Frédéric Bascunana
Chers amis internaute bienvenue tout d'abord si vous avez cliqué sur le petit bouton play qui vous amène à lancer cette vidéo si j'ai envie de dire, merci de nous télécharger en quelque sorte mais ca veut dire aussi que vous étiez peut-être là un petit peu avant, que vous êtes venu sur la page sur laquelle on préparait ce débat qui de prime abord pour les non initiés nous laisse présager une table ronde un peu jargoneuse. Mais quand on lit les commentaires on s'aperçoit de façon très révélatrice, le premier commentaire qui a été déposé sur ce sujet, c'est celui de Christelle Fritz qui nous demande est-ce que l'on peut avoir des exemple pour les non informaticiens?
Ca veut dire que je trouve çà très révélateur même si aujourd'hui nous avons un ensemble de panelistes de haut niveau qui vont apporter avec grande pédagogie une présentation en fonction de leur cœur de métier pôle d'expertise, tout çà est très fin nous avons des experts très pointus, nous avons en face, vous, chez internautes, surtout ne pas hésiter à intervenir lorsque vous regarderez cette vidéo sous forme de questions
c'est la première fois sur techtoc que nous décidons d'aborder ce thème des plates formes saas software as a service, nous sommes partis de quelques constats hormis le fait que c'est un sujet qui représente un intérêt énorme, un enjeu gigantesque pour les entreprises, ne serait-ce que pour preuve, cette étude du cabinet Gardner qui nous dit que ce mode d'accès aux applications va bondir de 17,7% pour atteindre au niveau mondial 7,5M c'était 6,4M en 2008 les analystes estiment on atteindra 14M en 2013 alors qu'à côté de cela, définit sous le terme de progiciel de gestion intégré eux représentent quasiment deux fois moins.
Il y a d'autres exemples, d'applicatifs logiciel qui démontrent que l'on est dans une tendance forte et comme vous le savez, à l'intérieur des écosystèmes qui sont ceux que nous étudions sur techtoc, la thématique de l'accès, de cette nouvelle forme d'accès à l'applicatif a évidemment un impact très fort sur l'évolution des entreprises, ce que l'on appelle, c'est déjà galvaudé totalement ringardisé 2,0.
Rapide tour de table :
*Merci à Thomas Andrieu patron de level informatique, je le dis avec mémo pour simplifier, tu es monsieur infrastructure et souvent prescripteur de solution applicatives pour les entreprises avec lesquelles tu travailles. Tu as des avis assez tranchés sur ce thème.
*David Sapiro, patron d'une société spécialisée de logiciel libre qui rejoint un engagement, parfois même assez militant pour une manière de travailler. Tu vas nous apporter pas mal d'éclairage dans la spécificité de ton métier, nous permettre de comprendre non seulement ta vision de ce type de dispositif, ta façon de déployer, d'intégrer dans une logique d'infrastructures qui tout le monde s'en doute complexe et variée en possibilité
*Eric Peyrault, tu représentes Cegid, tu es en charge de l'activité vente indirecte chez Cegid, grand éditeur que l'on a presque plus besoin de présenter pour les autres experts et une grande partie des internautes. Merci d'avoir fait le déplacement? C'est la 1ère fois que tu viens.
*1Ère fois aussi parmi nous pour Yan Rambault qui est responsable de Prodware du partenariat autour de l'offre B-box chez Microsoft. Ton domaine d'expertise est plus large, tu peux avoir un avis sur la problématique dans son ensemble.
*Marc Dupuy, merci aussi, 1ère fois aussi sur le plateau, on dit S.A.P France, éditeur mondial de solution de gestion et toi Marc, tu es en charge d'un pôle SAP business by désign, typiquement l'accès en erp pour les entreprises en mode saas
*Christian K, tu es la personne la plus fondamentale, tu es le client, tu apportes ton expérience de fondateur d'une société de services International company avec une expertise dans le domaine des langues qui t'a amené à avoir des besoins clairs et affirmés en solutions informatiques fiables qui sont au coeur de ton métier et accessibles à distance.
*Mathieu Hugues, merci d'avoir fait le déplacement, là , un entrepreneur, créateur de Runmyprocess qui propose une solution là aussi de plate-forme accessible à distance pour les entreprises, on rentrera dans le détail
*Jocelyn du Broca Qyuan,ting service, petite PME du Loir-et-Cher, toi ce qui nous intéresse, tu en un observateur, assez privilégié des clients ayant recours à ce type de solution, tu es prescripteur et un utilisateur qui travaille aux côtés d'autres utilisateurs finaux
*Dominique Raboeuf, un contact établi sur le site avec le web TV collaborative dite 2,0, on se rencontre dans la vraie vie, on finit par vivre des expériences en communs, on te présente comme expert XML, radical de la normalisation, dans le no SQL
Moi, c'est très bien parce que je suis animateur improvisé. Je suis chef d'entreprise. Tout ce que vous allez dire, c'est la raison d'être de ce plateau. Ca va me permettre aussi de me positionner. Vous pouvez m'appeler bob l'éponge, j'absorbe tout ce que vous dites et j'apprends. Je suis un parfait étalon de mesure de la clarté du propos que vous allez tenir aujourd'hui. Je suis comme Christian, nous l'a avoué, largué, tout çà regroupe des réalités sophistiquées. On se sent parfois noyé dans le jargon. Je vais vous passer collectivement la patate chaude en vous demandant d'abord de nous offrir en guise d'introduction un point de vue: pourquoi le saas semble-t-il à ce point révolutionner la façon dont les entreprises sont gérées? Qui veut commencer à répondre? Je vous propose que ce soit le chapitre 1 de notre intervention, alinéa 1a puis 1b.
Pourquoi on parle de révolution? N'est-ce pas un terme trop excessif ou êtes-vous d'accord pour positionner cela comme une révolution?
Eric Perraud, Cegid
Le mot révolution est un peu fort. C'est une nouvelle opportunité qui s'offre au marché
les clients vont avoir la capacité, la possibilité de s'offrir, de s'affranchir des certaines contrainte infrastructure pour certains de sujets qui leur coutaient, qui leur apportaient peu, qui ne créaient pas de valeurs, un nouveau mode de consommation en revanche ca reste un applicatif qui va répondre à des besoins clients. Si on parle pas de révolution, est-ce que l'on peut parler de changement de paradigme, on abordera plus jamais de la même manière. Si oui, lesquels?
David Sapiro
c'est une révolution; (faites moi plaisir, ne soyez-pas trop d'accord les uns les autres ). C'est un des premiers bouquins que j'avais lu d'un gas qui était chez hp en 1999 ou en 2000 qui parlait de révolution du web. Pour moi c'est une révolution je vais prendre un exemple. C'est ce que demande Christelle Fritz Honneur aux exemples qui sont sur le plateau et qu'on écoutera avec grand plaisir avec Christain et SAP. L'exemple que j'avais envie de donner, c'est celui de mon ami Laurent qui a monté une start-up qui s'appelle Silent hell, que j'espère on verra sur la plateau de tectoc. C'est un québecois qui a monté deux-trois boites au Québec il a revendu avec succès, il a monté cette société, une histoire silencieuse, on branche l'intégralité de nos sources de messageries, SMS, twitter: messagerie de type instantané asynchrone, et puis évidemment tout ce qui est mail, on va plugger tout cela via des aspects serveurs sur une messagerie ou avec des applications sur androïdes pour envoyer des sms, sur l'iphone, c'est pas possible, c'est séparé. On stocke l'intégralité ces messages selon une durée qui dépend du type d'abonnement que l'on a : si on est un utilisateur gratuit, c'est limité dans le temps. Si on a un abonnement premium, on va avoir un accès tout la durée de l'abonnement, environ 50 de dollars par an, très très basique, c'est du positionnement, c'est pas de la pub j'ai pas d'actions, pour donner un use case intéressant, un des plus gros client d'amazon en Europe. On se dit c'est une révolution parce que il y a 10 ans si jamais la technologique qu'il a déployé existait et qu'il aurait pu monter ce service là , combien cela lui aurait couté de faire ces montées en charge. Aujourd'hui, le produit existe. Le travail de ces six derniers mois, j'ai vu son directeur technique, ça y est, on est près, on lance, on arrose et on a des montées en charge qui sont phénoménales en terme de volumétrie. Comment ils auraient fait? Pour moi, c'est à çà que sert le saas et sa notion sous-jacente le club-computing et on va en débattre longuement
Frédéric Bascunana
Mathieu semblait vouloir réagir.
Mathieu
Je suis à titre personnel assez d'accord sans jouer les Salomon. On le saura dans 10 ans, ce qui est sur, c'est qu'on a parlé de Gardner, pas mal d'analystes disent que La moitié des logiciels achetés en entreprise sont jamais utilisés, je ne sais pas quelle est la solution mais c'est une situation pas tenable, pas acceptables. On est au bout d'une logique. Je ne sais pas si c'est la saas qui prend le relais, qui tire ou inspiré parce que quand on est en saas, on ne paie que ce que l'on utilise.
Frédéric Bascunana
Jocelyn, qu'est-ce que tu constates?
Jocelyn
L'intérêt du saas pour moi en tant que prestataire, expert-comptable qui doit travailler au quotidien avec ses clients, le sass renforce l'aspect collaboratif avec les clients, d'avantage dialoguer avec ses clients. Le dialogue était moindre. L'intérêt du saas c'est de mutualiser un certain nombre de choses, de travailler ensemble, pour le client éventuellement de baisser ses coûts, pour nous de travailler sur des taches à valeur ajoutée dans un aspect collaboratif. Faut faire attention, la nuance est de ne pas utiliser le sass sans cet aspect collaboratif. Un exemple très très concret, dans la comptabilité, utiliser juste le saas pour de la comptabilité basique et dire je vais faire votre comptabilité sur un logiciel saas et vous allez pouvoir regarder vos comptes est dangereux. Il va s'attendre en temps réel et va cliquer toutes les heures. On va se partager les tâches. Vous, vous allez saisir les factures, nous ont va aller regarder ce que vous avez saisi, contrôler et la on passe dans une autre relation. C'est là l'intérêt. Il y a aussi des points négatifs
Frédéric
Ce que tu pointes est l'émergence d'usage qui est nouveau, d'emblée, on a pas assez de recul, on est en train de qualifier cette évolution
Marc
Moi je parlerai plus d'évolution. Souvenons-nous d'un phénomène il y a 10 ans des places de marché qui avait la même optique, c'est-à -dire offrir des services pluggés sur des plates-formes technologiques, les transactions de formats particuliers pour pouvoir améliorer la collaboration entre l'entreprise et ses partenaires
On a déjà eu un premier modèle, c'est mort de sa belle mort à cause du modèle économique non au rdv. Aujourd'hui, le client va s'y retrouver en termes économiques, il va payer ce qu'il consomme
l'acteur qui était entre le client et ses partenaires devait manger et était plus onéreux. Je pense qu'il y a cette logique là , la collaboration, c'est un facteur important.
On voit un deuxième aspect, économique, il est plus viable que le précédent
Dominique
Dès 1999, XML s'est développé en parallèle avec le web. C'était un prototype, ça leur a explosé entre les mains. La communauté qui a lancé çà . Les précurseurs se sont jetés dessus mais tout le monde s'était pas mis d'accord, les dernières spécifications admises, c'est pas seulement X, il faut que Ibm, Oracle, Microsoft, MIT soient d'accord. Moi j'ai participé à un petit projet, on a été reconnus
Au W3C, en avril, quand on est allé en 1999, vous faites ce que vous voulez, c'était un grand numéro aux Etats-Unis, il a fallu réinjecter un truc, un document renouvelé au mois d'août
Faut pas jeter tout de suite. Les trucs spécifiés on s'en servira jamais. Tout le monde est allé dans le mur. Il faut que tout le monde soit d'accord, avec toutes les cultures. Maintenant, c'est frais.
Christian, ton point de vue est fondamental. On parlait d'une collaboration facilitée, d'une fluidité en support de ton activité
On ne s'est pas concerté avec Jocelyn mais une des premières raisons de choisir bydesign.
Nous notre cabinet d'expert-comptable est à Strasbourg, notre directrice financière es à Lyon, notre société est basée à Paris: société dématérialisée par excellence pour ces deux services. L'accès à distance était une plus-value indiscutable. Si le développement se passe comme prévu, on va être multisites et accès à un certains nombre de statistiques, de données à distance; il nous fallait un ERP. On a vu que c'était possible d'avoir cet outil on-demand, on a choisi bydesign.
Thomas Andrieu
Je vais revenir sur la notion évolution-révolution. Pour moi, le computing est une révolution, le saas est une petite évolution. Des logiciels hébregeurs modèle SP ca existait déjà , ce que l'on a rajouter est la notion d epersonnalisation intégration et l'augmentation à la volée des ressources à disposition.
Avant de continuer, tu peux nous faire une parenthèse pédagogique.
Progiciel CRM, de nombreux éditeurs ont hébergés des CRM dans des navigateurs WEB, c'est ce que l'on avait avant, aucun moyen de les personnaliser. Je sais que nombreux sont pas d'accord avec moi. Exemple incontournable a rajouté la possibilité pour développer son CS force. Deuxième exemple, celui d'un système de messagerie connue, exchange Microsoft, qui permet d'ajouter des partages de calendriers, ce qu'Orange businness service a mis il y a très longtemps en mode hébergeur et que Microsoft sort maintenant par aspect fashion du saas. Le saas émerge parce que de grosses entreprises le fashionise un peu. On augmente les ressources à la volée, on administre tout pour l'utilisateur. Vous n'avez plus qu'à vous soucier de l'utilisation du logiciel
Je pousse encore un petit peu, plate-forme d'amazon. Le saas, le danger est que n'importe qui peut se pointer, j'exploite une plate-forme que je vais pas administrer, je déploie mon application et j'abstrais la notion de risque. Pour moi, il y a un problème de communication sur les risques.
Je rebondis juste sur l'aspect fonctionnalité, le collaboratif: ca existait déjà avant: il y avait le cout d'investissement. Le saas a poussé, rien de nouveau en fonctionnalité, juste la méthode d'exploitation.
Frédéric
On entre dans un aspect épineux du problème. Yann, il y a rien de nouveau de point de vue fonctionnel?
Yann Rambaud
Microsoft déploie des offres on-demand, dans la stratégie logique multi-couches, collaborative, bureautique, ERP et CRM. Il faut voir le déploiement sur la toile Saas, Microsft devient un acteur incontournable du fait de la multiplicité des asopectst fionctionneles tant pour les offre de gestion, démarrage des activités microsoft, il a mis très longtemps à démarrer une activité saas, ils attendaient cette suite logique applicative pour couvrir tous les besoins fonctionnels, un des aspects très importants du saas, revenir à l'ensemble des besoins informatiques, des utilisateurs finaux, du besoin de toutes les couches informatiques du saas, non pas que CRM ou ERP ou traitement de texte
Frédéric bascunana
Mathieu qui voulait réagir?
Mathieu
L'aspect fashion; le saas, n'importe quel éditeur a besoin de dire qu'il surfe sur le saas. Il y a une vrai différence de fond du fait du métier de l'éditeur. En asp, il se passait que le logiciel est hébergé quelque part et ne sert qu'un seul client. Quand on sert un deuxième client, on héberge un deuxième logiciel. Dans l'informatique, on connait tous, c'est la maintenance. Il y a des nouvelles versions qui arrivent et à mettre à jour. S'il y a trois clients, il y a trois versions, à maintenir, il y a un coût de maintenance. Dès qu'il y a une anomalie, il faute la réparer sur les 3. Il y a un coût colossal, donc répercuté pour le client. 20% tous les ans de maintenance pour les clients. Quand on passe en sas, l'éditeur qui héberge l'application est responsable de bout en bout, il fait le logiciel, le logiciel doit tourner, c'est de sa faute à lui si ça marche pas, il maintient une seule version pour tous les clients, de réduire ses coûts, les couts pour les clients, de corriger plus vite les anomalies. Dès qu'un utilisateur la trouve, la réparation est valable pour tout le monde. Ca va beaucoup plus vite, rythme de rapidité plus élevée. Chaque éditeur saas sort 4 versions majeures par an, on en trouve entre 4 et 5 pour tous les éditeurs, tous les 12 à 18 mois, ca change la vie de l'éditeur qui devient un opérateur de logiciel, un changement de métier complet, on ne peut pas l'assimiler à ce qu'était l'asp. On servait client par client. Là , on a des vrais opérateurs sur des volumes considérables sur des centres d'un milliard de dollars, un centre de données classique 50 à 100 millions, échelle qui n'ont rien à voir, apporte des coûts qui peuvent descendre. Tu t'engages de manière assez tranchée, tu écris « certains s'étaient plantés » tu réagissais sur la préparation du plateau qui disait que beaucoup de très mauvais prestataires vont pointer le bout de leur nez. Tu lui réponds que les gros qui sont lents et mous, on a l'impression en te lisant, c'est pas la doctrine de certains éditeurs, SAP s'est planté, microsoft commence à avoir quelque chose. Tu es provocateur dans ce que tu as écrit, faut être fort en café. Mettez vous à la place de moi, de christian, c'est le client idéal, d'une société dématérialisée. Aidez-nous débroussaillé tout çà .
Dominique Rabeuf
Au niveau théorique, je me mets tout en bas. Il y a des gens qui adoptent, le clivage serveur unique vs serveur microsoft. On fait des choix, on peut pas suivre 30 versions. J'ai quand même 3 établissements, 12 plates-formes XP, un site web. Il y a des clivages d'open source, plusieurs qui divergent totalement: celles qui sont dans la mouvance W3C et d'autres dans d'autres mouvances: rien que sur des standards d'organisation pas des familles de langage. Dès qu'il y a divergences de base, tous les constructeurs ont le même modèle de pneu, le même modèle de moteur se retrouve dans toutes les voitures. Il n'y aura pas dé définition d'un consensus. L'utilisateur final va devoir faire confiance, comprendre pourquoi, il y aura jamais une philosophie meilleure qu'une autre. On a pas assez de recul. C'est ça qui est agaçant. Vous allez devoir faire un choix intelligent et on vous explique pas. Le saas permet-il d'alléger cette prise décision?
Mathieu
Il faut tester, ce que le saas permet facilement en grandeur nature. Un des critères de choix essentiel: est-ce que je peux en sortir facilement, combien de temps il faut pour sortir de l'un à l'autre: notion de portabilité et réversibilité (c'est dire, j'ai un mode de consommation adaptée, une structure de plusieurs sites délocalisés, la volonté d'un dirigeant d'être en avance sur son temps ou d'attendre que d'autres fassent des expériences avant de se lancer. C'est dire j'utilise un applicatif, on passe on-demand ou pour des raisons stratégiques, on veut resserrer ses charges, vigilant sur certains sujets, plus recentré, applicatif sur un serveur avec le nom de domaine en restant sur la même solution) Ca, c'est un piège pour le client.
Frédéric Bascunana
Moi, en tant qu'utilisateur final, la réversibilité, c'est ce qui me fait peur. Mettre le pied à l'étrier et avoir plein de problèmes derrière.
David Sapiro
Je voulais réagir à pas mal de propos tenus dans l'ordre
On est passé trop rapidement sur les définitions: on commence à le voir sortir pendant la discussion: c'est une histoire de licence, de logiciel dit propriétaire qui s'opposent à des logiciels libres ou open source et en gros, ce que vient de dire le représentant de cegid, c'est un mode de facturation, en gros, de mode de consommation du logiciel, software as a service. A l'origine, la première fois que j'en ai entendu parler du saas, c'était avec des amis chez IBM, le groupement qui a travaillé sur l'open source, grâce à des analyses internes réservées aux gens proches d'IBM, j'ai entendu parler de saas, c'est la transformation du mode de facturation de quelque chose d'immatériel, un logiciel, le droit d'utilisation qui va couter, ca va pas couter 1 million et les autres années 18% et à un moment 500 000 de plus pour des versions majeures, ce qui est légitime et qui a fait ses preuves dans l'industrie. On va prendre cette licence, verticale, on va la rendre horizontale et on va l'étaler dans le temps avec des coûts d'initialisation, ASP, mode d'hébergement basé sur des licences, ta définition était parfaite, si tu avais un applicatif qui utilisait oracle, il fallait la licence oracle, on pouvait pas mutualiser. Le cauchemar des éditeurs de logiciels, qui prennent une solution qui la commercialise en mode saas, on n'a qu'une licence.
Pour terminer, il y a cet aspect de coût de licence et de reversibilité au sein du même éditeur, j'aurai la même réaction que Matthieu, c'est pas ce que l'on appelle la réversibilité: quand on va d'un éditeur à un autre, quand on change d'intégrateur tierce maintenue, pour aller du premier prestataire vers le second. Je vais regrouper vers une grande question: le saas est arrivé à ce que les gens du logiciel ont été titillé par l'open source, qui arrive avec un modèle de licence qui permet la libre redistribution du logiciel, sans avoir à payer, ce qui est légitime pour financer les efforts de RD.
Pour certains logiciels, et de plus en plus, on parle de 200 logiciels d'open souce, ca donne une idée de la richesse de tout çà . C'est l'open source qui est arrivé, on peut faire des choses intelligentes. Le mot de la fin: on dit que 90% des fournisseurs saas, analystes le disent, seront open source et çà sera une catastrophe pour le logiciel libre parce que ces logiciels restent fermés à l'intérieur des fournisseurs sass. On accède plus non aux codes sources de ces applications. On accède plus à son application. On aura pas accès au stack open source.
Je n'avais pas envisagé que l'open source était à l'origine des étincelles de départ, une nouvelle écosphère se construit, sorte de interdépendance qui va se retourner contre l'open source, déposséder de l'accès à cette fameuse source.
J'ai la présidence un cluster de 40 entreprises qui font du logiciel libre, Bull, le plus gros intégrateur, en tête avec 300 millions d'euros en logiciel libre et d'autres acteurs. Tout çà est organisé, géré mais il faut pas brouiller les cartes.
Yann Rambaud,
Sur les remarques de David concernant le fait que le saas est une manière différente de facturer la licence, c'est totalement vrai, mais on occulte ce changement de facturation, qui revient à diviser une licence facturée instantanément, se traduit par une facturation sur 36 ou 48 mois, un véritable risque, un pari pour l'éditeur. Certains éditeurs sont absents de cette table-ronde, on ne sait pas pourquoi. Il faut être prêt d'autant plus quand on est un acteur très important comme SAP, le virage et cette problématique économique, aspect que les éditeurs doivent impérativement gérer, on peut se lancer la-dedans en divisant un revenu par 48.
Concernant la partie réversibilité, je suis dans le monde de l'informatique de gestion, je l'ai toujours connu que ce soit en client serveur, c'est pas un débat.
Quand les utilisateurs finaux ont-ils la capacité, d'évaluer cette possibilité. La cliente qui décortiquait les cgv, la transition s'était mal passée. La première question qu'un chef d'entreprise doit se poser avant de s'engager là -dedans. Moi, mon job est de regarder les risques où il y a des problèmes. Evaluer la qualité de la réponse. Quels sont les outils pour comprendre que ce qu'on lui dit est fiable.