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by Fredwpt 04/12/2011 Il est des jours où je deviens cynique… mais il est peut-être l’heure de faire un petit  bilan de l’Entreprise 2.0   Je m’aperçois, avec grand regret, que  les articles de Bloggeurs commencent à tourner en rond  sur le sujet… (euphémisme), qu’il y a un certain essoufflement, voire, un essoufflement certain… Cisco  en revient,  Semco  reste “le cas à part”, et les entreprises du CAC40, en dehors des banques, pour lesquelles la crise de l’euro vient polluer une lecture de la performance (boursière entre autre), n’ont jamais parait-il fait autant de Profit en ne payant que 8% d’impôts sur les sociétés en France… Et tout ça me direz vous grace à l’aboutissement de l’Entreprise 2.0 ? non ?… Cette semaine je me suis bien marré en apprenant qu’une des plus dynamiques d’entre elles, dont le Président est un fervent défenseur du Collaboratif, et dont les Community Managers ne loupent pas une conférence sur le sujet 2.0 (ne serait-ce que pour justifier le bien fondé de leur propre job…) avait annoncé une baisse de résultat de 500 Millions d’Euros… Et bien  heureusement que ces mêmes défenseurs du 2.0 crient haut et fort depuis le début qu’il n’est pas question de chercher à démontrer le ROI des outils collaboratifs…    sinon ils seraient bien dan la m…. aujourd’hui… Où est donc le CA additionnel  généré par la  Sérendipité  du Conversationnel, la  co-Innovation  liée au Décloisonnement, au  Crowdsourcing  et à l’ Intelligence Collective  ? Où sont les fameux  Talents attirés sur les Média Sociaux  ? Qu’ont donné les campagnes de Marketing Viral via les Média Sociaux, permettant au passage de se constituer une  Base de Données Social CRM à la pointe  ?… Plus de conflit social, les Syndicats collaborent désormais ! Plus de Fracture Numérique, la Génération Y a montré l’exemple aux Has Been ! TOUT VA BIEN !!! C’est peut-être la raison pour laquelle le soufflet est retombé, et que tout le monde est désormais convaincu qu’il est grand temps de passer à l’entreprise 3.0 Suis un peu naïf moi de temps en temps… 
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Sujet proposé par Frédéric POULET
Format : Talkshow
Traitement : Débat d'idées
 
Intervenants :
Frédéric POULET, http://fr.linkedin.com/in/fredwpt
20ans ds Grands Groupes puis désormais Entrepreneur
Corinne Dangas, Gérante fondatrice Kreamedia
Organisation, stratégie, développement numérique et social.
Bertrand Duperrin, Nextmodernity
Le 2.0 au service de l'organisation
Anthony Poncier, Associé Publicis Consultants
Je suis un consultant en management et en entreprise 2.0
Gilles Satgé, Lucca
PDG/Fondateur de Lucca - éditeur d'applications web pour ...
Frédéric BASCUNANA, SMARTNOMAD + EFFORST.ORG + @PitchParties & ...
Digital Entrepreneur - Keynote Speaker - DealMaker & Pitc...

by Fredwpt 04/12/2011

Il est des jours où je deviens cynique… mais il est peut-être l’heure de faire un petit bilan de l’Entreprise 2.0

 

Je m’aperçois, avec grand regret, que les articles de Bloggeurs commencent à tourner en rond sur le sujet… (euphémisme), qu’il y a un certain essoufflement, voire, un essoufflement certain…

Cisco en revient, Semco reste “le cas à part”, et les entreprises du CAC40, en dehors des banques, pour lesquelles la crise de l’euro vient polluer une lecture de la performance (boursière entre autre), n’ont jamais parait-il fait autant de Profit en ne payant que 8% d’impôts sur les sociétés en France…

Et tout ça me direz vous grace à l’aboutissement de l’Entreprise 2.0 ? non ?…

Cette semaine je me suis bien marré en apprenant qu’une des plus dynamiques d’entre elles, dont le Président est un fervent défenseur du Collaboratif, et dont les Community Managers ne loupent pas une conférence sur le sujet 2.0 (ne serait-ce que pour justifier le bien fondé de leur propre job…) avait annoncé une baisse de résultat de 500 Millions d’Euros…

Et bien heureusement que ces mêmes défenseurs du 2.0 crient haut et fort depuis le début qu’il n’est pas question de chercher à démontrer le ROI des outils collaboratifs… :-) sinon ils seraient bien dan la m…. aujourd’hui…

Où est donc le CA additionnel généré par la Sérendipité du Conversationnel, la co-Innovation liée au Décloisonnement, au Crowdsourcing et à l’Intelligence Collective ? Où sont les fameux Talents attirés sur les Média Sociaux ? Qu’ont donné les campagnes de Marketing Viral via les Média Sociaux, permettant au passage de se constituer une Base de Données Social CRM à la pointe ?…

Plus de conflit social, les Syndicats collaborent désormais !

Plus de Fracture Numérique, la Génération Y a montré l’exemple aux Has Been !

TOUT VA BIEN !!!

C’est peut-être la raison pour laquelle le soufflet est retombé, et que tout le monde est désormais convaincu qu’il est grand temps de passer à l’entreprise 3.0

Suis un peu naïf moi de temps en temps… :-)

Mots-clés :  entreprise 2.0
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    Ci-dessous, j'expose mes motivations auprès des organisateurs :


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    Infos diverses
    Lieu : Dans les studios de Webcastory
    Commentaire de Bertrand Duperrin : Bien vu. Je vais essayer, pour une fois, d'être court :)Ce que je vois c'est surtout la fin de l'époque 2.0 tendance bisounours...d'ailleurs la fin de l'illusion savamment entretenue par le coté web du 2.0 que tout se passe pour le mieux par miracle dans un ecosystème de gens bien pensants, partageurs et positifs. Et bien oui...là on parle d'entreprise.Dans l'entreprise le but n'est pas d'impliquer ceux qui veulent sur la base de la bonne volonté mais d'embarquer tout le monde. Mais on a eu une approche qui se reposait sur les personnes sans toucher au système.L'entreprise doit exécuter des process. Hé oui... Dans cette logique se dire qu'accéder facilement aux bonnes ressources et informations et pouvoir les mobiliser pour prendre de meilleures décisions et plus vite, mieux gérer les exceptions est facteur d'avantage compétitif. A condition de structurer le 2.0 dans le flux de travail et ne pas se contenter de se dire que si on organise des conversations dans des communautés en plus du flux de travail qui, lui, ne change pas, la partie sera gagnée. L'équation E20 = 1.0 + communautés est fausse et biaisée. Elle compte pour partie du résultat mais on peut très bien socialiser un processus sans faire de blabla à coup de CM à coté. Ah oui mais il faut repenser nos processus ? Introduire des points de flexibilité là où c'est nécessaire, détricoter les usines à gaz savamment construites pendant 30 ans pour se rendre compte que les dits processus peuvent devenir agiles et flexibles ? Je ne mentionnerai même pas la question de la mesure des choses qui font que le temps passé à apprendre, apprendre aux autres et faire progresser le collectif est une charge et non un investissement, toutes ces choses qui font qu'on peut, comptablement parlant, affecter une clé de répartition à une machine alors qu'un salarié qui sort de son silo est une ressource gâchée.En fait l'intérêt de tout ce qui a été fait ces dernières années est de nous montrer que le problème était plus grave que prévu et que plutôt qu'adopter le 2.0 les entreprises devraient adopter leur propre futur. Un dernier point : mefions nous des résultats en trompe l'oeil. Beaucoup de choses mises en œuvre pour que les entreprises présentent des bilans flatteurs peuvent, d'une certaine manière, hypothèquer leur futur et être également vues comme des externalités négatives. Commentaire de Anthony Poncier : Hello,bon comme d'habitude l'ami Bertrand a été clair et nous nous retrouvons dans l'analyse. Après deux choses, on revient de l'entreprise 2.0, j'ai pas du suivre les choses de trop près, car personnellement je n'en ai pas vu beaucoup des entreprises 2.0. Des endroits où on a installé des réseaux sociaux d'entreprises, oui, pensé une transformation de l'entreprise beaucoup moins. Que ce soit en interne, les processus RH sont toujours les mêmes et demeurent pour moi une pierre angulaire de ce type de projet. En "externe", la fameuse entreprise étendue, là aussi il y a du chemin à parcourir, le travail collaboratif avec des clients, prospects, partenaires... c'est pas gagné non plus. Plutôt, on commence peut-être à se rendre compte qu'un outil est un outil et rien de plus. Il peut me permettre de faire beaucoup de chose, reste à savoir quoi. Par contre je ne serai pas aussi dur, et je crois que ces "pilotes" ont servis à une prise de conscience et une montée de la courbe de maturité sur ce type de projet. Maintenant il est évident qu'on est pas au bout du chemin, mais qu'importe puisque ce n'est pas le but qui compte, mais le chemin comme dirait nos amis bouddhistes. Allez hop, il faut remettre les chaussures de marche, par contre on peut sans doute laisser à la maison le bâton de pèlerin , heu de marche ;-) Commentaire de Sylvain HERAUT : On peut tout de même observer que la communauté de consultants "pèlerins" s'est largement développée et que cette communauté à un impact auprès de certains dirigeants qui sont désormais sensibilisés (sans parlé des pèlerins déjà gourou dans certaine entreprises).La mise en pratique est toujours plus compliquée puisqu'on y fait intervenir des dirigeants, des managers, des collaborateurs avec leurs aspérités personnelles et professionnelles, leurs représentations mentales, leurs statut hiérarchiques etc. Même notre identité est complexe au sein de l'organisation alors il est bien évident qu'il n'y a pas une méthodologie, un outil unique pour répondre à toutes ces problématiques.Au final passer à l'E20 implique de modifier des systèmes qui devenus trop complexes et ce n'est pas en quelques mois que ce processus de changement s'opère à mon sens... Commentaire de Gilles Satgé : Bon, pour le plaisir de la disputation, j'ai envie de te faire remarquer, mon cher Frédéric, que le Entreprise 2.0 bashing est maintenant presque aussi convenu, que la critique, certes justifiée, mais finalement triviale, des incantations stériles des entreprise2.0philes.Je suis sur que, comme moi, tu n'interviendrais pas sur ces sujets si, au fond de toi, tu n'étais pas convaincu qu'il y a une part de vrai dans l'avenir radieux que nous promettent les "bizounours".Nous sommes tous des un peu des bizounours, finalement. Commentaire de Frédéric POULET : :-) j'adore tes commentaires Gilles.En négociation ça s'appelle faire "un coucou je t'ai vu"... Je suis en tout cas convaincu qu'à l'image de l'ECR qui n'a jamais réussi à marcher en France dans les années 95 alors que ça marchait très bien aux US (cf. fournisseurs et Wal Mart), on a tendance en France en particulier à ne pas savoir prendre les choses par le bon bout...On veut démontrer qu'il n'est pas nécessaire de chercher du ROI, on veut démontrer que l'intelligence collective est une prospective évidente....Mais pour que le 2.0 marche (et j'y crois)... "malheureusement", il faut énormément de méthode et de process... et ça ça énerve les consultants en général. Surtout ceux qui ont flairé le CA "facile" et surtout les mauvais éditeurs de solutions conversationnelles à la con...Je fais souvent référence à cet ouvrage : La Sagesse des Foules (James Surowiecky) qui explique très bien quelles doivent être les conditions réunies pour faire en sorte que l'intelligence collective puisse s'exprimer :- Indépendance des participants (et là en entreprise... juges et partis sont de mise...)- Diversité (là également... bonjour la consanguinité...)- Objectif très précis (voire problème à résoudre)Donc déjà adieux la fameuse machine à café puissance 10 qu'on veut bien nous "vendre"... Et adieu les projets hasardeux sans ligne directrice.Mais ce qui m'horripile le plus, c'est quand on veut mettre du 2.0 à toutes les sauces... Le collaboratif n'est qu'un des aspects nécessaire à une gouvernance et/ou un mode de management.Certainement pas une fin en soi...L'entreprise est là pour délivrer du résultat; si c'est en plus "socialement" intéressant et responsable, c'est GEnial... car en plus on peut s'en gargariser et le retraduire dans une belle politique RSE (Resp Sociale de l'E), mais si on peut faire plus vite et sans... pourquoi se priverait-on d'un bon visionnaire qui va avancer dix fois plus vite que 100 personnes qui brainstorment en mouvement brownien perpétuel ?Il y a d'ailleurs un temps pour tout en entreprise... On ne peut pas tout faire en collaboratif, ne serait-ce que pour des problèmes de taille...C'est toi je crois qui citais les travaux de JF Noubel sur les notions d'Holoptisme et de Panoptisme ?Ben pour l'instant essaie de faire fonctionner en collaboratif un Groupe qui va au delà de la taille "classique" d'une communauté ;-)Mais tu as raison ! je ne demande qu'à voir et qu'à y croire :-) Commentaire de Frédéric BASCUNANA : désolé les amis, ma réponse est devenue un commentaire si long que j'ai préféré en faire un article, dans un souci de cohérence et de parcours éditorial, mais je remercie Fred qui m'a complètement décomplexé et a en quelque sorte déclenché un besoin de mouvement :http://techtoc.tv/fredbascunana--Frederic-BASCUNANA/blog/101/ Commentaire de Corinne Dangas : J'ai eu le même pb que Fred et donc finalement posé une pierre mais moi aussi sous la forme d'un billet de blog => http://j.mp/uhQpJk @FredP "on veut démontrer que l'intelligence collective est une prospective évidente...." => qu'elle soit évidente ne me semble pas, en soi, vraiment sujet à caution, si ? L'économie n'est rien d'autre que de l'intelligence collective. Mais l'enjeu est la forme qu'elle prend, si/quand les cartes se redistribuent... Commentaire de Gilles Satgé : Frédéric,C'est marrant que tu fasses référence à Semco, et donc à ce cher Ricardo Semler. J'ai lu son bouquin (Maverick) au moins deux fois. Ce type a eu une grande influence sur moi. C'est lui qui m'a donné l'idée de mettre en place dans ma boîte un système dans lequel chaque salarié a la décision finale sur le montant de son propre salaire.Ce qui est bien chez Ricardo Semler, c'est que ce n'est pas qu'un théoricien. Il maîtrise la théorie (il a lu tous les bouquins qu'il faut - il le dit lui même), mais il expérimente et nous raconte le résultat de ses expérimentations.Il est donc à la fois contre-intuitif et concret.Tout le contraire, comme tu le soulignes de ce qu'est devenu le discours sur l'entreprise 2.0, trop souvent convenu et abstrait (pour ne pas dire indigeste et débile).Ce n'est pas cependant pas le cas en effet de JF Noubel. Comme Semler, c'est un bon théoricien et un bon praticien.J'ai participé à deux stages qu'il animait. ça vaut la peine. Et, quand il parle de collaboratif, ce n'est pas du vent. Commentaire de Frédéric POULET : Est-ce que tu pourrais nous faire partager Gilles, le fruit de ses recherches (JF Noubel), car pour l'heure j'attends avec impatience des preuves d'intelligence collective dans un mode de fonctionnement "panoptique". J'en suis resté pour ma part à ce stade d'expérimentation sur la base des vidéos qu'il a postées.Voire, le faire venir sur un plateau TTV ce serait intéressant ! Commentaire de Frédéric POULET : Ma question de fond Corinne n'est pas tant qu'on puisse y arriver ou pas à l'entreprise 2.0, 3.0 etc.C'est plutôt : est-ce souhaitable d'y aller (si tant est qu'on puisse...) et pourquoi ? Et est-on vraiment sûr qu'elle sera plus performante qu'une autre organisation ?...Sur le papier oui ! Ca fait vachement bien car on dit que tout le monde est partie prenante, que c'est social, participatif, motivant, impliquant, que ça décloisonne, etc. Donc très "Politico-économico-socialo correct" :-)Ca va booster les performances, les résultats etc.Et on arrive vite à du Beni Oui Oui washing 2.0... avec une belle couche de peinture RSE (Resp Sociale de l'Entreprise) pour couronner le tout...Dans les faits... si Steve Jobs avait eu la certitude que le collaboratif à outrance allait mieux marcher que la politique agressive de rachats de licences et d'innovations (pas très collaboratives), aurait-il fait d'Apple la boite qu'elle est devenue ?Apple n'est sans doute pas un modèle "social" loin de là quand on regarde les classements "Great Place to Work" et notamment vs. Microsoft /ex.Peter Drucker, gourou du Management, a toujours prôné la Performance Socialement Responsable (voire "sociétalement" responsable)Dans les faits... ça n'est pas souvent ce modèle qui s'est avéré gagnant quand même...Après on peut ou pas adhérer, mais ce sont des faits. Commentaire de Bertrand Duperrin : Après SEMCO on a un second zèbre : lire d'article de Hamel sur Morning Star dans la Harvard Business Review de ce mois ci...Eux ils fabriquent des presse-tomates. Comme quoi c'est vraiment pas une affaire de cols blancs... A se demander (si on ajoute le Groupe Hervé...) si ça ne fonctionne pas qu'à deux conditions :- des cols bleus- pas d'enterprise social software Commentaire de Bertrand Duperrin : Alors...quelques éléments en vrac :• sur Jobs : en fait la question à se poser est "si votre CEO n'est pas Jobs vous faites quoi ?". Ca commence à m'amuser doucement tous ces trucs "faites comme Jobs", "que ferait JObs à votre place". Le truc c'est justement qu'il n'y a qu'un Jobs... Peut être que justement, quand on a pas de Jobs (en gros, quand on a un CEO et un comex sans vision, au charisme limité et qui ne voit l'entreprise qu'au travers de tableaux excel) il faut essayer de faire exactement (ou en partie) le contraire de ce qu'il a fait. • sur Jobs (2) : il y a quand même des trucs intéressants dans l'orga d'Apple. Peu de niveau hiérarchiques ce qui facilite le traitement des problèmes et rapproche l'exécution de la décision. Il y a aussi cette organisation qui fait travailler ensemble le marketing, le design, le soft... Pour être embauché dans une branche tu dois être accepté par toutes car tu dois travailler ensemble. Un raison pour laquelle Apple n'a pas eu besoin de créer ces fameuses communautés briseuses de silos ? Dernier point, chaque entité d'apple n'a pas de compte de résultat propre. Moralité, par exemple, la production ne détruit pas le boulot du design pour améliorer ses chiffres propres. Le seul compte qui existe c'est Apple en global.• sur jobs (3) : il a fini par évoluer aussi puisqu'à la fin il passait beaucoup de temps à discuter pour challenger les idées et aider les autres à résoudre des problème. Et également en arriver à la conclusion que les gens devaient être dirigés par les idées, pas par la hiérarchie... (http://blogs.hbr.org/davenport/2011/10/was_steve_jobs_a_good_decision.html)Ensuite tout dépend de ce qu'on appelle e20. Si c'est une logique de développement et de mobilisation des ressources pour une meilleure exécution je suis pour. Ajoutes y une couche d'idéalisme et de bonne conscience...je doute. Commentaire de Gilles Satgé : Que dit Noubel sur l'intelligence collective et un mode de fonctionnement panoptique ?Bonne question. Voici ce que je crois comprendre de sa pensée.D'abord, pour ceux qui se demandent de quoi on parle, voici une courte vidéo ou Noubel explique de façon limpide les concepts d'holoptisme et de panoptisme.http://xtof.viabloga.com/news/jean-francois-noubel-c-est-quoi-l-holoptisme-experience-a-paris-le-12-juin-2009Si j'essaie de résumer une pensée déjà remarquablement concise, l'holoptisme c'est le mode d'organisation du petit groupe (équipe de foot, orchestre de jazz, groupe de chasseurs) dans lequel chacun est conscient de l'objectif du groupe, du rôle de chacun, et y participe sans abandonner sa souveraineté individuelle .Ce mode d'organisation s'oppose à l'organisation panoptique (pyramidale/hiérarchique) dans laquelle certains voient le tout, d'autres les détails, mais personne n'a une vraie compréhension de l'ensemble.Le mode d'organisation holoptique est très adapté, voire même incontournable pour une start-up. En effet, dans une start-up, l'objectif collectif reste à définir avec précision. l'atteinte de l'objectif consiste paradoxalement à définir un objectif, un business modèle. C'est le fameux concept de "pivot".Les start-up adoptent donc de façon naturelle un mode de fonctionnement de type entreprise 2.0.Ce n'est pas un problème pour elle. ça le devient quand la start-up a trouvé sont business modèle, et qu'il convient de passer, après la recherche, à l'exécution.C'est alors qu'il convient de mettre en place des process, et à une logique command and control forcément centralisée.Et pour ça, l'organisation panoptique, c'est tout de même pas mal (même si c'est forcément moins cool que l'holoptisme et son joyeux bordel organisé).Pour bien comprendre la pensée de Noubel et son concept d'intelligence collective, je crois qu'il ne faut pas l'appliquer à une organisation panoptique.Petit retour en arrière pour bien comprendre cela. Noubel associe chaque mode d'organisation à une technologie particulière.Pour un bon fonction holoptique, Noubel insiste sur l'importance du corps. C'est pour cela que ses séminaires commencent toujours par une séance de gymnastique. Lors de mon premier séminaire avec lui, je m'attendais à écouter doctement le maître en regardant des dizaines de slides, et je me suis retrouvé en chaussettes a faire des exercices physiques pour me "recentrer", et retrouver la plénitude de mes fonctions corporelles !Pour le panoptisme, la technologie centrale, c'est l'écrit.Enfin, Noubel associe l'avènement de l'intelligence collective avec la technologie internet et les "social software" (twitter, facebook and co).En d'autres termes, je ne pense pas que le programme de Noubel soit d'introduire l'intelligence collective dans les grandes organisations.A vrai dire, je pense même que ce programme l'intéresse assez peu. Il se situe maintenant au niveau supérieur, au niveau de l'organisation de la société dans son ensemble.Son nouveau trip, ce sont les monnaies libres. Sur le sujet, voir son intervention au dernier Ted X à Paris début 2011.http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=PuZgkL5BEBk Commentaire de Bertrand Duperrin : L'histoire de la croissance de la startup me fait faire un parallèle avec celui-ci sur l'innovation (http://www.forbes.com/sites/stevedenning/2011/12/02/why-are-there-no-successful-innovation-initiatives/)In the first phase, you had startups run by commandos. They were unpredictable and uncontrollable yet remarkably productive.In the second phase, the infantry moved in, i.e. the obedient workers who followed orders and methodically grew a company from its IPO to market dominance.In the third phase, the firm was run by police: the bureaucrats and middle managers who defend the entrenched position of an established market leader. Intéressant de voir l'évolution des réponses en fonction des enjeux pour en arriver à....à quoi exactement d'ailleurs ? "Tu es né poussière, tu retourneras poussière" ? Commentaire de Gilles Satgé : Salut Bertrand,Dis-nous en plus sur Morning Star. Commentaire de Frédéric POULET : @GillesBen je sais... c'est bien pour ça que ça me fait bien marrer quand on parle d'intelligence collective dans les grandes organisations.... Au mieux on arrive à reproduire l'holoptisme au sein d'une communauté... mais dès que ça s'élargit, ça devient "humainement" ingérable... Commentaire de Gilles Satgé : "Tu es né poussière, tu retourneras poussière" Les dinosaures ont fini par disparaître après avoir dominé le monde. En tant que mammifère, je ne vais pas m'en plaindre ! Commentaire de Gilles Satgé : Sur le sujet mardi soir sur Artehttp://www.programme-tv.net/programme/culture-infos/3075681-apple-la-tyrannie-du-cool/ Commentaire de Gilles Satgé : Bertrand, Dans la même idée que ton papier de Denning sur l'innovation, il y a le travail de Steve Blank qui est le premier à avoir introduit cette notion de pivot.C'est assez bien résumé dans cette presentation intitulée, "Why accountants don’t run startups" http://www.slideshare.net/sblank/why-accountants-dont-run-startups-sllc?from=ss_embed Commentaire de Corinne Dangas : @FredP, j'entends bien, mais en même temps, c'est un peu ce que j'ai essayé d'exprimer dans mon billet, non ? En tout cas pour ce qui me concerne je ne crois pas à la magie 2.0, et j'y crois encore moins dans les grandes structures. En revanche, je crois à la nécessité économique et sociale d'évoluer selon les lignes environnementales (numériques etc.), au risque d'aller, à un moment ou à un autre, dans le mur. Non, du point de vue des grandes structures, je crois à 2, ou disons 3 axes de progrès possibles :1) L'évolution structurelle "douce" : dont l'objet serait moins d'abaisser le nombre "d'étages" (restons modestes), que, déjà, d'assouplir et rendre plus efficients / mieux circulants les axes de pouvoir. (+ de circularité, doublement descendant / montant...) pour mieux équilibrer les rapports de force entre la logique "chaos" et la logique "ordre" (telles que les exprimait Olivier Zara dans l'un de ses derniers billets)2) L'organisation d'organisations : Le collaboratif, oui, appliqué... non aux humains, mais aux organisations ! (=> changement de paradigme). C'est sans doute ici que se trouve le meilleur gisement de ROI dans l'immédiat. On y approche aussi les questions d'administration 2.0. On parle bcp d'open data ces jours-ci, pour imaginer des applications en général purement informatives. Quid en revanche d'applications ayant un impact économique direct ? Un exemple concret : je pense aux affaires de CE qui se multiplient et au fameux Rapport Perruchot (que personne ne verra jamais) sur l'opacité de gestion des fonds paritaires (ici des organisations syndicales et patronales, mais le pb concerne aussi les OPCA, OPHLM & co). Ce sont typiquement des sujets qui peuvent être "résolus" par une appropriation des logiques et outils 2.0... par les organisations, non par les hommes. 3) Les usages, les usages, les usages : Formation localisée, adaptée pour intégrer ce dont j'ai besoin / là où j'en ai besoin. Et ça suppose d'en revoir les modèles, car comme je l'évoquais sur Facebook tout à l'heure avec des gens de l'éducation nationale, accompagner les usages dans leur extrême largeur à un rythme suffisamment soutenu, ne peut *pas* s'envisager avec des modèles de formation d'il y a 50 ans (mécaniquement ce serait un tonneau des Danaïdes) => il faut entrer de plain pied dans l'hyper-local, le pair-à-pair et l'e-learning. Commentaire de Frédéric POULET : Ok avec toi :sur le point 1/ à conditions que les troupes "tiennent la route" en terme de compétences, de recul, de vision partagée, et de... prise de responsabilités (si c'était le cas dans toutes les boites ça se saurait...)Donc se débarrasser de quelques c... molles dans le middle management (voire au dessus parfois) ferait du bien (et y a de quoi faire quand tu vois que ce sont les mêmes qui gardent bien leurs prés carrés, et gèrent leur carrière avant de penser au bien de l'organisation...)Sur le point 2/ ça mérite d'être tenté, mais tu ne vas pas te faire que des amis (cf. les mêmes que sur le point 1/ entre autre)Sur le point 3/ pareil, ça mérite d'être tenté, pour peu qu'on ait préalablement bien déterminé La Vision à 5 - 10 ans de ce dont l'entreprise a besoin en terme de Ressources pour répondre à sa stratégie, dont, au delà des ses moyens financiers,...ses profils RH donc et les compétences de ses derniers projetées à 5 - 10 ans aussi. Là également, donner de la formation à des gens qui ne l'utiliseront pas au quotidien (au delà de l'aspect pédagogique et du juste équilibre Présentiel - autres outils - dont le Manager lui-même... vis à vis de ses collaborateurs) serait... malheureusement donner de la confiture à des cochons...Je suis sans doute parfois trop cynique, mais préfère grossir le trait des travers que l'on rencontre au quotidien, même si finalement, je n'ai pas plus l'impression que ça d'être dans l'exagération au regard de ce que j'ai vu et ceux que j'ai rencontrés tout au long de mes 20 ans en entreprise. Commentaire de Christophe DESHAYES : Bonjour,Pour ne pas rentrer dans la discussion sur l'entreprise, son organisation, la clairvoyance ou non de ses patrons, sujets sur lesquels les arguments échangés sont nombreux et certes importants, il y a -me semble-t-il- plusieurs dimensions peu débattues ici et qui me semblent pourtant incontournables :L'idéologie et la culture.1- Idéologie. Avant le concept très marketing du "2.0", on trouve un mouvement idéologique de l'internet qui se développe depuis 30 ans et qu'on peut aisément qualifier de libertaire-libéral (Evidemment que cela échappe à nos grilles d'analyse européennes). 2- Déjà du réchauffé. Les concepts utilisés par l'entreprise 2.0 (la très mal nommée) sont-ils autre chose que le recyclage de l'entreprise apprenante dont on nous bassine depuis bientôt 30 ans (véritable arlésienne des magazines illustrés de management )3- Des sciences sociales ignorées. La culture de la coopération repose sur des conditions et des règles qui n'ont rien à voir avec la technologie (qu'elle soit informatique ou organisationnelle, car l'organisation est une technologie même invisible)4- Règle d'or. Il n'y a pas de coopération sans nécessité, reconnaissance et tout un tas de choses. Pourquoi les gens collaborent-ils, notamment dans le monde de l'entreprise? Voilà une question à laquelle je n'ai pas vu beaucoup de gens s'atteler.5- Les volumes. Sur le net trouver un pourcentage infinitésimal de gens volontaires pour faire une action donne tout de suite des milliers ou des dizaines de milliers d'individus. Dans l'entreprise même grande, un petit pourcentage de 50.000 collaborateurs, cela peut donner deux, trois ou zéro collaborations... (no comment)6- Le capital social est une donnée centrale dans les motivations à coopérer. Après les travaux de Tocqueville, Bourdieu et Putnam, on sait quoi penser des motivation à collaborer et surtout les différences culturelles entre les pays (cf. Bowling alone de R Putnam).On n'est pas américain si on n'est pas multi-engagé. Peut-on dir ela même chose des européens et notamment des français ?7- Gênes d'entreprises. Il y a des entreprises qu'on a toujours aimé à regarder comme particulières (pas vraiment des entreprises) je veux parler des entreprises mutualistes et de l'économie sociale et solidaire. Certaines ont voulu imiter les vraies entreprises et se retrouvent au CAC 40. Pas étonnant qu'elles aient perdu leur âme. Mais les gênes de l'entreprise 2.0 ne se trouvent-ils pas en partie dans ce type d'entreprise, ce qui nous ramène à l'idéologie du point 1.Voilà quelques éléments rapidement jetés mais qui illustrent deux questions du débat :1- pourquoi on y arrive si peu2- faut-il vraiment y aller (notamment lorsqu'on une entreprise normale qui veut maximiser ses profits...) Commentaire de Gilles Satgé : Il me semble que la position que tu défends, Christophe, et qui rejoint celle de Frédéric Poulet et celle de Frédéric Bascunana (qu'il développe dans une autre filière) revient à jeter le bébé avec l'eau du bain.Je vous rejoins tout à fait dans la critique des discours convenus et politiquement corrects prônant une collaboration idéalisée dont on sait quelle ne se traduit par rien de bien concret dans les faits, et qui font l'impasse sur une réelle réflexion concernant la pertinence d'une telle collaboration pour augmenter l'efficacité d'une entreprise.Il me semble néanmoins dommage de rejeter le concept d'entreprise 2.0 uniquement sur la base de discours qui le caricaturent.Pour aller au fond du sujet, l'entreprise 2.0, ce n'est pas synonyme de collaboratif, de réseau sociaux et autre social software.Le concept est plus complexe. Comme celui de web 2.0, il comprend une dimension technologique sur laquelle il ne faut pas faire l'impasse.C'est Jeff Clavier qui a mon avis a le mieux défini ce qu'est l'entreprise 2.0. Il en parle ici http://blog.softtechvc.com/2006/02/web_20_and_the_.htmlL'essentiel se trouve dans ce paragraphe dans lequel il identifie trois critères du Web2.0 que l'on retrouve dans l'entreprise 2.0 :1) Rich User Interface and User Experience, where simplicity and appealing design are definitely prominent2) Architecture of participation, where users get involve in producing, commenting, rating, reviewing,...3) Vertical applications and mash-ups, where functionality is segmented into specific applications that serve a limited purpose, is made available to other applications through web services, and can be remixed into mashups.Donc, en d'autres termes (et en français), l'entreprise 2.0, c'est 1) des interfaces utilisateurs sympas (Ajax), 2) une manière de différente différente de considérer l'utilisateur, et 3) l'intégration d'applications de sources différentes (mash-ups).Il y a donc un critère sociologique (le deuxième qui est celui que nous avons débattu ici, et auquel on réduit trop souvent l'entreprise 2.0), un critère technique/ergonomique (le premier) et un critère architectural (le dernier).De mon point de vue, ce sont les deux critères technologiques qui sont les plus intéressants et qui, à terme, ont le plus gros potentiel de changement.Je pense même que le dernier point est majeur. L'idée sous-jacente est une refonte des systèmes d'information des entreprises sur la base des principes architecturaux qui fondent le web et qui ont permis son développement.De façon plus précise encore, je pense que l'on n'a pas pris conscience de la puissance du concept d'url : une ressource = une url, chaque ressource se manipulant au travers des 4 verbes autorisés par le protocole HTTP (GET, PUT, POST, DELETE).Pour mieux comprendre ce dont il s'agit, cela vaut la peine de consacrer un peu de temps à lire la thèse de doctorat la plus fameuse du web, Architectural Styles and the Design of Network-Based Architecture de Roy Fielding.http://www.ics.uci.edu/~fielding/pubs/dissertation/top.htmLe secret de l'entreprise 2.0 s'y cache (un indice : REST) Commentaire de Christophe DESHAYES : Merci de ce point de vue exprimé de manière bien sympathique.Je vais faire court donc peut-être plus brutal (mais sans mauvaises intentions)Je ne jette pas de bébé avec l'eau bain, car il faudrait qu'il y en ait un...Je continue de croire à l'entreprise 2.0 mais débarrassée de la naïveté qui entoure le concept depuis le début... Pour faire court, nos points de vue sont, en fait, assez peu conciliables. Normal, votre définition tellement technologique de l'entreprise 2.0 est radicalement étrangère à la mienne.Il me semble pouvoir dire sans grand risque de me tromper qu'une telle définition technologique n'aurait pas attirée l'attention des chefs d'entreprises que je connais et qui s'intéressent au concept. D'ailleurs, les réelles difficultés qu'ils éprouvent sont de nature culturelle, organisationnelle, comportementale... pas technologique.Quand au discours sur REST... Est-ce vraiment sérieux -compte tenu de l'ancienneté de ce style d'architecture et de son maigre bilan- d'en attendre quoi que ce soit de révolutionnaire dans les entreprises par ailleurs phagocytées par des ERP, CRM et autres joyeusetés de la sorte. Bref l'entreprise 2.0, c'est de l'entreprise, du management, de l'organisation, de la stratégie... L'intérêt technologique du 2.0 existe, mais justement comme une remise en cause de la technologie toute puissante conçue comme un automatisme qui écrase l'homme et lui ordonne de se conformer à un processus sophistiqué dessiné par des consultants extérieurs.La question de l'interaction est cruciale, mais il s'agit de celle entre les hommes entre eux, entre communautés et les raisons qu'ils ont de collaborer. Commentaire de Frédéric POULET : Je suis d'accord avec une partie de ce que vous dites tous... mais une partie seulement...@Gilles je suis certain que ça n'est pas (uniquement) une affaire de technologie, mais avant tout une histoire d'ADN de l'entreprise (et là je rejoins @Christophe) mais surtout, d'une volonté du Dirigeant (principal sponsor) de jouer le rôle de Noé pour embarquer tout le monde dans le même bateau...Et ce, même s'il s'agit d'une injonction paradoxale : "j'impose à tout le monde de travailler dans... le collaboratif"...Je maintiens que pour des raisons de taille (très grandes entreprises), même la Technologie supposée faciliter l'échange éprouve des difficulté à embarquer tout le monde dans le 2.0 (outils, ou pas outil)Pour des raisons que JF Noubel exprime très bien dans ces travaux.Par contre @Christophe, je pense que tu es un peu trop radical quand tu dis que la Technologie écrase l'homme... La Technologie que ce soit les ERP, les outils 2.0, les outils de bureautiques, ne sont que des moyens (nécessaires) pour rendre l'organisation plus lisible et efficace.Après, comme lors de chaque "révolution" technologique, certaines personnes restent sur le carreau... (fracture numérique, résistance au changement etc.) mais ça n'est pas l'entreprise qui en est directement responsable...Inutile donc de vilipender nos dirigeants, les actionnaires et les investisseurs...C'est un état de fait conduit par les nécessaires adaptations à un environnement qui évolue. (mondialisation, augmentations de capitaux, croissance externe etc.)LA VRAIE QUESTION est : Comment Noé doit, 2.0 ou pas, faire en sorte que dans 10-15 ans, l'organisation soit ET plus performante ET, si possible, en ayant fait en sorte que ses Ressources Humaines aient évolué avec comme de vraies ressources génératrices de plus value pour l'organisationEn d'autres Termes, comment 2.0 ou pas, collaboratif ou pas, on peut emmener tout le monde vers plus de Performance.C'est pas d'outil ou de collaboratif dont les entreprises souffrent le plus : c'est de Manque de Vision... Commentaire de Christophe DESHAYES : @Frédéric, si tu penses que c'est une histoire d'ADN, alors tu dois logiquement en conclure que les entreprises les plus "2.0 compatibles" sont les entreprises... coopératives, mutualistes et autres organisations de l'économie sociale et solidaire. Cela ne veut pas pour autant dire que l'évolution sera facile pour elles mais que pour les autres en revanche, la route sera vraiment longue et difficile et impose un management éclairé, stable et opiniâtre. Sur ce plan je suis d'accord avec toi (Ô combien...). Cela pourrait expliquer assez bien pourquoi aussi peu d'entreprises peuvent prétendre avoir négocié aujourd'hui le virage 2.0.Sur le plan technologique, il est sympathique de dire que la technologie ne broie pas l'homme (même si certains restent sur le carreau -appelons cela alors des dommages collatéraux) mais cela ne correspond pas à la réalité. Les travaux de recherche en management déjà très anciens le démontrent (cf. la machine de gestion de J Girin...). L'incrimination de la technologie (telle qu'elle est utilisée) dans le rapport d'audit sur les problèmes rencontrés par France Telecom étant un dernier exemple caricatural mais illustrant pourtant la dérive technocratique des automatismes non débrayables. Appeler le service client d'une grande entreprise suffit me semble-t-il à expérimenter ce que je souligne ici : une expérience utilisateur kafkaïenne.Le véritable intérêt du 2.0 est justement de proposer une voie radicale d'informatisation à rebrousse chemin de l'informatique automatisée. Une informatique simplifiée, peu automatisée laissant une place essentielle (plus que centrale) à l'interaction humaine. On parle d'ailleurs à juste titre cette fois d'informatique sociale, même si le terme ne fait pas recette pour des raisons idéologiques et historiques compréhensibles.C'est de l'interaction humaine (et communautaire) réinstituée que peuvent être attendues un sens au travail, une implication accrue et surtout une innovation que toutes les entreprises appellent de leurs voeux. Ne pas voir qu'il y a là, d'une rupture radicale en matière de management de la technologie et surtout d'organisation de l'entreprise est me semble-t-il faire une erreur d'interprétation en histoire du management des technologies.Et si cette radicalité est niée (après tout pourquoi pas), alors qui y a-t-il de révolutionnaire dans l'entreprise 2.0 ? Commentaire de Frédéric POULET : @Christophe par rapport à ta première phrase,Oui, ou des sociétés Éponymes qui ont gardé un côté social et/ou un atavisme forts : Dassault S, Danone (Riboud), Auchan (Mulliez), Pernod-Ricard (P.Ricard), etc. Commentaire de Christophe DESHAYES : Parfait !Ce que tu appelle atavisme fort ressemble très fortement à la forme moderne de ce qu'on appelait parternalisme... (et qu'on a sans doute trop raillé)Nous venons donc d'affirmer ensemble que les entreprises dont la culture est la plus réceptive à l'éclosion du 2.0 sont :- les coopératives,- les mutuelles,- les entreprises sociales et solidaires,- les entreprises à management social (hier étiqueté paternaliste).Cela fait un grand pan de l'économie contrairement à ce que croient certains (du moins en France).Voilà me semble-t-il une avancée certaine dans le monde très bisounours de l'entreprise 2.0. Pour les autres et notamment celles dont les patrons touchent un salaire équivalent à 300 années de smic, l'appel à l'engagement des troupes risque de rester sans réponse... Commentaire de Bertrand Duperrin : Sur le sujet des 300 années de SMIC, justement, je viens de lire une position très intéressante tenue par Emmuel Faber dans son bouquin "chemins de travers". Point de vue intéressant, justement, car il avoue sa perplexité sur cet état de fait tout en reconnaissant, en cherchant les causes profondes, que la question n'est pas si simple que cela à traiter même quand on est convaincu qu'une autre voie est possible. Intéressant exercice de doute et de conviction d'un homme à la croisée des deux mondes. Ah...il est DG de Danone. Ceci explique peut être le pourquoi de cet exercice d'introspection.J'ajouterai à cette typologie d'entreprise, même si c'est quand même un peu plus difficile mais pas impossible dans ces cas là, les "autres" entreprises qui a un moment donné voient arriver un PDG aux convictions fortes qui n'a pas peur de prendre des problématiques culturelles et RH à bras le corps pour changer les choses. Ces gens sont plus rares, notamment parce que souvent extérieurs à l'entreprise, ils n'ont vocation y n'y être que de passage. Mais à l'occasion cela peut arriver. Commentaire de Gilles Satgé : Ces différentes réponses montrent que le concept d'entreprise 2.0 prend un sens différent selon la personne qui l'utilise.Une sorte de consensus semble apparaître sur la dimension collaborative.Pourquoi pas, mais je trouve que dans ce cas le concept perd de son originalité. On passe a coté du lien qui me semble évident avec le web 2.0 et finalement, on en revient à discuter de l'intérêt de promouvoir la collaboration au sein d'une entreprise.Le problème, et cela a été souligné, c'est que l'on risque de rester dans le domaine du discours. LA collaboration ne se décrète pas. Certaines entreprises la pratiquent sans le savoir, et d'autres n'y arriveront jamais car ce n'est pas dans leur "ADN".Par contre, si on se concentre sur les aspects technologiques, ça devient plus intéressant : l'introduction d'une nouvelle technologie peut induire des changements de comportement (au sens le plus général du terme, et au niveau global de l'entreprise, pas juste celui des individus).Et adopter une nouvelle technologie, c'est finalement plus facile que de changer le type de management d'un chef d'entreprise.Pour que les choses soient claires, je ne considère pas du tout l'adoption d'un RSE comme un changement de technologie. Commentaire de Alain Garnier : a répondu à l'invitation : Je voudrais bien venir, mais je ne puis confirmer avec certitude...Est ce que le plateau est maintenu? Commentaire de Olivier Zara : Discussion très intéressante ! J'ai fait les mêmes constats... en particulier ceux de Frédéric dans son article d'ouverture et cela m'a conduit à imaginer une autre représentation de l'entreprise, une organisation paradoxale qui a fait l'objet d'une vidéo sur ce site alors je m'arrête là.