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Nous avons eu le plaisir de recevoir Nicole Guedj, ancienne secrétaire d'état et surtout fondatrice des Casques Rouges, une femme d'action et de conviction qui a transformé un projet humanitaire en exploit technologique - concret, exemplaire, bref, inutile de vous dissimuler notre admiration la plus entière. Le site à aller visiter d'urgence : www.casques-rouges.org
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Format : Talkshow
Traitement : Débat d'idées
 
Intervenants :
Nous avons eu le plaisir de recevoir Nicole Guedj, ancienne secrétaire d'état et surtout fondatrice des Casques Rouges, une femme d'action et de conviction qui a transformé un projet humanitaire en exploit technologique - concret, exemplaire, bref, inutile de vous dissimuler notre admiration la plus entière.


Le site à aller visiter d'urgence :
www.casques-rouges.org

Expertises concernées : 

Nous recopions pour des raisons pratiques ici l'article (interview superbement retranscrite) posté par Fabrice Epelboin sur ReadWriteWeb, et qui a le mérite de compléter idéalement cette vidéo :


Longtemps avocate spécialisée dans la défense des droits de l’homme, Nicole Guedj s’est engagée dans la politique au milieu des années 90 au niveau local puis sur le plan national en 2004, quand elle a intégré le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin.

Par la suite, elle fut chargée d’une mission par le Président Jacques Chirac afin de poursuivre des initiatives destinées à créer des outils technologiques innovants permettant d’assurer la coordination des secours lors des grandes catastrophes. Dans le cadre de cette mission, elle a lancé la « Fondation Casques Rouges pour l’action humanitaire d’urgence et de développement » (http://www.casques-rouges.org/fr).

Nicole Guedj est également conseiller d’Etat depuis 2006 et membre du conseil d’administration de l’OFPRA depuis fin mai 2009.

Accompagnée de Sarah Aizenman, qui gère la communication de sa fondation « Casques Rouges », elle nous a reçu afin d’évoquer avec ReadWriteWeb les usages des NTIC dans le secteur de l’humanitaire.


RWW : Comment en êtes-vous venue à utiliser les technologies et internet ?

Nicole Guedj : Cela fait 30 ans que je défends un certain nombre de causes et cela avance . Les technologies m’aident à faire plus vite, a être plus efficace et je ne peux que m’en réjouir.
Je vois dans internet la possibilité de mieux servir un certain nombre de victimes et c’est ce que je m’efforce de faire dans le cadre de ma fondation casques rouges en développant notamment des outils technologiques pour faciliter l’action humanitaire.


RWW : Quel regard portez-vous sur ce qu’il se passe sur internet en ce moment ?

Nicole Guedj : Je ne suis pas née avec internet mais j’aime tout ce qui s’y passe. On est projeté dans un autre monde qu’effectivement on ne contrôle pas. Je veux faire en sorte que cela serve à ceux que j’ai envie de défendre et aux causes qui sont les miennes.

RWW : quels type de technologies imaginez-vous au sein de « casques rouges » et à quelles types d’urgences les destinez-vous ?

Nicole Guedj : « Casques Rouges » n’est pas qu’une réponse technologique, c’est d’abord une nouvelle proposition de gouvernance de l’action humanitaire : nous avons énormément de moyens humains et matériels partout sur la planète mais ces moyens ne sont pas optimisés. On peut, sur des lieux de catastrophe, constater un certain gaspillage et le résultat n’est pas digne des efforts que l’on consent humainement et matériellement. Les acteurs humanitaires sont des gens extrêmement sincères, très volontaires et très déterminés mais quand leurs actions ne sont pas coordonnées, quand ils n’ont pas les moyens d’arriver sur place suffisamment vite, ils interviennent davantage pour compter les victimes que pour sauver des vies.

C’est pourquoi, je plaide pour la création d’une force internationale humanitaire de réaction rapide, placée sous l’égide de l’ONU, pour améliorer l’organisation des secours. Nous avons des Casques bleus pour les conflits armés, je préconise la création de Casques Rouges pour les crises humanitaires. Après le tsunami, j’ai convaincu le Président Chirac de transmettre cette proposition à Kofi Annan qui l’a accepté. Mais la machine onusienne est très lourde et les choses ne vont pas toujours aussi vite qu’on le souhaite. Aujourd’hui, je le répète, il y a urgence à agir pour faire face aux conséquences du changement climatique qui entraîne, chaque année, de nombreuses catastrophes naturelles.

RWW : Comment imaginez-vous mieux utiliser les moyens déployés de façon un peu anarchique sur les lieux d’une catastrophe ?

Nicole Guedj: Par la création d’un état major renforcé à l’échelle de l’ONU qui aura pour mission de recenser toutes les ressources disponibles, d’imaginer des schémas directeurs d’intervention et d’anticiper les crises.

Trop souvent, nous voyons des équipes qui se ruent sur place et se retrouvent en concurrence dans la mesure où elles font double voir triple emploi. Personne n’est inutile, le tout c’est de savoir comment utiliser les moyens dont nous disposons.

RWW : tout cela à l’ONU ?

Nicole Guedj : La coordination se fera à l’échelle de l’ONU, seul organe légitime pour coordonner le monde humanitaire. Souvenez-nous du cyclone Nargis qui a dévasté la Birmanie. Le chef de la junte militaire n’a accepté de parler qu’avec un unique interlocuteur et c’était Ban Ki Moon, le Secrétaire Général des Nations Unies. En revanche, je conçois l’organisation opérationnelle des Casques Rouges par continent grâce à la création d’antennes régionales qui auront une parfaite connaissance du terrain.


RWW : et les technologies dans tout cela ?

Nicole Guedj : Le manque de coordination, sur un site de catastrophe, est souvent lié à un manque de communication.

Par définition, après une catastrophe, il n’y a plus de moyens de communication sur une zone sinistrée et il n’est pas étonnant que les équipes ne puissent pas échanger et partager des informations.

Cela m’a donné l’idée, de créer un container satellitaire, Emergesat, destiné à rétablir rapidement un réseau de communication sur les lieux d’une catastrophe. Après tout, on utilise le satellite à des fins personnelles mais pas encore à des fins humanitaires.

J’ai donc imaginé ce container satellitaire et après le tsunami, dont j’ai confié la réalisation au CNES et à Thalès Alenia Space.

En résumé, c’est un kit humanitaire que l’on peut transporter dans la soute d’un avion commercial, par hélicoptère ou par bateau. Il contient une antenne satellite destinée à rétablir un réseau de communication IP, VHF et GSM sur une zone sinistrée, des logiciels permettant d’utiliser des technologies d’observation de la terre, des outils de télémédecine et d’analyse de l’eau, un système de visioconférence, etc.

RWW : concrètement, comment cela s’utilise-t-il sur le terrain ?

Nicole Guedj : J’ai suggéré de prépositionner ces containers à proximité de zones à risque, de façon à ce que les agences onusiennes et les ONG puissent en disposer dans les meilleurs délais.

Le premier prototype [ndlr : version alpha] a été présenté au sommet de l’information de Tunis, c’était une version que je qualifierais aujourd’hui de préhistorique, refroidie avec un climatiseur récupéré chez ma grand mère ! Ce prototype a beaucoup évolué et a donné lieu à une première version opérationnelle.

Cette première version [ndlr : version beta], on l’a testé il y a deux ans avec le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés, à l’est du Tchad, dans le camp de réfugiés du Darfour de Gaga. C’était une magnifique expérience et un test grandeur nature très efficace du dispositif.

Après l’expérience dans le camp de Gaga, nous avons fait évoluer le dispositif notamment pour augmenter sa résistance à la chaleur et on a amélioré une multitude de choses.

Aujourd’hui, l’un de ces containers satellitaires est à la disposition du quai d’Orsay et nous en avons un autre que nous voudrions faire circuler sur des zones de catastrophe. Il est en ce moment utilisé par le SAMU de Guyane et il circule dans les Antilles.

RWW : C’est un projet particulièrement complexe, tant au niveau matériel que logiciel, cela a été difficile à mettre en œuvre ?

Nicole Guedj: j’avoue que j’ai eu beaucoup de chance de trouver le présidentn du CNES, Yannick d’Escatha, qui a été formidable. Il s’est dit qu’au delà du spatial, il était aussi très utile de penser à l’humanitaire et de lier les deux. Il m’a beaucoup aidé et on a commencé à travailler avec Thalès.

RWW : le CNES et THALES ont offert leur moyens ?

Nicole Guedj: Oui, j’ai apporté le concept et eux leurs ingénieurs et leur savoir faire. Ils y ont passé beaucoup de temps et de moyens. De mon coté, j’ai consacré deux années de ma vie à travailler sur ce projet.

Cela a été une expérience très riche car je ne suis absolument pas scientifique et j’ai eu à partager cette aventure avec des chercheurs et des ingénieurs, dont j’ai parfois dû freiner l’enthousiasme, car leur vocation est de faire aller la technologie le plus loin possible, là où je voulais la ramener à des concepts suffisamment simples pour pouvoir être utilisés in situ.

Au final, nous avons procédé par assemblage en gardant en tête l’idée de simplicité pour ceux qui utiliseraient le dispositif sur le terrain.

Je fonctionne toujours comme cela : quand j’étais au gouvernement, j’ai mis en place le 0.8.V.I.C.T.I.M.E.S, téléphone nationale unique d’aide aux victimest. Sur ne net, j’avais fait la promotion du premier logiciel de contrôle parental, LogProtect.

RWW : C’est vous qui avez lancé le premier logiciel de contrôle parental en France ?

Nicole Guedj : En fait, j’ai découvert qu’un adjudant de gendarmerie travaillait sur un projet, LogProtect (http://www.logprotect.fr/). Je suis allé le voir, j’ai essayé de comprendre ce qu’il faisait et cela allait dans le sens de ce que je préconise : ne surtout pas se priver d’internet mais en contrôler l’usage au bénéfice des enfants tout en les accompagnant.

Logprotect filtre non seulement les contenus problématiques mais empêche les enfants de divulguer sur internet des informations personnelles en les interceptant. Il est par ailleurs très simple d’utilisation.


RWW: là vous êtes dans l’un des enjeux majeurs de la civilisation numérique que nous somme en train d’aborder : certes, il faut avoir des outils de contrôle et de filtrage, mais il existe deux façons de les mettre en place, chez ce que l’on appelle le « client », en informatique, c’est à dire chez vous, à la maison, sur votre ordinateur, et sous votre contrôle, ou au contraire à un niveau central, administratif, étatique, où c’est un Etat qui va décider, pour vous, et sans la moindre transparence. Aujourd’hui, en France, on est en train de se diriger vers la seconde solution.

Nicole Guedj : Moi, je reviens à ma solution : protéger les enfants à l’aide d’un filtre parental installé sur les machines qu’ils utilisent et leur donner pleinement l’usage de l’internet.

Il faut exploiter internet, exploiter c’est un mot horrible, mais dans ce sens là, je trouve que ça le fait bien, que c’est juste : exploiter les technologies et les mettre au service des hommes.

RWW : et comment percevez vous cette volonté de faire l’inverse, c’est à dire de mettre en place un système centralisé qui va décider de ce que vous pouvez ou ne pouvez pas voir ?

Nicole Guedj : J’ai été avocat spécialisée dans la défense des droits de l’homme et de la liberté d’expression durant 25 ans. Ma cause, elle est entendue, c’est celle là.

A tous les siècles, il y a eu inter pénétration entre la politique, comme forme de pensée, et les outils de la politique. Il peut y avoir un gap, une marge, et il faut être très attaché à ses valeurs, très attaché aux règles de la démocratie et la défendre à tout prix.

RWW : c’est une note d’espoir que vous nous livrez, car c’est mal parti

Nicole Guedj : je ne sais pas si c’est mal parti. Je pense que chaque période a connu des difficultés, rien ne se fait jamais sans heurts. Le tout c’est de rester attachée à des valeurs comme la démocratie et la liberté d’expression.

RWW : Parmi vos projets, vous avez cet équipement mobile pour humanitaire sur le terrain.

Nicole Guedj : Nous voudrions développer un gilet de geolocalisation pour les acteurs de l’humanitaire. Un GPS à l’intérieur d’un gilet de sauvetage, avec différentes sources d’alimentation en énergie, comme un panneau solaire, une prise d’allume cigare, une manivelle dynamo. Cet équipement permettrait aux humanitaires sur le terrain d’être en communication permanente avec leurs bases arrières.


RWW : A coté de cela, vous proposez les logiciels qui vont permettre, très concrètement, d’organiser une action sur le terrain.

Sarah Aizenman : Emergesat, notre container satellitaire centralise tout dans une base de données, les humanitaires qui évoluent sur une même zone peuvent ainsi partager leurs informations pour éviter de faire mille fois le même relevé. C’’est une banque de donnée qu’ils alimentent tous ensemble.

Ils disposent d’applications de travail collaboratif destinées à faciliter le travail entre les personnes qui interviennent sur les lieux d’une catastrophe. On a essayé de réunir toutes les technologies qui permettaient de favoriser cette coordination.

Nicole Guedj : Le challenge a été d’arriver à packager le tout, parce que ce qu’il faut bien réaliser à quel point débarquer sur les lieux d’une catastrophe est compliqué. Chacun arrive avec sa valise, ses équipements, son matériel, ses installations… du coup, ils arrivent souvent trop tard.

Si l’on arrive a généraliser l’usage des containers satellitaires comme celui-ci, en les prépositionnant sur des zones à risque afin que l’on puisse les déposer d’un coup d’hélicoptère, les humanitaires pourront quasiment arriver les mains dans les poches, très rapidement, et ça change tout car c’est dans les toutes premières heures que se joue la survie.

Sarah Aizenman: la grande majorité des ONG font très bien le job de la réhabilitation, de la reconstruction et du développement mais dans l’urgence, cela pêche donc il faut penser un backoffice, parce que c’est cela finalement les « casques rouges », c’est un « backoffice ».

Un backoffice avec plein d’outils destinés à faciliter l’action humanitaire en situation d’urgence. Une situation aujourd’hui très mal gérée et ce n’est pas qu’une question d’argent.

On l’a vu avec le tsunami : on avait beau avoir des millions d’euros, il n’y avait pas de stratégie organisée et cela n’a pas été très efficace.

RWW : On sort du domaine des technologies, pour parler un instant d’un autre projet de Casques Rouges : des produits alimentaires destinés aux populations isolées par une catastrophe naturelle.

Nicole Guedj : Encore aujourd’hui, il y a des lieux que l’on atteint que très difficilement après une catastrophe et il faut parfois attendre longtemps avant de pouvoir les approvisionner.

Il existe un produit d’alimentation d’urgence pour les enfants (Plumpynut) mais c’est en réalité un produit pour les enfants malnutris que l’on utilise à défaut d’autre chose.

J’ai donc créé un petit groupe de travail avec des étudiants pour imaginer la fabrication d’un produit alimentaire que l’on pourrait utiliser pendant une semaine à dix jours afin d’alimenter enfants et adultes. Un produit qui répondrait à des contraintes de stockage, de transport et de conservation et bien sûr de coûts.

On peut en déposer des stock par hélicoptère afin d’être certain que les populations ne meurent pas de faim avant l’arrivée des secours. Là encore, on prépositionne des stocks à proximité de zones à risques.

RWW : Vous avez par ailleurs un projet qui a remporté l’appel à projet de NKM sur le web 2.0, « Missing ».

Nicole Guedj : C’est une longue histoire qui a commencé bien avant l’appel à projet de Nathalie [NKM], alors que j’étais au gouvernement durant le tsunami, en charge d’accompagner les familles de rescapés et les familles de victimes.

J’ai vu des choses sordides se dérouler sous mes yeux notamment des gens qui recherchaient désespérément des proches disparus, qui envoyaient des mails un peu partout ou qui essayaient de passer sur toutes les télévisions pour tenter de retrouver l’un des leurs, persuadés qu’ils n’avaient pas pu disparaitre dans la vague.

Je me suis dit qu’il fallait essayer de rendre plus efficace, moins artisanal, et plus universel la recherche des disparus après une catastrophe.

Il y a un an et demi, j’ai envoyé un mail au VP Communication de Google via Facebook et il nous a immédiatement mis en relation avec Google Europe.

Je leur ai expliqué l’idée, ils ont trouvé cela vraiment bien. Ils nous ont apporté l’aide de leurs techniciens puis Nathalie [NKM] a lancé cet appel à projet. Nous y avons concouru avec Bearstech et on a fait parti des projets retenus.

Avec Nathalie [NKM], on est vraiment sur la même longueur d’onde.

Sarah Aizenman : Nous avons conceptualisé le projet : au lieu de laisser les internautes à la recherche d’un disparu créer des blogs ou des sites dans tous les sens, on a pensé à une plateforme centralisée qui récencera toutes les informations utiles et qui pourra être utilisée par tout le monde.

Puis on s’est demandé : qui sait faire du moteur de recherche ? Google ! On est allé les voir,et ils nous ont répondu : « Ok, génial, super projet, qu’est ce qu’on peut faire ? »

Google nous a apporté deux choses : ils mettent à notre disposition leurs briques : Google Earth, Google Maps, Google Data… comme pour tout le monde sauf qu’ils nous proposent un accompagnement par des ingénieurs spécialisés dans chacune de ces technologies afin de bien les intégrer tant d’un point de vue technique qu’ergonomique.

Ils ont ensuite proposé à leurs ingénieurs de travailler sur le projet. Leurs ingénieurs peuvent utiliser 10% de leur temps de travail sur des projets de leur choix et cela permettra de dégager des ressources importantes.

Mais ils nous fallait une structure plus lourde qui coordonne les ressources alors nous nous sommes dirigés vers La Cantine et Silicon Sentier avec qui on travaille souvent et eux aussi ont répondu présents.

Le problème, à ce stade, c’est que nous n’avions pas d’argent, en tout cas pas suffisamment pour construire un système qui puisse répondre à un afflux massif d’utilisateurs : imaginez le nombre de connexions sur un tel service durant une catastrophe comme le tsunami. C’est à ce moment que l’on a appris l’appel à projet de NKM.

Je me suis rendue à La Cantine et j’y ai rencontré Louis Montagne, qui a par ailleurs participait à notre Challenge Humanitech en parrainant des étudiants qui avaient concouru à notre concours de l’invention humanitaire. Je lui ai fait part de notre projet en lui demandant qui pourrait nous aider pour répondre à nos cotés à l’appel à projets. Et il a tout naturellement proposé son aide. Ce type de projet correspond parfaitement à l’état d’esprit de Bearstech.

On a rempli le dossier d’appel à candidature en 15 jours, avec deux crises de nerfs, et avec eux on a pensé le projet en y intégrant une multitude de technologies web : Flickr, Skype, Twitter, Google Earth, Google Map… L’idée étant de fournir un point d’entrée pour chacun.

RWW : Concrètement, dans une situation d’urgence, a quel besoin répond Missing ?

Nicole Guedj : Missing sert à diffuser des informations susceptibles d’aider à la recherche d’une personne disparue lors d’une catastrophe naturelle.

 

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