aux soi-disant lois du marketing vidéo (enveloppées dans un consensus certes moribond aujourd'hui) qui disent qu'une vidéo sur le Net doit être courte : non, eux se sont engagés en creusant les thèmes de discussion de manière sincère, spontanée et honnête dans de longs talkshows. Et les visiteurs ne sont pas des imbéciles, je l'ai toujouirs dit et redit quand on me disait "Oh attention ! Votre projet de longs plateaux talkshow... humm... ça ne marchera jamais parce que les gens zappent très vite au-delà de 3 minutes..."

Eh bien non, tout faux  : quand un sujet est développé de façon sincère, et si son contenu vous intéresse, vous êtes nombreux à m'avoir averti que vous l'écoutiez en mode "radio" si je puis dire : vous diminuez la fenêtre de votre navigateur, et vous prêtez l'oreille au débat tout en faisant autre chose. Voilà un usage qu'il faudra étudier ! C'est un feedback très instructif.

Voici en tout cas les informations statistiques de consultation de TechTocTv telles que nous les diffusons désormais :

 

UPDATED le 20 décembre 2009 : TechTocTv en quelques faits et chiffres (arrêtés à date du 30 novembre 2009) :

o    TechTocTv est la première web-tv B2B dont les programmes sont co-créés par sa communauté, elle est dédiée à l’écosystème numérique et animée par les experts du réseau TechToc.Tv;

o    Un plateau TV haut de gamme situé porte de Clignancourt, des sujets traités en mode talkshow;

o    Près de 467 contributeurs actifs qui proposent et co-animent les plateaux et les conversations;

o    Parmi nos visiteurs : 3518 experts (à majorité des expérimentés et décisionnaires) ayant renseigné un profil complet dans le réseau social (vous y trouverez par vous-mêmes des membres de directions générales, des experts reconnus, des politiques et stars de la scène NTIC Française) ;

o    Fréquentations en forte croissance :

·   Septembre 2009 : 169.036 pages vues et 31.277 vidéos vues (temps de visionnage moyen – non lissé : 24.7% des durées totales des plateaux);

·   Octobre 2009 : 345.008 pages vues et 71.427 vidéos vues (temps de visionnage moyen – non lissé : 37.1% des durées totales des plateaux);

·   Novembre 2009 : 584.417 pages vues et 132.421 vidéos vues 
(temps de visionnage moyen – non lissé : 31.6% des durées totales des plateaux )
(temps de visionnage moyen – lissé par suppression des visionnages de moins de 5 secondes : 83.5% des durées totales des plateaux );

o    Plus d’une centaine de plateaux TV livrés depuis le 20 avril 2009 ; ainsi que plus de 200 e-conférences et 150 interviews qualitatives (nous refusons la course à la quantité, la sélection est plus importante) avec des experts de référence dans l'écosystème.

o    50 chaînes thématiques réparties dans les domaines suivants : Internet Usages, Collaborative technologies, e-Marketing, Aspects juridiques, Software Industry, Entrepreneurship, e-Business, OnLine Media, Financement, Mobile Business, Innovation, Infrastructures.

o    Les chaînes thématiques sont sponsorisées par des membres cotisants ayant accès à des barcamps mensuels, ainsi qu'à un nouveau cycle de conférences trimestrielles;

 

Au fait, il existe désormais un ensemble de services dédiés à notre club d'experts dont les profils figureront dès mars 2010 dans un guide (sorte de Who's who de l'économie numérique) distribué à 50.000 exemplaires sur tous les événements B2 B de l'écosystème et par voie postale à l'attention d'un panel d'entreprises cible. je v ous en parlerai dans un prochain billet et même en plateau TV pour ceux que ça intéresse ;)

 

 

 

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