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Malgré un retard à l'allumage, l'administration électronique se développe à grande vitesse en France. Au plan national comme au plan local, de multiples initiatives voient le jour. En quoi la e-administration améliore-t-elle la relation citoyenne ? Est-elle source de gains de productivité ? Contribue-t-elle à moderniser notre administration ?
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Format : Conference
Treatment : Debate
 

Malgré un retard à l'allumage, l'administration électronique se développe à grande vitesse en France. Au plan national comme au plan local, de multiples initiatives voient le jour. En quoi la e-administration améliore-t-elle la relation citoyenne ? Est-elle source de gains de productivité ? Contribue-t-elle à moderniser notre administration ?

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Malgré un retard à l'allumage, l'administration électronique se développe à grande vitesse en France. Au plan national comme au plan local, de multiples initiatives voient le jour.
Ouf, il était temps.
Dites-vous bien que l’e-administration ne se résume pas à votre déclaration d’impôt sur Internet – qui est un vrai succès, soit dit en passant.
Aujourd’hui, les administrations consacrent, en moyenne, de 4 à 5% de leur budget à des dépenses liées aux nouvelles technologies, les collectivités locales, de 1 à 2%. Le ratio est, grosso modo, semblable aux PME.
Des investissements IT qui portent sur des logiciels RH, d’achats, de gestion des actes ou de systèmes orientés vers les citoyens. La dématerialisation, aussi, est un thème porteur chez nos élus.
Qu’on se le dise : le poste de travail, si cher à Microsoftn’est plus l’objet de toutes les attentions. Non, aujourd’hui, les collectivités et les administrations planchent sur des systèmes de travail collaboratif, du CRM ou des outils de reporting. On est entré dans une nouvelle ère, où l’effort technologique n’est plus la dernière roue du carosse d’un élu – quoique… 
Pour autant, la vie n’est pas rose pour un éditeur de logiciel désireux de s’attaquer aux marchés publics. On en a parlé dans une autre table-ronde : des freins existent et la résistance au changement y est forte, côté élus et collectivités mais aussi côté usagers-citoyens.
Aujourd’hui, tout ce petit monde est en effervescence, et le chiffon rouge qui agite nos administrations s’appelle l’intéropérabilité. La capacité qu’ont les logiciels et systèmes à communiquer entre eux est capital dans le monde administratif. Un citoyen qui se rend à la mairie a de plus en plus de mal à comprendre qu’on lui demande 3 fois sa date de naissance et son adresse s’il consulte 3 services différents. Les données sont fluides, pourquoi les systèmes qui les accueillent ne le sont-ils pas aussi ? C’est sans doute l’une des raisons pour laquelle le logiciel libre a enregistré une forte croissance dans le monde administratif.Le logiciel libre y a taillé des croupières à Microsoft, et l’argument prix n’est plus le seul, d‘autant que la reflexion autour du coût total de possession d’un logiciel entre dans les moeurs. 
De même, les collectivités se mettent à la mutualisation des ressources et travaillent ensemble sur des projets communs. Un changement de mentalités salutaires, dans un souci de maîtrise des budgets et d’efficacité : pourquoi devoir réinventer chaque jour la roué alors qu’il est possible de la construire, de la diffuser et de l’améliorer au fur et à mesure de son utilisation ? Autant de raisons qui poussent nos intervenants à être d’optimistes.Et vous, en tant que citoyens, êtes-vous satisfait des e-services de votre commune, s’il y en a, ou de certaines administrations ?
Personnellement, non. Je trouve que les tentatives sont intéressantes, mais mal abouties, mal pensées et mal réalisées. On a l’impression que deux mondes cohabitent encore quand vous essayez ces e-services, genre on vous demande d’envoyer votre e-mail à l’adresse postale suivante… Je trouve que cela manque de fluidité et la relation qui en découle est à l’image de ce qui se passe quand vous passez la porte de votre mairie pour une demande quelconque : c’est insuffisant et on en resort toujours contrarié.

Enfin, je generalise peut-être un peu et ma commune, dont je tairai le nom, est peut-être connue pour être un boulet dans les nouvelles technologies. SVP, faites-moi mentir et donnez-moi des raisons d’espérer en me racontant des expériences intéressantes et qui, du point de vue de l’usager, sont enrichissantes !

A signaler cette étude très complète et qui tombe à point nommé publiée par le Journal du Net : Secteur public, qui est le meilleur en ligne ?

Intervenants

 

  • Alix Cazenave, Chargée de mission APRIL
  • Guy Beaudet, Directeur de la Stratégie Groupe Berger-Levrault
  • Emmanuelle Olivié-Paul, Directrice Associée MARKESS International
  • Pascal  Barielle, Directeur Marketing Service public Microsoft France
  • Jean-Noël de Galzain, Directeur général Wallix, Administrateur Open Source Alliance

 

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