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Nous avons été séduits par l'ironie, l'espièglerie et le franc-parler rafraîchissant de l'auteure: aussi diffusons-nous la lettre qu'elle nous a envoyé, et lui proposons-nous de venir s'exprimer sur un talkshow TV offert pour l'occasion et aire entendre sa voix un peu plus encore.   LETTRE DU FUTUR 5 décembre 2014 www.editionspropulseurs.com   La lettre du futur est bimaniaque. Elle raconte les aventures d’un bipède ( en l’occurrence moi-même) qui a deux ambitions : 1. Permettre au plus grand nombre d’inventer le futur et donc ne pas le subir. D’où les Éditions Propulseurs , les ateliers, les conférences sur le futur. 2. Changer le modèle économique du livre pour qu’il ne soit plus basé sur le mépris de l’auteur (revenus anecdotiques) , du lecteur (absence de bibliodiversité) , et la destruction environnementale (mise au pilon d’une bonne partie de la production) .       Si s’activer dans ce sens est éminemment agréable (rencontres étonnantes, chantiers décoiffant...) elle a aussi sa part d’ombre. Souvent, le bipède est invité à sortir sa valise à savoirs dans des manifestations sur l’innovation, le futur, la nouvelle économie, les métiers... De temps en temps, le bipède cède aux sirènes de la notoriété éphémère. Le bipède est humain, donc volatile, incohérent, amusé.   C’est ainsi que je me suis trouvée cette semaine dans une sauterie sur l’innovation. Une heure plus tard, j’avais envie de faire circuler une pétition où il serait écrit en gros. Halte à l’injonction paradoxale ! Elle dénoncerait ces manifestations sur l’innovation qui réunissent des consultants qui expliquent à grand renfort de « bullet points » qu’il faut innover. Ou celles où des généreux partenaires remettent des chèques en carton à des innovateurs et profitent de l’occasion pour endormir le public avec des discours longs comme un jour sans amour. Ces autres sur le collaboratif où les toujours cinq mêmes monopolisent le micro et, lorsqu’ils ont épuisé leur auditoire, répondent de manière condescendante aux questions. Ou encore celles sur le « Vivre ensemble » qui éloignent le public des orateurs afin que surtout ils s’ignorent. Elle évoquerait ces experts qui font preuve d’un conformisme exemplaire pour enseigner la créativité. Ou encore, ces patrons qui exhortent leurs troupes avec des « Soyez spontanés ! » paralysant. En résumé, elle fustigerait ceux qui diffusent un message en montrant qu’il faut faire le contraire. Positive la pétition proposerait un label « cohérence » qui serait donné aux manifestations innovantes sur l’innovation, collaboratives sur le collaboratif... Et on inviterait ceux qui n’ont pas compris le message à participer à des cours d’élocution donnés par des bègues, de stratégie de l’autonomie pensés par des poulets de batterie, d’intégrité financière conçus par Jérome Kerviel, et mieux encore à des stages d’humilité et de simplicité animés par des énarques. Qu’en pensez-vous ? Est-ce que vous signerez cette pétition fictive ? Futur’heureusement vôtre ! Anne-Caroline Paucot  
Et toc, voici mon feedback :
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Nous avons été séduits par l'ironie, l'espièglerie et le franc-parler rafraîchissant de l'auteure: aussi diffusons-nous la lettre qu'elle nous a envoyé, et lui proposons-nous de venir s'exprimer sur un talkshow TV offert pour l'occasion et aire entendre sa voix un peu plus encore.
 

LETTRE DU FUTUR

 

La lettre du futur est bimaniaque. Elle raconte les aventures d’un bipède (en l’occurrence moi-même) qui a deux ambitions :
1. Permettre au plus grand nombre d’inventer le futur et donc ne pas le subir. D’où les Éditions Propulseurs, les ateliers, les conférences sur le futur.

2. Changer le modèle économique du livre pour qu’il ne soit plus basé sur le mépris de l’auteur (revenus anecdotiques), du lecteur (absence de bibliodiversité), et la destruction environnementale (mise au pilon d’une bonne partie de la production).

 
 
 

Si s’activer dans ce sens est éminemment agréable (rencontres étonnantes, chantiers décoiffant...) elle a aussi sa part d’ombre. Souvent, le bipède est invité à sortir sa valise à savoirs dans des manifestations sur l’innovation, le futur, la nouvelle économie, les métiers... De temps en temps, le bipède cède aux sirènes de la notoriété éphémère. Le bipède est humain, donc volatile, incohérent, amusé.

 

C’est ainsi que je me suis trouvée cette semaine dans une sauterie sur l’innovation. Une heure plus tard, j’avais envie de faire circuler une pétition où il serait écrit en gros.


Halte à l’injonction paradoxale !


Elle dénoncerait ces manifestations sur l’innovation qui réunissent des consultants qui expliquent à grand renfort de « bullet points » qu’il faut innover. Ou celles où des généreux partenaires remettent des chèques en carton à des innovateurs et profitent de l’occasion pour endormir le public avec des discours longs comme un jour sans amour.

Ces autres sur le collaboratif où les toujours cinq mêmes monopolisent le micro et, lorsqu’ils ont épuisé leur auditoire, répondent de manière condescendante aux questions.

Ou encore celles sur le « Vivre ensemble » qui éloignent le public des orateurs afin que surtout ils s’ignorent.

Elle évoquerait ces experts qui font preuve d’un conformisme exemplaire pour enseigner la créativité. Ou encore, ces patrons qui exhortent leurs troupes avec des « Soyez spontanés ! » paralysant.

En résumé, elle fustigerait ceux qui diffusent un message en montrant qu’il faut faire le contraire.

Positive la pétition proposerait un label « cohérence » qui serait donné aux manifestations innovantes sur l’innovation, collaboratives sur le collaboratif...

Et on inviterait ceux qui n’ont pas compris le message à participer à des cours d’élocution donnés par des bègues, de stratégie de l’autonomie pensés par des poulets de batterie, d’intégrité financière conçus par Jérome Kerviel, et mieux encore à des stages d’humilité et de simplicité animés par des énarques.

Qu’en pensez-vous ? Est-ce que vous signerez cette pétition fictive ?

Futur’heureusement vôtre !
Anne-Caroline Paucot

 
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Mots-clés :  injonction paradoxale
Expertises concernées :  prospective
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