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Nous avons déjà atteint le stade, dans les réseaux sociaux professionnels qui en discutent le plus, au-delà duquel le concept de community management semble déjà un peu galvaudé , et où il est question de Trust Management. À la bonne heure, car c'est seulement dans cet état d'esprit qu'un projet RH, 2.0 ou non d'ailleurs, aura d'autant plus de chances d'être un révélateur des valeurs qui le sous-tendent, et de la confiance qui en résulte.  La question devient passionnante et prenante si l'on imagine aussi l'impact inverse, à savoir pas seulement celui des valeurs sur le RSE, mais celui du RSE sur les valeurs - s'agit-il là d'un workflow susceptible de modifier, peut-être même de bonifier l'ADN d'une entreprise ?
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Nous avons déjà atteint le stade, dans les réseaux sociaux professionnels qui en discutent le plus, au-delà duquel le concept de community management semble déjà un peu galvaudé, et où il est question de Trust Management.

À la bonne heure, car c'est seulement dans cet état d'esprit qu'un projet RH, 2.0 ou non d'ailleurs, aura d'autant plus de chances d'être un révélateur des valeurs qui le sous-tendent, et de la confiance qui en résulte. 

La question devient passionnante et prenante si l'on imagine aussi l'impact inverse, à savoir pas seulement celui des valeurs sur le RSE, mais celui du RSE sur les valeurs - s'agit-il là d'un workflow susceptible de modifier, peut-être même de bonifier l'ADN d'une entreprise ?



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  • Comment from Frédéric POULET: Valeurs et/ou Key Factors of Success.On a déjà parlé d'ADN de l'entreprise, et des "patriarches" porteurs de ces valeurs qui n'ont pas attendu les Réseaux Sociaux pour faire croître leurs entreprises sur des Réseaux Sociaux Réels ( A.Riboud, Dassault, Mulliez etc.) Un des KFoS étant me semble t-il d'avoir l'exemplarité (et/ou le sponsorship) d'un président, de quelqu'un qui va montrer la voie et permettre de perpétuer la tradition collaborative et sociale, capitaliser sur les Hommes.Quant à imaginer l'impact inverse, encore une fois, je vois les Réseaux Sociaux surtout comme "un outil de plus" permettant à la mayonnaise de prendre (plus vite et de façon plus large et plus immédiate)Mais je reste assez persuadé que c'est quand même mieux quand il y a l'imput d'en Grand Chef et les meilleurs ingrédients (Capital Humain et Qualité des Effectifs) Comment from : Il n'y rien à ajouter, si ce n'est de relever l'intérêt majeur que revêt la question de l'importance du leadership dans la conduite des changements et la réussite des "nouveaux" modèles ou des nouvelles approches (voir les nombreux échanges sur cette plateforme) et je m'en réjouis.Merci !Entreprise 2.0 cherche leader désespérément .....- http://wp.me/pYK1f-qv Comment from Corinne Dangas: Je partage pleinement les 2 avis précédents. Exemplarité. Congruence. Donc coloration de la culture d'entreprise. Pour moi je pense qu'on n'impacte pas sérieusement les valeurs à seul coup d'outils 2.0, qui ne sont que du gadget qui ne prend pas - ou si peu - si l'effet d'entraînement n'y est pas. Si on dit "blanc" et que l'on fait "noir", peu importent tous les RSE du monde, ça ne sera jamais blanc, au mieux ce sera gris. Outil ou pas, on désoriente - même inconsciemment - les gens qui sont sensés y lire une vision, un fil conducteur. Là où je modérerais mon propos, c'est si le réseau social est une porte supplémentaire ouverte sur des parties prenantes externes... auquel cas on peut y voir un moyen de faire entrer dans ton "workflow" Fred, des valeurs "additives" ? (qui ne s'y seraient pas trouvées par un autre moyen) Comment from Vincent Berthelot: Je me demande si l'important ce sont les valeurs qui permettent un bon fonctionnement du RSE ou celle qui permettent un bonne communication du corps social.Le sage regarde la Lune... Comment from Vincent ROSTAING (@lecairn) : Les valeurs doivent être les mêmes dans tous les compartiments du jeu de l'entreprise ( cf PPDC * définition dans un autre comment ) arrête de regarder mon doigt ;) Comment from Victor Waknine: drôle de question comme si l'entreprise devait changer de valeurs en fonctions des projets comme on change de garde robe suivant les saisons:sans parler de celles qui existent et se développent sans valeurs particulières portées par leur marché, tiens les crèches ou les maisons de retraite par ex, ou le photovoltaïque quand la fiscalité était incitative.Pour rester dans le classique, disons que la première des valeurs restera l'exemplarité et la cohérence entre les paroles et les actes, pas du genre Carlos et de son arrogance ou m^me pas la DRH est au COMEX et ou flingue pour faute lourde les bons et loyaux soldats sans preuves sur le JT de TF1en accusant ses concurrents etc.Allez leur parler de valeurs à Guyancourt, ils désespèrent Billancourt en ce moment. Comment from Frédéric POULET: En même temps, difficile de savoir ce qu'on aurait fait à la place de Carlos G...Au delà de cet épisode, ce qui est drôle, c'est que Laurence Parisot louait pas plus tard que cet après midi sa capacité à avoir réagi "à la japonaise" en jouant profil bas et en s'excusant.http://www.boursereflex.com/actu/2011/03/15/laurence_parisot_salue_les_excuses_a_la_japonaise_de_carlos_ghosnEn tout cas ça devient une manie de s'excuser (cf Episode Toyota récemment également dans un autre registre que celui du vrai-faux espionnage industriel) au pays du soleil levant... Les pauvres, ils ne sont pas gâtés en ce moment...Mais pour en revenir au sujet du débat, ce qui est intéressant de noter c'est que les "pièces rapportées" ne colportent pas la même histoire de fait que les présidents fondateurs de leur propre groupe. Est-ce à dire que l'ADN ne sert que s'il peut être transmis "génétiquement" (pléonasme) aux successeurs qui perpétuent la tradition et respectent la ligne directrice établie depuis plusieurs générations ?...Que sont devenus les Tapie, Messier, et consorts...Bien sûr il existe des exceptions à la règle : les Vrais Créateurs et Entrepreneurs : Lee Iaccoca pour faire référence à nouveau à l'automobileMais le point commun à tous, est la capacité à être force de proposition, innovant, à le faire avec constance, consistance et dans la durée.La croissance externe (éventuellement faite en cours de route) est en général complètement logique, construite, évidente, pensée.Ce ne sont pas que des logiques d'économies d'échelles mixant 2 P&LEt les actes sont forcément en phase avec le discours (et vice et versa)Après, faire du collaboratif c'est pas que c'est plus facile, c'est une évidence !Et pour en revenir à ce que disait Corinne, s'ouvrir, s'inspirer de l'externe, c'est ce qu'ils n'ont eu cesse de faire (avant même le 2.0) pour être à l'écoute et à l'affut des meilleures idées: ouvrir les yeux pour bonifier l'ADN, le faire fructifier et faire grandir la famille non pas par intérêt, mais avant tout par passion.C'est marrant, mais on n'a jamais entendu parler de parachutes dorés, de retraite chapeau ou imméritée pour ces gens là :-) De toute façon ils ont bossé jusqu'au bout, ou bossent encore. Comment from Bruno Brochenin: Les mots de Trust Management et de projet RH 2.0 pourraient séduire le perdreau du printemps, mais j'avoue ma perplexité.Nous avions jusqu'à présent des repères stables :- l'objectif de l'entreprise est de maximiser le revenu de l'actionnaire;- les conséquences éventuelles sur le service rendu au client, l'ordre public, l'intégrité de la biosphère, et la vie des collaborateurs ne se mesurent qu'à l'aune du risque judiciaire ou médiatique éventuel;- le salarié est un coût à court terme et un risque à long terme qu'il convient de réduire, d'externaliser, ou, mieux encore, de délocaliser;- la démocratie et la liberté de parole s'arrêtent à la porte de l'entreprise - étendue aujourd'hui aux réseaux sociaux.Le projet RH 2.0 et le 'trust management' prétendent-ils bousculer ces valeurs et traditions si biens établies ?Si je traduis le 'trust management' par la 'gestion de la confiance', dois-je comprendre que la confiance soit quelque chose qui puisse s'administrer ? Pour le coup, ce serait réellement nouveau ! Aurait-on trouver un moyen d'évacuer l'examen des faits et le débat contradictoire ?Un francophone dans notre assemblée virtuelle pourrait-il m'éclairer ? Comment from Vincent Berthelot: Je suis encore plus perplexe à la lecture de vos repères "stables" qui répondent à la profonde maxime "passées les bornes il n'y a plus de frontières".Je vous rejoins sur la nécessité en revanche de traduire trust management, je le ferais pour ma part par "management par la confiance" là où si je vous suis nous avions le "management par la terreur" Comment from Bruno Brochenin: Plutôt que de qualifier le type de management, il me paraît utile d'être clair sur qui manage et dans quel objectif ! A cette heure, cela reste l'actionnaire dans le seul but de maximiser un profit à court terme. Qu'est-ce qui devrait inspirer la confiance des clients, du corps social et des collaborateurs tant que la situation est celle-là ? Comment from Victor Waknine: la démocratie s'arrete aux portes de l'entreprise, voyez "gandrange" circulez Monsieur la Président, je suis chez moi ici! Je vous ai bien entendu, vous pouvez retournez dans votre palais, l'objectif reste maintenu on fermera "gandrange" car pas assez rentable.Oui mais faut pas généraliser non plus, la confiance cela peut se réaliser par des actes davantage que par des paroles, mais cela ne se décrète pas. Comment from Frédéric POULET: Ça ne se décrète pas, mais ça se construit; et c'est donc sur du Passif au propre comme au figuré que l'on va sans doute le lire:- à la fois sur le Capital "Matériel" et/ou les dividendes au Passif du Bilan- à la fois sur le Capital "Immatériel" et là je sens que Victor va m'embrasser sur la bouche car on approche de près son concept d' "IBET" :-)C'est à dire ce que doit l'entreprise à ses salariés : Equité, Bienveillance, Formation, Valeurs, Evolution, etc.Et vice et versa, même si ça va sans dire, mais mieux en le disant.ps1 : Victor, comme je suis un commercial (de base) combien rémunères tu les "apporteurs d'affaires" ? :-)ps2 : Ton amitié seule me suffira largement Comment from Carole BLANCOT: @Fred dit "C'est à dire ce que doit l'entreprise à ses salariés : Équité, Bienveillance, Formation, Valeurs, Evolution, etc."Et aussi je crois utile d'ajouter : écoute, intérêt, transparence, honnêteté, appréhension des leviers de motivation... Comment from Frédéric POULET: Oui :-) c'était dans mon "etc." et pour éviter d'être trop "Bisounours", parfois un petit coup de latte quand même :-)))Dans le sens Sanction "Positive" et "Négative"... car je sinon je sens venir Vincent qui va m'en mettre un à son tour :-) Comment from Victor Waknine: Vous y êtes mais à 70% comme disait un de mes patrons polytechnicien pour bien me faire comprendre l'écart de 30% entre son intelligence et la mienne.En fait l'entreprise ne doit rien de tout cela au salarié, sauf si et c'est le cas auj quand elle lui demande : engagement, adaptation au changement, charge++++++++++++,motivation, flexibilité, créativité, etc en plus du contrat de travail qui passe sous silence tout cela.et la totor est arrivé sans se presser, en demandant "en contrepartie de quoi?" de la promesse du CDI éternel?, de primes?, de stocks options? de valeurs neu neu?Comme vous mettez des indicateurs de performance partout et surtout vous tenez à votre EBIT, eh bien moi salarié je veux aussi une contrepartie mesurée à l'EBIT, c'est l'IBET et en plus je veux pouvoir participer à sa définition et TOC!l'IBET est aux salariés ce que l'EBIT est à l'actionnaire, aux traders, analystes financiers, consultants "ouioui ben chmarki", agents de notation ZZZchacun son truc quoi!voir le "pont de confiance" sur http://mozartconsulting.fr/default.aspx @Fréd : je t'accorde ps1 et ps2 avec grand plaisir ensemble ou séparemment Comment from Frédéric POULET: Je crois que j'ai décrypté ta méthode Victor, et peut-être les 30% restant.Le cas échéant, je quelques "challenges" et réflexions. Là il se fait tard mais je te la livre demain.Juste une question au passage, ou un indice : as tu été amené à parler de BFR-BIT dans ta méthode : "Besoin en Fonds de Roulement du Bien Etre au Travail" ?...=Stock de Bien être (Acquis de Formation/ex, Motivation...) + Créances "clients" ( Reconnaissance; fidélité) - Dettes Fournisseurs ( SAV, Bienveillance, Formation ) ?Merci de ton indice, et je maintiens uniquement le ps2 car ne fais pas ça pour m'enrichir autrement que du temps que me donnent les autres (car c'est ce qu'ils sont de plus précieux :-)Evidemment réciproquement Comment from Vincent Berthelot: Ah ah Victor vous a répondu magnifiquement Carole et Fred sur les limites de l'engagement messianique des salariés. Comment from Corinne Dangas: @Victor, je suis absolument en phase avec cela. L'entreprise ne doit absolument rien de tout cela à ses salariés, et pour être cynique je pense qu'elle ne leur doit rien d'autre que le versement de leur salaire et le respect du code du travail... SAUF que l'entreprise, aujourd'hui, elle promet, s'engage, prône des valeurs, tient un discours, etc. En ce cas, elle doit se donner les moyens de le tenir, ce discours.Parce que ce faisant elle engage le salarié au messianisme (merci Vincent) et à faire abstraction du très terre-à-terre rapport de ses 39h et des termes précis de son contrat et de son poste, toutes valeurs (non financières) mises à part. Et qu'alors il peut y avoir rupture de confiance, donc perte de sens. Même si je suis dubitative sur l'existence de solutions idéales, je pense quoi qu'il en soit que c'est bien là qu'on toute leur place le pont de confiance de @Victor et le Trust management de @FredB, parce qu'il y a pour le moins une réelle nécessité pour l'entreprise à mettre en cohérence les valeurs qu'elle brandit en étendard, et celles qu'elle pratique. (A la limite je suis moins gênée par le vrai cynisme, que par les valeurs creuses.) Comment from Victor Waknine: "A la limite je suis moins gênée par le vrai cynisme, que par les valeurs creuses."moi itou, sauf que pour notre pas de bol, souvent ils pratiquent les 2 . ce qui est vraiment exaspérant Comment from Victor Waknine: promis Fréd j'attaque le BFR en 2012BFR : Besoin de Franchise et de Reconnaissance (4é étage de l'ascenceur dans la tour Maslow) Comment from Frédéric POULET: @CorinneL'Entreprise ne doit rien (ou pense ne rien devoir) aux salariés à part leurs salaires... mais arrêtez Corinne et d'autre cette pensée unique et défaitiste !JE NE SUIS ABSOLUMENT PAS D ACCORD !C'est à croire que vous n'avez jamais été dans une entreprise qui a cette bienveillance dans ses gènes (ou à défaut qui en a la réelle volonté), ou que vous mêmes en tant que Cadres n'ayez pas joué votre rôle de Cadre : à savoir prendre soin de vos propres collaborateurs.Le côté "Les Patrons sont tous des cons de méchants Financiers" et la complaisance qu'on y met autour, ça va 5 min, mais je vais aussi finir par vous dire qu'il n'y a pas de victime innocente... J'ai presque le sentiment d'avoir à faire à Sud Rails ou à Besancenot...Venez à la Fête de l'Huma, on a un Stand ! Je vous ferai un Mojito :-)Un exemple qui démontrera que Tous ne sont pas pourris, mais c'est un des seuls que je donnerai car n'aime pas en profiter pour mettre ma société en avant pour ne pas faire ce que font directement pas mal de d'intervenants sur Techtoc : la Promotion de leurs Produits (encore dernièrement sur le Best of RSE). Pour ma part je ne vais pas avec la Loi Evin faire vendre de cette manière...Au mieux vous donner l'image que j'ai de l'histoire de ma boite : au delà de la maxime de Paul Ricard "faites vous un ami par jour de plus" (que certaines langues bien pendues transformeront encore de façon triviale et facile : "c'est pour recruter un buveur additionnel, donc du CA additionnel")Connaissant son histoire, et qui m'a été racontée par son petit fils (actuel PDG) c'était plus dans l'esprit : développer votre réseau et la convivialité pour nous faire aimer (et pas que le produit, puisqu'ils en buvaient déjà...)C'est aussi quelqu'un qui avant que les politiques de RSE (Responsabilité de l'Entreprise) soient la mode avec le Bio et le commerce vert des 5 dernières années avait :- créé la Fondation Ricard sur L'Art http://www.fondation-entreprise-ricard.com/- donné des terres pour le Conservatoire du litoral http://www.conservatoire-du-littoral.fr/front/process/Content.asp?rub=7&rubec=34&dos=7091- et bien plus en amont, avait acheté le Domaine de Lavoisine (78) et les îles des Embiez pour permettre à certains de ses salariés qui n'avaient pas des moyens de cadres de partir prioritairement en vacances en famille pour presque rien- Qui devant la nécessaire fermeture d'une Usine dans le sud, a racheté des terres pour eux afin qu'ils deviennent propriétaires terriens en Camargue et qu'il travaillent la terre et fassent vivre leurs famillesVoilà, je n'irai pas plus loin dans les exemples, et ne cherche pas à trop en faire, mais cette pensée unique manichéenne du Grand Méchant Loup contre les pauvres salariés (qui pour certains sont quand même parfois bien contents de se retrancher derrière leur rôle de représentant du personnel pour ne pas en branler une - moi aussi je peux faire de l'extrême -, et qui pour d'autres (mais heureusement pas tous) sont des tire-au-flanc ou des fumistes qui profitent du système.Entre les deux, il y a sans doute, un juste milieu d'une part, et d'autre part, comme je le disais, les Managers dont le rôle et le devoir sont de recommander (oui on va me dire "dans la mesure de leur pouvoir") des choses pour améliorer les conditions de travail de leur salariés.Mais comme à l'école, c'est plus facile de dire "ah ben Maîtresse j'ai plus de papier..." Mes mecs ils sont pas bons et pas motivés...Donc Corinne, avant de dire qu'il n'y a pas de lien entre les discours et les actes, et de dire "Tous des Pourris", on rentre dans des extrêmes qui me hérissent, et que j'aurais pu (partiellement) attribués à uniquement une des 3 boites que j'ai connues en 20 ans d'expérience en entreprise, mais encore une fois PARTIELLEMENT Boite américaine, dans laquelle, même si c'était "presse citron", je n'avais non plus l'impression qu'on était au bagne.Les temps ont sans doute changé, mais les avis semblent eux faire des fixettes. Comment from Frédéric BASCUNANA: figure-toi que je sus persuadé que c'est loin d'être aussi simple : la voiture que je conduis finit par amadouer mes sens et façonner chez moi une nouvelle psychologie de conducteur, une machine à laver couplée à un sèche-linge a transformé mon espace et mon quotidien. Désolé du caractère prosaïque de ces exemples : mais pour moi les outils ont une rétro-influence si forte, qu'elle modèlent même ceux qui naissent avec à un point tel, qu'un brusque retour en arrière les paralyseraient. L'outil crée au surplus une dépendance, et très clairement se calcifie au coeur de l'organisation: il n'est certes pas tout, peut-être même pas lourd du tout dans la balance - mais aucun doute pour moi : tu ne peux pas le balayer d'un revers de la main.Enfin, l'outil a un peu de l'âme de son concepteur, il apporte un complément culturel porté par la doctrine qui a dicté sa création et même son implémentation.Tout ça pour dire que le 2.0 va transformer certaines entreprises, je n'en démords pas ! Comment from Frédéric BASCUNANA: aaaah, enfin, un peu de débat avec Corine, d'habitude nous sommes trop d'accord ;-)cf ma réponse ci-dessus à Fred Poulet ;-) Comment from Frédéric BASCUNANA: "drôle de question comme si l'entreprise devait changer de valeurs en fonctions des projets comme on change de garde robe suivant les saisons:"Ouhlala, je constate qu'on ne s'est pas compris.La question n'est pas : "quelles valeurs je dois faire semblant d'arborer pour réussir un projet 2.0...etc."mais elle consiste à se questionner sur celles qui sont la condition sine qua non d'un projet réussi. Ce qui n'implique pas forcément qu'on les pousse à apparaître artificiellement. Comment from Frédéric BASCUNANA: je suis d'habitude à cheval sur la sémantique, mais là vous vous égarez dans des pinailleries complètement stériles. C'est exactement la vision caricaturée que les anglo-saxons ont des français : à savoir dès qu'il y a débat, un débat initial sans fin sur les termes, qui aurait pu être salutaire se révèle tout cannibaliser et au final, on n'avance pas puisque tout le monde a besoin de rivaliser qui son meilleur choix de mot, qui sa meilleure expression etc.Essayez tout de même de reconnaître à cette expression un immense mérite : celui de pointer un captal immatériel qu'il faut préserver.La confiance croît parfois, ou périclite, elle s'épanouit ou périt dans un conflit.je suis désolé, mais je peux gérer ce capital aussi sûrement, bien que de façon infiniment plus fine, que mon capital humain: les deux étant d'ailleurs indissociable.Avec les bonnes décisions, les bons outils, la bonne façon de les implémenter, je suis désolé de vous dire que je peux même DISTRIBUER de la confiance, ne vous en déplaise chers amis (et je sais que vous allez bondir ;-) ) : oui, quand je délègue certaines responsabilités, je ne me contente pas de "faire" confiance, "j'offre", j'amplifie, j'entérine, j'incarne enfin la confiance qui pourra elle-même devenir un atout dans ma besace managériale.Je recrute pour ma part tous les jours des indépendants sur des opérations qui peuvent s'écrouler à tout instant tant elles sont complexes : dans une captation un simple câble défectueux et tout s'écroule. Et je peux vous dire qu'il ne s'agit pas que de compétence, ni de chance, ni d'anticipation etc. : il s'agit parfois de galvaniser ses troupes par la confiance que l'on fait le choix de leur accorder. Les outils que l'on confie ne sont pas que des outils : ouvrez les yeux : les outils sont révélateurs du niveau de confiance que j'accorde. Si l'outil que je distribue le plus et que j'impose est une muselière, je vais progressivement détruire toute possibilité de confiance, je vais démobiliser et pousser mes collaborateurs à la déprime. Si je distribue des porte-voix : je leur fais parvenir un message extrêmement subtil, c'est une sollicitation de leur leur intelligence, c'est un délicat compliment à l'endroit de ce que j'estime être leur sens des responsabilités : ce que je peux traduire par "je sais que vous en ferez bon usage" - Rappelez-vous ce curé qui au lieu de le renvoyer au bagne, donne à Jean Valjean les chandeliers en argent et lui ordonne d'en faire bon usage : sa CONFIANCE a littéralement bouleversé son existence, guidé ses choix, réconcilié cette âme en peine avec la société qui lui avait imposé un enfer.Je suis sidéré que vous passiez à côté du sujet Messieurs !Oui, la confiance non seulement se manage (pour la bonne et simple raison qu'elle peut être évaluée si on sait écouter, mais qu'il faut l'entretenir aussi sûrement qu'un asset sujet à dépréciation), mais la confiance s'incarne dans le choix de l'outil qu'on décide de déléguer, d'offrir, parce que le même outil peut aussi bien semer le trouble ou responsabiliser et mobiliser.Or, le choix d'un outil n'est pas le fruit d'un vote unanime. Le choix d'un outil, s'il est quant à lui opéré par un management lucide, ne va jamais convaincre immédiatement : à l'usage, il peut néanmoins prouver, ou infirmer, sa force.Je ne cèderai pas dans ce débat ;-) car j'ai observé la transformation de ma propre entreprise du fait d'outils structurants, portés par des valeurs, et dont j'ai évalué mentalement l'impact quant à la confiance dont ils allaient être à la fois le symbole, l'incarnation et le véhicule quotidien. Comment from Frédéric BASCUNANA: Mais bien sûr qu'elle se décrète bon sang !Le mot de Tertullien, CREDO QUI ABSURDUM n'est pas loin, et n'a rien de naïf.Il y a dans la confiance un acte de foi immanent, inévitable, indissociable: pourquoi ? - Mais bon sang réfléchissez au sens du mot ! Comment "accorder" (il s'agit bien d'un acte, d'un décret) si c'est avec une arrière-pensée : auquel cas ce n'est plus de la confiance.Il y a là un débat philosophique de la confiance qu'il nous faudra bien assumer.La confiance... précède-t-elle la confiance pour que la confiance soit possible ?"gagnez ma confiance" est en soi une mauvaise expression, puisque d'emblée je n'affirme que ma méfiance. Pensez-y.La confiance est un acte d'ouverture. Le commencement d'un système ouvert.La confiance avec une petite pointe de méfiance à l'intérieur, eh bien ne cherchez plus, ce n'est plus de la confiance.Alors bien sûr, je ne parle que d'un aspect de la confiance : celle accordée par la management.Mais tout est lié : la confiance est une des seules choses avec l'amour et l'amitié que le partage grandit et ne scinde jamais. Comment from Frédéric BASCUNANA: là je te rejoins totalement Fred.A ceci près que je ne comprends pas pourquoi le débat a dévié vers l'emploi de ce verbe, "devoir" : à savoir que l'entreprise "devrait" ou ne "devrait pas" quelque chose à ses salariés.Là aussi, c'est par capillarité sérendipitaire ;-) un sujet connexe, mais on risque de glisser trop loin du sujet de cette page.Nous sommes passés, observez-le vous-mêmes, d'une considération sur la possibilité de "manager" la confiance (là on est dans le sujet) à : "les entreprises doivent-elles quoi que ce soit à leur employés..."Rappel : la question consiste chers amis à essayer de savoir si oui ou non le socle des valeurs qui sont celles de l'entreprise est oui ou non un terreau propice ou pas (une condition de réussite) d'un projet de RSE. Avec pour question subsidiaire de savoir si l'outil ne va pas progressivement influencer les usages et si l'usage ne va pas forcément à son tour devenir porteur d'un gène égoïste qui va se reproduire dans l'entreprise au point d'impacter avec le temps son ADN.Enfin quoi, Fred Poulet lui-même apporte un élément de réponse : dire à vos employés d'offrir un verre à leurs amis, ça ne signifie pas "faites-le puisque la culture est déjà là et ça ne pendra aucun effort".ça signifie : "je vous fais confiance pour faire bon usage de cette instruction et pas juste faire du CA en créant des alcolos" - enfin, justement lui-même Fred Poulet suggère la consommation responsable induite par le management "responsabilisant".CQFD !!!! Comment from Victor Waknine: @2Fréd et Corinne et beaucoup d'autres sur TTVLe côté "Les Patrons sont tous des cons de méchants Financiers" et la complaisance qu'on y met autour, ça va 5 min, mais je vais aussi finir par vous dire qu'il n'y a pas de victime innocente... J'ai presque le sentiment d'avoir à faire à Sud Rails ou à Besancenot..."Je te rassure je ne fais que partie de la société civile et civilisée.Epargne nous stp ce "zeste" de soupçon.Nous sommes justement des vrais amoureux de l'entreprise et peut être plus que les actionnaires financiers.Ne confonds pas les entrepreneurs avec les "hedges funds", "private equity" et autres "money talks, shit walks"Ce qui nous hérissent le poil ce sont les non authentiques, pas les autres PR, Riboud, Solvay, Lagardere père, Michelin, et des milliers d'autres ENTREPRENEURS, (autre ex Fréd Bascunana sans voilouir fayoter et des milliers de CREATEURS, je dirais presque auj dans une tournure psychanalytique de portraitiste humaniste, des HEROS)Un de mes grands fondements philosophiques est basé sur la "Confusion" et malheureusement elle existe entre:Entreprise et sociétéRichesse et profitet cela se glisse dans la gouvernance, la RSE, et beaucoup d'autres interstices comme la compta tout simplement ou la propriété de certains actifs immatériels, sans même parler de subjectivité.voir les travaux de Jean Louis Brodier sur la Valeur Ajoutée Directe que je vous recommande avec insistance.Médite bien la dessus et sur:« Si la Confiance et l’Engagement individuel se perdent par le manque de Soutien et la Non Reconnaissance, le Collectif se gagne par la Règle et la Convention », Victor Waknine, 05 Juillet 2010 ©, conférence polytech , pariset revenons juste à notre bon RSE 2.0, pour ma part je le considère comme un META language et un ETC érigé par les parties prenantes internes comme étant une convention de dialogue, respect, écoute, partage, etc...La démocratie est revenue dans l'entreprise, pardon elle y entre enfin!De plus j'ai répondu au boss qui a formulée la question avec brio.Rappel : la question consiste chers amis à essayer de savoir si oui ou non le socle des valeurs qui sont celles de l'entreprise est oui ou non un terreau propice ou pas (une condition de réussite) d'un projet de RSE. Avec pour question subsidiaire de savoir si l'outil ne va pas progressivement influencer les usages et si l'usage ne va pas forcément à son tour devenir porteur d'un gène égoïste qui va se reproduire dans l'entreprise au point d'impacter avec le temps son ADN.Nous sommes en train de fabriquer les premières séquences sur TTT et HRChannel ainsi que des millions d'autres sur le RS2.0. Comment from Victor Waknine: Fréd on parle des non authentiques pas des greenwashers, l'entreprise et la société c'est pas pareil Comment from Corinne Dangas: Le socle des valeurs EST une condition de réussite d'un projet de RSE. Et @FredB, en considérant que les outils sont structurants dans les organisations, je suis assez d'accord avec le fait qu'un outil "structurant vers l'ouverture" puisse à terme avoir un effet d'influence et l'usage participer à construire les valeurs, même si à soi seul dans un contexte qui ne s'y prêterait pas (repenser à notre amie Martine de Gilles Satgé) cela risque d'être insuffisant, ou pour le moins très long. Et sinon @FredP je ne suis par contre pas d'accord avec les conclusions que tu m'as prêtées, mais ce n'est pas très important car l'essentiel est là, et tu le montres d'ailleurs avec l'exemple de Ricard, c'est la congruence actes - discours et le management responsabilisant qui sont producteurs de confiance, et je suis absolument convaincue qu'en aucun cas le manque de rationalité qui emprunterait des voies qui paradoxalement ne seraient *ni* celles du respect de valeurs mais *ni* non plus celles du résultat financier, ne peut parvenir au même résultat. Mais sinon je suis tout à fait partante pour le mojito ! ;) Comment from Frédéric POULET: Je suis d'accord avec toi Fred, et d'ailleurs nos allégations sont complètement compatibles:Quand je dis "Key Factors of Success" j'attends dans un premier temps (pour le dirigeant, le manager) donner la possibilité à tous d'avoir accès à l'info et au partage (voire les former si besoin)Tu ne feras pas conduire quelqu'un qui n'a pas les moyens de se payer une voiture, ou de se payer le permis; pas plus que la machine à laver pour certaines CSPD'où l'idée par exemple pour ce qui nous concerne, de connecter les gens des usines et de leur donner accès à l'info (Cyber-Cafés; Webschools). Je ne parlais ci-dessus, que l'un des nombreux KFO, évidemment pas le seul.Et ceci a été corroboré pas plus tard qu'hier par la chercheuse Maryse Carnes (GRICO); chercheur en science de l'information et de la communication.Après pour que l'outil marche et fonctionne, au delà de la gouvernance (voire de l'auto gouvernance), c'est un moteur de recherche sémantique (ou un workflow bien pensé) qui va permettre de cristalliser le fruit d'un travail ou d'une réflexion, tout simplement pour que celui qui arrive dans la conversation n'ait pas à se taper l'ensemble du débat pour en retrouver l'essentiel (cf. Info-Obésité, curation)Le troisième KFO est lié aux deux premiers : être le plus accessible possible dans le sens : tout le monde peut comprendre ce que je dis et donc participer; d'où le débat sur le côté stratosphérique de certaines de nos discussions, même si on peut penser qu'il est bien de tirer tout le monde vers le haut, ou que... je vais te taquiner un peu tu souhaites que ton outil te serve à le positionner les discussions en phase avec le positionnement que tu veux donner en tant que Patron d'Entreprise à Webcastory :-)Tu vas me répondre : il y a des Dacia et des Mercedes...Oui, mais le préalable reste quand même le permis de conduire pour que l'on puisse tous ensemble se retrouver à un carrefour du collaboratif Mais je ne doute pas que la technologie soit transformante, car celui qui n'a pas le permis va sans doute taper sur Google pour savoir quel sont les aides possibles http://www.321permis.com/financer-permis-de-conduire.php Comment from Frédéric POULET: Oui mais là, Fred on parle aussi de la nature de l'homme, de l'inconscient collectif, ou d'un Echosystème ou Culture qui fait qu'on peut "décréter" la confiance ou pas : dirais tu que les gens font naturellement confiance ou qu'ils sont naturellement méfiants ?Il y a l'idéal et la réalité...L'enfant fera naturellement confiance. L'ado un peu moins. Pourquoi ? Quant à l'adulte, avec son vécu, regarde l'exemple de nos politiques : "pour 2012 aie confiance" !...Et le truc de la confiance, c'est qu'elle se perd plus vite qu'elle ne se décrète ou se construit... Et qu'il ne faut donc pas faire d'erreur... Et comme on en fait tous...Si tu es amené pour X raison, ce que je ne te souhaite pas, à licencier malgré une spirale 2.0 super exponentielle dans ta boite. Penses tu que les utilisateurs 2.0 ne vont pas un peu douter de cette confiance "décrétée" ? Comment from Corinne Dangas: @Fred, c'est beau ce que tu as écrit :) Oui tu as totalement raison, la confiance se décrète. C'est un credo. Ca participe d'une démarche de congruence (j'y reviens tout le temps mais j'y tiens ! ;) ) à rapprocher d'ailleurs aussi de cette citation de Gandhi que tu avais posée dans un autre sujet : "sois le changement que tu veux voir dans le monde". Comment from Frédéric POULET: En fait, ce qui est important, c'est que l'on partage les mêmes Valeurs, ce qui semble être le cas. Ça fait partie de l'ivresse et des dérives d'opinions que d'avoir des discussions de comptoir pour mieux trinquer à l'amitié :-) Comment from Vincent Berthelot: C'est bien quand on a certaines aspérités entre-nous bien qu'elles soient plus imaginaires que réelles car il est évident qu'une entreprise dirigée par des patrons avec des visées sociales et responsables comme tu le démontrais Frédéric avec tes exemples à les valeurs socles pour qu'un réseau social s'y développe sans adjuvant artificiel.Car une sous question importante pourrait être de savoir si ces valeurs sont indispensables dans la réussite d'un réseau social "naturel" et si pour les autres ce réseau social ne fonctionnera que avec assistance respiratoire de Marketing, Community manager, carottes à la contribution.Les exemples sont aussi nombreux pour prouver que la greffe réseau social entraine parfois des rejets.... Comment from Carole BLANCOT: {Attention copier/coller d'1 commentaire inséré sur autre plateau pour le garder le fil}@Corinne je rejoins ton expression "une entreprise moins autiste à la souffrance" sur le plateau :http://techtoc.tv/event/644/l-entreprise-collaborative/entreprise-2.0--les-fondements/le-2.0-contre-le-stress-au-travail--une-histoire-pour-les-bisounoursmais je ne peux m'empêcher de considérer justement qu'elle contredit ce que tu écris ci-dessus "L'entreprise ne doit absolument rien de tout cela à ses salariés".Il me semble qu'au contraire elle se doit de proposer un cadre dans lequel la souffrance ne saurait être banalisée et en ce sens donc contribuer à l'émergence/préservation de valeurs telles que : écoute, intérêt, transparence, honnêteté... Les derniers (projets) de dispositions légales vont d'ailleurs dans ce sens sauf erreur de ma part.Ainsi le lien du salarié à son travail et la relation qu'il entretient avec celui-ci pourraient être optimisés. Comment from Frédéric BASCUNANA: c'est fou ce que je n,e suis toujours pas d'accord les amis !Et comme je suis toujours plus convaincu que nous ne pourrons pas échapper à une analyse poussée du concept de confiance pour s'assurer qu'on parle de la même chose !!@Fred : établir la confiance ne signifie pas "promettre des choses qu'on ne pas tenir" - comme de ne jamais licencier ses employés en cas de crise. Etablir la confiance consiste aussi à être pédagogue, expliquer. Encore une fois on confond ici "décréter", dans le sens d'une décision courageuse et engagée, par tactique de responsabilisation, et "annoncer sans fondement" dans une perspective de séduction. Comment from Frédéric BASCUNANA: c'est d'ailleurs sur ce dernier point qu'il serait intéressant d'avoir non plus des gens venus nous dire à quel point leur projet a réussi, mais venant parler sincèrement d'un projet ayant échoué et pourquoi.ça se fait plus facilement aux US (parler d'un échec) - ici je ne sais si on aura quo que ce soit prêt à venir échanger sur une greffe n'ayant pas pris - ou ayant du mal à prendre. Comment from Vincent Berthelot: en fait tu ne peux traiter ce sujet pour l'entreprise de celui de la manipulation, du leadership , du sens et de la vision.tout se tient , on a confiance en un dirigeant car son discours touche nos valeurs, notre âme et nous donne la sensation de grandir en donnant du sens voire de la noblesse à nos actions.J'ai connu d'excellent manipulateurs en PNL a qui tout le monde donnait confiance... Comment from Frédéric POULET: Raisonnons à l'inverseJe vous propose de méditer cette maxime "on n'est trahi que par ses amis"...Et pour faire référence à un des billets de ce matin : César avait-il confiance en Brutus ?Finalement ce qui me semble important, c'est pas tant qu'on la donne, qu'on la décrète, etc. c'est qu'on démontre dans le temps à ceux qui ont confiance en nous qu'ils avaient raison d'avoir confiance. D'où mon idée de dire que de toute façon on construit sur du passif et on solidifie et on renforce une intime conviction (a minima) Comment from Frédéric POULET: Parmi les différents Tests que l'on a faits dans le cadre de l'implémentation du 2.0, on a échoué sur quelques trucs heureusement "anodins", et je pense qu'on n'est pas à l'abris d'autres erreurs en cours de route.Un exemple : un de nos "évangélistes" a voulu mettre en place Yammer comme outil sur étagère pour faire un mini T'chat et partage de fichier sur des communautés "décrétées" (cad / organisation de services - Daf puis DC etc...)La mayonnaise n'a absolument pas pris, à part qq Geeks.En revanche ce même outil Yammer a été contourné par une partie de la communauté du service international pour partager de façon plus facile des fichiers et réflexions avec des pairs et des barmens en Angleterre. Là ça a fait le Buzz et ça marche toujours. Je pourrai là également vous le montrer en Live sur le plateau.Pour info, Yammer (et Julien Cotte pourra sans doute en être témoin) a été (sauf erreur de ma part) au temps de Jean-Paul Chapon l'outil par lequel le collaboratif s'est développé chez Alcatel-Lucent...Comme quoi un même outil... (et avec deux volatiles différents :-))) Comment from Corinne Dangas: @Carole, j'ai volontairement abusé de cynisme au-dessus, mais ça ne traduit pas mes propres pensées et modes d'action (enfin je l'espère :) ) Je souhaitais faire ressortir qu'il y a une très grosse différence entre "l'entreprise doit" (elle ne doit que ce que la loi lui impose) et "l'entreprise se doit".Dans "elle se doit", on dit bien qu'elle le doit... à elle-même. Aux individus et au système de valeurs qui la composent, à sa propre culture, formelle et informelle. Et je pense que l'on revient bien là à des enjeux de respect de ces valeurs et de congruence discours - actions. Ceci *quelle que soit la nature de ce discours*. Si j'entre dans une entreprise qui paie royalement 3 fois plus qu'ailleurs mais déclare qu'elle veut en contrepartie une paix sociale tout aussi royale et n'avoir pas à se soucier du bien-être de ses salariés, je fais mon choix en toute connaissance de cause. Et il n'y aura pas rupture de sens si effectivement elle agit ainsi. (par contre il y aura rupture de sens si demain elle décide de bien me traiter mais de me payer moins)Je crois que tout le problème est que cette démarche de construction de confiance, ne tombe pas du ciel : elle se décrète comme le dit @FredB et résulte d'efforts et de choix délibérés, quotidiens et contraignants... Comment from Frédéric POULET: Autre élément qui me vient à force de réfléchir...La Confiance en soi A t-on d'emblée confiance en soi ? Si oui, ne doute t-on jamais ? N'est-ce pas l'expérience (et donc un vécu et un passif) qui permet de prendre confiance en soi ?J'ai beau me dire à moi-même "aie confiance", ben je n'ai pas toujours ce pouvoir d'auto-persuasion...A part au stade de l'enfance, ou la confiance (notamment en ses parents ne semble pas se discuter), au fur et à mesure, de la prise de conscience (ou non) de la confiance que l'on peut accorder aux autres, à soi en fonction des "preuves" observées, la confiance se gagne (ou pas)D'ailleurs on dit bien "gagner la confiance de..." Comment from Carole BLANCOT: Et moi c'est @lecairn qui m'a fait découvrir Yammer que j'ai trouvé pas mal (à première vue) Comment from Carole BLANCOT: Je vois Corinne ;)Et sinon, tu crois qu'une entreprise peut vraiment s'acheter (plus ou moins durablement) une paix sociale ?Celles qui l'espèrent sont peut-être aussi celles qui décrètent que tout le monde sera heureux et confiant en son sein...Réflexion du soir... bonsoir ;) Comment from Corinne Dangas: Je crois que l'échec ou la réussite de l'adoption sont aussi vieux que l'introduction des technologies (y compris même des simples tableurs Excel ou du remplacement des machines à écrire par des traitements de texte). Donc des loupés, tout comme @FredP je pense, j'en ai connu des dizaines de petits ou de gros, et comme il l'indique nombre de ratés +/- anodins sont sans doute difficilement prédictibles de façon rationalisée.En revanche je pense qu'on peut poser comme facteur clé la culture, cad le système moyen de valeurs, de l'entreprise. Parce qu'en pratique, elle définit une sorte de barycentre à partir duquel l'adoption a en moyenne plus de chances de prendre, indépendamment des facteurs plus locaux (i.e. en moyenne un RSE a plus de chances de prendre chez un pure player Internet que chez un fabricant de bâches plastiques du Limousin, y compris si dans les 2 cas il existe semblablement 1 service très résistant à y participer). J'ai tendance à penser que c'est d'autant plus vrai pour un RSE où joue l'effet réseau (même s'il y a des écarts locaux, plus de monde l'adopte, plus j'ai intérêt à y être, donc la moyenne culturelle devient un facteur nettement déterminant)Or enfin, une des composantes primordiales de la culture d'entreprise, est, historiquement et opérationnellement, de l'apport du management lui-même. Donc s'il n'est pas convaincu et ne décrète pas qu'on passe au 2.0, quoi qu'on fasse la mayonnaise aura encore moins de chances de prendre.Tu illustres d'ailleurs bien cette dimension volontariste et politique, @FredB (je te cite) "si l'outil que je distribue le plus et que j'impose est une muselière (...) si je distribue des porte-voix (...)". C'est toi qui amorces la démarche : le choix de l'outil. Et je pense qu'il y a dans les échanges au-dessus une confusion entre "déclarer" et "décréter", or ça me paraît symptomatique car du point de vue d'une gouvernance, ce n'est pas du tout synonyme. 1) Les valeurs déclaratives, les déclarations d'intention, n'ont que très peu d'impact sur le fait que mon RSE va marcher ou pas. 2) En revanche ce qui est décrété comporte une dimension de décision, exécutoire, une convention opérationnelle, qui est à l'évidence un facteur de succès, en ce qu'il traduit en actes le choix délibéré et volontaire de la direction. Je peux déclarer que ma boite est 2.0, ça n'en fera jamais une boite 2.0. En revanche, je peux ne rien déclarer du tout, mais décréter qu'elle l'est, et elle le sera beaucoup plus. C'est un FCS (à rapprocher de l'exemple Pernod Ricard de @FredP)Conclusion : 1) Si le choix de l'outil résulte d'une décision volontaire émanant ou effectivement soutenue par la direction, et que c'est en congruence avec les autres "décrets" et démonstrations quotidiennes (verbales ou factuelles), on peut considérer que le RSE a de très bonnes chances de fonctionner. 2) A supposer par contre qu'on colle un RSE dans une boite où rien de 2.0 n'est jamais décrété (outil ou pas), et ou les autres démonstrations sont contradictoires, quelles que soient les valeurs brandies par ailleurs, les chances de succès sont très faibles. Ceci dit, sur la durée, et pour peu surtout qu'il y ait 1 ou 2 évangélistes efficaces aptes à colorer suffisamment la culture d'entreprise, on peut considérer, toutes proportions gardées, que ce RSE pourra effectivement marcher et finir par avoir un effet d'ouverture et d'entraînement positif sur les valeurs. (en tout cas, plus que rien du tout) Comment from Dominique Rabeuf: Les machines à écrire et les tableurs ainsi que les traitements de texte ont beaucoup changé les modes de fonctionnement des entreprises, ce sont des outils qui se sont avérés opérationnels.Pour le 2.0, qui n'est qu'un concept très vague, le doute m'envahit. Comment from Victor Waknine: Si je pense aux différentes restructurations que j'ai du réaliser, les personnels avaient confiance en moi car ils trouvaient, disaient ils mon comportement "authentique", prévenir des difficultés, des interrogations de l'actionnaire, des raisons des plans d'économie, de l'équité dans les mesures, de faire ce que l'on dit et de dire ce que l'on fait.Bref de ne pas cacher la situation et de mettre les bons mots sur les maux sans stigmatiser quiconque, mais davantage des raisons de marché (offre et demande) que des raisons personnelles.A ce niveau de la discussion (autrement nommé point de waknine), je vous invite si vous le souhaitez, à résumer ce que l'on nomme les "Invariants" dans les propos des contributeurs, les définitions/valeurs sur lesquelles nous sommes tous d'accord pour penser qu'ils sont incontournables dans la confiance avec ou sans 2.0.sinon cela risque de finir en boisson indigeste malgré la présence de notre ami Fréd qui peut nous guider sur le bon cockatail. Comment from Corinne Dangas: @Victor, incontestablement le mojito est un invariant :) (et accessoirement, la congruence actes - discours comme constructeur de confiance, aussi) Comment from Victor Waknine: @toussuper, donc voila comment cela se déroule:A partir des 2 premiers invariants déclarés, tout le monde se positionne avant d'en proposer un nouveau et comme dans maslow on ne passe pas à un nouvel invariant si il y a désaccord d'un membre, sauf si tout le groupe décide alors de se séparer du contributeur.Exemple: FB n'est pas d'accord avec le mojito comme invariant, il faut l'unanimité des contributeurs moins lui pour lui dire; désolé nous on continue sans toi la route des invariants.Pour ma part je garde les 2:*Mojito, bien tassé*congruence actes- discoursa vous Comment from Frédéric BASCUNANA: "Et je pense qu'il y a dans les échanges au-dessus une confusion entre "déclarer" et "décréter", or ça me paraît symptomatique car du point de vue d'une gouvernance, ce n'est pas du tout la même chose. "très bien dit, entièrement d'accord - voilà en soi une bonne base de travail je trouve Comment from Frédéric BASCUNANA: lol ! Comment from Frédéric BASCUNANA: en tout c'est une excellente méthode que je garde bien à l'esprit pour préparer mes sujets : top, ça ! Comment from Frédéric POULET: Ce qui démontre bien Victor, que tu as construit et démontré dans le temps que tu pouvais être digne de confiance !Et donc ce qui corrobore mon point de vue qui est de dire que la confiance se construit, se pérennise et s'entretient sur des actes concrets en accord avec les paroles.Pour observer ton comportement authentique, ta bienveillance, il fallait une échelle de temps et de preuves. Donc un vécu commun, donc un passif. Si ça n'avait pas été le cas, tu aurais sans doute perdu la confiance de tes collaborateurs.Mais ça a des limites quand même (que tu ne peux pas maîtriser)Là où je veux en venir, au delà du challenge à Fred B ( :-), c'est sur le fait que la confiance (en entreprise) ne se décrète pas car elle est sujete à un challenge permanent de la part des collaborateurs et qu'elle est dépendante aussi de la qualité de communication et de partage (entre autre)Si les collaborateurs ont le sentiment que la Stratégie n'est pas claire, qu'ils ne la comprennent pas, qu'ils ne sont pas en phase cette stratégie pour X raison, ça va se compliquer, car il vont, faute de confiance en la Vision légitimement remettre en cause la "confiance aveugle" qu'ils avaient pu accorder. Et, le Truc, c'est que tu ne peux de facto pas toujours l'expliquer (d'autant plus dans une très grosse organisation)En effet, toute la difficulté réside dans le fait que tout ne peut pas être partagé pour des raisons de confidentialité, et certaines orientations pourront faire qu'elles ne répondent pas pour un temps plus ou moins long (ou en période de crise) à l'attente des salariés. Et de fait, perturber non seulement leurs satisfactions et ne pas répondre à leur "besoins Maslowien"... Et là ça va se compliquer...Vas expliquer en période de crise (sans aller jusqu'à un plan social) de ton entreprise (offensive d'un grand méchant concurrent plus fort que toi), que tu dois avoir une période de vaches maigres et ne plus augmenter tes salariés pendant 5 ans, alors que dans le secteur d'activité, les concurrents passent des Hausses de Salaires de 4 ou 5% par ailleurs...La confiance, va vite se transformer en insatisfaction, puis en perte de confiance... car tu auras beau décréter "ayez confiance" et faire de la pédagogie et du partage, leur nature fera qu'ils vont te dire : "tu es bien gentil Victor", on t'a fait confiance jusque là mais tu as mal géré la boite vs. les concurrents, je n'ai plus confiance et tu me fais perdre du pouvoir d'achat.Même si tu es toujours sur le fond digne de confiance à un horizon de 6 ans !...Ou alors, tu n'es plus Victor Waknine, tu es Houdini ! C'est là où le Bat blesse: c'est que la confiance des collaborateurs va être conditionnée par le Bas de la pyramide de Maslow quand tu vas vouloir continuer à les convaincre et vouloir les fidéliser par le haut (ou plus haut en tout cas que le niveau 1)...L'invariant en l'occurrence va être : ta capacité à être Le Champion du Monde des PDG dans un écosystème hostile. Et c'est d'autant plus compliqué à faire dans une très grosse structure.Et c'est sans compter les imprévus et les peaux de banane que certains Brutus vont vouloir mettre dans les pattes de César pour prendre sa place ou le déstabiliser : je ne suis pas sûr que le 2.0 va régler aussi le problème de la connerie humaine ou de la cupidité.Tu sais (sans doute mieux que moi) que l'Entreprise (et a fortiori lorsqu'elle est très grosse) n'est pas le monde des Bisounours.Suis cependant d'accord sur le côté invariant du Mojito :-) car on en maîtrise la recette dans le Temps et le côté fédérateur et convivial n'est jamais démenti :-) Comment from Vincent Berthelot: "la confiance des collaborateurs va être conditionnée par le Bas de la pyramide de Maslow"Fred je comprend que tu vises ici le fait que si il n'y a rien dans l'assiette on va commencer à douter mais c'est dans la boucle de shannon dont parlait Victor car ce qui va créé la confiance c'est bien autre chose et c'est au contraire vers le haut de la pyramide de Maslow qu'il faut viser.Donner du sens, toucher un besoin de s'accomplirPlus on prétend plus il est difficile d'obtenir la confiance ! Comment from Dominique Rabeuf: Mon cher @VincentTranspose le titre en «Quelles valeurs politiques conditionnent-elles la réussite d'une société civile (Très général) ou plus réductionniste: «Quelles valeurs conditionnent elles la réussite d'un couple d'individus» Comment from Frédéric POULET: Ce à quoi je peux répondre par transposition de situation : regarde ce qui s'est passé en Tunisie... Ben Ali pouvait toujours viser le haut...Et Shannon risque bien de devenir celui (ou plutôt celle) de la série Losthttp://fr.wikipedia.org/wiki/Shannon_Rutherford Comment from Vincent Berthelot: Pendant combien d'années de répression, d'autisme civique ?comparaison n'est pas raison ;-) Comment from Franck La Pinta: bonjour tout le monde,je réagis à la notion de confiance :point 1 : elle se gagne par petites gouttes mais se perd par seaux entiers : je crois avoir vu une citation de Sartre dans cet espritpoint 2 : les besoins de confiance, et leur position dans la pyramide de maslow varient fortement d'une culture à l'autre, d'un pays à l'autre. Je vous donne un simple exemple vécu : dans un certain pays d'europe centrale, le fait de disposer d'un contrat de travail écrit et d'un salaire versé à date fixe par virement est un élément fort de la confiance, bien plus important que celui de la reconnaissance ou de l'accomplissement de soi.bon dimanche Comment from Dominique Rabeuf: Très bien ditLa «confiance» est un phénomène social élémentaire non spécifiquement humain, exemples:mon chat me fait confiance,le dompteur acquiert la confiance du fauve.La démarche est effectivement celle de l'apprivoisement ( Comme dans «Le petit Prince avec le Renard» )J'aime bien que l'on dessine des moutons mais je pré.fère au final les côtelettes Très bien vu en ce qui concerne nos voisins d’Europe Centrale, beaucoup plus concrets en terme de «socialisation» Comment from Victor Waknine: @tousfranck vient de décrire le premier étage de la pyramide confiance, n'oublions que le travail sert d'abord à subsister, puis à ^étre sécurisé, puis à appartenir à un groupe social, puis à si possible être reconnu à titre individuel et collectif, puis on va s'arrêtrer là car c'est déjà beaucoup."point 1 : elle se gagne par petites gouttes mais se perd par seaux entiers : je crois avoir vu une citation de Sartre dans cet esprit"pour ma part, le Pont de Confiance nécessite un enegagement réciproque que je résume ainsi:" si la Confiance et l’Engagement individuel se perdent par le manque de Soutien et la Non Reconnaissance, le Collectif se gagne par la Règle et la Convention"La confiance est une co-production comme l'amour! la règle et la convention sont nécessaires d'où la necessité de métamesures socio économiques co produites par les parties prenantes comme l'IBET Comment from Dominique Rabeuf: Le «bon» Shannon est celui-ci http://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_Shannon Comment from Dominique Rabeuf: Juste un bémol, la confiance n'est pas une situation symétrique, pas forcément réciproque.Juste pour faire un exemple banal, j'ai confiance en mon outil et celui-ci m'ignore pour la bonne raison que c'est un objet. Comment from Frédéric POULET: Entièrement d'accord Victor !Sans citer Sarte, moi je peux te dire qu'à la maison, je perds plus facilement 10 points que je n'en gagne 10 x 1 :-)))J'ai pourtant essayé... "Fais moi confiance mon Amour, on va vivre d'Amour et d'eau fraîche"...Ben une fois de plus, il a fallu que je passe au Mojito, voire au Champagne !@Dominique pour finir, il est possible d'être ignoré même sans être un outil."Chérie ce soir je regarde le foot"Et ben tu sais quoi... je suis ignoré très rapidement aussi :-)))Pourtant elle me fait confiance. Comment from Victor Waknine: merci Dominique pour la rectif Comment from Victor Waknine: @Fréd et DominiqueDemandez donc à un handicapé moteur si il ne fait pas confiance à son fauteil tout objet qu'il soit et moi à ma prothèse 6 points qui me tient ma cheville depuis 15 ans.Pourquoi on veut utiliser tel objet et pas un autre en qui on a confiance (tournevis, perceuse, casserole, marmite) Comment from Frédéric POULET: Oui, j'ai un peu abusé de votre confiance pour me tromper volontairement... Suis un peu potache parfois... mais pas entièrement tâche quand même :-) Comment from Vincent Berthelot: Il faudrait que l'on soit en mesure de faire une mindmap avec confiance, satisfaction, insatisfaction, engagement, retrait, opposition Comment from Frédéric POULET: Tu veux une Mindmap professionnelle Vincent ?Sinon pour le retrait par ex, suis un peu embarrassé pour l'illustrer... La satisfaction on peut la trouver aux alentours du 14 fév, et l'engagement, faut pas en oublier la date d'Anniversaire, sauf à vouloir démontrer l'engagement dans l'insatisfaction et engendrer une perte de confiance...Aller, on va redevenir sérieux; oui avec plaisir pour la construire ! Comment from Bruno Brochenin: Les échanges portent beaucoup sur la confiance mais celle-ci est-elle réellement nécessaire pour engager le dialogue, y compris par l'intermédiaire des réseaux sociaux 2.0 ?L'enjeu de la discussion n'est-il pas plus important qu'une hypothétique confiance entre personne qui ne se connaissent que par écran interposé ?Si les débats 2.0 n'impactent pas les processus de décision dans l'entreprise, ceux-ci ont de beaux jours devant eux : ils seront d'autant plus libres qu'ils n'engageront personne.A l'inverse, s'il doit y avoir un impact sur la prise de décision, comment le réseau social 2.0 s'articulera-t-il avec les instances de décision actuelles (comités directeurs, instances paritaires ...) ?Je pose la question en toute ingénuité, n'ayant pas le moindre indice à ce stade. Comment from Frédéric POULET: Pour alimenter tes remarques qui me semblent extrêmement pertinentes, je vais essayer d'imaginer un cas fictif mais qui pourrait se produire :Imaginons un Forum d'entreprise 2.0 "ouvert" sur lequel chacun vient (sans obligation) discuter, proposer; Forum qui au départ n'a pas pour objectif premier d'engager autre chose que de la "discussion de comptoir" autour des sujets d'entreprise.(tout le monde y compris la Gouvernance ayant accès à ce forum)Imaginons à présent qu'un Buzz s'y produise : idée du siècle ou inversement mécontentement général touchant plus de 50% des salariés.Sans présager du niveau de confiance initial, le Baromètre sera de toute façon source potentielle de prise de décision de la part de la Gouvernance.Il aura, s'il est vraiment libre et dénué de censure, la possibilité de mettre au grand jour un certain nombre de rumeurs (parfois intestines ou infondées), de mécontentements, ou de satisfactions ou très bonnes idéesCependant si ce forum existe sans la confiance, voire sous la coupe d'un contrôle excessif, de la défiance de la hiérarchie, il y a de grandes chances me semble t-il que le forum soit déserté, ou non utilisé.Maintenant, je ne parle que par suppositions...Je suis très intéressé par des expériences concrètes en la matière ! Comment from Vincent Berthelot: EXCELLENTES question pardoxale Si les débats 2.0 n'impactent pas les processus de décision dans l'entreprise, ceux-ci ont de beaux jours devant eux : ils seront d'autant plus libres qu'ils n'engageront personne.C'est donc l'absence de valeur des conversations qui permettraient leur foisonnement, l'intelligence collective réduite au babillage et est-ce forcément l'inverse ou les instances décisionnaires ne vont-elles pas trouver dans le RSE des éléments supplémentaires permettant de réduire leurs incertitudes quand aux grandes décisions ?Ainsi les RSE donnent une apparence de parole pour une prise de décision toujours cantonnée à une élite qui se nourrira du produit sans impliquer ses contributeurs. Comment from Victor Waknine: excellent Vincent qui sous entend que la volonté des élites est de détourner et d'utilser le 2.0 pour en faire une "DOXA" à la Bourdieu "La doxa est un point de vue particulier, le point de vue des dominants, qui se présente et s'impose comme point de vue universel; le point de vue de ceux qui dominent en dominant l'État et qui ont constitué leur point de vue en point de vue universel en faisant l'État. » (Raisons pratiques, Seuil, 1994, p.129) Comment from Corinne Dangas: D'où peut-être - tel que je le perçois en tout cas - le sujet sur la gouvernance qu'a posé @FredB ? Car enfin sauf à aborder le sujet sous un angle bisounoursesque et/ou à envisager un déménagement sur Pluton, il faut bien créer de la valeur. Et cela pose de toute façon la question de la façon dont le 2.0 peut s'organiser / être organisé, pour en produire, tout en restant du 2.0 (pour le moins en s'éloignant de ce qui n'est pas du tout du 2.0). Et ceci doit fonctionner indépendamment du contexte. (qui d'une situation culturelle à l'autre peut donner lieu à un RSE très producteur de valeur ou au contraire très peu, et ceci même à supposer qu'il soit fortement intégré aux processus décisionnels) Comment from Bruno Brochenin: Les prémices de réponses apportées par les uns et le autres sont intéressantes.Voulez-vous dire que les discussions qui ont lieu jusqu'à présent dans le huis clos des rencontres entre Comité d'Entreprise et Direction pourraient être précédés par un débat public via les outils 2.0., afin d'en enrichir le contenu ?Où que ces outils 2.0 pourraient servir à structurer un débat préalablement aux élections au CE ? Dans ce cas, le taux de participation au vote pourrait-il devenir un indicateur de l'utilité du 2.0. ?Par ailleurs, comment pourrait-on concilier publicité des échanges et discrétion nécessaire au business ? Comment from Vincent Berthelot: Non ! Attention à ne pas confondre les OS et les IRP Comment from Bruno Brochenin: J'entends l'observation de Vincent sur les rôles établis qu'il convient effectivement de respecter pour assurer le bon fonctionnement des institutions.Toutefois, les outils sociaux sont une nouveauté au sein de l'entreprise.On peut arguer que l'outil est toujours neutre et que c'est l'intention de l'usager qui est déterminant.Or qui sait quel usage les acteurs imagineront pour ces nouveaux outils? Leur introduction dans le jeu ne suffit-il pas à le bousculer, même s'il est trop tôt pour qu'on sache encore dire comment ?Les jeunes générations ont déjà adopté les outils sociaux avec enthousiasme dans leur sphère privée : peut-on imaginer qu'ils les appréhenderont très différemment dans leur sphère professionnelle ? Comment from Vincent Berthelot: Je prend l'exemple de l'intranet syndical, jamais je ne mettrai les DP dedans alors que les OS doivent pouvoir accéder à des espaces offrant plus de possibilité que celle actuellement de télecharger des tracts sous forme de PDF...Les CE ont bien assez d'argent pour se débrouiller en effet seul à développer leur communication ! Comment from Bruno Brochenin: Pour ceux qui en ont l'expérience, de quoi parle-t-on sur un réseau social d'entreprise, si l'on exclu ce qui relève des conditions de travail (monopole syndical), de la stratégie et de l'organisation de l'entreprise (monopoles de la Direction), des productions (secret de fabrication), des clients (secret commercial)? Si tout discours hors des chemins balisés par les services marketing est considéré comme contrevenant au légitime devoir de loyauté ?Y découvrirons nous les secrets de l'art britannique de converser de la pluie, du beau temps, et du bonheur de vivre ensemble dans le meilleur des mondes possibles ? Et quand bien même ce serait le cas, comment échapper au soupçon d'en profiter pour bailler aux corneilles et de contrevenir à notre devoir de produire ? Comment from Frédéric BASCUNANA: c'est une excellente manière de démarrer le plateau que vous proposez là Bruno ! Je lirai votre question ! Comment from Vincent Berthelot: On parle du sens que l'on peut trouver ou non dans son travail, de ses satisfactions, insatisfactions, idées d'amélioration et tout simplement on répond à un besoin de socialisation.Maintenant excellent question que de de savoir si certains RSE jugent illégitimes les prises de parole des salariés sur les conditions de travail, les orientations de l'entreprise, les modes de management, les principes de déroulement de carrière et d'avancement... Comment from Carole BLANCOT: Pour les RS d'entreprise qui jugent illégitimes les prises de parole des salariés sur les conditions de travail, les orientations de l'entreprise, les modes de management, les principes de déroulement de carrière et d'avancement...J'ai envie de dire que la meilleure censure provient du phénomène d'auto-régulation du groupe (qui aspire à l'homéostasie).Pour les autres situations, où la direction par exemple, censure délibérément et ouvertement les propos tenus/à tenir, les seuls utilisateurs qui resteront seront les opportunistes, dits "fayots" et autres personnes instrumentalisées. En ce sens le panel des utilisateurs à terme ne sera pas représentatif de tous les salariés et ses usages en conséquence non significatifs. Comment from Victor Waknine: bien vu Bruno Comment from Frédéric BASCUNANA: d'où l'intérêt de savoir créer des rendez-vous hors réseau, "événementialiser" la gestion de la communauté, donner quelques moyens (pas forcément coûteux) aux salariés qui ont commencé par prendre le lead sur certaines communautés : par exemple monter un plateau TV est un fantastique levier d'invitation et de reconnaissance.Autre piste fondamentale : éviter que les processus métiers et les liens hiérarchiques se s'instillent dans ce réseau. C'est possible, Orange y parvient très bien avec Plazza par la pédagogie. Dès lors la rencontre sur le RSE a lieu entre pairs. Comment from Bruno Brochenin: Je reviens sur une expression forte de Frédéric P. : « être Le Champion du Monde des PDG dans un écosystème hostile. » Quelle curieuse idée d’imaginer qu’un être puisse vivre contre son environnement !Dans la nature, chaque être ne vit que dans et avec son environnement. Le Parc de Yellowstone en a fait l’expérience de façon très spectaculaire : les loups ayant été éradiqués dans les années 1920, les populations d’herbivores se sont développées au point de d’entraîner un processus de désertification perçu dès les années 50. Il a fallu plus de quarante ans aux scientifiques pour venir à bout de l’aveuglement général. A partir de 1995, le loup fut réintroduit et la biodiversité reprend son essor grâce à son action régulatrice sur les herbivores, à qui il rend ainsi service – collectivement ! Sachant qu’aucun ne vivra sans l’autre, c’est une profonde illusion de croire que l’un souhaiterait l’éradication de l’autre.Quant à l’obsession du ‘benchmarking’, quel sens cela aurait-il de comparer les performances des groupes de loups et des groupes de lapins ? Comment from Vincent Berthelot: Quand je lis cela il me vient des envies de marcher à quatre pattes.... Comment from Frédéric POULET: Cela dit, Thomas Hobbes avait déjà fait le constat suivant au 17ème siècle :"L'homme est un loup pour l'homme"...Je ne suggérais pas de faire fi de l'environnement, mais simplement d'avoir l'obligation de na pas en faire abstraction justement, et au contraire d'en avoir une très bonne analyse (voire anticipation) car conditionnant complètement l'écosystème de l'entreprise (entre autre)Il y a des espèces menacées, que l'on réintroduit (Steve Jobs, le Loup), et celles qui sont mortes faute d'avoir su prendre leur envol :le Dodo ( Cf. Réunion, Maurice )Le Dodo était peut-être lui aussi un doux rêveur.... Comment from Carole BLANCOT: Peut-on imaginer qu'ils les appréhenderont très différemment dans leur sphère professionnelle ? Comment from Frédéric POULET: Je me marre d'ailleurs quand je vois certaines interventions... je vois souvent plus de "no life" dans ce qu'on qualifie à tort de "Génération Y" (c'est pour moi du Bullshit en puissance) que de Geeks... qui vont tout exploser dans le monde de l'entreprise...Et quand bien même, certains sont très forts pour faire un Blog et pour T'chater, on les attend pour les former sur le reste...La segmentation marketing (entre autre) devrait être enseignée en même temps que l'Internet... et dès le plus jeune age...En tout cas, il y a pas mal de personnes de la génération X qui peuvent encore dormir tranquille avant d'être talonnés par la génération Y... Comment from Frédéric POULET: D'ailleurs une petite "curation - destruction" de tous les sites des "spécialistes et experts" de la "Génération Y" ferait le plus grand bien à l'info-Bullshit-Obésité d'internet.Et libérerait un peu de place sur les serveurs.S'ils pouvaient en profiter pour retourner prendre quelques cours de Marketing et s'apercevoir (aussi) que la ménagère de - de 50 ans n'a pas un profil unique, ça leur ferait le plus grand bien. Comment from Bruno Brochenin: L'illustration animalière m'avait paru utile pour mettre en évidence à quel point le darwinisme brandi par nombre d'économistes n'a rien a voir avec la vie naturelle, celle-ci reposant sur le foisonnement, la diversité, la coopération entre les êtres et la symbiose des espèces : La focalisation de ces théoriciens sur la compétion entre salariés dans une entreprise perçue comme étant en guerre contre le reste du monde est véritablement contre nature. C'est pourquoi les réseau sociaux et les outils promouvant des échanges - libres, gratuits, publics, responsables - me paraissent constituer le capital le plus précieux de l'entreprise 2.0.Alors qu'elles restent à ce jour l'essentiel de la pratique managériale, dans quelle mesure pensez-vous que les injonctions perpétuelles de réactivité instantanée, de performance strictement individuelle, de prédictibilité et de conformité des comportements soient compatibles avec un débat de qualité sur le fond ? Comment from Frédéric POULET: C'est à mon avis tout le talent que doit avoir un Dirigeant : arriver à faire en sorte d'embarquer l'Arche de Noé vers un horizon plus propice !Mais ça demande de sa part malgré tout les qualités ci-dessus évoquéesPeut-être est-ce un mouton à 5 pattes ? Comment from Jon Husband: Cela me frustre, quand on parle du ADN d'un organization. Les organizations n'ont de ADN .. c'est un metaphor. Alors .. d'apres moi il faut addresser et changer le facon dont les purposes et les objectives du travail sont articules et communiques, et il faut *utiliser(* l'intelligence des gens au travail en premier par leurs impliques plus souvent et plus profondement dans l'organisation, execution et gerance de leur travail. Non ? Comment from Jon Husband: Je n'ai pas utilises les accents (aigue, grave, etc.) dans mon francais ecrit a cause de ma confusion avec le clavier sur mon Mac ;) et (il faut dire) je suis paresseux. Vous, vous savez ou se situe les accents pour les mots francais dans ma / mes commentairs.Merci de votre indulgence. Comment from Jon Husband: Vis-acis cet courte discussion, n'est-ce que le quotation (attributions variees) applique .. "First we shape our tools, then our tools shape us".Il me semble pertinent. Comment from Jon Husband: The core competency in an always-on, every-which-way-connected world is to be truly connected to oneself.