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A propos de nous
Posted: 27.12.2009 - 7 comment(s) [ Comment ] - 0 trackback(s) [ Trackback ]

 

 
Plusieurs d'entre vous ont tiré la sonnette d'alarme et ont exprimé leur désarroi lorsque dans la période du 19-20 décembre si mes souvenirs sont bons, nous avons eu un problème avec notre infogérence de mailing.
 
Certains nous ont fait part de leur légitime frustration : d'avoir reçu des douzaines de mails identiques en quelques heures, doublonnés sans qu'on sache pourquoi sur le moment.
 
10% environ des inscrits du site soit environ 370 personnes ont été touchées par ce bogue dont je reconnais aisément qu'il fut désagréable.
 
Nous ne savons que trop à quel point c'est parfois rageant - pourtant nous avons bel et bien découvert que c'était un service de serveur de mail totalement basique (et pas même notre techno) qui était à l’origine de ce souci. J'ai eu la faiblesse moi-même dans ma colère de nommer ce prestataire sur Twitter, en réponse à une interpellation, ce que je ne referai pas ici - inutile de les accabler, j'ai eu mon quart de mise au point. Quoiqu'il en soit, indépendamment de la plateforme, un simple serveur de mails a été en cause. Notre service génère énormément de messages (ce sont des alertes typiques d'un réseau social : quand un nouveau sujet est posté, quand on est invité, etc.). 
 
Et pourtant, devant le caractère incroyable de cette mauvaise manip, l’hypothèse de l’erreur humaine a d'abord été envisagée chez nous ; puis écartée quand nous avons identifié le source du bogue.
 
- Ledit prestataire infogérant a commis une erreur assez difficile à croire à et à imaginer (sachant que c'est là le coeur de son métier et tout ce qu'on lui demande de faire : aussi n'ai-je toujours pas même complètement écarté l'hypothèse d'une bêtise malveillante dans cet acte : je l'avoue tout net mais de façon désabusée, lasse et détachée) lors de l'administration de notre serveur de messagerie. Celui-ci a été remercié et le problème a d'ailleurs été corrigé par un autre prestataire
 
Je ne reviendrai pas sur la gravité du problème : une telle erreur peut coûter à un site web comme le nôtre un bad buzz et pourquoi pas, sa disparition si le problème se répète - et ce en totale abstraction de la qualité de tout ce qui a pu bien marcher, plaire, enthousiasmer jusqu'à aujourd'hui et amorcé d'en faire une destination à succès (dure réalité des new media). Je vous fais même grâce de la dimension anxiogène de la chose : je crois que l'équipe a eu besoin de trois jours après la résolution du problème pour cesser de perdre ses cheveux et cesser de voir ses mains trembler.
 
Comme à mon accoutumée, vous commencez peut-être à me connaître, je vais donc plutôt vous donner mon vrai sentiment sur cette affaire, avec mon absence de langue de bois toujours aussi suicidaire et obstinément honnête intellectuellement.
 
Oui, je suis responsable d'avoir choisi un prestataire infogérant dit "de base", avec service dit "standard".
 
Mais non, je n'ai pas eu le choix : je gère ce site du point de vue de son budget comme si c'était le porte-monnaie d'une ménagère, c'est-à-dire au mieux de ses ressources et en ne dépensant que ce que j'ai en poche. Nous ne sommes ni IBM ni Microsoft ni soutenu, encore pour le moment, par de gros VC : nous revendiquons systématiquement notre doctrine combinant artisanat et franc-parler. Et pourtant, nous avons des moyens très, très conséquents, voire énormes, il faut le dire, pour la partie studio TV et rédactionnelle (gestion des 467 contributeurs, 150 plateaux livrés en 6 mois, 180 conférences filmées gratuitement en extérieur - et pas la moindre bannière pub à l'horizon : c'est dire que nous ne prenons JAMAIS stupidement les gens pour des "temps de cerveau disponibles"). mais voilà : la faille est apparue dans ce que l'on pensait être le plus fiable et le plus basique: comme toujours, là où on ne l'attend pas.
 
Et je me dis : pour qu'une connerie pareille soit encore possible, c'est que nous vivons actuellement ce que nos enfants appellerons plus tard "la préhistoire du Net" avec un rire moqueur pour nos expressions prétentieuses comme... le "2.0".
 
Et voici ce qui étrangement m'arrive : je suis aujourd'hui presque reconnaissant de m'être pris une claque pareille.
 
Parce que si les pendules ont été remises à l'heure sur le caractère incertain de la technologie,
et la nécessité de l'encadrer d'une constante parano... 

...elles l'ont bien plus été quant à la réalité des relations humaines qui s'instaurent autour d'un réseau comme celui-ci.
 
Pour la plupart (il faut dire que ce bogue n'a touché que 10% inscrits du site je le rappelle), vous avez été non seulement sympathiques et indulgents, mais franchement adorables dans vos encouragements compréhensifs. Et je tenais vraiment à vous en remercier publiquement et chaleureusement.
 
Pour d'autres, ce fut une autre paire de manches. De quoi se dégoûter à vie de créer le moindre truc gratuit pour qui que ce soit, et de partager la moindre passion on line.
Le plus rageant de mon côté, c'est qu'il se trouve toujours dans ces cas-là un abruti, le genre de véritable bisounours (à l'origine), qui se transforme en furie et parle de "scandale" et de "spam": il passe brusquement du bisounours 2.0 au conard 3.0, trop heureux d'avoir quelque chose à reprocher de valable et de consistant à son prochain. Enfin, une bonne, bonne raison de pouvoir râler et déverser son petit torrent de fiel.
 
Cette propension naturelle de l'être humain-social à adorer culpabiliser quiconque est en faute (et jadis analysée avec brio par les plus grands philosophes, cf Nietzsche), est ici particulièrement cruelle quand deux ou trois personnes que vous avez invitées, qui vous ont fait moult courbettes pour venir se pavaner sous les projos sont les premières à vous insulter au premier bogue : on se serait cru dans La Petite Maison dans la Prairie : les gentils sont super, super gentils, mais les méchants sont vraiment super, super cons. Une caricature.
 
Alors voici pourquoi je suis finalement reconnaissant, en bon philosophe qui en fin de compte se fout totalement de continuer ou pas continuer, de passer à autre chose ou pas (d'autant qu'il y a beaucoup de sujets qui excitent ma curiosité ailleurs, comme tout le monde), c'est que j'ai définitivement décidé (tout en conservant mon franc-parler) de faire le tri, sans pitié, entre les abrutis à blacklister et les ceux qui ne se prennent pas la tête (heureusement très majoritaires dois-je le rappeler). D'habitude, je suis le genre de type sur le web (twitter, facebook etc) qui ne trie même pas ses "followers" ou ceux qu'il "follow" : vous ne me verrez jamais "unfollower" qui que ce soit. je m'en fous, je trouve qu'il y a mieux à faire pour gaspiller son temps. Une bonne branlette serait encore plus saine. (L'Onanisme ayant d'ailleurs toutes sortes de similitudes troublantes avec la pratique du 2.0 dois-je aussi le rappeler.)
 
Eh bien j'ai changé : je ne suis pas à l'abri de faire encore des erreurs. J'en ferai d'autres, probablement plus graves.
 
Mais je serai très prétentieux une fois de plus : parmi les gens dont l'intellect bien construit me passionne, et que j'invite en permanence sans arrière pensée, il y en a malheureusement qui en dépit de leur fluidité langagière et même de leurs fulgurance visionnaires, sont d'authentiques et insupportables râleurs.
 
Ce n'est certes pas nouveau : ce qui est nouveau, c'est qu'il m'est donné la possibilité de rappeler ici que, grâce à un bogue somme toute anodin (eh oui, la belle affaire, il a fallu supprimer des mails, ouhlala comme c'est vilain la vie parfois), j'ai repéré les sales cons et les harceleurs professionnels totalement accros aux écarts d'autrui
 
Ca me permet aujourd'hui d'identifier l'indulgence comme un des facteurs-clés de succès d'un Personnal Branling
 
Le monde est petit. Surtout sur la Toile.
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